Chapitre 5 : Vérité.
A peine avais-je les yeux ouverts que bon nombre de gens sonnaient déjà à ma porte. Autant les journalistes pour m'interviewer que mes « camarades » de la classe E. Ma mère les a tous bien évidemment envoyé balader. Sauf que Nagisa faisait aussi partit du lot des gens voulant de mes nouvelles. Et ma mère avait pensé bon de le laisser entrer. Nous sommes donc face à face l'un de l'autre. Moi sur mon lit, assit, le pétrifiant d'un simple regard et lui devant ma porte. Aucun de nous deux n'osait parler. Je finis pourtant par céder.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Savoir si mon ami va bien.
A cette annonce, je lui lance un regard noir.
- Je t'ai déjà dit que tu n'es plus rien pour moi.
- Mais …
Le petit bleu sembla hésiter un instant puis reprit :
- Je m'inquiétais vraiment pour toi, tu sais ! Quand j'ai su que tu avais disparus, j'en suis devenu fou ! Je sombrais presque dans la folie ! Crois-moi !
- C'est drôle. Lâchais-je avec ironie. Mais je ne te crois pas une seule seconde.
Nagisa écarquilla grand les yeux. Face à son expression plus qu'ahurie, je lâcha un long soupir avant de m'effondrer dans mon lit.
- Pars. Lui ordonnais-je, fixant le plafond.
- Une dernière chose ! Laisse-moi t'expliquer pour Boku no Pico !
Lorsqu'il eut finit sa phrase, je me tourna froidement vers lui. Tiens. Il remet ça, en plus. Mais j'aimerais bien entendre sa version des faits.
- Explique-toi.
- Alors voilà. Je l'ai seulement dit à Kayano. Puis, ensuite, elle l'a répété à Nakamura. Et tu sais comment elle est. J'ai pas besoin de t'expliquer la suite, je pense. Je suis tellement désolé !
Nagisa s'inclina poliment pour me faire ses excuses. Je me mis soudainement à rire. Un rire un peu forcé.
- Maintenant, vas-t-en. Lui dis-je froidement.
Le bleu ne me le fit pas dire deux fois. Il avait vite fait de prendre ses jambes à son cou. Ah la la … Décidément, je ne peux vraiment pas lui en vouloir. Mais si j'ai été si distant, c'est parce que j'ai besoin d'être seul. Pour réfléchir.
Je pense toujours à elle. Lola. Ce nom hante mon esprit, mes rêves. Et son visage … Impossible pour moi d'oublier son doux sourire. Et ses grands yeux aussi bleus aussi … Bon, cette fois, j'en suis sûr. Je suis officiellement amoureux. Ca me fait bizarre de le dire. J'ai pourtant toujours cru que ce sentiment me serait à inconnu. Mais voilà. J'ai eu le coup de foudre.
J'entends alors le téléphone de la maison sonner.
- Karma ! Tu peux décrocher s''il te plaît ? Je m'occupe du dîner de ce soir !
- Ouais …
Je souffle puis me lève pour répondre. Sans doute encore ses cons de journalistes voulant m'interroger.
- Allô ?
- Hum … Akabane-san ?
Je failli manquer un battement de cœur ! C'est elle !
- Lola ! Ne te force pas à parler japonais si c'est moi au téléphone, tu sais …
- Karma ! Je … euh … ne m'attendais pas à ce que ça soit toi qui décroche !
- Je comprends … Mmh ? Qu'est-ce qui se passe ?
Je pouvais entendre à l'autre bout du fil quelqu'un lâcher des injures.
- C'est Gakushuu. Il … « pourchasse bien gentiment » les journalistes venu m'harceler … Me dit-elle un peu nerveuse.
- Je dois t'avouer que je trouve ça chiant, moi aussi. Ils viennent à peine de partir, pour tout t'avouer. Mais parlons d'autre chose ! Comment tu vas toi ?
- Je vais très bien, merci de t'inquiéter !
Je pouvais facilement imaginer son sourire.
- Et toi ? Reprit-elle.
- Normal. Bon, j'ai encore un peu mal aux poignets, mais rien d'alarmant.
- Euh … Je voulais te dire … Pour ce soir … Je ne sais pas où tu habites …
- Ah, oui ! J'ai complètement zappé de te le dire !
Je réfléchis à comment lui expliquer. Sachant qu'elle ne connait pas la ville, ça va être compliqué … Je sais !
- On peut se rejoindre vers 18H30 au parc où on se croise à chaque fois. Ça te vas ?
- Attend, je demande à mon correspondant.
Correspondant ? Qui ? Si c'est Asano, je l'a plains, la pauvre !
- Il est d'accord. Mais il m'accompagnera. Il ne veut plus me laisser seule.
- Tu parles bien de Gakushuu ?
- Oui.
- Il a pas intérêt à s'incruster chez moi, celui-la !
Je l'entendis lâcher un petit rire.
- Non, ne t'en fais pas !
- Bon. A ce soir, alors …
- A ce soir ! Je t'ai … Hum !
- Tu allais dire quelque chose ?
- Non, non, rien ! A ce soir !
- Je t'aime … murmurais-je avant de raccrocher.
Les joues rougies, j'espère sincèrement que Lola n'a pas entendu ce que je viens de dire … Au pire, je lui inventerais une excuse bidon ! C'est alors que je sens une main se poser sur mon épaule. Sur le coup, je sursaute, ne m'attendant pas à trouver quelqu'un derrière moi ! Je tourne la tête et découvre ma mère.
- Je sors faire quelques achats. J'en aurais pour à peu près une heure. Tu veux bien surveiller les plats, s'il te plait ?
- Comme s'ils allaient s'enfuir … Lâchais-je.
- On sait jamais ! Me répondit-elle en tirant ma langue.
Je la regarde sortir. Bon ben, je suis tout seul quoi. Qu'est-ce que je pourrais bien faire ? Je me dirige vers le salon. Je déplace mon regard un peu partout dans la pièce. Quel ennui. Sauf que je m'arrête quelques instant sur l'armoire où ma mère a rangé la fameuse lettre dont je n'ai pas le droit de connaître le contenu. Et si je l'a lisais ? Ça doit être important puisqu'elle pleurait, quand même !
J'ouvre donc la porte en bois et sort l'objet de ma convoitise. Je la lis. J'écarquillais les yeux d'horreur. Bon cœur battait de plus en plus. Que … ? C'est une … blague … ? Pourquoi … ?! Jamais j'aurais dû la lire.
Toujours dans ma main, je la broie sous la colère. COMMENT ONT-ILS PU ME CACHER UN TRUC AUSSI GRAVE ?! Je ne comprendrais jamais mes parents ! Pourquoi ne pas me l'avoir avoué plus tôt ?! Mais, pourquoi ils ne me le disent pas en face, plutôt ?! Je serre de plus en plus le bout de papier. Il ne reste maintenant plus qu'une boule. Je m'empresse d'ailleurs d'aller le jeter. Dans la poubelle qui se trouve dans ma chambre, bien évidemment. Je ne voudrais pas que mes parents la trouve.
Une fois la lettre jetée, je prends mon ordinateur portable et vais m'installer sur le canapé dans le salon. J'ai besoin de penser à autre chose, là. Même si ça va être un peu compliqué, maintenant. J'ouvre alors une page internet et regarde un peu le fil d'actualité. Comme je m'y attendais un peu, je ne trouve pratiquement que des articles parlant de mon enlèvement. C'est frustrant. Voire humiliant. Mais vraiment !
Heureusement pour moi, je finis par tomber sur un article qui parle de licorne. Youpi ! J'adore les licornes ! Bon, alors de quoi ça parle ? « Possédez-vous des objets licornes ? ». Ben oui, mes pantoufles chéries ! « Vous êtes un homme ou une femme ? » Ben un gars hein, jusqu'à preuve du contraire … Je peux vous le montrer si vous me croyez pas ! Heu … Bref. Donc. « Si vous êtes un homme et que vous avez des objets licornes, c'est parce que, inconsciemment, au fond de vous, vous voulez être pénétrer violemment. Autant par les hommes et que par les femmes. ».
…
…
…
QUOOOOOOOOOOOOOOOI ?! NOOOOOOOOOOON ! C'est impossible ! Je jette alors un coup d'œil à mes pantoufles.
…
…
…
Je déteste ma vie. Elle est nulle. Pourquoi autant s'acharner sur moi ?! Eh ! L'auteure ! Pourquoi t'es aussi cruelle avec moi ?!
[La Colombe Métallique] : Tu sais ce qu'on dit Karma. « Qui aime bien, châtie bien ! »
Mouais … Tu t'en sors bien !
J'entends alors quelqu'un essayer d'ouvrir la porte. Je tourne la tête et voit ma mère entrer.
- Je suis de retour ! Me dit-elle avec beaucoup (trop) d'enthousiasme.
- Ouais, je vois ça … Dis-je en fermant l'ordi.
- Quelque chose ne va pas ?
Au souvenir du contenu de la lettre, je serre les dents.
- Non, ça va. C'est juste que j'en ai marre de voir mon nom écrit partout sur internet. Mentis-je.
- C'est que tu es célèbre ! Rigola-t-elle.
Pff. J'aurais préféré être célèbre autrement.
- Je vais dans ma chambre.
Je me lève donc et vais dans mon espace personnel. Je m'en veut. Ma curiosité m'a joué un sacré coup. Mais en même temps, je l'aurais forcément sut un jour, non ? Peut-être que je devrais leur demander des explications. Mais pas aujourd'hui. Je ne voudrais pas casser l'ambiance pour ce soir.
Je m'affale sur mon lit et enlève mes pantoufles. D'ailleurs, je pense que je vais m'en débarrasser. Elles m'ont trahie. Les méchantes.
J'enfile une veste à capuche puis sors discrètement. Je regarde autour de moi. Personne. Ouf ! Heureusement ! Si jamais les journalistes nous voient, ils vont inventés des trucs du genre : « Depuis leur capture, les deux adolescents ont un lien plus que douteux ! ». Tss. Je les hais, eux aussi !
Bref, je dois vite me rendre au parc, où je vais être en retard et Lola va m'engueuler. Encore. Une fois sur place, je suis, en premier temps, soulagé de ne voir que des enfants. Pas de journalistes. Mais, deuxièmement, je suis un peu inquiet de ne pas voir mon amie. Peut-être est-elle en route ? Mais … Et si Asano n'a pas voulut la laisser sortir ? Nan, je pense pas.
C'est alors que je sens quelqu'un tirer sur ma veste. Je baisse les yeux et voit le petit de la dernière fois. Il est tout le temps ici ou comment ça se passe ?
- Je t'ai vu à la télé ! Me dit-il tout sourire. Quand j'ai dit à ma maman que je t'avais déjà vu, elle a appelé la police. T'es un méchant ?
- Non …
Je m'accroupis en face de lui et lui sourit tout en lui ébouriffant les cheveux.
- C'est parce que … Euh … Comment t'expliquer … ? En fait … Des monsieur pas gentils m'ont enfermés chez eux alors que … je … euh … n'étais pas d'accord.
- Aaaaaah. Bon, ma maman m'appelle ! Je dois y aller !
Je relève donc et regarde le petit garçon partir. J'entends ensuite une fille rigoler derrière moi.
- Les enfants t'aiment bien, je crois !
- Lola ! Et … Asano …
- Akabane. S'il lui arrive quelque chose, tu le paieras ! Déjà que je prends sur moi pour ne pas t'éclater la face immédiatement !
J'aurais bien voulut répliquer mais … Je ne peux tout simplement plus. Ce que j'ai appris y est pour quelque chose.
- Quelque chose ne vas pas ? Me demanda alors mon amie française.
Je sortis alors de mes pensées.
- Non, ça va. Allez, on y va !
- J'accompagne Lola jusque chez toi. M'annonça Asano.
Je lui fis un signe d'approbation. Puis je pris le bras de Lola dans le miens et lui indiqua le chemin. Ce n'était pas très loin. Gakushuu restait derrière nous, à me lancer, de temps en temps, des regards remplis de haine. Ou plutôt de jalousie. En réalité, je me sens mal à l'aise. Maintenant que je suis au courant, je ne le verrais plus pareil.
Durant le trajet, j'expliquais à Lola que je servirai de traducteur durant tout le repas, mes parents ne parlant pas français. Heureusement, mon amie, elle, savait un peu parler japonais.
- Lola, oublie pas de me téléphoner une fois que ça sera terminé. Lui rappela le rouquin.
- Oui, à ce soir ! Lui dit-elle avec un sourire alors que lui repartait.
Je regardais Asano s'enfuir, jetant de temps en temps quelques regards dans notre direction. Oui, le voir me mettais de plus en plus mal à l'aise.
- Hum … Lola …
- Oui ?
- Avant d'entrer, je dois te dire quelque chose.
- Quoi ?
- Mes parents sont persuadés que nous sortons ensemble. Alors … Va falloir qu'on joue le jeu, tu vois …
A cette annonce, la jeune fille sourit et déposa un timide baiser au coin de mes lèvres. Ce fut très bref, mais jamais je n'oublierai. Ses lèvres douces et chaudes contre les miennes … Alors que je restai planté là, Lola ne cessait de me regardait en souriant. Et moi je rougissais et mes joues devenaient presque de la même couleur que mes cheveux !
- Qu'est-ce que t'attends ?! On y va, oui ou non ?!
- Ah … Euh … Oui, oui …
Je partis devant et montais rapidement les escaliers. Mon ami avait du mal à me suivre. J'étais nerveux. C'est compréhensible, non ? Je m'arrête soudainement devant chez moi, hésitant à ouvrir la porte.
- Attends ! On va rendre ça encore plus crédible !
La jeune française enlaça alors sa main droite dans ma main gauche. Un truc d'amoureux, je crois …
- N'hésite pas à me tenir par la main ou à me donner quelques baisers. Même sur la bouche. Ça me gênera un petit peu, mais au moins, ils y croirons mieux.
Attends … Elle m'autorise vraiment à l'embrasser ?! Et devant mes parents en plus ?! Mais … Mais … J'ai l'impression de rêver ! Non, c'est pas un rêve, c'est pas un rêve … C'EST LA RÉALITÉ ! Bon, faut que je me calme.
Bref, voilà que j'ouvrais maintenant la porte, tenant toujours la main de ma « copine ». Une fois la porte fermée, j'indiquais à mes parents que je suis rentré. J'enleve alors mes chaussures enfile mes pantoufles licornes. Je remarque d'ailleurs Lola faire les yeux ronds en les voyant. J'aurais peut-être dû rester en chaussettes …
- Oh mon dieu ! Elles sont trop belles ! Je veux trop les mêmes !
Ah ? Elle me charrie pas ? Bonne nouvelle ! Eh … Je voulais justement m'en débarrasser … Bref. Je vais y réfléchir. J'emmène donc Lola dans le salon où mes parents nous attendaient. Putain, mais j'invite juste une amie à manger, alors pourquoi ils sont habillés comme s'ils allaient dans un resto chic ?!
- Voici donc la fameuse Lola ! S'exclama ma mère alors que nous entrions tout les deux. Karma nous a tellement parlé de toi !
A ces mots, je mis à rougir encore plus violement. Pourquoi fallait-il qu'elle dise un truc comme ça ?! C'est même pas vrai en plus ! Je traduis donc ce qu'elle vient de dire à Lola. Cette dernière se mit à rire légèrement et me regarda avec des yeux doux. Bon alors, soit elle joue super bien, soit elle est vraiment amoureuse, elle aussi.
Le reste du dîner sa passa plutôt bien. Sauf que je n'osais pas regarder mes parents en face. D'ailleurs, je peux toujours les appeler comme ça ? Dans un sens, oui. Mais dans un autre, non.
Ce fut au moment du dessert que tout éclata. Toute la rancune que je possède envers eux depuis ce matin.
- Pourquoi vous ne m'avez rien dis ?
- De parles-tu, mon chéri ? Fit ma mère étonnée.
Mon père, lui, fronçait les sourcils. Je pense qu'il a compris.
- Je l'ai lu. Avouai-je. La lettre.
- Tu l'as … lu ? Vraiment … ? Alors tu … es au courant … ?
- Je sais tout !
Je me suis levé et je tapais des poings sur la table.
- Je suis en réalité le fils d'Asano Gakuho ! Et Gakushuu est mon frère jumeau ! Je comprends mieux maintenant pourquoi vous vouliez tellement que j'aille à Kunugigaoka !
- Karma … Comprends-nous …
Ma « mère » ne cessait de pleurer. A côté de moi, Lola me regardait avec de drôles de yeux. Elle ne comprenait rien de ce qu'il se passait.
- Je t'explique après. Lui dis-je.
- Karma. On comptait te le dire, tu sais. On ne souhaitait vraiment pas que tu l'apprennes de cette façon. M'expliqua mon « père ».
- Ah ouais, alors pourquoi avoir écrit cette lettre ?! M'écriai-je.
- Au cas où nous ne pourrions pas te le dire car nous serions morts.
Je me rassois alors sur ma chaise et me passa une main sur le visage. Ça devait sortir. Je me sens un peu mieux maintenant.
- Karma, je vais t'expliquer toute l'histoire. Reprit ma « mère ». Ton père et moi n'arrivions pas à avoir d'enfant. C'est alors qu'on a rencontré Asano et sa femme, qui était enceinte de jumeaux. Ils avaient déjà prévu les prénoms : Karma et Gakushuu. Seulement, l'accouchement ne se passa pas comme prévu. L'un des deux garçon est né prématurément. Toi. Les médecins ont ensuite fait quelques analyses et on expliqué que tu auras des problèmes en grandissant. Gakuho ne voulait donc pas de toi. Mais nous oui. C'est comme ça que nous t'avons adoptés.
Je me lève soudainement et sors de la pièce, suivi par Lola. Je me dirige alors vers ma chambre et lui claque la porte au nez. Je laisse alors glisser au sol et me mis à réfléchir. Qu'est-ce que je dois faire, maintenant ? Aller voir Asano et lui dire : « Bonsoir, je suis votre fils ! » ou alors rester avec des menteurs qui se disent mes « parents » ?
On toqua alors à la porte.
- Karma ? Qu'est-ce qui se passe ? Tu vas bien ?
Je lui ouvre la porte et la laisse entrer. Je referme immédiatement la porte. Je lui explique brièvement ce qu'il se passe. Lola écarquilla bien grand les yeux. Elle n'y croyait presque pas.
- Voilà pourquoi vous vous ressembliez beaucoup, tout les deux …
La jeune fille était assise en face de moi. Elle me regardait droit dans les yeux. Et elle ? Encore une menteuse, quand j'y pense. Elle joue avec mes sentiments. Comprend-elle réellement les sentiments que j'éprouve envers elle ?
Soudain, je sentis des bras se resserrant autour de moi.
- Karma, je …
- Je t'aime.
Lola ouvrit grand les yeux. Sans hésiter, je m'empara de ses lèvres. Tout au fond de moi, j'espérais qu'elle ne me rejetterait pas. La jeune fille y répondit d'abord timidement, puis elle amplifia un peu plus le baiser. Elle d'écarta alors légèrement et sourit de toute ses dents.
- Moi aussi … Karma !
Et voilà ! La fanfiction est désormais terminée ! Merci beaucoup de l'avoir lue, ça me fait très plaisir ! Je me dois de vous annoncer qu'une suite est prévue. Cependant, elle sera beaucoup plus noire et énormément moins joyeuse que celle-ci. Si vous voulez en savoir un peu plus, lisez le premier OS de "Quelques OS". Voilà, voilà ! J'espère qu'on se retrouvera bientôt !
