Bonjour mes fidèles (oui-oui-oui),
Voici le chapitre 14 de PS, plus ou moins dans les temps. Veuillez me pardonner pour les publications en retard... Impardonnable, je sais.
Warning : Ce chapitre peut être considéré comme atroce, je préfère prévenir les petites âmes sensibles... Même en tant qu'écrivain, j'ai morflé.
Bref, je vous laisse le soin de le découvrir, bonne lecture,
* Chapitre quatorze *
POV Dean
J-129 ;
Dean se retrouve les mains liées au dessus de sa tête, accrochées contre des grilles en fer. Son dos se colle à la froideur de la ferraille et ce n'est qu'avec la pointe des pieds qu'il arrive à supprimer la douleur de ses bras. Il ne voulait pas lâcher prise, s'il le faisait les jointures de ses épaules en souffriraient. Il avait mal aux orteils mais il savait d'avance que la douleur serait beaucoup plus prononcée dans ses bras s'il ne prenait pas appuie au sol. Il en avait déjà fait les frais. C'était la même rengaine. Encore.
"Tu sais ce qu'ils m'ont dit, hein ? Que je ne méritais plus ma place au haut de la hiérarchie ! Moi ? Azazel ? Le démon ?" Dean le voit se munir d'un gant en latex et d'un petit scalpel. "Ils envisagent de me remplacer par de la sous-merde ! Comment il s'appelle déjà ? Alastair ? Je t'en foutrais des Alastair, moi !" Il s'approche de Dean et passe sa main sur son torse dénudé.
Dean sait qu'il ne le regarde absolument pas, qu'Azazel est simplement concentré sur son dialogue et sa rage. Mowgli crispe sa mâchoire quand il sent les doigts de son bourreau pincer l'un de ses tétons avec un regard vide.
"Je suis l'homme le plus riche des Etats-Unis, Mowgli…" sa voix est déraillée et lointaine. "Le plus riche… Si je perds ma place à leur côté, que vais je devenir ?" Dean inspire en sentant le doigt descendre vers son nombril. "Qu'adviendra t'il de toi, hein ?" Il sent la main gantée encercler son membre et Dean déglutit. "Hein, Mowgli ? Qui prendra soin de toi à ma place ?"
Cette fois, les yeux de son geôlier se posent dans les siens et Dean sait qu'il attend une réponse. "Tu pourras toujours revenir…"
Azazel serre sa poigne sur son sexe et Dean retient un cri. "Que je revienne ? Avec quel argent, hein ? Ils vont tout me prendre. Tout. Jusqu'à mes vêtements !"
Une goutte de sueur perle sur le front de Dean quand il voit la main tenant le scalpel s'approcher de son entrejambe. Il n'allait quand même pas laminer cette partie de son corps, si ? Jamais il n'avait été jusque là… Il était hors de question qu'il le fasse aujourd'hui… "Que-Que comptes tu faire avec.. ça ?"
Le regard d'Azazel se pose sur l'arme et il repose un regard dur vers Dean. "Je fais ce dont j'ai envie, Dean. J'ai encore ce droit aujourd'hui ! Je fais ce que je veux de toi ! Tu m'appartiens !"
Dean hurle en sentant la lame froide sur son pénis et une douleur insupportable, amenant son sang à battre au niveau de ses tempes, se fait ressentir sur son membre. Il baisse le regard et il aperçoit une fine coupure sur cette dernière. Vraiment fine, pas de quoi s'alarmer réellement mais le sang qu'il voit goutter lui donne envie de vomir.
La main gantée se pose sur la blessure et Dean crie de nouveau. "C'est ma dernière journée avec toi... " Les yeux de son bourreau se voile alors que la main commence à faire de léger mouvement sur le sexe ensanglanté de Dean. "Pourquoi ne viendrais tu pas vivre avec moi, hein ?"
Dean sent son front perlé de sueurs mais il arrive à lever les yeux vers Azazel. Vivre avec lui ? Dean pouvait lui cracher un nombre incalculable d'arguments dans la figure. La torture ne faisait pas parti de ses tripes. "Crowley ne le permettra pas, Az'..."
"J'EMMERDE CROWLEY !" Cette fois, la lame se pose sur son torse et elle le taillade plus profondément qu'habituellement. Le visage de Dean se penche en arrière et il mord sa lèvre pour ne pas hurler de douleurs. C'est difficile, surtout en ce moment alors qu'il sent encore son sang battre entre ses jambes, mais il y arrive. "Ton boss n'est qu'un misérable ! Un connard de pacotille ! C'est grâce à moi que son business marche aussi bien !" Une nouvelle coupure sur ses pectoraux. "Je suis celui qui fait marcher la boite !"
Dean ne compte plus le nombre de taillades sur son corps. A chaque seconde, il sent la lame s'enfoncer dans sa chair. Toujours plus, toujours plus loin, toujours plus douloureuse. Il n'avait plus la force de s'observer, il n'avait plus le courage de voir sa peau se teinter de rouge. Au moment où il était sur le point de battre de l'œil, de se sentir tirer vers les Abymes, les coups cessèrent et la main recouverte de latex agrippe sa mâchoire pour lui faire relever le visage.
"Bande pour moi, Mowgli !" Le souffle est trop proche de lui et il ouvre les yeux pour observer l'homme positionné devant son visage. L'homme recouvert de sang. De son propre sang. Il les referme aussitôt, se concentrant plus sur ses orteils qui semblent sur le point de ne plus pouvoir le soutenir. "J'ai dit : Bande pour moi !"
Dean laisse un gémissement sortir de ses lèvres alors qu'il s'évertue à replacer plus confortablement ses doigts de pied contre le lino. Si ses pieds le lâchaient, il n'allait pas pouvoir rester conscient et il était hors de question qu'il se retrouve à moitié dans le coma dans sa situation. Il signerait son arrêt de mort.
Un grognement mécontent emplit l'air et Dean se tendit dans la seconde en sentant la bouche de son bourreau se refermer sur son membre. Il baisse le regard, s'agrippant du bout des doigts à la grille, et il est sur le point de gerber en voyant son sang envahir la salive de son geôlier. Ce dernier entame des va et vient sur son sexe ensanglanté et il le voit s'extasier dans ce mélange répugnant. Azazel était malade.
Dean avait l'habitude de l'étrange mais, là, ça dépassait tout. Il n'avait pas la force de pouvoir trouver ne serait ce qu'un minimum de plaisir, pas avec cette vision d'horreur.
Il hurle à la mort en sentant les dents de son bourreau serrer sa verge et il essaye de se débattre tant bien que mal en lançant un coup de genou contre le visage devant lui. Il n'aurait pas dû. Jamais dû.
Azazel se redresse précipitamment, encercle ses doigts autour de son cou et lui relève les jambes. Dean était souple, vraiment souple, mais, là, il avait l'impression de sentir les filaments de sa jambe se déchirer. Sa cuisse touche pratiquement son ventre et cette position le rend encore plus faible, obligeant sa dernière jambe à ne plus pouvoir supporter tout son poids. Il hurle de nouveau en sentant ses bras craquer et il essaye tant bien que mal d'empoigner la grille avec ses doigts. A cet instant, il emmerde la gravité et l'insulte sans scrupule.
La douleur ne s'arrête pas là quand il sent le sexe entrer dans son antre dans un seul mouvement et quand il sent la poigne de son bourreau se resserrer, l'empêchant de respirer convenablement.
"Si c'est ma dernière journée à tes côtés alors ce sera la tienne aussi."
Le cerveau de Dean commence à faiblir alors qu'Azazel lui déchire son antre de plus en plus vite et de plus en plus profondément. La dernière image que lui représente son cerveau n'est pas le regard démoniaque de son bourreau mais le regard tendre de Castiel et il part dans l'inconscience, priant simplement pour que son ange survive.
J-110;
Les pensées de Dean reprirent consciences avec lenteur. La première chose qui lui passe par la tête n'est qu'un nom, un simple nom qui lui donne envie de se lever pour aller le retrouver. Mais pour l'heure, il y pense juste. Castiel. Ses yeux papillonnent sous ses paupières et il s'humidifie les lèvres qu'il sent trop sèches. Il a faim aussi, terriblement faim. Et il a mal. A la gorge, aux bras, aux jambes et aux pieds. Castiel. Castiel.
Ses yeux papillonnent encore, ses paupières lui semblent beaucoup trop lourdes pour réussir à les soulever alors il patiente. Castiel. Il essaye de bouger un doigt. Il essaye. Encore. Il y arrive enfin. Il papillonne de nouveau. Castiel.
Essayer de bouger, essayer d'ouvrir les yeux, essayer de parler. Tout lui demande beaucoup trop d'efforts et les Abymes reviennent. Castiel.
J-109;
Castiel. Son cerveau se remet en marche, doucement, et il arrive à bouger sa mâchoire. Lentement. Un peu. Pas beaucoup mais suffisamment pour qu'une douleur sourde lui vrille les oreilles. Il arrête et se concentre sur ses mains. Il bouge un doigt. Douloureux aussi. Il arrête, respire. Là aussi, une nouvelle douleur. Alors il arrête encore et laisse simplement son esprit en fonctionnement. Castiel. Il a froid et sa gorge est sèche. Trop sèche. Détestable. Il a soif aussi. Il s'humidifie les lèvres rapidement. Ses yeux papillonnent sous ses paupières de nouveau trop lourdes. Castiel. Les Abymes reviennent.
J-108;
Castiel. Ses paupières sont moins lourdes mais il n'arrive toujours pas à les soulever. Sa gorge le mitraille encore mais c'est moins douloureux. Que la veille ? L'avant veille ? Il peut bouger ses doigts quelques secondes supplémentaires et ses orteils. Ses orteils bougent eux aussi. Il a un bleu à la mâchoire, il peut le sentir. Castiel. Une mitraillette fait encore des vagues dans un coin de son cerveau. Il sent des fils, des tubes dans ses narines. Castiel. Est il à l'hôpital ? Serait il sorti de l'enfer ? Il ouvre la bouche pour la refermer aussitôt. Trop douloureux et difficile. Castiel. Les Abymes réapparaissent.
J-107;
Castiel. Il n'entend rien, pas même le bruit d'une machine, ni d'une vie à l'extérieur. Serait il devenu sourd ? Il essaye de gémir mais sa gorge ne l'aide pas et il ne dit rien. Il ne bouge pas. Il sait que cela lui demande beaucoup trop d'efforts alors il pense. Castiel. Que s'est il donc passé ? Pourquoi était il dans cet état ? Azazel… Castiel. Torture. Scalpel. Le maire. Des images lui reviennent. Il papillonne de nouveau. Horrible. Souffrance. Peur. Destruction. Les Abymes sont de nouveau là.
J-106;
Castiel. Cette fois, Dean ouvre les yeux, en grand, rapidement, de peur qu'il ne puisse plus les ouvrir de nouveau. Pourtant, il les referme, la lumière lui agressant les iris. Il essaye de nouveau plus lentement, se laissant des minutes pour atteindre l'ouverture complète. Il peut y arriver, il le sait. De la patience. Castiel. Il a juste besoin d'être patient. Il n'entend toujours rien, son cœur bat vite. Il a les yeux ouverts et il voit le plafond. Surface froide et blanche. Hôpital ? Il papillonne ses cils, s'acclimatant à la lumière. Il a réussi. Il essaye de sourire, sa mâchoire ne veut pas abdiquer alors il baisse les yeux. Castiel. Il n'est pas dans un hôpital. Il est dans une chambre du pub, celle pour les blessés. Il essaye de grogner, sa gorge ne veut pas. Il laisse tomber. Il tourne le visage vers sa droite. Personne. Vers sa gauche. Personne. Il gigote dans le lit, souhaitant se redresser sur le matelas. Il a mal au dos dans cette position. Castiel. Il sent une larme couler sur sa joue. Il n'entend rien mais il voit.
Garth est là devant lui, il bouge les lèvres rapidement. Trop rapidement. Dean ne déchiffre pas, ne comprend pas mais il sait. Il est sourd. Aucun son ne lui parvient. Son cœur s'emballe. Les Abymes de nouveau.
J-105;
Lorsqu'il ouvre de nouveau les yeux, il surprend Garth entrain de lui administrer une dose dans le creux de son coude avec une seringue. Il n'a aucune idée de ce qu'elle contient mais il ne grimace pas pour autant. Il a confiance en ce médecin, il lui confierait sa vie s'il le devait. Il l'observe simplement faire sans émettre un seul son. De toute façon, il lui semble que son ouïe n'est toujours pas revenu.
Garth pose ses yeux dans les siens alors qu'il retire la seringue de son bras et un sourire se dessine sur ses lèvres. Puis, en quelques secondes, ces dernières gigotent dans tous les sens et Dean regrette de ne pas pouvoir l'entendre. Il s'était toujours plaint du fait qu'il soit une vraie pipelette et pourtant, là, il donnerait tout pour entendre le son de sa voix. Il soupire juste, se rendant compte par la même occasion que sa gorge ne lui fait plus si mal que ça et il porte son attention sur le plafond.
Quelques minutes plus tard, Garth lui passe une sorte d'examen, observe tous ses membres et organes avec diverses ustensiles plus étranges les uns que les autres. Dean ferme les yeux la plupart du temps, pas rassuré à l'idée de se sentir comme un rat de laboratoire.
Une bonne trentaine de minutes de soins plus tard, Garth finit par disparaître et Dean se retrouve de nouveau seul à observer la chambre de fond en comble de ses yeux. Pourquoi Cas n'est il pas venu encore pour le voir ? Sait il au moins qu'il est allongé sur ce lit ? Comment est il arrivé là déjà ? Son dernier souvenir remonte au moment où des doigts se referment sur… Azazel avait essayé de le tuer. A priori, il n'y était pas parvenu puisqu'il était bel et bien vivant. Pourquoi ? Pour quelle raison ? Comment avait il pu s'en sortir alors que son bourreau était aussi bien parti pour l'achever ?
Il cesse de se poser des questions quand une longue chevelure apparaît dans l'entrebâillement de la porte. Son sourire s'élargit ostensiblement lorsqu'il voit Sam se ruer vers lui, des larmes envahissant son doux visage. Les bras de Dean s'élèvent dans l'air et Sam se retrouve en peu de temps entre eux, sa tête posée sur son torse. Sa paume caresse le dos de son visiteur et il espère que ce geste l'apaise.
Après de longues minutes d'étreintes, Sam finit par se redresser et se met à gigoter pour prendre une feuille et un crayon. Dean plisse les yeux en le voyant s'activer à écrire et il les écarquille en apercevant l'ardoise.
"Tu m'as fait peur, Garth m'a dit pour ton ouïe. Il est confiant, il pense que tu vas vite la récupérer."
Dean hoche la tête, un sourire se dessinant sur ses lèvres. Ce n'était donc pas définitif, il allait de nouveau pouvoir entendre le son de chaque voix, chaque bruits… Il en était grandement soulagé. Ses doigts se noient dans la chevelure de son Sammy et il l'observe tendrement avant d'ouvrir la bouche, espérant que son meilleur ami arrive à lire sur ses lèvres. "Cas" essaye t'il de transmettre et il semble y parvenir quand il voit son visiteur écrire sur le bout de papier. Il le lui montre peu de temps après et Dean hoche la tête vivement en apercevant les lettres de son amant sur cette feuille blanche. Sam reprend son écriture avec un visage presque désolé et triste. Dean se redresse un peu, son cœur battant en attendant de pouvoir le lire. Il devient vraiment impatient et angoissé quand il voit que Sam écrit presque un pavé avant de le lui faire lire.
"Crowley a explosé la porte de la chambre pour te sortir des griffes d'Azazel et Castiel n'a pas mis longtemps avant de le rejoindre. Je suis arrivé après mais j'ai eu le temps de voir Crowley amener Castiel au trou. Apparemment, il aurait pris un couteau pour tuer Azazel. Il n'a pas réussi mais il l'a bien planté quand même. Charlie va le voir tous les jours grâce à Gabriel qui le lui autorise, il va bien, ne t'en fais pas."
Le sang de Dean ne fait qu'un tour et il essaye de se redresser totalement avant de se faire reprendre par Sam qui l'empêche de bouger. Castiel était au trou par sa faute, il devait aller le rejoindre, voir Crowley pour excuser son comportement. Il était hors de question que Castiel reste enfermé H/24 avec de la pourriture, des rats et autres bestioles plus horribles les unes que les autres. Il grogne avant de tousser à s'exploser les poumons et il finit par prendre le crayon rapidement pour écrire quelques mots à l'attention de Sam.
"Depuis quand il est enfermé ? Je veux le voir ! Maintenant !"
Sam bouge la tête de gauche à droite, écrivant à son tour. "25 jours, il lui en reste encore 5."
Dean voit rouge, terriblement rouge et il est à deux doigts de tout exploser dans cette chambre. Il pourrait même foutre son poing dans la tronche de son meilleur pote même s'il sait pertinemment que ce n'est en aucun cas de sa faute. Il a besoin de se défouler. Il a besoin de crier, d'évacuer toute la haine qu'il a en lui, toute la tension accumulée mais à la place, il sent ses muscles devenir douloureux et les Abymes l'engloutissent de nouveau.
