« Ecoute... Diane... il y a quelque chose que je dois te dire... »
Sans laisser la possibilité à James de terminer sa phrase, Diane posa son index sur ses lèvres avec délicatesse puis tout en lui souriant d'un air séduisant elle s'empara du visage rougissant, caressant ses joues du bout des doigts en le forçant à tourner la tête et elle glissa sa langue langoureusement contre la commissure de la bouche du jeune homme . Soupirant, il ferma ses paupières, se laissant faire. La prédatrice en profita pour déplacer ses mains, appuyant ses paumes sur le torse imberbe de sa proie, le poussant contre le matelas.
«Chuuut mon trésor, on parlera plus tard tu veux... Là tout de suite il y a autre chose que je désire...»
Le pauvre garçon se sentit complètement désemparé avec cette fille magnifique positionnée par dessus-lui lui faisant des avances. Il la trouvait absolument sublime et ça déclenchait en lui un désir qu'il en pouvait pas contrôler quand toutefois sa conscience le torturait.
James ne pouvait pas croire que toute cette mise en scène était bien réelle. Cette demoiselle qu'il ne connaissait même pas depuis une journée entière l'invitait à partager une partie de jambes en l'air avec elle pour la seconde fois en moins de 12 heures alors qu'avec Jessie, sa meilleure amie au monde; la fille qu'il avait toujours admiré en secret, celle pour qui il avait éprouvé les sentiments les plus forts de son existence il avait toujours partagé une relation tout ce qu'il y avait de plus chaste et amicale. Il n'avait jamais osé toucher Jessie d'une façon déplacée, s'était toujours senti le plus heureux du monde quand il se contentait de la serrer dans ses bras. Il n'avait même jamais osé déposer un simple bisou sur ses lèvres. Alors pourquoi diable allait-il si loin avec cette Diane? Il n'y comprenait rien.
Le rythme des pulsations du coeur de James s'emballait encore à la sensation de la main droite de la jeune effrontée descendant jusqu'à son intimité pour le caresser. Il laissa échapper une sorte de râle incontrôlé en la regardant laisser tomber son peignoir pour dévoiler à nouveau sa nudité. Tout en laissant échapper un petit rire taquin l'espiègle jeune femme recula, posant de temps à autre quelques baisers mouillés sur le corps tremblant du jeune homme jusqu'à ce qu'elle atteigne ses hanches, puis d'un air séduisant elle entreprit de lui ôter le seul vêtement qu'il portait.
Une sensation de fraîcheur soufflant sur son entrejambe fit rejaillir brutalement la réalité dans l'esprit embrumé du garçon.
«Non arrête ça!» s'exclama t'il au moment pile où Diane posait un baiser sur son endroit le plus intime. Elle sursauta et leva la tête, dévisageant le jeune homme d'une expression à la fois troublée et excédée.
«Mais qu'est-ce qui te prend James? Tu n'as pas aimé la nuit qu'on a passé ensemble?! Tu ne veux plus de moi?!»
Ce dernier resta silencieux, son visage prenant une teinte de plus en plus vermeille plus son interlocutrice le fusillait du regard. Il voulait détourner les yeux mais se sentait comme envouté par ces deux orbes bleues intenses qui semblaient plonger jusqu'aux tréfonds de son âme alors il ne pouvait pas en détacher son attention. Ces deux larges prunelles si expressives lui rappelait tellement les magnifiques yeux de Jessie; il avait l'impression terrible d'être face à elle.
Bientôt il sentit des gouttelettes incontrôlables tomber sur ses joues. Il remarqua que les traits sur le visage de Diane se radoucissaient un peu de même qu'elle commençait à paraître inquiète. Ne pouvant plus se retenir d'avantage, il éclata en larmes, se sentant totalement ridicule et accablé. Il souleva ses mains sur son visage dans une tentative vaine de dissimuler encore un peu l'ouragan de tourments qui se bousculaient en lui.
Il prit à peine conscience que Diane changeait de position et réalisa qu'elle l'enlaçait quand elle se mit à lui caresser le bras.
«Hé, ça va? Il ne faut pas te mettre dans un tel état. Qu'est-ce qui t'arrive? Je ne te juge pas, je t'ai trouvé génial hier soir. Tu penses m'avoir déçue? Pas du tout... Je m'excuse si je te l'ai fait croire... j'avais un peu trop bu alors si j'ai dit quelque chose qui-»
Mais James n'écoutait pas un mot des paroles réconfortantes. Il continua à sangloter pendant quelques secondes «Je suis désolé Diane, je suis tellement désolé..»
«Mais désolé pourquoi?» demanda le jeune femme, complètement interloquée. Elle ne comprenait rien au changement de comportement du fougueux amant qui l'avait fait rêver la veille.
« Nous avons été trop vite...»
« Mais qu'est-ce que tu racontes? C'était formidable.»
James secoua sa tête à toute allure, ses cheveux lavandes s'agitant dans le mouvement; invitant Diane à penser qu'il n'en était que plus séduisant encore. Penchant son visage vers le sien, elle essuya ses larmes avec son pouce et l'embrassa sur la joue.
Mais cette fois, James n'était plus disposé à se laisser aller à la tentation. «Non... non Tu ne comprends pas! » s'emporta t'il sentant monstrueux.
«Je ne comprend pas quoi?!»
Le jeune homme mordit ses lèvres en cherchant ses mots. Il ne concevait pas pourquoi il éprouvait toujours autant de difficulté à dire clairement ce qui lui pesait sur le coeur mais il savait en son fort intérieur qu'il n'avait aucun d'autre choix que de passer aux aveux pour essayer de s'extirper de cette situation de plus en plus bouleversante.
C'est à mi-mots qu'il finit par trouver la force de faire ses révélations. «J'aime... quelqu'un d'autre...»
Diane reçut les paroles comme un électrochoc en plein coeur. Profondément outrée, elle se recula brusquement, s'emparant de son peignoir dans la volée et elle bondit hors du lit en tournant le dos pour se couvrir. Quand elle eut finit de nouer la ceinture autour de ses reins elle fit volte-face pour affronter James mais cette fois son regard n'avait plus rien de passionné ou de compatissant. Ses yeux bleus étaient remplis de haine pure.
«Salaud... Tu es donc ce genre de gars hein? Tu couches avec une fille qui te plaît le premier soir alors que tu es déjà en couple puis tu décides de la larguer comme un vieux linge sale une fois que tu as eu ce tu voulais. Tu crois que je vais avoir pitié de toi parce que tu culpabilise?!» D'un geste décidé elle pointa la porte de la chambre «Déguage!»
À suivre...
