Bonne fête à tous et à toutes !

Voilà que l'année 2016 touche à sa fin... (Perso, j'ai rien vu défiler x))

Enfin bref, je ne suis pas là pour vous faire un topo de ma trépidante vie de cette année mais je suis bien là pour vous publier le chapitre seize de Plaisirs sauvages !

Avancement de la condition physique de notre Dean avec un Cas qui s'est très bien remis de son petit séjour au trou (Pas étonnant, avec un Dean près de lui ;))

Avis de recherche : Je suis à la conquête d'un bêta pour suivre mes folles histoires ! Si cela vous intéresse ou si vous connaissez quelqu'un qui serait intéressé, contactez moi ! Cependant, j'aimerais un bêta "efficace" dans le temps... Hé, ouais, méchante sorcière !;)

Bref, bonne lecture, et encore joyeuses fêtes mes loulous,


* Chapitre seize *

POV Dean

J-103 ;

Ce n'est pas l'assèchement de sa gorge ni même son mal de crâne qui le réveillent mais le corps chaud englouti contre lui. Son cœur s'emballe à l'idée que ce soit Castiel à ses côtés et automatiquement son cerveau lui révèle la vérité. Ce ne peut pas être Cas parce que Cas est encore enfermé au trou pour cinq jours. Il ouvre les yeux si subitement, peureux à l'idée que ce soit Benny à ses côtés, qu'il sent son cerveau tanguer. Il grogne, dû moins, le pense t'il puisqu'il ne s'entend toujours pas… Hier, quand il avait hurlé pour avoir le droit de voir son homme, il avait simplement senti ses cordes vocales vibrer. Seulement ça. Pas d'échos, de sons graves. Absolument rien et c'était frustrant.

Il tourne le visage vers la gauche et, à cet instant, il se croit dans un rêve. Un doux rêve. Plutôt étrange de rêver de soi amoché avec le plus parfait des amants à ses côtés, non ? Il bouge son bras droit et pose sa paume sur la joue posée sur son épaule. Il sent la chaleur du corps à travers sa paume… Son rêve était putain de réaliste, non ?

Il reste interdit un moment en voyant les lèvres de Castiel mimer son prénom. Il rêve de lui sourd ? Ce rêve était vraiment des plus étranges.

Dean se contente de sourire en caressant la joue de son partenaire et il se penche pour sceller ses lèvres aux siennes. Pouvait il coucher avec cette personne dans son rêve ou son état était aussi catastrophique que dans la réalité ? Il se contorsionne pour mettre à bien son idée, se retrouvant au dessus de l'homme parfait et il l'embrasse de nouveau.

Pouvait il être aussi inventif dans un rêve ou est ce que son sosie préférait les positions plus prudes ? Il descend sa main vers le bas ventre de Castiel et il malaxe son membre légèrement dressé. Même dans les rêves, il était question de préliminaire ? Il ferme les yeux, se laissant entièrement envahir par ce bien-être.

Mais au bout d'un moment, il sent son fantasme le repousser gentiment, en bougeant les lèvres contre les siennes et Dean ouvre les yeux pour apercevoir Cas balancer son visage de gauche à droite. C'était possible, ça ? Que l'homme à qui on rêve à l'autorisation de faire tout capoter ? C'était pas censé être Dean au commande ? Et bien, même ses rêves partaient en sucette.

Il se laisse tomber sur le côté en soupirant de lassitude. S'il n'avait pas la possibilité de coucher avec Castiel, ni même de lui parler, à quoi rimait donc ce rêve ? A lui faire comprendre l'impossible ? C'était tordu… Son cerveau avait dû clamser en cours de route. Peut-être était il mort en fait ?

Même mort, on gardait les symptômes ? La surdité et les bandages sur le corps ? Déprimant. Vraiment.

Il papillonne des yeux, se demandant vraiment ce qu'il était censé faire maintenant, avant qu'il ne porte son attention sur Castiel qui se munie d'une ardoise et d'un marqueur. Ou avait il déniché ça ?...

"Hello, Dean."

L'interpellé sourit. Son Cas rêvé ou son Cas de la mort n'avaient à priori pas perdu ses caractéristiques. Fascinant. Dean prend le matériel et écrit à son tour.

"Hey, Cas… J'suis dans un rêve ou j'suis juste mort ?"

Le susnommé l'observe incrédule avant de s'acharner sur l'écriteau.

"Mort ? Mais non, Dean, tu es seulement réveillé."

Il rit parce que c'est tout simplement grotesque. "Impossible, mon Cas est encore au trou pour quatre ou trois jours."

Il voit Castiel balancer de nouveau son visage en écrivant énergiquement. "Non, Dean, Gabriel est venu me chercher pour m'amener à toi, c'est tout."

L'amener à lui ? Gabriel ? Depuis quand Gabriel acceptait de répondre favorablement à ses requêtes, hein ? Il plisse le front, encore méfiant. "Vrai ?"

Cette fois, Castiel hoche la tête avec un sourire lumineux. Dean l'observe avec plus d'attention. C'est vrai qu'il semble avoir perdu de la masse et son teint est blafard. Pourtant, il a ses iris qui reflètent un bonheur sans nom et un sourire à vous rendre aveugle. Pour quelqu'un qui vient de passer presqu'un mois dans l'obscurité la plus totale, il semble être en pleine forme...

"Mais, ça va ?" écrit il en ne cessant pas de froncer les yeux.

"Bien sûr que ça va, Dean, je suis à tes côtés."

Mowgli sourit vraiment cette fois et il balance l'ardoise pour prendre son amant dans ses bras, heureux à l'idée de pouvoir enfin le serrer réellement dans ses bras. Il est vrai que, en se concentrant bien, Castiel ne sent pas la rose mais Dean s'en fiche d'une guigne, trop comblé pour chipoter pour un détail aussi insignifiant.

Il était là, à ses côtés, dans son lit, et c'était juste fantastique.

Ils se câlinent un moment, sans aucun geste déplacé, se redécouvrant simplement l'un et l'autre, goûtant l'étreinte de l'autre avec une joie prononcée.

A cet instant, Dean se fout royalement de ne pas pouvoir entendre, d'avoir encore la gorge en feu, d'avoir son cerveau en pleine ébullition ou d'avoir les doigts de pieds en fusion. Ce qui comptait, c'était Castiel contre lui.

Il était juste heureux, tout simplement.


Des heures s'écoulent où Dean ne fait aucun mouvement, ni n'écrit à l'homme de ses rêves. Des heures à juste le tenir contre son torse, s'enivrant de sa chaleur.

Mais, au bout d'un moment, il voit Garth apparaître avec des ustensiles à gogo et il assiste à un échange verbal entre les deux autres hommes de la pièce. Cette situation le lasse, l'exaspère et le déprime. Il avait essayé de lire sur les lèvres mais très vite, il avait abandonné, attendant juste qu'ils se souviennent de lui, de sa présence dans les locaux.

Il attend près d'une demi-heure avant que Garth ne s'avance vers lui pour lui faire un tas de tests visuels et auditifs. Dernier point qui ne semble toujours pas en amélioration puisqu'il n'entend absolument rien. Encore.

Il voit Castiel le regarder avec douceur et cela lui suffit pour qu'il ne se sente pas trop en difficulté, ni même pour qu'il se sente faible.

Garth discute à nouveau avec Castiel, délaissant derechef Dean qui soupire de lassitude. Cinq minutes à se sentir seul, cinq foutues minutes qui paraissent être des heures. Cette situation le rendait malade.

Puis, d'une seconde à l'autre, Garth disparaît et il sent Castiel se redresser pour lui enlever les bandages restants sur son torse. Dean pose sa main sur son poignet en l'interrogeant du regard alors Cas se dépêche de prendre l'objet leur permettant de communiquer.

"Garth dit que tu ne devrais plus avoir une seule égratignure mais il pense que tu as de nouvelles cicatrices."

Dean ricane en son fort intérieur. Il s'en fiche. Après tout, deux ou trois marques de plus sur son corps n'allaient en rien changer les dégâts de maintenant. De toute façon, il les voyait comme un moyen de se souvenir de son enfer dans ces lieux, un moyen de lui rappeler les souffrances qu'il avait commises avant d'arriver ici. C'était sa punition. Qu'il s'infligeait lui-même sans aucun scrupule. Il avait détruit des vies, il devait en payer le prix.

Il lâche l'avant bras de Castiel et il l'observe dérouler les bandes avec une infinie douceur. Il aurait été tenté de lui dire qu'il n'avait pas mal et donc qu'il pouvait y mettre plus de hargne mais il n'avait pas la force d'agripper l'ardoise pour écrire. Alors il regarde juste son amant le dévêtir. Doucement avec une lenteur à rendre fou et, pourtant, Dean ne dit rien.

Au fils du temps, il voit la peau de son torse envahir sa vision et il se retrouve de plus en plus estomaqué. Les cicatrices qu'Azazel lui avait faites étaient vraiment impressionnantes. Elles étaient plus larges, plus longues et beaucoup moins belles qu'habituellement. Comme si le maire s'était totalement déchaîné sur sa peau.

Dean relève le visage vers l'ange qui le regarde d'un air désolé tout en enroulant les bandes entre elles. Il n'avait pas à l'être, ce n'était pas de sa faute si son corps était envahi d'horreurs. Dean espérait juste qu'il arrive à en faire abstraction et que son physique soit toujours avantageux, du moins, à ses yeux. Il ne s'en remettrait jamais si Castiel ne le désirait plus.

Ce dernier semble avoir lu en lui puisqu'il finit par lui sourire et par déposer ses lèvres sur chaque nouvelles marques présentes dénigrant son magnifique corps musclé.

Dean sourit à son tour en goûtant l'étrange caresse que ses lèvres effectuaient sur son torse. Il ferme les yeux, se concentrant seulement sur les baisers endiablant son être.

Il pouvait dire qu'il était heureux. Castiel était avec lui, il n'avait pas à affronter la hotstyle ni même les clients pour plusieurs jours voire semaines et cela le rendait serein, comblé et reposé. Il allait enfin avoir des "vacances" méritées au côté de celui qui lui faisait battre frénétiquement son cœur. Oui, il était heureux et il le crierait s'il le pouvait.


J-100;

Trois jours que Castiel l'obligeait à faire des exercices pour se "remettre en forme". Ces derniers pouvaient être physique autant qu'intellectuel et Dean haïssait trop réfléchir. Pourtant, il fut obéissant parce que c'était Castiel, son mentor. Et dire qu'il y a quelques mois, c'était lui dans ce rôle et qu'aujourd'hui, c'était son homme… Cela le faisait bien rire.

Il n'avait toujours pas récupéré son ouïe et cette constatation commençait à le rendre anxieux. Et il n'était pas le seul à l'être, Garth s'inquiétait lui aussi de plus en plus et cette appréhension rendait Sam furieux.

"Il serait temps de voir Crowley, tu ne crois pas ?"

Dean secoue ses épaules en faisant une moue. Il appréhende l'affrontement entre lui, Cas et le roi de l'enfer. Le choix que Castiel avait fait, de prendre l'initiative de tuer Azazel allait sans aucun doute jouer en sa défaveur pour sa liberté et cela le frustre. Il ne s'en remettrait jamais si le contrat disparaissait… C'était de sa faute. Parce que Cas était tombé amoureux de lui, parce qu'il avait su que quelque chose de grave se passait, parce que Dean était quelqu'un de faible et qu'il aurait dû se débattre de ce connard depuis longtemps.

Mais non, au lieu de ça, Castiel avait essayé de détruire ce monstre et à cause de ça, il risquait de tout perdre. Par sa putain de faute.

Il prend l'ardoise et griffonne rapidement quelques mots avant de la montrer à Castiel positionné face à un tableau d'écolier que Sam avait eu l'obligeance d'apporter avant hier.

"Ton contrat va disparaître Cas…"

Il voit le susnommé balancer ses épaules avec nonchalance comme s'il s'en foutait éperdument. Il se fiche de lui, n'est ce pas ? Lui qui s'était "battu" pour pouvoir être libre un jour ou l'autre, il était entrain de passer ce détail ? Ce gros détail ? Le genre de truc à rendre votre vie meilleure ? C'était une blague ?

"Cas !" Dean se fait plaisir à mettre des points d'exclamations. "! C'est ta liberté, bordel !" C'était moche, à l'écrit, mais il espérait que son amant y comprendrait la nuance verbale qu'il essayait de transmettre. Nuance qui, à priori, ne semble pas être compris par son cher Cas.

Dean lève les yeux au ciel. Décidément, il ne le comprendrait jamais. Il voit des mots apparaître sur le tableau et il attend patiemment que Castiel finisse d'écrire.

"Ma vie à l'extérieur de ces murs va me paraître fade sans toi alors je préfère rester ici."

Dean se redresse et se lève, son fort intérieur sur le point d'exploser de colère, mais il ouvre la bouche devant la douleur qui se fait sentir sur ses jambes et ses doigts de pieds. Il retombe lourdement sur le matelas en cachant son visage contre les draps. Ses jambes ne se sont pas encore remises de l'événement qui a failli lui coûter la vie, bordel. Cela faisait encore un mal de chien. Il sent les douces paumes de Cas sur son dos et il se laisse masser en le rassurant par un pouce levé vers lui. Un massage… Rien de mieux pour oublier ces foutues douleurs.

Il se redresse légèrement pour prendre l'ardoise entre ses mains et il écrit rapidement avant de la poser devant lui, espérant que son amant lise par dessus son épaule.

"Je veux te savoir dehors, bébé, je t'en prie, promets moi de tout faire pour sortir d'ici…"

Les mains cessent leurs mouvements circulaires et Dean tourne son visage vers l'arrière pour voir Cas hocher la tête lentement, une larme sur le point de sortir de son iris droit.

Il ne réfléchit pas, se retourne entièrement et encercle son homme de ses bras, essayant de lui transmettre tout son amour dans ce geste.

Ils restent ainsi un moment avant que Cas n'amène ses mains à découvrir la peau de Dean, enlevant toutes les couches visibles de son corps hâlé. Dean se retrouve rapidement en simple boxer sur le matelas alors que Castiel le chevauche en baladant ses paumes sur chaque bout de peau accessible.

Les caresses de Castiel rendent Dean fébrile et sa peau crépite à chaque passage, comme s'il était envahi de milliers d'éclairs sans pour autant que ce soit douloureux. Oh ça oui, tous les traitements de Cas à son égard n'étaient en rien de la souffrance, au contraire.

Dean sent son membre se gorger de sang au fil des caresses et il s'active à déshabiller à son tour l'homme de ses rêves face à lui. Il n'avait pas encore toute la maîtrise sur son corps, principalement à cause de la douleur de ses jambes, mais, à cet instant, il ne désirait que sceller son corps avec son ange et rien ne l'arrêtera.

Il ne leur faut pas longtemps pour se retrouver l'un comme l'autre entièrement nu et Castiel prend les devants en se positionnant au dessus de son amant pour envahir son corps de baisers humides. La température grimpe lentement, leurs lèvres se caressent, leurs langues se goûtent, s'imprègnent de l'autre, leurs mains se baladent, griffent, jouent.

La seule chose que Dean regrette est de ne pas pouvoir entendre les soupirs dévaler cette bouche magnifique. Pourtant, il sait que Cas est entrain de soupirer, il sent son souffle sur lui, il a la bouche entrouverte et ses yeux à demi-fermés d'extase.

Dean empoigne le sexe gonflé de son partenaire et il commence à le masser lentement en mordant son épaule. Il avait tellement envie de le sentir en lui qu'il serait sur le point de s'enfoncer lui-même ce membre jusqu'à la garde. Depuis combien de temps n'avait il pas couché ? Lui, qui ne passait pas une seule journée sans sexe, était pratiquement en manque. Il le sentait en lui. Son corps demandait à être pris, à ressentir la jouissance parcourir ses veines. Dean avait l'impression de faire un putain de marathon. Il avait tellement chaud, son souffle était saccadé, sa gorge lui faisait mal mais c'était principalement son sexe tendu, au bord du précipice, qui lui faisait réellement mal. Son désir avait besoin d'être assouvi.

Il attrape la mâchoire de son partenaire et il l'embrasse avidement, demandant silencieusement que Castiel le prenne, maintenant. Son partenaire eut l'air de comprendre sa demande puisqu'il amène ses doigts à sa bouche pour les sucer avidement et, dans un délai étonnamment rapide, il sent les doigts de Castiel s'insérer dans son antre.

Il se crispe mécaniquement, serrant ses muscles sur le doigt. Cette première intrusion était plus compliquée que d'habitude, plus douloureuse aussi. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas été si serré.

Pourtant, la douceur et les caresses de son amant le détendent et il se laisse envahir entièrement. Il sent les doigts de Cas exercer de petits cercles dans son antre et, lorsque sa sensibilité se retrouve frappée de pleins fouets, Dean a l'impression de renaître de ses cendres.

Il aimait le sexe pour ressentir ce qu'il ressent actuellement et le faire avec le plus bel homme de sa vie rendait ce geste encore plus irréel. Si c'était ça le paradis alors Dean ne souhaitait que d'y aller rapidement.

Quelques gestes bien placés et il est sur le point de jouir contre son ventre. Castiel doit lire en lui ou le connaître absolument bien puisque c'est à ce moment là qu'il enlève ses doigts pour le pénétrer entièrement de son sexe. Et là, Dean jurerait ne rien connaître de meilleur. Castiel était son ange, son dieu.

Les mains de Dean s'agrippe aux épaules de son partenaire alors que ce dernier accélère ses coups de butoir. Il allait jouir.

Il allait se déverser et avoir un orgasme même malgré sa putain de condition physique. La douleur de ses bras, de sa gorge ou de ses jambes paraissaient minimes et indifférentes. Il ne se concentrait que sur les allers venus de ce membre majestueux en lui. Il se mord la lèvre frénétiquement, versant une larme sur sa joue, absolument comblé.

Castiel était son rêve et, le jour où cet homme sortira, Dean n'allait pas survivre.