Bonjour !
Comment vous dire à quel point je suis navrée... J'ai un temps de retard de publication impardonnable ! Mais ne vous inquiétez pas, je ne compte pas délaisser cette fiction (Autrement, tuez-moi, je vous en prie).
Je ne sais absolument pas quoi vous dire à part que je suis terriblement désolée !
Malheureusement, ma vie est une vraie montagne russe et, à partir de maintenant, je ne vais plus pouvoir tenir mes engagements de parution (2 fois par semaine ? Nope', oubliez). Je compte, tout de même, publier une fois par semaine ! Et je vais essayer de tenir cette promesse (balancez moi des cacahuètes si ce n'est pas le cas).
Bref, je me tais et je vous laisse sur ce chapitre treize qui tardait à venir,
* Chapitre treize *
POV Cas
J-133 ;
Castiel gémit. Ce n'était pas un gémissement de plaisirs ni même de douleurs. C'était plutôt un gémissement mécanique parce qu'il avait appris à faire ça. Le sexe n'allait pas sans bruit. Si c'était le cas alors l'acte devenait un viol, une torture et la plupart des clients détestait ne rien entendre. Balthazar faisait parti de ce lot.
Alors Castiel gémit pour lui faire croire qu'il aime ce qu'il lui fait: le prendre à quatre pattes sur ce lit soyeux. Il ne détestait pas mais il n'appréciait pas non plus.
C'était différent de toutes les fois avec Dean. Avec ce dernier, Castiel pouvait crier au monde entier le plaisir qu'il vivait. Il aimait quand Dean était derrière lui ou sur lui ou quand c'était lui qui le prenait. Il aimait tous les traitements de Dean parce que Dean était bon, doux, généreux, tendre, sensuel et amoureux. Et Castiel l'était tout autant.
Avec Balthazar, c'était plus… bestial ? C'était ce que ressentait Cas du moins. Il n'y avait pas d'amour et il savait qu'il n'y en aurait jamais.
Il gémit encore, plus bruyamment. Il avait simplement hâte que cela se termine alors il jouit sur les draps parce que Balthazar aimait qu'il le fasse avant lui et il espère que ce dernier mettra un terme à cette partie de jambes en l'air.
Il attend plusieurs minutes, finalement, avant que Balthazar ne vienne à son tour, sa semence se déversant en lui. Il n'aimait pas sentir le liquide en lui, couler entre ses jambes mais il ne se plaignait jamais. Il ne pouvait et ne devait pas se plaindre.
Encore une fois, avec Dean, c'était différent parce qu'il aimait se savoir entièrement rempli de cet homme fabuleux. Mais Balthazar n'était pas Dean, Castiel le savait parfaitement.
Son client se penche sur son dos et y trace de légers baisers. Ce n'était pas dégoûtant mais ni excitant non plus.
"Tu es tellement bon, Cassie…"
L'interpellé soupire silencieusement avant de se laisser tomber sur le drap, se forçant à un sourire. C'était la clé ici. Tant que tu souris, tout va bien.
"Merci Balthi." il n'avait pas la force de mentir. Il ne l'avait jamais eu et il ne comptait pas l'avoir.
"Ta sœur t'embrasse au fait."
Là, Castiel se réveille totalement. C'était pour ça principalement qu'il prenait autant de joie de le revoir. Parce qu'il allait lui parler de l'extérieur, de sa sœur et son frère. De ce qu'il se passait dans le monde. Avant, l'ange essayait de se tenir au courant de tous les événements mondiaux, aujourd'hui, il n'avait plus cette possibilité. Crowley interdisait les journaux ou magazines d'informations. Ils étaient enfermés dans ce cocon dans le but d'y rester à jamais. Sans contact.
"Comment va t'elle ? A t'elle réussi à avoir son diplôme de psychologue ?" demande t'il en se redressant sur un coude, son visage focalisé sur celui de son client.
"C'est fou à quel point tu es beaucoup plus enthousiaste quand je te parle de ta famille que quand je pénètre ton jolie petit cul…"
Castiel se contente de plisser le front attendant une réponse. Il avait donné son corps, à présent, il méritait d'en savoir plus sur le monde du dehors.
"... Elle a eu son diplôme et elle a trouvé du remplacement pour quelques mois. Ton frère est toujours juriste, ça se passe plutôt bien de son côté."
Castiel sourit, comblé. Il espère que sa sœur ne le cherche pas trop de son côté. Ils avaient toujours été comme cul et chemise avant et il se demandait ce que Zachary avait bien pu lui raconter comme sottise pour qu'elle n'est pas la rage contre lui.
"Elle sait où je suis ?" ne peut il pas s'empêcher de demander, une lueur d'espoir perçant son regard.
Balthazar rit avec désinvolture. "Bien sûr que non, personne ne le sait… A part moi."
A cet instant, Castiel plisse le front, décortiquant sa phrase de gauche à droite. Oui, Balthazar le savait puisqu'il ne serait pas là autrement mais il ne lui était jamais venu à l'esprit de rassurer sa sœur ou d'amener les gendarmes ou autre à venir le secourir ? Dean avait peut-être raison. Balthazar abusait de lui… Il se redresse, observant un point fixe devant lui. Balthazar aurait pu porter plainte pour lui, aurait pu s'activer pour dénoncer les agissements de Crowley, de ce lieu. Au lieu de ça, il venait pour le violer et lui parler de l'extérieur…
"Pourquoi n'irais tu pas voir les autorités pour me faire sortir d'ici, Balthi ?"
"Pourquoi le ferais je ?" le sourire qu'il lui transmet achève Castiel.
Dean avait raison. Balthazar se moquait de lui en venant ici. Peut-être qu'il lui mentait en affirmant que sa sœur avait eu son diplôme… Après tout, c'était son seul accès à la vie en dehors de ses murs, pouvait il lui faire confiance aveuglément ? Il n'en était plus si sûr que ça.
"Pourquoi ne le ferais tu pas ?"
"Qu'est ce que j'y gagnerais à le faire ? J'aime ce que je fais dans "Plaisirs sauvages", Cassie. Tu es là, à te donner à moi… Si je te fais sortir, tu le feras toujours ?"
"Bien sûr que non." Castiel se mord la lèvre, il aurait peut-être dû mentir pour le coup.
Il se retrouve basculé sur le matelas, le dos contre, alors que son client est au dessus de lui à l'observer avec un petit sourire en biais. "Tu vois que j'y gagne beaucoup plus à te voir ici…"
"Je te croyais mon ami… Tu n'as pas honte de savoir ce qu'il m'oblige à faire, à subir ?" Castiel plisse le front de nouveau, se tortillant pour ne plus être sous son emprise mais les mains de Balthazar deviennent plus solides sur ses poignets.
"Pas...vraiment… Moi, je profite juste de t'avoir que pour moi…"
Castiel crispe sa mâchoire, bougeant de nouveau pour s'extraire de ce démon. Ce dernier desserre son étreinte et se laisse tomber à ses côtés. L'ange se lève rapidement, voulant disparaître de ce cauchemar.
"Tu me dégoûtes, Balthazar… J'avais confiance en toi…"
L'interpellé lui répond par un sourire avant de balancer sa main vers sa direction. "A la semaine prochaine, Cassie…"
Le susnommé se contente de gonfler les joues, blessé par l'attitude de son ancien ami. Puis, il sort de la pièce, insatisfait à l'idée d'avoir été une nouvelle fois aussi naïf.
J-133;
Quand Castiel ouvre la porte du studio de Dean qui était dorénavant autant le sien que celui de son ancien mentor, il fut surpris de voir Sam entrain de recoudre le haut du bras de Dean.
"Que s'est il passé ?" demande t'il en se déplaçant rapidement vers le blessé qui vient de relever son visage vers lui.
"Un client qui s'est pris pour un dieu… Ce n'est pas grand chose, elle m'a juste griffé. T'aurais vu ses ongles… Une vraie sorcière." répond Dean dans un sourire avant de retrouver son sérieux. "Et toi ? Avec Balthazar ? Toujours aussi fidèle ?"
Castiel soupire en se laissant tomber dans le canapé alors que Sam reste concentré sur sa tâche. "Tu avais raison, Dean… Il est avec moi simplement par intérêt."
"Je te l'avais dit… Aïe…"
"Laisse Cas tranquille et je serais doux." intervient le meilleur ami de son amant dans un sourire. Dean grogne simplement mais il ne dit plus rien.
Castiel avait toujours été plutôt ébahi devant la relation qu'entretenait les deux hommes. A certains moments, il se sentait plus ou moins jaloux surtout quand il voyait Dean observer Sam avec ce regard fier et heureux. Castiel savait que son amant le voyait comme un petit frère qu'il n'avait jamais eu mais il n'arrivait pas à se retenir de jalouser cette relation.
La leur était belle pourtant malgré l'environnement mais Castiel n'était pas Sam. Des fois, il se demandait pourquoi n'étaient ils pas ensemble tous les deux… Il n'avait jamais osé questionner Dean ou Sam là-dessus. Après tout, cela ne le regardait pas vraiment. Pas beaucoup.
"A présent, je coucherais simplement avec lui et c'est tout. Plus de discussions." finit il par dire alors que Sammy vient de terminer de recoudre son amant.
"J'aime t'entendre dire ça, bébé… Tu nous laisses, Sammy ? Merci, hein." dit Dean calmement.
"Je ne sais pas comment vous faîtes pour remettre ça entre vous... "
"Evidemment que tu sais pas, vu que toi, tu couches qu'avec le boss…" Castiel voit le grand homme tapoter le bras de Dean avant de leur souhaiter bonne nuit et de s'éclipser vers le couloir.
Castiel laisse sa tête reposée sur le dossier du canapé et il sent la main de Dean caresser son torse à travers le fin tissu qui le protège. Il sourit par automatisme, seulement comblé de l'avoir près de lui.
"Ça s'est si mal passé que ça ?" entend t'il à sa droite.
"Non… Enfin, normalement… C'est juste qu'il m'a avoué être heureux de me voir dans cette bâtisse." murmure t'il en fermant les yeux.
Il n'entend rien pendant quelques secondes avant que le froissement de vêtements emplit l'air. Il sourit encore plus en sentant deux mains se poser sur le haut de ses cuisses et il ouvre un œil pour apercevoir Dean accroupi devant lui entre ses genoux entrain de le regarder avec fièvre.
Avant, quand Castiel avait pris la décision de s'éloigner de cet homme, il vomissait à chaque fois qu'il avait un rapport lorsqu'il rentrait dans son studio. A présent, son remède était Mowgli. Il ne passait pas une seule journée sans le sentir contre son corps. C'était devenu sa drogue, finalement, dans ce lieu et il ne s'en plaignait pas, en quémandant le plus possible même.
"Ne pense plus à lui, bébé…"
"Je n'y pense déjà plus." murmure t'il alors qu'il relève le bassin pour aider son ancien mentor à lui enlever la barrière de tissu.
Il se mord la lèvre énergiquement quand il voit Dean se pencher vers son membre proéminent. Puis, un coup de langue râpeuse et chaude s'enroule autour de son sexe et il laisse un gémissement sortir dans l'air.
Il se sentait toujours aussi excité et impatient quand son partenaire portait le nom de Dean. Tout était tellement différent des autres fois et il comprenait à présent ce qu'il lui avait dit lors de sa première semaine dans ce club. "Le sexe avec des clients n'a rien à voir avec le plaisir de le faire avec une personne de ton choix" et aux yeux de Cas, c'était exactement ça qu'il vivait avec Dean.
Il gémit de plus en plus fortement au fil des coups de langues de son amant sur sa verge avant de lâcher un son rauque lorsqu'il voit Dean entamer des va et vient langoureux tout en malaxant ses testicules.
Son ex professeur était absolument doué et il comprenait pourquoi il avait autant de client. Il était beau, performant et avec un sex appeal à en faire baver tous les êtres de ce monde.
Castiel était encore plus fier de se dire que cet homme lui appartenait. Son cœur lui appartenait et il était heureux.
Il bouge involontairement ses hanches, amenant son amant à le prendre plus profondément, et il le surprend entrain de continuer dans cette voie, achevant Castiel sur le bord du précipice.
Il hurle son prénom avant de se déverser dans cette bouche délicieuse et de se laisse tomber plus confortablement contre le canapé, se remettant difficilement du plaisir qu'il vient de vivre. Il aimait ce qu'il vivait avec lui et il ne changerait sa place pour rien au monde.
J-129;
Castiel ouvre un œil, serein, et un sourire s'élargit sur son visage quand il sent la chaude présence de son amant contre ses côtes. Sa paume trouve naturellement sa place dans la chevelure devant lui et il la lui caresse tendrement.
"Hello, Dean." dit il dans un murmure pour s'assurer que l'interpellé est bien éveillé.
"Hey, Cas." La voix rauque de Dean le fait sourire encore plus.
Ce dernier relève le visage vers lui et il sent ses lèvres se poser sur les siennes amoureusement. Castiel ne tarde pas à répondre, amenant même leur échange à devenir plus bestial. Il le voulait. Ce matin, comme tous les autres matins, il voulait se donner entièrement à cet homme.
"Cas…" Dean se mouve rapidement sur lui, prenant le dessus et Castiel se laisse faire, gémissant à chaque coup de reins de son amant sur son sexe déjà tendu.
Leur baiser devient plus fougueux et, finalement, Dean délaisse sa bouche pour parcourir sa mâchoire. Puis, en quelques secondes, les doigts de Mowgli trouvent leur place dans la bouche de Castiel qui s'évertue à les enduire de salives.
A cet instant, il était persuadé que même sans lubrifiant, il accueillerait son amant sans ressentir aucune douleur. Il avait même l'impression que son antre s'ouvrait presque par automatisme pour son membre proéminent. Peut-être était ce dû au fait que son arrière train n'avait pas une seule journée de repos, n'empêche que pour Dean, Castiel se sentait prêt à le recevoir peu importe l'heure.
"Maintenant, Dean…" soupira l'ange en écartant les jambes, l'invitant sans préambule. Il voit les doigts de son partenaire se diriger vers son postérieur mais il les stoppe et les coince sur le matelas. "Ton sexe, Dean. Maintenant."
"Mais.. Cas, tu…"
"Maintenant." dit il difficilement alors que son corps ne cesse de se mouvoir contre le bassin de Mowgli.
Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour sentir la surface douce sur son entrée et quelques secondes de plus pour le sentir envahir son antre. Il n'avait pas mal, ne ressentait aucune douleur et, alors que Dean vient de le remplir entièrement, il gémit à s'en casser les cordes vocales quand il ressent son organe se faire buter. Comment faisait il pour connaître aussi facilement sa sensibilité ? Castiel, lui, mettait toujours plus de temps pour buter contre ce point G alors que Dean… Dean était assurément parfait.
Il agrippe les omoplates de ce dernier, envahi par des tonnes d'émotions plus délicieuses les unes que les autres et il se laisse entièrement aller, criant sans gêne le plaisir ressenti. Il l'aimait comme un dingue. Dean était le plus bon et le plus doux de tous les amants.
Les déhanchements de son partenaire deviennent plus brusques et Castiel se déverse sur son torse dans un râle plus qu'équivoque. Dean ne tarde pas à venir à son tour avec un son presque animal mais pas le moins répugnant.
"Dean…"
"Cas…"
Ce premier pose son front sur celui de Castiel et ils restent l'un et l'autre dans cette position plusieurs minutes, reprenant leurs esprits. L'ange était comblé et heureux, ne souhaitant aucunement sortir de ses draps. Si cela ne tenait qu'à lui, il resterait dans cette position aussi longtemps que possible.
Malheureusement, le bruit d'une porte qui claque contre un mur les fait se redresser et, alors que Castiel se dépêche de cacher leurs corps sous la couette, le visage de Sam et Charlie font leur apparition.
C'est à ce moment-là que l'ange se rend compte que quelque chose cloche parce qu'aucun des deux arrivants n'a un visage heureux.
"Que se passe t'il ?" demande Dean en plissant le front et Castiel ne tarde pas à faire de même.
"Le maire, Dean… Il est là." dit Sam avec une voix brisée.
Le susnommé se redresse un peu plus, se fichant de se retrouver nu devant les invités, et il empoigne les barres du lit pour se retenir. "C'est une urgence, c'est ça ?"
"Il veut te voir maintenant… Il.. Il n'a pas l'air de bonne humeur."
Castiel enroule ses bras à la seconde près autour de Dean. C'était le jour J. Le jour tant méprisé.
"Humeur de chien du genre ?" grogne Dean en serrant machinalement le corps de l'ange contre lui.
"Du genre à avoir sorti tout son arsenal de sa valise, Dean…"
Castiel plisse les yeux et se concentre sur l'expression de son amant. Expression qui ne tarde pas à lui donner des sueurs froides. Dean a peur. L'ange peut le voir dans ses yeux et il déglutit. Était ce si horrible que ça ? Qu'est ce que Sam pouvait bien vouloir dire ?
"Char'... ?"
"Je ne l'ai jamais vu comme ça, Dean-o… Je me suis ruée vers Kévin dès que je l'ai vu. Il m'a donné de la pommade pour prévenir… Laisse moi t'en mettre, Dean, je t'en prie."
Castiel voit l'interpellé hocher la tête vivement et il se redresse tellement vite que l'ange n'a pas le temps de le retenir. "Qu'est ce que ça veut dire ? Dean ?"
"Ne t'en fais pas, Cas… Tout va bien se passer."
Et vu le regard que s'envoya toute l'équipe, Castiel sût que ce n'était pas le cas.
