Hello everybody !
Si certains suivent mon profil alors ils savent que cette fiction est sur le point de bientôt se terminer... Hé oui, il faut bien une fin un jour ou l'autre, n'est ce pas ? Bon rassurez-vous, je pense encore publier deux chapitres après celui-ci (normalement!).
Énorme merci à ma bêta !:3
Bien, je ne vous embête pas plus et vous laisse à la lecture, -je ne fais aucune info sur la suite parce que, hé, je ne vais pas tout vous dire avant que vous lisiez-,
* Chapitre dix-huit *
POV Dean
J+5 ;
Etat de choc. Pétage de câble. Des mots qui qualifient Dean à cet instant. Quelques secondes s'écoulent avant qu'il ne réalise réellement la scène qui se déroule devant lui. Une seconde de plus pour qu'il visionne parfaitement le martyre allongé au sol. Une autre pour qu'il se jette à corps perdu sur le plus gros salopard que la terre n'est jamais portée.
Il cogne, hurle, fracasse, recogne, crie, balance. Il respire de nouveau, se redresse, inspire. Il cogne encore, hurle, fracasse, recogne, crie, balance. Un cercle sans fin jusqu'au moment où quelqu'un l'arrête, l'éloigne de deux pas.
Quelqu'un d'autre apparaît mais Dean ne voit pas, il tue simplement du regard l'homme allongé au sol, baignant dans son sang. Mâchoire fracassée, lèvres coupées, bras déboîté et des ecchymoses sur le torse. Des blessures tellement insignifiantes face à son acte.
Dean aimerait le saigner encore plus, lui arracher les oreilles avec ses dents, lui enlever les globes à même les ongles, le découper membres par membres, l'écarteler, le déchiqueter, le poignarder, le mutiler mais surtout, il n'a envie que d'une seule chose : l'émasculer.
Personne n'a le droit de toucher à son ange, personne n'a le droit de souiller son ange, personne n'a le droit de poser la main sur son ange. Castiel est à lui, seulement à lui.
Il hurle, tombe au sol, se tenant le visage de ses paumes, et hurle encore et encore.
Qu'a t'il fait ? C'est de sa faute, il lui a promis de veiller sur lui et encore une fois, il n'était pas capable de tenir sa promesse. Il l'avait déjà banni de la liberté et aujourd'hui, il trahissait de nouveau son amant ? Qu'est ce qui n'allait pas chez lui ?
Il sent une présence dans son dos qui essaye de le relever mais il repousse l'étreinte avec animosité avant de bousculer une autre personne sur le point de secourir Castiel, allongé inconscient au sol totalement nu.
"ALLEZ-VOUS-EN !" crie-t'il en détachant les menottes des poignets de Cas. "DÉGAGEZ, PUTAIN !" Il place tendrement une main dans son dos et positionne l'autre entre ses genoux afin de le soulever, se levant par la même occasion.
Il se dirige vers la chambre de Castiel, approchant le visage de ce dernier vers le sien. "Je suis tellement désolé, Cas, tellement…" Il dépose ses lèvres sur son front, fermant les yeux quelques secondes pour essayer de canaliser le peu d'énergie qui lui reste. "Je ne suis pas quelqu'un de bien, bébé… Je suis ignoble pour t'avoir laissé seul.." Il renifle silencieusement avant de déposer ce corps majestueux dans le lit. "Désolé, Cas, désolé…"
Il relève le drap sur ce dernier et il s'accroupit au sol, joignant ses mains entre elles, priant quelqu'un ou quelque chose pour son propre salut. Il vient de détruire le seul être qui n'a jamais autant compté à ses yeux, même pas Sammy.
Un nouveau hurlement plus inhumain sort de sa bouche et il s'insulte de tous les noms, caressant tendrement la joue de son partenaire. Médiocre, il était médiocre.
Pourquoi n'a t'il pas droit au bonheur ? Pourquoi est-ce que la vie s'acharnait autant sur lui ? Pourquoi est-ce qu'elle s'acharnait sur Castiel ? Lui qui avait toujours tout fait pour être dans les bonnes grâces de n'importe qui, lui qui s'était battu pour parvenir à être un homme libre, lui qui n'avait jamais bronché sur sa condition. Pourquoi est-ce que c'était lui qui souffrait des erreurs de Dean ?
"Pourquoi… ?" parvient-il à dire en embrassant le dos de la main de Castiel, la lui serrant fortement.
Si Castiel lui pardonne ses fautes, ses réactions et son égoïsme, Dean se promet une seule chose : dès que l'occasion se présente, ils plient bagages tous les deux et s'échappent de cette horreur.
Plus jamais Castiel ne vivra cet enfer et si Dean devait en payer de sa vie, il s'y jetterait la tête la première.
J+6;
Lorsque Castiel ouvrit un œil, Dean se sentit pitoyable et il avait perdu la parole, n'arrivant pas à aligner plus de deux mots cohérents. Il avait mal autant qu'il lui avait fait mal.
Pourtant, Castiel ne lui en a pas voulu et lui a juste sourit tendrement comme si rien de dramatique venait d'arriver et Dean était resté interdit.
Qu'a t'il fait pour qu'un homme aussi parfait que Castiel vienne à lui ? Sa vie pitoyable et minable lui autorise quand même à connaître et à être aimé par ce magnifique humain ? Une larme s'échappe de son œil alors qu'il enserre le torse de Castiel, trop éberlué et déçu de lui, pour parvenir à sortir ne serait-ce qu'un son au travers de sa bouche.
"Dean…" Il relève la tête et une nouvelle larme s'écoule sur sa joue que Castiel s'empresse de faire disparaître. "Je vais bien, d'accord ?"
Comment arrive t'il à rester aussi maître de son corps ? "Cas.." Et pour la première fois depuis la mort de sa mère, Dean sent son cœur tambouriner de peur. Peur de voir cet homme disparaître de sa vie. "Sans toi, je ne suis rien, Cas..." Il se déplace lentement sur le lit et pose son front sur celui de son ange. "Ce qu'il t'a fait... Ce qu'il s'est permis... Je ne me le pardonnerai jamais, Cas..." Il encercle les joues de l'interpellé entre ses paumes. "Je n'ai aucune excuse pour mon comportement mais…"
"Dean.. Je suppose qu'il va mal, n'est-ce-pas ?" Il hoche la tête. "Alors, je suis heureux." Il sent les mains de Castiel se poser sur son torse. "Je suis faible, Dean. Je n'ai pas ta force, ni ta carrure, j'aurais dû me muscler dès que j'ai su que Benny en avait après moi. Je dois apprendre à me défendre seul."
Mowgli s'écarte suffisamment pour ne plus sentir le souffle de Cas sur ses lèvres. "Je t'avais promis de rester près de toi, je t'avais dit que rien ne te serait fait…"
"Et moi, je t'avais promis de me battre jusqu'au bout… Je crois... Je crois que nous ne sommes pas très doués pour tenir nos promesses..." sourit l'ange tristement.
Les iris émeraudes se noient dans ceux saphirs et, pendant de longues minutes, le silence reste maître du temps. Même leur respiration semble s'être éteinte et rien ne vient le briser, pas de froissements, de tremblements, de gestes involontaires.
Dean finit par se pencher légèrement, approchant ses lèvres de celles de Cas qui viennent de s'entrouvrir doucement. "Je t'aime, Cas..."
Le susnommé n'a pas besoin de le dire, ses yeux le font pour lui et Dean scelle sa bouche à celle de son ange.
J+6;
Il n'y a pas à dire, Castiel est une vraie force de la nature. Il ne parle plus de ce qu'il vient de subir moins de vingt quatre heures en attestant que cela ne lui a absolument rien fait puisqu'il estime le vivre pratiquement tous les jours dans ces locaux.
Pour Dean, cela n'a absolument rien à voir. Benny avait été à l'encontre de toutes les règles imposées par Crowley et Gabriel et il espère sincèrement que les deux propriétaires allaient correctement le punir. Il pouvait l'être aussi, après tout, il l'avait bien défoncé mais, dans tous les cas, Benny devait payer. Il était hors de question qu'il s'en sorte avec juste un blâme.
Bref, Castiel, lui, semble avoir totalement oublié cette mésaventure ce qui scie profondément Mowgli. Quelle image donne t-il de lui, hein ? Lui qui n'hésite pas à s'enfermer et à s'exiler pour pleurer quand quelque chose ne le satisfait pas… Castiel, à l'inverse de Dean, garde la tête haute et sa bonne humeur ne semble jamais s'effriter.
Dean se sent comme un gamin capricieux alors que Castiel est un homme.
"Arrête de cogiter, Dean. Je n'ai même pas besoin d'allumer l'eau bouillante pour avoir de la buée dans la salle d'eau." rit Castiel en dégrafant sa chemise.
Dean sourit en réponse avant de terminer son déshabillage et de mettre son caleçon dans un bac prévu à cet effet. "C'est juste que…" Il secoue ses épaules avant de se tourner entièrement vers son amant. "Ton comportement est carrément plus mature que le mien, Cas."
"Arrête, s'il te plaît, je ne veux plus en parler." soupire Castiel en posant délicatement son haut sur un meuble.
"Je sais, je sais mais…" Dean se tait en voyant le regard noir de son ange sur lui.
"Il n'y a rien à dire, d'accord ? Et s'il y a quelque chose à avouer ce serait simplement le fait que j'ai été trop faible pour m'en sortir." dit-il en maugréant alors que son pantalon se retrouve au sol.
Dean entre dans la douche de son studio et allume le jet, prenant la poire dans sa main, attendant que l'eau chaude parvienne jusqu'à eux. Durant ce laps de temps, il observe Castiel ranger correctement ses vêtements sur le meuble de la salle d'eau avant qu'il entre à son tour dans la douche, derrière Dean.
"Je t'en prie, Dean, je ne veux plus jamais me souvenir d'hier." murmure Castiel à son oreille. Dean hoche la tête lentement, remettant la poire à sa place, goûtant les fines gouttes se projeter sur son torse. "Cas… Je veux qu'on s'en sorte. Tous les deux."
Dean sent les mains de son amant encercler sa taille et sa tête se pose sur son épaule. "Nous nous en sortirons, Dean."
"Non, je veux dire... S'échapper, s'enfuir. Ailleurs." chuchote Mowgli, peureux à l'idée que Crowley surprenne leur conversation. Ce dernier avait la mauvaise manie de tout filmer alors Dean ne serait pas étonné qu'il ait également mis des micros dans chaque pièce de chaque putain de studio.
"Tu veux qu'on... Prenne le risque de partir ?" Dean sent son ange se crisper et il colle son dos contre son torse.
"On élabore un plan et on se barre d'ici, tous les deux." Dean se retourne, laissant le jet couler sur ses omoplates, et il place ses deux paumes sur les joues de l'homme face à lui. "On plie bagage et on s'enfuit, loin de tout ça. Tu n'en rêves pas ?"
"Bien sûr que si, Dean, mais... Sam, Charlie ?" le regard de l'interlocuteur se fait plus froid ce qui fait frémir l'interpellé.
"Une fois dehors, on gère pour faire un scandale, que les gens sachent ce qui se passe réellement ici et on ferme cette enceinte." une détermination sans faille se créait dans les iris de Mowgli.
Ils allaient risquer gros s'ils se faisaient choper mais s'ils y arrivaient… Dean pourrait tout faire changer, rendre la liberté à tous les poulains de Crowley, faire sortir Sam et Charlie. Et il allait se sauver lui-même, recommencer du début, ne plus faire les mêmes erreurs, apprendre à vivre de nouveau comme un vrai humain.
"Et si... Et si rien ne se déroule comme prévu ? Si Crowley surprend notre plan ? Je ne veux pas te perdre, Dean, je préfère rester ici près de toi que de mourir sous la main de ce monstre."
"Il ne me tuera pas, Cas."
"Qu'en est-il de moi ? Il n'hésitera pas à appuyer sur la détente pour me bousiller le cerveau..." soupire-t'il en prenant la bouteille de shampoing pour s'en étaler sur les doigts.
"Je suis là, il ne t'arrivera rien." continue Dean en prenant à son tour le tube.
"Comme hier ? Comme mon séjour au trou ? Ne fais pas de promesses que tu ne peux pas tenir, Dean."
Cette fois, le susnommé relève le visage, horrifié par les dires de son amant. D'accord, oui, il avait sacrément merdé à plusieurs reprises, mais est-ce une raison pour qu'il s'en prenne autant dans la figure ? Il crispe sa mâchoire, serre les poings, sentant une colère sourde envahir son esprit.
"Je préfère essayer et mourir que de continuer à subir tes viols et harcèlements." dit-il en détachant bien ses mots, blessé de la tournure que prend la conversation.
"Alors qu'est-ce que tu suggères, Dean ? Préparer un sac de voyage, attendre que tout le monde dorme et sortir tranquillement dans la rue ? Il y a des vigiles à chaque recoin, Bobby scrute le périmètre avec des yeux de lynx ! Nous n'avons aucune chance de parvenir ne serait-ce que vers la porte principale !"
"Tu me fais confiance, Cas ?"
L'interpellé se mord la lèvre mais il finit tout de même par hocher la tête.
"Bien alors tu me laisses gérer, okey ?" Nouveau hochement plus enthousiaste et Dean agrippe le cou de Castiel pour y déposer un baiser humide. Un soupir dévale les lèvres de son amant et il se déhanche, amenant son sexe dressé jusqu'au sien.
Bon, avant de penser à un stupide plan, Dean allait d'abord ne faire qu'un avec son ange parce que ce corps magnifiquement pâle face à lui ne l'aide pas le moins du monde à se consacrer sur une possible évasion. Premier problème à régler : sa libido.
J+7;
"Amène-toi !" crache Dean en se dirigeant vers la salle de bain alors que Sam vient juste de lui ouvrir la porte de son studio.
Sam se contente de soupirer avant de le suivre à pas lents, très lents, ce qui énerve l'invité profondément. Dean le fusille du regard alors qu'il ouvre le robinet au maximum de l'évier et celle de la douche.
"Qu'est-ce que tu fous ?" hurle Sam en se dirigeant vers le jet pour l'éteindre. Mowgli le retient par le poignet avant de fermer la porte de la salle et de se placer devant son meilleur ami.
"Cette conversation est privée."
"Et ? Nous ne sommes que tous les deux, Dean..." parvient-il à dire en installant son dos contre la faïence sur l'un des murs.
"Je ne veux pas prendre de risques." Dean s'assoit sur le petit tabouret positionné dans la pièce à quelques pas de la girafe qui le scrute à présent avec curiosité. "Je vais avoir besoin de toi."
"Pour ?" Dean voit le sourcil de Sam se lever, attendant vraisemblablement une réponse parfaitement censée pour l'avoir dérangé à une heure aussi matinale.
"Cas et moi avons décidé de nous enfuir." dit-il d'une traite, conscient que Sam ne va pas être ravi de l'entendre.
"Quoi ?" les mains de Sam se figent dans l'air et le propriétaire de ces membres se déplace jusqu'à lui pour s'accroupir juste en face. "Répète, je crois que j'ai mal compris."
"Non, tu as parfaitement pigé. Moi et Cas, on se barre." Sam se décompose à vue d'œil et il finit même par poser ses fesses au sol.
"Où ? Comment ? Pourquoi ?" finit-il par laisser sortir.
"J'sais pas, ailleurs, loin d'ici. Tu as vu ce qu'il a subi avant-hier ? Plus jamais je ne veux qu'il subisse encore un seul truc de ce genre !"
"Quitte à mourir ? Dean ! Je te pensais beaucoup plus responsable et mature que ça !" crache Sam en hurlant, plaçant ses paumes sur ses joues, éberlué.
"Responsable ? Bordel, Sam, tu ne vis pas ce qu'on vit, putain ! Tu te rends pas compte du nombre d'horreurs qu'on subit ! Tu veux que je te rappelle le maire ? Les orgies ? Réveille-toi !"
Dean voit la main de Sam se placer sur sa bouche alors que ses yeux fuient son regard. "Et... Et moi ?" sa voix est déraillée, instable et il voit le regard de Sam s'humidifier.
"Tu as Gab', Sammy, et une fois dehors, je ne t'oublierai pas, tu le sais. Je vais tout faire pour rameuter tout le monde, faire un putain de scandale et fermer ce cirque !" il pose sa main sur l'épaule de son ami. Ce geste se veut apaisant et serein mais Sam ne semble pas en comprendre la signification puisqu'il s'en dégage rapidement.
"Et détruire ce que Gaby a créé ?"
"QUOI ? Tu vas m'en vouloir de sauver tous les joyaux d'ici ? Tu vas m'en vouloir de les rendre libre ?"
Le regard de Sam devient perçant et Dean déglutit. "Parce que tu crois que Crowley va attendre sagement que tu parviennes à détruire son affaire ? Tu crois qu'il ne va rien faire en se rendant compte que toi et Cas êtes partis ?" Sam se relève et agrippe fermement les bords de l'évier. "Tu crois qu'il ne va pas trouver une solution pour rendre son affaire saine ? Détruire toutes les preuves le temps que tu arrives à rameuter "toute la troupe" de journalistes et de flics ?" Il se penche, tous ses gestes montrant clairement sa colère. "Tu crois qu'il va garder tous ses joyaux dans son enceinte ? Qui te dit qu'il ne va pas tous les tuer ? Qui te dit qu'il ne va tout bazarder pour inventer autre chose ?"
Il est vrai que Dean n'avait pas pensé à toutes ces choses-là. Il s'est principalement concentré sur le fait de pouvoir s'enfuir d'ici mais le raisonnement de Sam valait d'y réfléchir sérieusement. S'il réussissait à sortir alors il aurait un laps de temps particulièrement court pour parvenir à sauver tout le monde en amenant les journalistes et flics sur les lieux. Si Dean partait du principe que leur évasion allait être silencieuse… Et découverte que plusieurs heures plus tard. Mais quelle était la probabilité pour qu'ils puissent sortir sans se faire griller ? De un, il y avait énormément de vigiles. De deux, Crowley avait des caméras un peu partout.
"Je n'avais pas pensé à ça…" avoue Dean en entrouvrant la bouche.
Un silence envahit l'espace pendant plusieurs minutes. Dean essaye de réfléchir à un autre plan, à quelque chose de moins risqué mais à chaque fois, il tombe sur une impasse. Sam finit par lâcher un soupir et il se repositionne face à Mowgli.
"Si tu veux réussir à te sauver, à sauver Cas, à me sauver et sauver les autres alors je ne vois qu'une solution." Dean relève le visage, une lueur d'espoir se ravivant dans ses pupilles. "Détruire de l'intérieur."
