Bonne année, citoyens de FF !
Comme vous vous en doutez, ce week-end a été plus que chargé mais, néanmoins, voici ce chapitre dix-sept avec un petit temps de retard.
Ne m'en voulez pas, je suppose que certains d'entres vous avaient également un WE de folie !;)
Pour ma part, la nouvelle année commence étrangement puisque mon téléphone a admiré le bitume de beaucoup trop près -il est dead- et que mon mec s'est fait dragué ouvertement devant moi sous mes petits yeux estomaqués -Non, la meuf n'est pas dead, rassurez vous-.
Warning : Fin de chapitre horrible...
Je m'excuse pour les fautes, je n'ai pas eu de cours d'orthographe et conjugaison pour Noël ! ;)
Bref, je vous laisse à la lecture et n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire,
* Chapitre dix-sept *
POV Cas
J-93 ;
Castiel rit en prenant le bol de soupe que lui tend Charlie. Cette dernière a un sourire lumineux et sa tenue de pirate mise pour le spectacle rend ses mimiques encore plus drôles. Cette fille est un vrai rayon de soleil et, Cas peut bien le dire, c'est aussi grâce à elle que ses journées sont attrayantes.
"Tu es désespérante, Charlie." dit Dean en grognant alors que Castiel tourne son visage vers lui.
Voilà deux jours que son ouïe est revenu, grâce à la persévérance de Garth et de Sam pour activer ses neurones. Le manque d'oxygène dû à la torture d'Azazel lui a privé un bon moment de ce sens mais Garth a réussi à réactiver la partie de son cerveau endommagé. Pour le plus grand bonheur du principal concerné qui ne passe plus une seule seconde sans parler et écouter.
Castiel s'installe sur la chaise derrière lui et laisse le liquide chaud envahir son œsophage.
"Désespérante mais charmante ! J'ai hâte de jouer de mon épée pour planter notre cher Benny, il va morfler, je te le dis !"
Castiel sourit et observe son amant se vêtir confortablement. Il allait reprendre du service, au grand désarroi de l'ange qui ne cesse de se souvenir de la dernière séance de son partenaire avec le plus grand salop du monde. Mais ce qu'il appréhende le plus est la rencontre imminente de lui, Dean et le roi de l'enfer. Pas de doute que ce dernier compte bien rendre son contrat caduc et, malgré le fait qu'il s'en fiche d'une guigne pour le moment, voir sa liberté disparaître d'un coup de baguette le fait frémir.
Il avait désobéi et essayait de tuer un homme, le plus gros client de l'affaire de Crowley… Ex gros client à présent puisque, à priori, il avait tout perdu. Même son droit d'entrée au "Plaisirs Sauvages".
"Saignes le, chérie !" crache Dean en fermant la braguette de son pantalon.
"Comptes sur moi pour ça, mon beau ! Je vais le planter et…" son regard dévie vers l'entrée de la chambre et plus personne ne fait aucun geste.
Castiel se tend involontairement sur sa chaise quand ses yeux croisent ceux furieux de son patron. Alors ça y est, l'heure de la révélation va sonner.
D'un mouvement sec et froid, il congédie Charlie qui prend tout de même le temps pour embrasser les deux autres hommes de la pièce et Castiel voit Dean s'installer lentement sur une des chaises mise à disposition dans un silence presque mortel.
Trois minutes et vingt secondes de silence permettant à Crowley de dévisager sans scrupule Castiel qui déglutit difficilement sur son fauteuil.
Ce dernier n'avait pas eu la chance, malchance peut-être, de le croiser pendant le rétablissement de Dean et Castiel en était soulagé.. jusqu'à présent.
Là, maintenant, il en suait à grosses gouttes, espérant que la sentence de son patron soit clémente et compréhensive. Après tout, il avait payé sa dette en restant enfermé au trou pendant presque un mois, non ? Il avait compris son erreur. Qu'il referait avec joie si Dean était de nouveau en danger.
"Comment te sens tu, Mowgli ?" dit Crowley avec une infinie douceur dans la voix.
Castiel tourne le visage avec douceur vers l'interpellé. Peu importe les conséquences de son acte, le patron voue encore un culte sans nom pour son protégé et cette constatation le soulage presque.
"Mieux, boss." Dean se masse la nuque, gêné. "Merci d'être intervenu, tu n'aurais pas dû…"
"Pas dû ? Tu penses sincèrement que j'aurais laissé cet idiot te tuer ?" Castiel ne fait aucun mouvement, de peur de briser l'échange compatissante qui a lieu en face de lui. "Malgré nos différents en ce moment, te perdre serait la pire des sentences, Dean !" Il voit la bouche de Dean s'ouvrir avant d'être refermé aussitôt. "Tu restes le joyau de mon royaume et plus jamais quelqu'un ne posera une main volontairement malsaine sur toi, je t'en fais la promesse !"
Castiel reste interdit alors que les deux hommes continuent de discuter. Jamais il n'avait compris le lien entre eux mais, à cet instant, le regard tendre de Crowley envers son poulain montrait un amour sans nom envers Dean. C'est étrange de voir le patron ressentir ce genre d'émotions pour quelqu'un, lui qui semblait avoir un cœur de pierre. Est ce que Crowley était amoureux de son joyau ou est ce simplement un lien père/fils ? Est ce que Dean comprenait le sens de ses paroles ?
Castiel finit par baisser le visage vers ses doigts entremêlés afin de ne plus être témoin de l'expression affectueuse de son patron sur celui de toutes ses pensées.
"Tu reprends du service ce soir en tant que serveur mais je t'interdis d'assister à la hotstyle toute la semaine et la discussion est close." crache Crowley en reprenant une voix autoritaire et dur, sans une once de gentillesse. "Bien, je suis là pour discuter du contrat, Angel…"
Cette fois, Castiel relève le visage vers le patron en posant un regard déterminé vers lui. Il connaît la suite de ses propos et il ne veut en aucun cas paraître faible à ses yeux alors il restera digne jusqu'à ce qui lui dise la dure vérité.
"Ton acte était irréfléchi, immoral, désobéissant et totalement stupide. Franchement, des abrutis, j'en ai croisé à la pelle, Angel, mais toi…" Un grognement bestial emplit l'air et il lève la main vers Dean sur le point de rétorquer. "Tu connaissais les règles et tu les as transgressé ! Un mois au trou n'est pas suffisant pour payer ta dette. J'aurais fouetté pour bien moins que ça, Castiel, et pourtant, tu es là, au top de ta forme !" Un regard perçant se pose sur Dean qui vient de se lever. "Il ne te restait que trois mois pour parvenir à être libre. Tu as joué, tu as perdu !"
"Crowley ! Il m'a sauvé la vie !" hurle Dean.
"Je t'aurais sauvé et son intervention a été ensanglanté ! Je suis le patron, les ordres sont les ordres et si je décide de détruire le contrat, il est détruit !" continue Crowley avec un flegme déstabilisant.
"Tu ne peux pas lui faire ça ! Je t'interdis de le détruire !" Castiel se déplace rapidement pour poser une main sur l'épaule de son amant afin de le calmer un minimum mais son geste ne semble pas avoir l'effet escompté puisque Dean se dirige avec haine vers le propriétaire des lieux. "Sa place n'est pas ici ! Il n'a pas à être ta poupée !"
"J'accepte la sentence, Crowley." parvient à dire Castiel avec une détermination inébranlable.
Il voit Dean se retourner violemment vers lui, estomaqué. Il pouvait l'être, Castiel comprenait, mais il comprenait également le choix de Crowley. S'il ne punissait pas son acte, qu'est ce qui empêcherait les autres d'en faire autant ? Il devait être un exemple. Il le savait.
"Je comprends votre décision et j'accepte de voir mon contrat disparaître. J'ai fais une erreur que je referais avec joie mais je comprends."
"NON ! Non !" Dean se dirige vers lui et le secoue par les épaules comme s'il essayait de lui faire reprendre conscience de ses paroles. "Tu dois te battre pour ta liberté, Cas, je t'interdis d'abandonner !"
"J'abandonne la vie à l'extérieur mais rien ne me fera te quitter, Dean. Je suis libre avec toi." La paume de Castiel se pose sur la joue de Dean envahie de larmes et il lui embrasse l'autre joue. "Je te l'ai dit, je ne veux pas vivre sans toi."
"Tu m'as promis de te battre pour sortir, Cas, tu me l'as promis !" désespère Dean en repoussant son étreinte.
Un raclement de gorge leur fait reprendre conscience de la présence de Crowley à leurs côtés et ce dernier finit par hocher la tête, satisfait. "Puisque tout ce cirque est réglé, je prends congé." Il s'éloigne vers la porte sous les plaintes de Dean avant de s'arrêter pour se retourner vers Castiel qui n'a pas bougé. "Tu assistes à la hotstyle ce soir." Et il disparaît sur ces mots laissant un Dean totalement haineux et un Castiel indifférent.
J+3;
Castiel soupire en fermant la porte et il se déplace dans ce long couloir froid à petits pas. Dean ne s'en remettait pas de la décision de Crowley et depuis trois jours, il était hargneux avec toutes les personnes qu'il croisait. Même Castiel en faisait les frais et, encore une fois, il était dans l'obligation de partir du studio de Dean entièrement ravagé.
Sam n'était pas d'une grande aide et même Charlie ne semblait pas avoir les mots pour calmer sa rage. Il repoussait toutes personnes l'approchant et Castiel commençait à en avoir marre de son petit jeu immature. Il souffrait, d'accord, mais c'était sa liberté qui avait péri, pas celle de Dean. C'était lui qui devrait être dans cet état, pas son amant, pas de cette façon. Et pourtant, Castiel acceptait et Dean, lui, souffrait.
Rien n'avait de sens.
"Tu t'es encore fait jeter comme une merde, alors ?" Castiel ne s'arrête pas et presse le pas. "Tu regrettes pas ton choix ? D'avoir sauvé ce gros connard ? J'te parle !" Une poigne se resserre sur son épaule et l'oblige à se retourner vers l'interlocuteur. "Au final, t'as tout perdu, hein ? Ta liberté, ton Dean et ta sécurité par la même occasion, non ?"
"Qu'est-ce que tu sous-entends, Benny ?" dit-il en plissant les yeux, essayant de se détacher de l'étreinte de ce mastodonte. Étreinte qui se renferme et fait crisper la mâchoire de Castiel.
"Je sous-entends juste que tu te retrouves tout seul, hein ? Y'a personne pour venir te sauver en cas de pépins."
Et là, Castiel prend peur devant le regard totalement pervers qui se pose sur lui. Il se détache rapidement, envoyant des coups dans l'homme positionné en face de lui mais sa carrure ne parvient pas à blesser celle de Benny. Au contraire, ce dernier finit par rire et par renverser Castiel au sol.
"Tu es pitoyable, Cassie…" dit-il en s'agenouillant juste à côté de l'interpellé avant de lui attraper les cheveux et de le redresser à sa hauteur. "Tu n'es qu'une pute des bas fond, tu n'as aucune valeur… Juste bon à sucer des queues et à t'en prendre dans le derrière." Castiel se débat mais Benny le repousse de nouveau contre le lino et il lui menotte les mains au dessus de sa tête tout en clouant ses jambes au sol. "Regardes-toi…" L'ange tourne son visage prêt à donner un coup de boule si son bourreau avance son visage plus près du sien. "Je sais ce que Dean te trouve. Tu as une carrure tellement fine, des doigts de fées et une tête d'ange tellement mignonne que Dean s'est vu contraint de te protéger de ce monde de brutes." Un ricanement diabolique sort de sa bouche faisant frémir Castiel. "J'me demande ce que ça fait de se faire un ange, t'es du genre silencieux ou expressif ?" Benny place son bassin sur celui de sa victime et il se déhanche. "Tu sais qu'un jour ou l'autre, t'auras pas le choix de te faire pénétrer par ma grosse queue et je t'assure que ce jour là, je filmerais."
Castiel est sur le point de rétorquer quand il entend un juron à quelques pas d'eux avant de voir Benny se faire repousser et que la main de Sam se poste devant lui pour l'aider à se relever. "Ça va, Cas ?"
L'interpellé hoche la tête rapidement et se redresse avec grâce sous le sifflement de Benny encore au sol. "Une gazelle…"
"Ta gueule, Benny, et je t'assure que tu as intérêt à le laisser tranquille sinon…" commence Sam en s'éloignant, tenant fermement Castiel par l'épaule.
"Sinon quoi ? Tu vas me casser la gueule ? Ou me dénoncer à ton mec ? Bordel, tu me fous la trouille, t'as pas idée !" ricane Benny en se levant adroitement, un sourire toujours aussi mesquin sur ses lèvres.
Castiel se repousse de l'étreinte de Sam, pas très fier d'avoir été ainsi protégé, et il foudroie Benny du regard en époussetant son jean. "Un jour ou l'autre, je te détruirais Benny…"
"Là, j'ai vraiment peur, bébé."
Castiel finit par le lâcher du regard et à repartir vers la direction du début, voulant à tout prix disparaître dans son studio pour oublier l'humiliation qu'il vient de subir. Si Dean ne reprenait pas du poil de la bête, il savait que Benny reviendrait de plus belle pour le harceler et même si Castiel ne voulait en aucun cas être protégé, il avait besoin de Dean. Face à Benny, il n'avait pas le choix.
J+5;
Dean aurait dû être là, Dean aurait dû sortir de sa chambre pour venir le rejoindre. Au lieu de ça, Dean était encore enfermé dans son antre à jurer sur la miséricorde de Dieu et Castiel était seul, exposé à la haine de Benny à son encontre. Et il allait en faire les frais, aujourd'hui.
Quelle idée aussi de laisser sa porte déverrouillée ? Comme si Dean allait débarquer pour lui avouer son amour et se faire pardonner pour sa réaction des derniers jours. Oui, Castiel ne s'était pas battu. Oui, Castiel avait trahi la parole qu'il lui avait faite. Oui, Castiel était coupable mais était-ce une raison pour que Dean le rejette de cette façon ?
A cause de lui, il était seul et Benny avait su en tirer profit.
Voilà plusieurs minutes que Castiel hurle à s'en détruire les cordes vocales, à se débattre en vain de la poigne de son bourreau, à vouloir s'extraire de sa condition. Il crie encore, versant des larmes à foison, sachant pertinemment que si personne ne vient dans son studio dans les prochaines minutes, il allait passer un mauvais quart d'heure.
Benny le surplombe de toute sa taille, arrachant ses vêtements avec détermination alors que Castiel s'évertue encore et encore à battre l'air de ses jambes, à s'arracher la peau de ses poignets pour parvenir à sauver ses mains menottées au chauffage du salon.
"Laisse moi !" parvient-il à dire entre deux hoquets.
Seul le rire de son bourreau emplit l'air et son torse se retrouve à la merci de cet homme. Castiel lâche prise, hurlant une dernière fois, déçu de lui-même de ne pas pouvoir être suffisamment fort pour le repousser, déçu que Dean ne soit pas là pour le sauver alors qu'il le lui avait promis, déçu d'être une nouvelle fois victime dans cet environnement.
Il sent la bouche de son bourreau se poser sur son torse dévêtu et la sensation est horriblement désagréable. Faire l'amour avec des clients était son travail, il s'y était habitué alors que là, là, rien n'était accepté. Il était la pute de cet ignoble homme, écartant les pattes pour assouvir une vengeance et c'était détestable d'être ainsi utilisé.
"Benny…" C'est une supplique, un appel à la raison.
"Arrêtes de jacasser, tu vas vite prendre ton pied, tu vas voir."
Castiel n'a plus la force de le repousser et c'est pourquoi il se retrouve entièrement nu devant la vision absolument perverse de Benny quelques secondes plus tard. Il pleure simplement, essayant d'accepter son sort sur le point d'avoir lieu. Il imagine que c'est un client devant lui, plus bestial qu'habituellement, et il ferme les yeux pour se concentrer sur cette vision.
Il les referme d'autant plus en sentant les mains de Benny écarter ses jambes pour accéder à son antre, des larmes s'écoulent de nouveau sur ses joues alors qu'il perçoit deux doigts envahir son entrée sans aucune délicatesse. Il lâche un cri de douleur, se débattant de nouveau de ses jambes, mais très vite, il abandonne de nouveau l'idée quand il sent une poigne se refermer sur ses testicules. "Essaye encore de bouger et je t'écrase tes bourses."
Son bassin se retrouve relevé dans l'air et ses fesses se font agripper violemment. D'un mouvement, il sent le sexe de Benny entrer en lui et un nouveau cri de souffrance se répercute dans les murs en même temps qu'un son de pure extase sortant de la bouche de son geôlier.
"Oh bordel, t'es vachement étroit, putain ! Je comprends mieux pourquoi Dean prend son pied avec toi." lâche Benny dans un soupir.
Castiel laisse un hoquet s'échapper de ses lèvres alors qu'un premier mouvement de va et vient se répercute en lui. Il ne compte plus le nombre de sanglots sortir de ses lèvres alors que Benny augmente ses coups de butoir, il n'a même plus la force d'hurler, il se contente juste de pleurer, de laisser sortir toute sa tri…
"CAS !"
L'hurlement qui parvient aux oreilles de l'interpellé le déstabilise un instant et son corps cesse de verser des larmes. Il n'est pas le seul à être déstabilisé puisqu'il sent Benny se contracter devant lui et Castiel se concentre sur le nouvel arrivant.
Son arrivée était trop tard, le mal était déjà fait mais un soulagement parvient tout de même à s'ancrer dans ses pores et il laisse volontiers les Abymes envahir son esprit.
Parce que Benny est un vrai connard, oui... Et que Dean est un enfoiré sur ce coup... Et que Castiel est trop "fin" pour se sauver des griffes du grand méchant loup...
Un chapitre pas calme le moins du monde, et encore de la tristesse et de l'horreur.
Bonne année ! ;)
