Nishinoya était en bonne voie sur le chemin de la raison. N'en déplaise aux histoires de vestiaire comme quoi on ne peut pas se dominer, il s'avérait qu'avec un peu de volonté, il était possible de ne pas sauter sur quelqu'un dès qu'on le voyait.

Par contre, y penser tout le temps et espérer, c'était beaucoup plus dur à réfréner. Asahi était encore dans le top cinq des choses qui occupaient son esprit. Ça donnait à peu près ça : -Manger/-le Volley/-Asahi/-éviter les efforts inutiles en classe ou en corvées à la maison/-battre Tanaka à Xfight160. Noya essayait de la jouer cool. Il avait décidé que ce serait la meilleure solution et qu'en plus, ça lui donnerait l'air d'un mec classe. Ceci dit, même s'il restait sympa avec Asahi, il en était venu à tirer un plaisir pervers à le battre froid. Un instant, il se comportait comme d'habitude mais au lieu d'agir comme il l'aurait fait du temps où il cherchait à le séduire, avec un compliment, un regard, un sourire, une attitude, il se détournait soudain et rejoignait d'autres coéquipiers.

« En gros, tu fais ta pétasse, lui dit Tanaka quand ils en discutèrent un soir qu'il était venu jouer chez lui. »

Ils n'en parlaient pas tous les jours. Même si Tanaka était curieux et intrusif, il avait mille autres sujets de conversation tout aussi importants à aborder. En fait, c'était la première fois qu'ils évoquaient le sujet depuis la rupture. Noya avait dû mal cacher ses divagations mentales et Tanaka lui avait demandé où il en était avec Asahi.

« Mais du coup tu me rassures. Je me disais bien que t'avais pas renoncé si facilement. T'es un acharné.

- Bah, si il veut pas, je peux pas le forcer, maugréa Noya.

- Mais là, tu essaies de le choper non ? En faisant ta meuf.

- Déjà, je fais pas ma meuf ! Faut arrêter. Je suis pas devenu une fille parce que j'aime Asahi. »

Tanaka se figea, les yeux écarquillés.

« Quoi ?

- T'as bien dit que t'aimais Asahi ?

- Et alors ? C'est pas une surprise, si ? Tu pensais quoi ? Que je voulais juste coucher avec lui ?

- Oh mais j'en sais rien, moi ! T'es chiant.

- C'est toi qui es chiant !

- Ya de l'eau dans le gaz on dirait ! Qu'est-ce que Ryu a encore fait ? demanda la sœur de Tanaka en faisant irruption dans la pièce.

- Grande sœur ! cria Noya avec adoration.

- Prends pas son parti ! asséna Tanaka.

- Je prends le parti de qui je veux. Quel est le souci ? J'ai cru entendre que ça impliquait des sentiments et là dedans, les filles s'y connaissent. Vide ton sac mon petit Yuu !

- Mais depuis combien de temps tu nous écoutais ? s'énerva Tanaka.

- Je ne vais pas répondre, ça va t'énerver, dit sa sœur avec un petit sourire. »

Elle s'assit à la table au centre de la chambre de Tanaka et y posa sa canette de bière sans s'embarrasser d'un sous-verre. Les Tanaka étaient plutôt négligents.

« C'est en rapport avec ta peine de cœur de l'autre fois ?

- Ouais, lâcha Noya.

- Tu es toujours amoureux et hors de question pour toi de renoncer. Je comprends ça. L'amour est un sentiment si noble.

- Tu dis ça mais tu sors avec les mecs en fonction des sacs qu'ils peuvent t'offrir, persiffla Tanaka.

- Mauvaise langue. J'attire juste les hommes de bon goût. Mais donc, mon petit Noya, est-ce que tu as dit à cette personne ce que tu ressentais pour elle ?

- Bah elle le sait. Fin... c'est facile à deviner.

- Sauf que tu le... la bats froid en ce moment, lui rappela Tanaka.

- Oh ! C'est peut-être là le problème, dit la grande sœur avant d'avaler bruyamment une gorgée de bière.

- Comment ça ? demanda Noya. »

Elle reposa sa canette et se pencha vers lui d'un air de conspiratrice :

« Tu sais, on doute toujours d'être aimé et peut-être qu'elle a encore des sentiments mais que ton attitude la décourage.

- Ce serait complètement con, c'est pas moi qui ai rompu, maugréa Noya. »

Puis il songea que même si Asahi avait rompu, il n'avait jamais dit qu'il ne l'aimait plus. Enfin, ils ne s'étaient jamais dit qu'ils s'aimaient non plus disons, qu'il ne l'appréciait plus.

Et puis, être « complètement con » Asahi savait faire.

« Tu devrais être plus entreprenant si tu veux la récupérer. Tenter des approches... Tiens, invite la à une de vos soirées films avec Ryu... Le fait qu'il y ait quelqu'un d'autre la rassurera et puis, au bout d'un moment, Ryu s'éclipsera et BIM.

- BIM ? firent Tanaka et Noya d'une même voix.

- BIM tu l'embrasses et c'est reparti...

- Faudrait pas non plus que ça aille plus loin si tout ça est censé se passer dans ma chambre, rappela Tanaka prudemment.

- Tu crois qu'on forniquerait dans ta chambre ? s'écria Noya, on sait se tenir.

- Bah attends, dans les vestiaires vous étiez chaud quand même.

- T'as emmené ta copine dans les vestiaires, s'exclama la sœur de Tanaka. Mais tu m'étonnes qu'elle finisse par te plaquer. C'est dégoûtant. »

Elle se leva et lui ébouriffa les cheveux avant de partir.

« Toute une éducation à refaire. »

Nishinoya soupira. D'un accord tacite avec Tanaka, il avait omis de mentionner le genre de son intérêt amoureux et il était fatiguant de parler d'Asako quand il ne pensait qu'à Asahi. Ceci dit, une révélation sur son attirance (alors qu'il n'était pas certain d'être gay gay) lui déplaisait tout autant. La sœur de Tanaka pouvait être encore plus intrusive que son frère ce qui n'était pas peu dire.

En tous cas, son idée de soirée film et BIM était plutôt intéressante. Comme ce ne serait pas lui qui inviterait, Noya n'osa pas réévoquer l'idée mais c'est son ami qui en reparla de lui-même.

« L'idéal pour avoir l'air innocent, dit Tanaka un peu plus tard alors qu'ils regardaient des vidéos de russes bourrés, ce serait d'inviter plusieurs membres de l'équipe. Peut-être juste les terminales et les premières.

- Mais t'aurais assez de place chez toi ? Et puis, si on veut que BIM il faudra que tout le monde vire à un moment pour nous laisser seuls.

- Ou alors, c'est vous qui virez et on vous envoie acheter des chips au konbini et BIM.

- Ce sera vachement chelou.

- Ce serait aussi chelou de vous laisser seuls quoi qu'il arrive. Et puis crache pas sur une main tendue mec. Je t'aide à serrer là. »

Noya hocha la tête. Effectivement, il devait admettre que Tanaka se comportait comme un véritable ami avec une ouverture d'esprit à laquelle il ne se serait pas attendu de sa part. Surtout qu'il lui avait caché cette histoire pendant quelques temps. Il l'aurait bien remercié pour son soutien mais c'était vraiment niais, alors à la place, il lui proposa une partie d'un jeu auquel Tanaka gagnait tout le temps. Il eut l'air d'apprécier l'attention.

Le lendemain, il était convenu de parler de la soirée aux première et terminales l'excuse pour exclure les secondes étant le manque de place (et puis, Tanaka promettait de les inviter à une autre soirée). Comme Tanaka se chargeait des invitations, Asahi n'eut pas l'air de se poser de question. Ni les autres d'ailleurs. Comme prévu, la situation avait l'air parfaitement innocente.

L'attitude d'Asahi l'était moins néanmoins. Plus que le regarder, il donnait l'impression de le mater. Noya en était presque certain. Il le fuyait du regard dès qu'il lui retournait l'attention mais Nishinoya avait la très nette impression qu'on l'observait en permanence. Sans parler de ses réactions. Il ne faisait rien pour le provoquer mais au moindre effleurement, Asahi sursautait et se mettait dans des états impossible gesticulait, bondissait, poussait des cris de petite fille.

« Il s'est passé quelque chose encore ? glissa Daichi à Noya pendant une pause.

- J'ai rien fait j'y suis pour rien ! »

Dai le fixa un instant d'un air suspicieux puis grommela :

« Mais qu'est-ce qui lui prend aujourd'hui ? »

Noya aurait bien aimé le savoir aussi.


Asahi n'avait jamais eu besoin de vraiment réprimer ses désirs. Il en éprouvait... parfois... Ça arrivait. Mais il n'était pas du genre à se branler en pensant à quelqu'un (ça l'aurait fait trop culpabiliser) ni à désirer des gens ou à avoir des envies subites à des moments inappropriés. Dès le début, il avait su se contrôler ou plutôt, il n'avait pas eu à le faire. Il avait bien eu un peu de mal à gérer quelques érections inopinées mais elles passaient comme des averses en général. Il suffisait de penser à sa grande-tante. Ça ne durait pas.

Et puis, il y avait eu Noya et depuis, il s'était comme déréglé. Son calme mécanisme en latence était devenu plus imprévisible. Il désirait à tout bout de champ pour un rien et une seule personne en continu. C'était tellement exténuant. Même dans son sommeil il n'était plus tranquille. Noya le hantait pour ainsi dire... et dans des situations de plus en plus bizarres. Ils avaient récemment ésotériquement conclu dans le tambour d'une machine à laver (de là à savoir si c'était possible dans la vraie vie...)

Et plus il voyait Noya et plus il était nerveux et, à sa mortifiante consternation, ça commençait à se voir. Le moindre contact avec le libero le déconcentrait il fallait dire et il ne pouvait empêcher son regard de divaguer quand il était en repos. Bien malgré lui et alors qu'il se faisait violence pour garder les yeux fixés sur ses chaussures, ils revenaient inlassablement vers Nishinoya. Il pensait à ses lèvres, à son étreinte de fer, à son ventre ferme mais doux et chaud, à ses fesses...

Il se serait donné des gifles.

Après l'entraînement ce jour-là, alors qu'il rentrait tranquillement chez lui, il entendit le bruit d'un pas léger derrière lui. Il eut le vague espoir que ce soit Noya et cacha mal sa déception en reconnaissant Yachi.

« Pardon Azumane, dit-elle (elle était une des seules à l'appeler par son nom de famille, elle était si respectueuse), est-ce que tu aurais une minute à m'accorder... Je voudrai m'entretenir avec toi d'un sujet délicat. Mais si tu ne veux pas, pas de problème. Je ferai comme si de rien n'était et voilà... lalala... »

Asahi sourit d'un air crispé. Elle lui transmettait son anxiété. Mais il accepta de parler avec elle, ne trouvant aucune raison valable de rejeter sa demande. Elle l'invita cérémonieusement à s'asseoir avec elle dans l'herbe. Elle s'agenouilla face à lui et sortit un carnet de notes. Après une longue inspiration et de nouvelles excuses en prévision de ce qu'elle allait dire, elle commença :

« En tant que manager, enfin manager en second... il est également de mon devoir de veiller à ce que les relations entre joueurs se passent bien et il se trouve que... j'ai noté quelques difficultés apparentes entre toi et Nishinoya. Dis moi si je me trompe... j'ai aussi entendu d'autres joueurs en discuter même si je n'aurai pas dû je suis vraiment désolée mais, tu sembles avoir du mal à le supporter et réciproquement. Mais peut-être que je me trompe. Enfin... je ne suis pas... voilà. Or, vous êtes coéquipier et une bonne entente est primordiale au sein de l'équipe ! C'est tout ce que j'avais à dire qu'en penses-tu ? »

Asahi ne savait pas trop quoi répondre. Il culpabilisait d'attirer ainsi l'attention sur lui et Nishinoya alors qu'il aurait souhaité l'inverse. Surtout, si même Yachi, une fille qui semblait plutôt timide, osait venir lui parler. Ça en disait long.

« Je donne l'impression de détester Noya ? hésita-t-il en triturant les cheveux de sa nuque avec embarras.

- Heu... enfin... je veux dire... C'est... Pardon je n'avais pas à t'en faire le reproche alors que ce n'est qu'une impression et...

- Je ne déteste pas du tout Noya en tous cas, dit Asahi, si c'est ce qui t'inquiète. Ce serait... ce serait même plutôt le contraire.

- Le contraire ? hésita Yachi. »

Asahi se figea. Il en avait trop dit.

« C'est... je l'aime bien. Voilà.

- Ah. D'accord. Très bien. Je suis rassurée et contente alors. Pas de problème. Je me faisais des idées et c'est tout et désolée...

- Tu ne te faisais pas d'idées non plus ! s'écria Asahi, ennuyé à l'idée qu'elle culpabilise alors qu'elle avait vu juste, enfin... on a eu des petits soucis mais c'est réglé maintenant.

- Oh... Très bien. C'est normal entre amis. Il y a des tensions parfois... c'est difficile de travailler en équipe mais... parfait si c'est réglé. Je suis contente. Bravo... »

Elle enchaîna encore les salamalecs une bonne minute avant de prendre congé, laissant Asahi plus fermement décidé que jamais à prouver qu'il n'y avait rien à part de la camaraderie entre Noya et lui. Rien et surtout pas des soucis.

Le lendemain soir, puisque le surlendemain était un jour de congé, Tanaka avait organisé une soirée nanards à laquelle il savait que Noya se trouverait. Asahi s'y rendit néanmoins tranquillement après être repassé chez lui se changer après l'entraînement. La sœur de Tanaka qu'il avait croisé en match, lui ouvrit la porte.

« C'est lui le dernier invité ? demanda-t-elle à la cantonade après l'avoir à peine salué, mais vous n'êtes que des garçons en fait ?

- Oui et alors, s'écria Tanaka qu'Asahi entendit descendre l'escalier quatre à quatre.

- Mais je croyais que... »

Le frère et la sœur échangèrent un long regard qu'Asahi ne comprit pas, puis Tanaka l'attrapa par le bras et l'entraîna à l'intérieur. Ses parents étaient absents mais sa sœur avait aussi invité une amie pour travailler et donc il fallait limiter les manifestations d'enthousiasme.

« Ceci dit, j'ai pris trois des pires Gamera, tu m'en diras des nouvelles.

- Gamera ? Mais j'aime bien Gamera.

- Sérieux ? T'as quel âge ? »

Asahi ne sut pas quoi répondre. Il aimait sincèrement Gamera mais il avait l'impression d'avoir un peu gaffé. Il fit comme si de rien n'était et fut soulagé de retrouver ses coéquipiers Dai, Suga, Ennoshita, Narita et Kinoshita... et Noya évidemment qui lui sourit et lui fit aussitôt passer une canette quand il arriva. Asahi s'installa à côté de Suga et se détendit peu à peu en écoutant les autres ruiner peu à peu son enfance devant le film, le démolissant à coup de sarcasmes ce qui, il devait l'admettre, était tout de même plutôt amusant. Noya était moins féroce que les autres. Il paraissait même un peu distrait et on lui en fit la remarque ce à quoi il répondit évasivement. Ennoshita lui demanda si c'était sa copine et Asahi se rappela que pour certains, il s'appelait encore « Asako » et était... c'était quoi déjà l'histoire ? Une couguar ?

Au milieu du deuxième film, Noya partit aux toilettes et quand il revint, il s'assit à côté d'Asahi qui était le plus proche de la porte. Il se pencha bientôt contre lui pour mieux voir le film, collant son bras au sien. Asahi se crispa. Trop près. Bien trop près. Il arrêta de respirer un temps, puis recommença bien trop lentement. Il paniquait carrément. Et puis, Noya commença à doucement effleurer son bras avant de venir poser sa petite main sur la sienne. Il caressa ses doigts avec douceur. Asahi était complètement concentré sur cet unique point de contact qui le rendait bizarrement heureux. Ce n'était pas un bonheur raisonné, plus un sentiment continu. Après un moment, il se détendit de nouveau et finit par attraper la petite main de Noya dans la sienne. Il s'interdisait de réfléchir et de toute façon, il aurait été bien incapable de le faire. Entre Gamera et les commentaires des autres, impossible de se prendre la tête. Il sentit Noya se raidir face à sa réaction inattendue puis se calmer aussitôt et appuyer son visage contre son épaule qu'il embrassa en silence à travers son T-shirt. Asahi avait l'impression qu'ils scellaient là un accord silencieux.

A la fin du film, alors qu'ils s'écartaient l'un de l'autre, il ne s'étonna même pas de se retrouver dépêché par Tanaka pour aller chercher d'autres boissons au konbini du coin de la rue avec Noya. Il faisait nuit. Ils firent le trajet de l'aller en silence, à se heurter doucement des épaules. Leurs mains s'effleuraient parfois mais ils ne se saisissaient pas encore. Le cœur d'Asahi battait à tout rompre. C'était idiot. Ce n'était que Noya. Ils avaient même déjà fait des trucs mais il avait l'impression d'autre chose, d'un coup.

« Je suis désolé, je dois t'avouer un truc, dit Nishinoya au retour, c'était un peu un guet-apens, en fait, cette soirée.

- Comment ça ?

- Pour créer une opportunité... enfin... c'était pour te voir.

- Mais tu me vois tous les jours, s'étonna Asahi.

- Non mais dans un autre contexte ! C'est une technique classique. Non ?

- Je sais pas, murmura Asahi. »

Ils marchaient plus lentement, étirant au maximum leur solitude, évitant la lumière des réverbères pour se sentir plus qu'ils ne se voyaient. Noya s'arrêta finalement et Asahi l'imita.

« Enfin, hésita Noya, tout ça pour te dire que j'aimerai bien qu'on réessaie tous les deux. Parce que je t'aime. »

Asahi avait l'impression que son cerveau était entièrement blanc. Il n'arrivait pas former une pensée cohérente. Il n'arrivait pas à articuler une parole. Noya détourna son regard qu'il avait gardé fixé sur lui.

« Je sais pas si tu le savais mais comme ça c'est clair, ajouta-t-il abruptement.

- Je savais pas, dit Asahi.

- Et... ça change quelque chose ? demanda Noya.

- Je sais pas, répéta Asahi. »

Il se serait donné des gifles.

« Mais je crois que moi aussi, en fait, hésita-t-il. »

Noya tourna son visage vers le sien. Ses yeux captaient le peu de lumière en fragment brillants. Il fit un pas vers lui.

« Enfin, ce que t'as dit... je crois que moi aussi, en fait, bégaya Asahi, j'y ai pas réfléchi en ces termes et tu es tellement... différent de moi... c'est pas très rationnel mais je... »

Noya serra sa taille entre ses bras et leva son visage vers lui. Il avait l'air vraiment très sérieux.

« Embrasse moi maintenant, dit-il. »

Asahi ne se le fit pas dire deux fois.


Note aux lecte-rice-ur-s : (j'écris ce truc de plus en plus cheloutement) merci à nimmylola et au Guest dont le désir d'un bon gros lemon (eheh) attendra les deux prochains chapitres. meheh... ehehe... *_*

D'ailleurs j'ai fini la rédaction de cette fic qui fait 69 pages... coïncidence ? Je ne crois pas ? (Sérieusement j'ai pas fait exprès mais ça m'a fait rire).

Mais j'ai dit que cette note serait pipoute la semaine dernière alors soyons pipou ! Asanoya m'inspire tellement de fluff en grandes quantités... J'ai très envie d'écrire un genre de suite à cette fic après un peu orientée domestic... No shame ! (Après faudrait que je reprenne ma fic SNK mais Asanoya est tellement plus light et moins exigeant à écrire et vu mon emploi du temps... fin je verrai).

Sinon pour repartir sur le Japon et ses bizarreries, je lis le manga mais je mate surtout l'anime et j'ai choisi les appellations les plus évidentes pour nos deux héros mais ça semble quand même bizarre que Noya soit appelé Noya par pas mal de gens (et donc subséquemment par son nom de famille) alors qu'Asahi est appelé par son prénom même par des kohai à ce que j'ai entendu (genre Yachi l'appelle Azumane mais je crois que tout le monde l'appelle Asahi ? Je me gourre ? C'est peut-être juste les sous-titres ?) En fait, ça fait sens quand tu connais leurs caractères respectifs et ça leur va bien mais ça m'a un peu questionnée. Si j'écrivais un Yaoi cliché, au bout d'un moment Noya demanderait à Asahi de l'appeler par son prénom Yuu et ça leur ferait bizarre et ils rougiraient.

Mais mon headcanon c'est qu'Asahi ne rougit pas de façon visible parce qu'il a la peau plus mate alors ce beau projet tombe à l'eau. D'ailleurs je me prends souvent la tête bêtement en écrivant qu'Asahi rougit et en me rappelant que c'est pas possible.

Cette note n'a ni queue ni tête... mais les prochains chapitres auront des queues... et des têtes (voire des queues dans des têtes) promis :)

(c'était l'annonce de lemon la moins sexy du monde, bonsoir).