Après une soirée passée tant bien que mal à faire comme si de rien n'était (même si ni Tanaka, ni Suga ni Dai ne devaient être dupes... Ennoshita aussi avait dû griller quelque chose d'ailleurs vu les petits regards furtifs qu'il leur lançait parfois) Noya avait invité Asahi chez lui et comme il se faisait tard il avait été décidé qu'il resterait dormir. Asahi avait prévenu ses parents qui ne se faisait généralement pas de souci pour lui le sachant trop grand pour risquer de se faire embêter et trop peureux pour se fourrer dans le pétrin, par contre, comme ça dormait à poing fermé chez Noya, on ne se rendrait compte de la présence d'un invité que le lendemain.

« Il ne faudra pas faire de bruit, dit Noya alors qu'ils ôtaient leurs chaussures dans l'entrée en tanguant, s'appuyant tour à tour contre les murs ou contre l'autre, à la recherche perpétuelle d'un contact ténu.

- C'est pas moi qui fais le plus de bruit je crois, fit Asahi en lui pinçant le nez ce à quoi Noya répondit par un petit coup de tête.

- Tu t'es pas entendu mec. »

Asahi parut embarrassé. Noya s'en voulut aussitôt et embrassa sa main pour s'excuser. Il la prit ensuite dans la sienne et le dirigea à tâtons dans l'obscurité vers sa chambre. Même s'il l'entendait respirer derrière lui et sentait la moiteur de sa paume, il ne pouvait s'empêcher de lui jeter des petits regards de temps à autre. Il avait encore peur qu'il s'échappe. Comme s'il avait deviné de quoi il en retournait et avait cherché à le rassurer, ce fut Asahi qui prit l'initiative de l'embrasser une fois qu'ils eurent fait coulisser la porte de sa chambre derrière eux. Il était dos au mur et s'était laissé glisser jusqu'à être à son niveau. Il avait les mains posées sur ses hanches. Elles étaient si grandes ses mains, si chaudes... et si fébriles et hésitantes là malgré toute l'intensité que Noya tentait d'insuffler à son baiser.

« Noya, murmura Asahi, est-ce qu'on peut parler un peu ? »

Nishinoya leva les yeux au ciel et se pencha pour allumer la lumière. Asahi allait enlever ses mains mais il les attrapa, les reposa à leur place et même un peu plus bas, puis croisa les bras et lui jeta un regard irrité.

« Tu as déjà changé d'avis ?

- Sur quoi ? Tu parles comme si quelque chose avait déjà été décidé entre nous mais je suis dans le flou, tu sais, dit Asahi manifestement aussi irrité que lui ce qui surprit Noya, tu as toujours l'air de savoir où tu vas toi. Tu es malin. Moi si on ne m'explique pas je ne comprends pas grand chose à ces choses là.

- D'accord, fit Noya d'un ton plus doux, c'est juste que j'ai pas envie que tu rompes encore.

- C'était une rupture la dernière fois ?

- A ton avis ?

- C'est juste que le mot paraît tellement fort.

- Parce que ça l'est, maugréa Noya, bon, dis-moi ce que tu veux ?

- Je veux savoir ce que ça implique d'être avec toi, lâcha Asahi après une inspiration, je sais que tu dois pas aimer te prendre la tête avec des règles mais j'en ai besoin... sinon je panique. »

Noya haussa les sourcils mais avec le regard anxieux d'Asahi fixé sur lui, cette irritation se changea très vite en attendrissement. Il avait vraiment des yeux adorables. C'était peut-être bizarre de trouver des yeux adorables mais les siens l'étaient.

« Bon, si tu veux des règles les voilà, dit Noya, de un, je veux pas que tu fasses des trucs avec d'autres gens... Je le ferai pas non plus.

- Ça, ya pas de risque, dit Asahi avec un sourire.

- Même si une fille mignonne et gentille te fait une déclaration ?

- Ya pas de risque répéta Asahi.

- Enfin... si ça arrive on en parle d'accord. La règle deux c'est ça : n'aies pas peur de me dire des trucs. En fait je préfère te partager avec une fille que te perdre donc si jamais on te fait une déclaration on en discute ok ? Même si t'es pas non plus obligé de tout me dire si tu veux pas. C'est cool... je suis en train de me prendre la tête comme toi pour pas t'effrayer là. Tu es contagieux. »

Asahi rit en embrassant Noya sur le front, puis la joue, puis le cou.

« Ça marche pour la règle deux.

- Règle trois j'aimerai qu'on se voit hors entraînement et tous seuls au moins... une fois par semaine... sauf en cas de problème majeur.

- Les examens comptent comme problème majeur ? Et les sessions d'entraînements intensifs ?

- Ça marche mais dans ces cas là on prendra au moins le temps de s'embrasser si on se voit.

- Pas en public ?

- En cachette.

- Ça ne nous réussit pas ce genre de choses, soupira Asahi, mais d'accord si ça n'implique pas la langue et le reste du corps.

- Tu veux juste un bisou léger comme ça ? Mais tu imagines notre état de frustration ? grimaça Noya.

- Et par rapport aux autres on fait quoi ? »

Les autres. Noya croisa de nouveau les bras.

« On leur dit si ils demandent. Sinon de toute façon on va pas s'afficher. Je suis pas une fille et t'es pas une fille...

- D'accord.

- Par contre tu peux mourir pour espérer m'embrasser sans que je touche au moins tes cheveux.

- Je te laisserai pas le temps, chuchota Asahi.

- Ah ouais ? Tu te crois capable de m'arrêter. J'ai de très bons réflexes.

- Et moi je suis plus grand que toi. »

Il planta un baiser très furtif sur ses lèvres avant de se redresser de toute sa hauteur. C'était terriblement vexant. Et puis c'était quoi ces taquineries ? Pour qui se prenait-il ? Il devenait un peu trop confiant. Amusé par l'irritation qu'il provoquait chez Noya, Asahi réitéra une fois, deux fois... à la troisième, Noya se jeta sur lui et resta accroché à son torse jusqu'à le faire tomber par terre. Sans se soucier du fracas provoqué par la chute d'un Asahi plutôt pesant, Noya commença à l'assaillir de chatouilles et baisers mais Asahi qui, pour une fois, était plus alerte que lui, entendit avant Noya les pas dans l'escalier et se dégagea de son étreinte juste à temps avant que la porte ne s'ouvre.

« Tu n'es pas resté dormir chez Ryu alors, s'étonna la mère de Noya en se figeant sur le seuil dans son pyjama à froufrou, j'aurai pensé. »

Elle était aussi imperturbable qu'à l'ordinaire, habituée qu'elle était à l'excentrique spontanéité de sa progéniture.

« Bonsoir Asahi, tu restes je présumes ? Les tatamis et les draps sont au rez-de-chaussée, Yuu, tu aurais dû les prendre avant de monter.

- On avait un peu la flemme, lâcha Noya avec nonchalance, je pensais nous faire tenir à deux dans mon lit. »

Asahi blémit mais la mère de Noya ne se formalisait de rien et se contenta de jeter un regard circonspect au jeune homme :

« On peut en caser quatre comme toi dans ce lit Yuu, mais même un seul Asahi y tiendrait de justesse. Va chercher le tatami. Ne maltraite pas tes invités. Je compte sur toi. Sur ce bonne nuit et tâchez de faire moins de bruit. »

Elle referma la porte derrière elle, les laissant tous les deux. Ils restèrent silencieux un instant.

« On va chercher les tatamis du coup ? hésita Asahi.

- Que dalle, tu dors avec moi, dit Noya. »

Il entreprit aussitôt de déboucler sa ceinture et, après s'être débarrassé de son pantalon, se glissa sous sa couette avec délectation. Asahi paraissait hésiter.

« On dort juste si tu veux, dit Noya en tendant son bras vers lui. »

Asahi acquiesça et prit pudiquement soin d'éteindre la lumière avant d'enlever son pantalon qu'il plia soigneusement avant de le poser à terre. Il prit ensuite son temps pour soulever la couette juste pour s'asseoir sur un bout du matelas sans même rabattre ladite couette sur son corps. Noya dut le faire lui-même. Il dénoua doucement les cheveux d'Asahi (il avait remarqué lors de semaines d'entraînement qu'il préférait dormir les cheveux dénoués) puis passa un bras autour de sa taille et huma les mèches brunes répandues à sa hauteur sur l'oreiller. La position horizontale était d'un certain confort il fallait l'admettre. Asahi se laissa faire avec complaisance et posa même son bras sur celui de Noya, entremêlant ses doigts aux siens.

« On dort juste ? demanda-t-il. »

Noya hocha la tête même s'il l'aurait bien tripoté un peu plus avant de dormir. Il était bien comme ça. Il n'avait plus envie de bouger. Après quelques instants cependant, Asahi se tourna vers lui et ils se cherchèrent des lèvres dans l'obscurité. Ce n'était plus si pratique ainsi, Noya avait l'impression qu'il allait étouffer avec la chaleur des draps mais en même temps il en avait vraiment envie et Asahi semblait se désinhiber dans son demi sommeil. Il commençait à mordre ses lèvres comme il aimait et le caressait de façon plus insistante. Ça dura un temps. Leurs respirations s'étaient emballées. Ils étaient moites et brûlants, les gorges sèches, fiévreux, trop fatigués pour aller plus loin, trop excités pour arrêter totalement. Finalement Noya y mit fin en se retournant de son côté. Il sentit aussitôt les bras d'Asahi entourer sa taille et son souffle dans sa nuque. C'était bien comme ça. Ils restèrent immobiles un temps, puis soudain, Asahi commença à embrasser et mordiller son cou, la respiration rauque. Noya eut l'impression que son désir explosait mais il n'avait conscience de tout cela que de façon trouble, vaporeuse. Il sentit qu'Asahi passait une main sous son T-shirt tout en léchant son oreille. Il caressait ses tétons du bout de ses grands doigts, sans y aller vraiment. Noya poussa un gémissement qu'il étouffa comme il put dans son oreiller. Asahi commença à tirer son caleçon et Noya l'aida à le descendre jusque ses chevilles. Il était humide à force, ça allait laisser des croûtes partout. Il n'y pensa pas longtemps quand il sentit Asahi le délaisser un moment pour enlever aussi son boxer. Il tourna son visage vers lui pour l'embrasser par dessus son épaule. C'était un baiser calamiteux, complètement hasardeux avec les dents qui cognent et les langues qui débordent à se gémir à se respirer l'un sur l'autre. Noya le cherchait des hanches et le sentait contre lui. Asahi embrassait son cou entre deux soupirs. Finalement, il l'attrapa par la taille et le ramena contre son torse pour se glisser entre ses cuisses juste contre ses couilles. Il commença un mouvement de va et viens en gémissant. Sa teub était gluante et moite et glissait sans trop de peine à ce stade. Noya serra les jambes. Ça avait l'air de lui plaire. C'était vraiment trop excitant de le sentir si pressé, si avide. Noya se tourna vers lui pour chercher à voir son expression. Asahi y vit manifestement un reproche car il le prit en main en guise de réponse et commença à le branler en rythme avec ses mouvements. Sa grande main était moite et glissait aussi, l'autre était plaquée sur son ventre pour le maintenir et il continuait d'aller et venir entre ses cuisses, si dur, plus intensément encore. Noya n'avait plus aucun contrôle avec ce grand corps contre le sien. Il n'avait pas peur pourtant même si ce n'était pas le Asahi de d'habitude. Ça lui plaisait. Ça lui plaisait beaucoup. Il aurait voulu le toucher aussi mais il avait juste la force de s'agripper aux draps, aux oreillers qu'ils maintenaient contre son visage. Il allait étouffer. Il émergea et laissa échapper un cri

« Ah... Asahi ! »

Asahi plaqua sa grande main sur sa bouche et Noya gémit contre la paume. Il avait envie de jouir mais plus rien ne le tenait. Asahi accélérait et poussa une série de cris rauques vraiment... bien trop forts... et bien trop excitants.

C'était bien la peine de le faire taire mais Noya n'avait pas envie de se plaindre, il l'entendit alors haleter son nom, le visage enfoui dans son cou.

« Noya... nnhh c'est... c'est trop bon. »

Ça lui fit le coup habituel dans l'estomac et il réalisa qu'Asahi allait jouir. Il était à deux doigts. Et il trouvait ça très sexy qu'on l'appelle ainsi à un moment pareil. Noya descendit sa main pour se caresser lui-même. Asahi avait libéré sa bouche alors il s'entendit dire son nom aussi, à plusieurs reprises, en criant presque d'une voix qu'il ne s'était jamais entendue.

« Asahi... Asahi... »

C'était trop, il éjacula dans un spasme silencieux et resta immobile, pantelant. Asahi haletait et criait. Après quelques instants, il sentit son grand corps se crisper contre lui, trembler puis se relâcher. Ça coulait entre ses cuisses mais Noya s'endormit aussi sec sans penser au tapage qu'ils venaient de faire ni à ce qui allait mariner entre leurs deux corps.


« Asahi... Asahi ! »

Il poussa un grognement sourd et crispa ses paupières avant de cacher carrément son visage derrière son bras. Des petites mains s'y arrimèrent et le dégagèrent doucement de son visage.

« Asahi... »

Il sentit des petits coups sur ses joues, puis sur son nez. Ca le grattait. Il fronça les naseaux et entendit un éclat de rire.

« Allez ! »

Il grogna et entrouvrit les yeux. Noya était penché au dessus de lui.

« Grosse bête, lui dit-il avec un sourire. »

Asahi répondit par un inintelligible grognement.

« T'es pas du matin hein ? »

S'il le savait pourquoi fallait-il qu'il vienne l'embêter ?

Peut-être parce qu'il était dans son lit... alors qu'il aurait dû dormir sur un tatami en bon invité. Ça lui revenait d'un coup. Il se redressa aussi sec et Noya tomba en arrière, Asahi parvint néanmoins à le rattraper par le bras avant qu'il ne bascule. Il s'était redressé et sentit une fraicheur inhabituelle entre ses jambes. Il ne portait que son T-shirt. Mais pourq... Non ! Tout lui revint et il se sentit saisi de panique. Il croisa alors le regard de Noya qui lui sourit d'un air entendu. Il tenait toujours son bras. Il le relâcha.

« Pa... pardon pour cette nuit, chuchota Asahi en tirant son T-shirt pour se cacher comme il pouvait, je sais pas ce qui m'a pris c'était vraiment pas bien... et on était sales... et il était tard et je t'ai empêché et... tes draps...

- Justement, aide-moi à les enlever et ensuite je te passerai de quoi te laver.

- Oh...OK...

- Et fais pas cette tête, lui intima Noya en lui tendant son boxer, j'ai trouvé ça sexy.

- Ah bon ? s'étonna Asahi en tâchant de l'enfiler sans laisser dépasser quoi que ce soit.

- Oui. Tu t'es lâché un peu. C'était chaud. »

Chaud ? Qu'entendait-il par là ? Noya lui tapota gentiment le dos avant de le pousser à descendre du lit pour l'aider avec les draps. Asahi grimaça. C'était... parfaitement répugnant et parfaitement au centre. Il remarqua aussi que ça avait collé le duvet des cuisses de Noya en étranges amas. Il n'avait donc pas encore pris sa douche non plus.

Noya mit les draps en boule et les tassa dans un angle de sa chambre. Puis il se laissa tomber sur son matelas avec un soupir.

« J'aurai bien dormi un peu plus. Tu m'as un peu tué hier.

- Excuse-moi, dit Asahi en s'agenouillant à son chevet.

- Tu m'as tué dans le bon sens, lui assura Noya en prenant appui sur ses coudes. »

Asahi détailla son visage. Noya avait vraiment de jolis yeux en amande. Il lui sourit largement, les réduisant à deux fentes. C'était vraiment mignon.

« Allez, filons à la douche.

- Fil... ons ?

- Au point où on en est... fit-il en haussant les épaules. »

Asahi hocha la tête néanmoins hésitant. Et sa mère dans tout ça ? Nishinoya semblait ne pas y penser mais Asahi ne pouvait s'empêcher de se demander si elle avait entendu quoi que ce soit. Il n'osait pas faire part de ses soupçons à Noya, ça leur aurait donné plus de poids et il avait tout sauf envie de les voir vérifiés. Qu'en penserait-elle si elle savait ?

Il ne tarda pas à avoir sa réponse car sur le chemin de la salle de bain, alors qu'ils portaient tous deux les draps pour les mettre avec le linge sale, la mère de Noya les intercepta avec un sourire affable. Asahi se félicita d'avoir insisté pour que lui et Noya remettent leurs jeans, même si ça signifiait avoir le tissu frottant contre ses jambes où s'était solidifié un certain fluide.

« Bonjour ? Bien dormi ? demanda-t-elle à Asahi qui put juste hocher la tête sous son regard inquisiteur, Yuu, il faut que je te parle, reprit-elle, viens avec moi au salon pendant que ton invité se douche. »

Nishinoya ne comprit pas tout de suite mais Asahi, lui, réalisa aussitôt ce dont il s'agissait. Il s'inquiéta, puis réalisa qu'au moins, elle le laissait se doucher avant de le mettre dehors ce qui était fort charitable de sa part. Cette femme était véritablement admirable. Il se sépara donc de Noya à regret et se doucha seul, frottant aussi rapidement qu'il le pouvait ses cuisses et son entrejambe jusqu'à les faire rougir. Alors qu'il se rhabillait, Noya entra dans la pièce et referma la porte contre laquelle il resta appuyé à l'observer. Asahi était embarrassé mais il n'osait pas lui demander de partir alors il se dépêcha juste d'enfiler ses vêtements. Quand il eut achevé, Noya prit appui sur ses épaules et sauta pour déposer un baiser fugace sur sa joue :

« Ma mère a fait à manger en bas. Elle va vouloir te parler aussi du coup. Bon courage. Moi je me douche. »

Et il ôta ses vêtements sans plus de cérémonie ce qui chassa séant le pauvre Asahi hors de la salle de bain. Il avait déjà touché le corps de Noya dans son entier... du moins la surface externe... mais il n'était pas encore prêt pour la nudité frontale. C'était très gênant. Après une hésitation, il finit par entreprendre de posément descendre l'escalier pour faire face à son destin. Qu'allait donc lui dire la mère de Noya ? Il le devinait sans peine : « qu'avez-vous fait à mon fils ? » « Comment osez-vous venir chez les gens, salir leurs draps et faire un bruit monstre à une heure si avancée de la nuit ? »« Un pervers homo n'a rien à faire dans ma maison, dehors ! »

Il méritait tout cela mais ça n'aurait rien d'agréable. Allez. Il allait falloir se comporter en homme pour une fois.

« Tu as fini, viens donc t'asseoir, lui dit la mère de Noya en lui désignant la table richement chargée, je ne savais pas ce que tu prenais le matin alors j'ai tout sorti. Sers-toi. »

Asahi accepta le riz, le toast, l'omelette, le poisson, les légumes marinés, les céréales, le thé et plus encore. Il n'osait pas dire non et ça amusait manifestement beaucoup madame Nishinoya de le laisser se noyer sous cette pluie de nourriture. Finalement, elle se lassa de ce petit jeu et fit une pause pour se resservir de café avant de s'asseoir en face de lui, l'observant avec la même franchise déplacée que son fils. Asahi suait à grosses gouttes.

« Tu sais, Ryu aussi fait un sacré tapage quand il vient mais ce n'est pas le même genre de bruit, lui dit-elle finalement avec une expression indéchiffrable. »

Asahi fit basculer son bol d'un coup de coude nerveux, se précipita pour le rattraper et cogna la table en se relevant ce qui fit sauter le paquet de céréale qui répandit son contenu en une pluie colorée et chocolatée. Il aurait tellement voulu disparaître. Au lieu de ça il couina une série d'excuse pathétique, restant à genoux par terre dans une position d'humilité. La mère de Nishinoya se leva et se pencha pour l'aider à réparer les dégâts. Il croisa brièvement son regard. Elle avait l'air de se retenir de rire.

« Pardon, répéta-t-il.

- C'est bon, ça arrive, lui assura-t-elle. »

Le bol s'était cassé, elle amena une balayette et lui demanda de maintenir la pelle. Tout en nettoyant, elle lui demanda :

« Est-ce que tes parents sont au courant ?

- Non, répondit Asahi qui avait compris de quoi il s'agissait.

- Est-ce que tu penses que ça posera problème ?

- Je ne sais pas. »

Elle lui reprit la pelle et alla la vider dans un sac poubelle, puis elle revint avec de l'essuie-tout pour la sauce répandue sur le sol.

« C'est à toi de voir si ça vaut le coup de leur dire ou non. Il y a des familles où on ne se dit pas tout. Tu es sérieux avec Yuu ou je me trompe ?

- Je... enfin on est jeunes mais... je pense ? bégaya Asahi. »

Elle lui sourit :

« Ça vous regarde bien sûr mais fais attention à lui. Il ne sait pas être prudent et même s'il est résistant il se fait souvent très mal sans y prendre garde. »

Ça décrivait à la perfection son attitude sur le terrain. Asahi hocha la tête.

« Je sais. »

Ils reprirent place à table et elle recommença à siroter son café pendant qu'Asahi tentait très précautionneusement de manger. Après un moment, elle se figea et lui dit sans le regarder :

« Je sais bien qu'on est fougueux à cet âge-là mais faites-le quand je ne suis pas là s'il vous plait, les murs sont fins. En plus je travaille tard, ça vous facilite la tâche. »

Asahi enfouit son visage entre ses mains et se contenta de hocher la tête.


Note aux lecteur-rice-s éventuels : Je sais pas trop quoi dire d'autant plus qu'ayant des bugs de connexion je squatte quelqu'un donc je vais pas m'attarder. merci au Guest pour sa review :P

Ceci a été qualifié par une bêta comme "le smut le plus excitant de la fic" je pense qu'il s'agit du seul smut excitant de la fic... encore que... Je ne fais pas du smut méga excitant je crois à cause de mon souci du réalisme et de mon amour du awkward. Mais je devrais pas vous dire ça, je devrais vous hyper pour le smut du chapitre final qui est... le plus long :3 (parce que j'aime quand ça dure... à cause des hésitations et empourprements d'un grand nigaud pudique)

A bientôt !