Bonsoir à tous,

Et voilà le dernier chapitre !

Je sais que j'aurais pu en faire une fiction plus longue, en me concentrant sur les séparations etc.. mais, non, cette mini fic reste centrée sur le coup de foudre de deux êtres et je m'en reste là (Ne soyez pas frustré).

Bref, heureuse qu'elle vous ai plu -merci pour vos commentaires-,

Bonne lecture,


*-* Chapitre six *-*

"Il y a des rencontres qui marquent

toute une vie"

Six mois plus tard ;

Samedi ; 08h14

Depuis plusieurs mois, Dean sait ce qu'il l'attend au réveil et il en sourit d'avance dans son subconscient.

Il va sentir des lèvres se poser sur sa joue, descendre sur sa mâchoire, dans son cou, vers son torse. Une langue va caresser sensuellement un de ses tétons déjà durci, puis, elle va s'attaquer au deuxième. Des dents vont finir par les mordiller et il perdra la régularité de son souffle. Ensuite, la langue va continuer son manège sur son ventre, suivant sa ligne à la perfection. Elle goûtera le creux de sa naissance, l'encerclant avec finesse, puis, elle dévalera la légère pente vers son bas ventre déjà gonflé à bloc. Elle jouera avec les quelques poils qui se battent en duel, des dents tireront dessus avec sensualité et Dean ouvrira les yeux pour contempler ce geste, son souffle erratique. Il observera alors cette langue dévier son membre proéminent pour caresser l'intérieur de ses cuisses avant de lécher toute la longueur de sa hampe. Ensuite, il la sentira sur son entrée, contournant salivement les bords serrés de cet étau et il se détendra en la sentant en lui. Il gémira, sans doute, alors qu'une main viendra encercler la douce surface lisse de son sexe déjà bien humide. Il sentira, par la suite, un doigt pénétrer son intimité alors qu'un lent va et vient va se faire son membre. Il va se mordre la lèvre pour s'empêcher de gémir mais la bouche devant lui va lui ordonner d'arrêter alors il cessera de la mordre. Un deuxième doigt étirera son entrée mais il ne sentira aucune douleur grâce au mouvement de poignet sur son membre. Là, il sait d'avance qu'il demandera de le sentir en lui parce qu'il se sentira sur le point de jouir. Alors, il entendra un emballage se déchirer puisqu'il aura refermé les yeux pour mieux ressentir la sensation sur le point d'arriver. Sa bouche s'ouvrira d'elle-même, impatiente alors qu'il goûtera l'avancée de ce sexe à l'intérieur de lui l'emmenant à se tendre involontairement à cause de son étroitesse mais il se détendra bien vite en sentant un geste sur sa verge. Puis, il ouvrira les yeux pour regarder les pupilles dilatées bleues en face de lui alors que le membre sera ancré profondément et entièrement dans son étau. Plus aucun geste ne viendra briser leur échange pendant plusieurs secondes, puis, l'objet de son désir commencera à disparaître de son entrée pour mieux revenir jusqu'à atteindre son point sensible qu'il lui fera hurler d'extase. Il en redemandera encore, l'incitant à être plus rapide, plus brusque. Et le sexe en lui accélérera la cadence jusqu'à ce que Dean ne ressente plus rien qu'une déferlante d'étoiles filantes. Il crispera ses doigts sur le corps devant lui, il criera tout son bonheur avant d'hurler le prénom de son partenaire et il jouira sur son ventre. Sa jouissance l'amènera à se contracter et il sentira un liquide se déverser en lui avant de sentir deux belles lèvres se poser sur les siennes pour rendre leur acte plus réel, plus aimant.

Et ce matin ne fait pas exception à la règle. Il embrasse avec ferveur la bouche sur lui en posant ses deux paumes sur les joues de Castiel avant de l'écarter pour reprendre son souffle.

- Hey, Cas !

- Hello, Dean.

Ils sourient l'un comme l'autre en s'embrassant plus chastement avant que l'écrivain ne s'enlève de lui pour se laisser tomber sur le matelas. Dean ose enlever le préservatif, y faire un nœud et le balancer dans une corbeille à quelques pas d'eux. Puis, il remonte la couverture sur eux deux avant d'encercler le torse à côté de lui de son bras gauche tout en embrassant l'épaule de son amant. Ils ferment les yeux tous les deux, reposés et heureux en pensant à ce début de journée des plus promettant. Ils soupirent l'un et l'autre d'extase alors qu'ils retombent dans les affres du sommeil.


- PA ! CAS ! DEBOUT !

Deux corps se jettent sur leur lit et Dean sent un minuscule petit poids sur son torse.

- PAPA ! Tu nous as promis de nous emmener chez Gabriel pour son anniversaire !

L'interpellé grogne en ouvrant un œil pour regarder son fils. Il s'éclaircit la voix en se raclant la gorge.

- Et je tiens toujours mes promesses, garnement ! Il est quelle heure ?

- Presque midi !

Cette fois, Dean ouvre grand les yeux en se redressant, faisant basculer son fils sur le lit. Claire sautille sur leur lit en évitant les jambes de son père qui continuait de dormir. Il se frotte les yeux avant de les fixer sur son fils.

- J'arrive. Tu peux nous laisser maintenant ? Toi aussi, Claire.

- Pourquoi ? demande son fils en se levant du lit.

Dean lève les yeux au ciel avant de prendre un oreiller et de le lancer sur le visage de Ben qui n'eut pas le temps de l'éviter.

- Déguerpissez ! Papa est nu et aimerait bien mettre au moins un caleçon !

Son fils ouvre de grands yeux avant de grimacer en tirant la langue.

- Ah ! Berk ! C'est dégueu !

Claire rougit ce qu'y le fait rire à gorges déployées et ils s'éclipsent tous les deux en hurlant leur mécontentement. Dean se dépêche d'enfiler un boxer et un jean alors que Castiel émerge seulement.

- Tu es déjà debout ? demande t'il en baillant, ses yeux encore ensommeillés.

- Hé, la belle au bois dormant, il est midi moins dix, il est temps de bouger !

Castiel saute du lit rapidement en s'habillant à son tour, légèrement alarmé.

- C'est pas possible ! Sam nous attend pour midi chez lui ! Je…

- Relax, bébé, la bouffe va pas s'envoler, tu sais ?!

L'écrivain grogne simplement en réponse tout en se dirigeant vers leur salle de bain, Dean sourit en sachant pertinemment que son amant ne sera bavard qu'après avoir avalé une bonne tasse de café chaud. Il descend vers la cuisine en s'agrippant comme un dingue aux escaliers qu'il lui semble toujours aussi décalé et il s'arrête en bas pour admirer les cadres qui ont naturellement trouvé leur place sur les murs blancs de cette maison aux volets rouges. Il est pas peu fier de se trouver à l'intérieur, souriant comme un bienheureux à côté de l'homme de sa vie, leur deux enfants à leurs côtés. Il met en marche la cafetière, prépare deux grosses tartines de confitures au miel: une pour Cas et une pour Claire qui ne peuvent pas vivre sans miel même avant d'aller déjeuner. Puis, il remplit deux tasses de cafés sans sucre parce que le sucre fait grossir et diminuer les vaisseaux sanguins et il ouvre le journal parce qu'il est important d'être continuellement au courant des événements du monde. Il sourit en pensant à la façon dont son homme à réussi à changer ses habitudes de vie et il souffle sur son café. Il lève les yeux en entendant les deux loustiques descendre non sans discrétion les marches et il rit en voyant leur visage heureux.

- Je peux savoir ce que vous avez fait, bande de cachottiers ?

Ils rougissent tous les deux mais Dean n'a pas le temps de continuer que Castiel descend les marches à son tour, prend sa tasse et s'assied paresseusement sur un tabouret. Le mécanicien l'embrasse amoureusement avant d'aller se préparer à son tour. A midi trente, ils se retrouvent tous les quatre dans l'Impala à traverser la ville pour rejoindre le cadet des Winchesters, Ben installé avec un énorme paquet cadeau sur les genoux.

- Trente minutes de retard, je n'en reviens pas !

Dean rit en jetant un œil vers le passager.

- Tu veux que je te rappelle ton retard à l'anniversaire de Ben ?

- Je...euh…

- T'inquiètes, bébé, Sam est rodé maintenant !

Un demi sourire se dessine sur le visage de Castiel alors qu'il serre l'écharpe de son cou.

- Justement ! Quand va t'on réussir à être à l'heure ? Je ne comprends pas ! Avant le fameux samedi, j'étais l'homme le plus ponctuel au monde et depuis...

Dean sourit davantage alors qu'il est sur le point de se garer devant le grand garage de son frère.

- Est ce une pointe de regret que j'entend dans ta voix ?

Les portes arrières s'ouvrent et se referment rapidement laissant les deux adultes seuls dans l'habitacle.

- Ce que je regrette à l'heure qu'il est, c'est de ne pas avoir eu le temps d'offrir ton cadeau.

- Mon cadeau ?

Dean enlève la clé du contact et se tourne vers son âme sœur, un sourcil relevé. Il remarque le passager ouvrir son trench coat où est dissimulé un objet recouvert d'un immonde paquet cadeau que Ben avait acheté pour son cousin. Castiel lui tend dans un sourire et Dean le prend avec délicatesse.

- Pourquoi Cas ?

- Tais toi et ouvre le.

Il le déchire rapidement, impatient, et ses yeux révèlent de la surprise en admirant le livre dans sa main.

- Cas…

- Je sais que tu devais le lire en premier mais… Cette édition est spécialement pour toi.

Dean pose son index sur la surface en contournant les traits de l'image sur la couverture. Celle ci montre Dean le visage souriant sincèrement, ses yeux pétillants de bonheur alors qu'il regarde l'homme à côté de lui au visage aussi expressif que le sien avec la petite barbe en moins. L'image traduit en elle-même leurs sentiments l'un pour l'autre, dévoilant un bonheur infini. Il amène le livre à ses lèvres, refoulant quelques larmes sur le point d'envahir son visage. Castiel l'écarte de sa bouche pour le retourner et Dean lit le résumé : "Je me croyais heureux dans les limbes de ma vie, n'espérant pas mieux ni même pire. Je vivais avec ce que Dieu m'a autorisé à avoir. Je n'aurais jamais cru qu'il accepterait de me donner la chance de connaître l'Amour avec un grand A et pourtant, mon chemin a croisé cet homme. Je n'aurais pu rêver mieux." A présent, de fines gouttes tombent mollement sur le cuir du siège, il retourne à nouveau le livre, heureux.

- Je t'aime, Castiel.

- Je t'aime, Dean.

Ils s'embrassent l'un et l'autre avec douceur et amour, satisfaits, comblés. Castiel est amoureux. Dean est amoureux. Et l'intitulé du livre suffit à raconter leur histoire: "Le jour où nous sommes tombés l'un pour l'autre".

*-* The End *-*