Bonjour à tous !
Voici comme prévu le chapitre suivant :)
A nouveau je vous remercie pour les review que vous m'avez laissé ! :)
Zzz: J'essaie de m'imposer un rythme d'écriture régulier ! C'est vrai que j'aurai pu faire quelque chose avec Stannis et Margaery, mais c'est un personnage que j'ai du mal à comprendre et à cerner.. certes elle veut devenir reine mais après, est-elle mauvaise ? Sincère ? Enfin je la trouve difficile à analyser.
Simonfort: Contente de te revoir :) Je ne peux pas imaginer Stannis sans Melisandre, tout comme Stannis sans Davos ^^ Il se fait bel et bien mener par le bout du nez !
Pewz: Haha ! J'ai ris en voyant ta review et c'est vrai que cette Melisandre est sacrément obstinée et prête à tout pour arriver à ses fins. Si tu la trouve pire que dans la série, alors j'en suis ravie ;)
Gertram: Merci à toi de me lire, en espérant que la suite te plaise à nouveau :)
Bonne lecture ! :)
Il se distrayait en comptant les Dragons d'or se trouvant dans sa bourse. Baelish aimait l'argent depuis toujours. En homme ambitieux, venant d'une famille de basse renommée, il s'était promis de s'élever un jour au rang des plus grands. De par son incontournable et efficace éloquence, doublé de sa ruse machiavélique, il s'était, au fil du temps, montré davantage puissant.
Cela avait commencé quand il avait été pupille du seigneur des Eryé, Jon Arryn, Petyr avait su s'armer de patience, face au rang lui étant destiné, pour ne pas se laisser emporter par son besoin de reconnaissance et de pouvoir. Seulement, face à la seule femme qu'il ait pu aimer tout au long de sa vie, pour Catelyn Stark, il avait bravé les limites en défiant son prétendant en duel. L'ancien Grand argentier s'était vu alors humilié par son adversaire, lui laissant une large cicatrice jusqu'au nombril. Ce désagréable souvenir lui était resté en mémoire, et jamais, il ne s'agenouillerait face à une quelconque personne. Au loin, il vit la silhouette de Tysho se former, et il entra dans l'enceinte du lieu. Un sourire mesquin se dessina sur son visage, le banquier de Braavos était un pion, et bientôt, il connaitrait la sentence que le petit homme lui réservait. 'Tout homme doit mourir', 'Quand on joue au jeu des trônes, l'on gagne ou l'on meurt', 'Tout ceux qui ne sont pas nous, sont nos ennemis'.. De puissantes phrases qui sonnaient à ses oreilles telles des évidences, qui ne demandaient qu'à êtres appliquées. Certes, Tysho avait été, comme il se plaisait à l'appeler, son ami, mais Ned Stark aussi, et Baelish ne pouvait se permettre de laisser des traces..
Alors qu'il rangeait les pièces, lentement dans sa bourse, il leva une nouvelle fois la tête pour voir le Braavien discuter avec trois hommes. Un soupçon vint trouver son esprit et il passa une main nerveuse sur sa petite moustache. Alors qu'il se levait discrètement, dans l'espoir de se faufiler par la sortie, Tysho le montra du doigt et les hommes vinrent à sa rencontre:
« Mes chers, il est ici et il est à vous.. »
Petyr n'eut pas le temps pour une potentielle fuite et il se vit arrêter par les deux hommes, qui l'empoignèrent fermement, alors que le troisième lui lisait ses droits. Tysho Nestoris se présenta aussi, le visage illuminé par une joie débordante d'avoir enfin pu, mettre un terme à cette liaison douteuse:
« Pardonnez moi mon ami, mais je ne pouvais laisser passer une telle occasion.. voyez vous, la Couronne est désormais puissante et s'en faire une alliée et un des meilleurs choix que l'on puisse faire, ce qui n'était pas votre volonté.. »
« Je ne vous souhaite pas la reconnaissante que vous recherchez tant Tysho, m'avoir dupé de cette façon n'est que farce et traitrise.. »
« Êtes vous en train de m'appeler traitre ? »
Le banquier se tourna vers le garde de Port Réal et éclata d'un rire franc et strident. Son bouc orangé vint se mélanger aux rayons du soleil qui traversaient la petite fenêtre, et sa figure se transforma en une forme étincelante, reflétant une puissante satisfaction. Le garde se précipita vers le prisonnier pour lui attacher les poignées et prononça la sentence, un parchemin à la main:
« Lord Petyr Baelish, sur ordre du roi Stannis Baratheon, roi des Andals et des premiers Hommes, protecteur des Sept Royaumes, roi légitime de Westeros et fils du feu, je vous arrête pour trahison envers la Couronne, tentative d'usurpation du trône et évasion alors que votre sentence avait été prononcée. Souhaitez vous contester ou vous pliez vous aux ordres du roi ? »
« Que pourrais-je faire ? Je ne suis pas armé, Stannis Baratheon aura eu raison de moi.. Vous aurez eu raison de moi.. »
Et il toisa d'un regard si glacial Tysho, que ce dernier frissonna et se sentit impuissant durant quelques instants. Mentalement, il pria pour que son ancien invité ne puisse s'échapper à nouveau et soit bel et bien exécuté, sinon, le pauvre homme ne connaîtrai une nouvelle année de son vivant. Lord Petyr Baelish était une personne rancunière, prête à tout pour arriver à ses fins, tout Westeros le savait.
Le prisonnier fut transporté vers un navire et on l'enchaina dans la soute. Ses membres se retrouvèrent si serrés qu'il se mit à gémir de douleur, priant pour qu'on le libère de ces chaines redoutables. Seulement, les gardes le laissèrent et il demeura seul durant de longues heures. Son esprit se trouvait enfin tourmenté et incapable d'imaginer un complot sordide, pouvant le sortir de cette funeste affaire. Alors qu'il se sentit vulnérable et déjà séparé en deux parties, une ombre apparue et il pu distinguer un homme entrer, une torche à la main. Son cœur s'affola et il frôla le malaise, lorsqu'il reconnu la personne lui faisant face. Varys l'Araignée, ancien maître espion sous le règne des Lannister, était debout, sous ses yeux ébahis. Le regard peiné qu'il arborait lui laissa un goût amère d'échec et il arrêta de le dévisager:
« Quel plaisir de vous trouver ici mon ami, cependant, je ne m'attendais pas à vous voir dans de telles circonstances.. »
« Que me vaut le plaisir de votre visite lord Varys ? Je vous en prie, prenez vos aises en mon navire ! »
L'Araignée se mit à rire, jusqu'à ce que son visage se fige. Son attitude devint sinistre et un frisson parcouru le dos du petit homme enchaîné. Les deux individus avaient toujours étaient rivaux et Petyr n'aurait jamais pensé revoir son ancien partenaire énigmatique:
« Il se trouve que vous vous trouvez dans une position très inconfortable, mon ami. Vos ambitions s'arrêtent ici, au moment où elles devenaient réellement intéressantes.. Assassiner le roi pour prendre son trône.. Mais quelle idée avez vous eu, vous saviez pourtant le retour imminent de Daenerys Targaryen. Cependant, je dois vous avouer que mourir dès maintenant est la meilleure solution, compte tenu d'une souffrance que vous ne connaitrez pas.. Une humiliation, par contre, je crains fort qu'elle ne vous atteigne en plein cœur, vous qui avez toujours été fier de votre personne.. »
« Quel curieux personnage vous faites Varys, comme c'est malheureux de penser que je vais mourir, en ne comprenant toujours pas les rouages de votre cynisme.. Alors vous avez gagné au jeu des trônes, je m'incline, mais venez en au fait.. mon ami.. »
Il s'approcha de lui pour lui chuchoter à l'oreille. Ils étaient semblables sur plusieurs points, notamment sur sur le point relationnel, à la différence que Varys avait su profiter davantage de la Cour. Il n'avait pas hésité à s'exiler le moment opportun. Baelish, quant à lui, s'était vu agir dans l'ombre, sans jamais dénier les accusations, ce qui, au fil du temps, devint pour lui une épée de Damocles:
« Même si nous avons été ennemis, nous savons tout deux que votre mort est inévitable, cependant, en tant que personne autrefois vivant votre quotidien, au sein de cette sinistre capitale, je peux vous venir en aide. Ne pensez pas une libération physique à proprement parlé.. mais je peux vous permettre de quitter ce monde en évitant l'humiliation faîtes à votre nom.. Connaissant votre personne, je pense que vous ne pouvez pas refuser mon offre.. »
« Vous êtes pathétique mon cher.. »
« Et même en cet instant intense, je me vois blâmé.. Pourtant, ma main vous est toujours tendue.. »
Il sortit de sa poche profonde une fiole qu'il versa dans l'unique coupe, reposant sur une caisse près du petit homme, puis, après lui avoir adressé un clin d'œil amusé, lui montra du doigt:
« Voyez, je viens de remplir ce vin d'un poison assez violent, je dois l'admettre, mais qui vous tuera bien avant votre arrivée à Port Réal.. Alors voici ma proposition et j'aimerai que vous pensiez que c'est en ami, que je la formule. Buvez et mourrez indignement, telle la personne que vous avez été durant votre vie entière ou, laissez cette coupe, et affrontez la mort en face, en subissant l'humiliation qui toujours, a flotté au dessus de votre tête.. Ou, il reste une autre possibilité.. Vous ne buvez pas.. et déshydraté, votre corps n'atteindra pas Westeros en vie.. C'est à vous de voir, mon ami »
« Comment avez vous su Varys et pourquoi un homme tel que vous se soucie de mon exécution ? »
Baelish éclata de rire et dévisagea son adversaire, qui ne semblait apprécier les moqueries de l'ancien Grand argentier. Vue la situation, il semblait risqué de se jouer ainsi de lui, mais Petyr était ainsi et s'avouer vaincu lui était difficilement concevable:
« Vous savez, les rumeurs vont vites à Essos et dès votre capture, je me suis rué ici afin de m'entretenir avec vous. Une chance que je sois dans les parages.. Vous n'alliez pas quitter ce monde sans vous être, une dernière fois, entretenu avec moi.. Même si nous avons été ennemis par le passé, je dois vous avouer que notre compétition rivale m'a toujours été agréable. Même si je remporte le jeu des trônes, vous avez jouez une belle partie, compte tenu des nombreuses fois où beaucoup ont souhaité votre mort.. Je n'ai rien à ajouter lord Baelish, et vous salue, pour vous souhaiter le meilleur des voyages dans l'au delà »
« Le suicide est un acte lâche.. »
« Tout comme vous.. ! »
C'est ainsi qu'il laissa le petit homme enchaîné à sa destinée. Fier de sa venue et de son geste, l'Araignée s'obstinait une énième fois, à mettre Daenerys Targaryen sur le trône. Au loin, il se retourna pour voir le bateau naviguer vers l'Ouest. Quand ce dernier accosta au port, les gardes stupéfaits et dans une incompréhension totale, virent leur faisant face, le corps de Baelish, dont la coupe de vin précédemment remplie, siégeait dignement au sol.
"When you play the game of thrones, you win or you die"
