Bonjour à tous ! :)

Rentrée de vacances, je poste le chapitre 11, qui j'espère vous plaira !

Je pense que vous l'avez deviné, mais il s'agit de la bataille entre Stannis et Daenerys :D (les paris sont lancés ^^)

Bonne lecture !


Les armées étaient rangées devant la capitale, prêtes à affronter les arrivants de la Néra. Le Nord avait répondu à l'appel, mobilisant tous ses hommes disponibles, tout comme les Terres de l'Orage, le Conflans, le Val d'Arryn et Dorne. Seuls les Terres de l'Ouest et le Bief avaient été réticent, n'envoyant que la moitié de leurs hommes. Cependant, le roi n'y prêta pas attention, se promettant d'appliquer la sentence une fois la guerre terminée. Les terres Lannister et Tyrell digéraient difficilement leur défaite face à la Couronne. Stannis ne s'était pas laissé abattre et les avaient sèchement remis à leur place, tel était son devoir de souverain. Les émeutiers des Terres de l'Ouest et la Maison Tyrell, trop prompt à marchander la couronne de la reine, n'avaient su trouver les mots pour riposter.

Le roi avait passé la nuit seul, préférant revoir ses tactiques militaires. N'ayant pas dormi, il se sentait toutefois fort et préparé, de par l'adrénaline provoquée. Son esprit semblait animé par une volonté écrasante et il sentait en son corps, grandir un feu dévastateur, pourtant invisible à l'œil nu. La réincarnation d'Azor Ahai était prête pour son combat final, la flamme contre la flamme.

Il enfila sa lourde armure et détacha sa cape, il ne devait pas être ralenti durant le conflit. Il soupira un long moment, se débarrassant d'une anxiété habituelle de par sa personnalité, quand la prêtresse entra:

« Les bateaux de Daenerys Targaryen sont visibles à l'horizon.. »

Il ne répondit pas et attacha son fourreau à sa ceinture. Le visage du Cerf était crispé et sa mâchoire serrée lui creusait les joues. S'il avait pu accélérer le temps, il le ferai sans hésiter tant il ne souhaiter se battre contre une enfant. L'homme trouvait cette situation ridicule, cette femme était ridicule et il devait l'arrêter. Seulement, même si persuadé d'une victoire royale, il ne pouvait effacer de son esprit les dragons. Le roi n'éprouvait aucune frayeur car il avait confiance en ses hommes, mais en son cœur, son âme était pétrifiée. Quoi qu'il était normal de se sentir impuissant et en danger face à de telles créatures.:

« Ses monstres ailés seront atrocement difficile à vaincre.. Si je meurs durant cette bataille, que ferez vous ? »

Contre toute attente, elle ne répondit pas et se pressa contre lui, sentant le froid de l'armure mélangé aux palpitations rapides de son cœur. La figure attristée, elle releva la tête et caressa tendrement ses cheveux:

« Le Seigneur de la Lumière vous protège mon roi »

Il dégagea violemment son visage de ses mains. S'il avait pu hurler sur le moment, il ne s'en serait pas privé tant il fut irrité et déçu par sa réponse. Le Cerf en avait marre d'entendre parler de R'hllor et de ses prophéties. Stannis voulait entendre une phrase encourageante ainsi que sincère et non un prétexte religieux:

« Je vais la tuer pour Robert, je vais terminer ce que j'aurais dû faire il y a des années.. »

Alors, l'âme lourde et tendue, il quitta Melisandre la mine sévère, pour trouver ses généraux.


Davos, Thoros et Béric étaient déjà sur place, peaufinant leur stratégie militaire. Sladhor attendait déjà prêt sur un navire, l'arrivée des ennemis:

« Les portes du Donjon Rouge ont été verrouillées, des gardes sont postés à chaque entrée et mon ami le pirate patiente pour enflammer la flotte adverse »

« Je vais me battre cette fois-ci chevalier, Melisandre sera seule à réciter des incantations.. »

« Thoros, vous n'êtes pas obligé de combattre, sa Majesté le comprendrait tout à fait.. »

Le prêtre rouge ricana et balança sa tête sur le côté en fixant son interlocuteur. Ses petits yeux amusés laissèrent à Davos une étrange sensation et il eut soudainement envie de fuir. Les représentants de la Foi rouge avaient constamment ce pouvoir hypnotisant, qui avait pour but de provoquer à ceux qui osaient planter leur regard en les leur, un malaise étouffant:

« Je sais me battre Chevalier Oignon, ne me croyez pas faible. Seulement je souhaite participer au combat pour la réincarnation de R'hllor, pour le roi ! »

« Il saura se défendre, ne voyez pas cela d'un mauvais œil, mais il ne peut s'empêcher de me protéger.. »

Béric claqua sa main dans le dos de son semblable avant d'éclater d'un rire rauque. Davos les observa quelques minutes et réussi à se convaincre d'une fine immunité, sous la protection de leur faux Dieu. Il essaya de se rassurer et s'avança lui aussi en échangeant une franche poignée de main avec les deux hommes:

« Si j'avais pensé un jour m'accorder avec vous.. »

« Celui qui n'évolue pas est un idiot ser ! Heureusement que votre mentalité a changé d'opinion, voyez par vous même, nous n'avons pas intenté à la vie du Cerf, ainsi, nous avons été digne et raisonnable, tout comme nous l'avions promis ! »

En entendant ce discours, la Main eut l'impression qu'il ne se reverraient pas après la guerre et il se sentit mal. Alors, maladroitement, il les quitta pour se préparer à l'attaque.

En chemin, il croisa Alester, qui s'entrainait à manier un fouet enflammé. L'homme fut surprit de le voir avec une telle arme et l'interrogea d'un regard suspect. Le prêtre le remarqua aussitôt et l'invita à le rejoindre d'un signe de tête:

« Ceci mon ami est redoutable car c'est avec ce fouet que je vais tuer les dragons de l'usurpatrice.. »

« Comment comptez vous vous y prendre ? Les flammes ne peuvent rien face à ces monstres.. »

« Certes, vous avez raison, seulement il s'agit ici d'un feu animé par R'hllor, ce n'est pas n'importe quel brasier qui se répand sur cette mèche.. ayez confiance.. »

Avant de le quitter, il se retourna une dernière fois et Alester le devança en lui mettant une main bienveillante sur l'épaule. Il savait ce qu'il s'apprêtait à dire:

« Je sais que le roi n'est pas une personne mauvaise, seulement, chacun a son caractère ! Je suis heureux d'avoir fais votre connaissance Chevalier Oignon et je vous béni en cette sombre période. Que votre lame vous protège durant le combat ! »


Le roi se posta face à la Néra et leva les yeux dans l'espoir de ne voir aucunes ombres menaçantes. Daenerys possédaient trois dragons et en son fort intérieur, il fut soulagé de ne voir que les nuages. Seulement, lorsqu'il plissa les paupières, suite aux rayons du soleil qui l'aveuglait, son âme se glaça et au plus haut dans les cieux se dessinèrent les trois bêtes, volant au dessus des navires. Leurs cris perçants réveillèrent les soldats qui, à l'affut, tournèrent leur regard vers la baie. Toutefois, le roi, chevauchant sa monture arriva au galop les soutenir. Il brandit son épée en un geste puissant et hurla la devise des Baratheon. Il se plaça au centre de son immense armée et, après que Béric ait enflammé sa lame, tout comme il l'avait fait durant la bataille contre les Marcheurs Blancs, se prépara pour son discours. Illumination, l'épée de flammes siégeait dignement en sa main et de ses étincelles brûlantes, embrasait les airs:

« Les voilà, nos ennemis si puissants, nos ennemis si redoutés, mais que sont-ils après notre précédente victoire face à la Nuit éternelle.. Ils ne sont rien, seulement constitués de chair et d'os ! Nos lames vont les transpercer, répandant leur sang dans la capitale, jusque dans les moindres recoins ! Sachez que cet ennemi, cette femme qui commande ces dragons ne peut rien face à votre ténacité car elle n'est pas soldat ! Elle ne compte que sur ses bêtes ailées ! Vous, en revanche, êtes des guerriers expérimentés, qui ne craignent ni la peur, ni le Mal, ni la mort en personne ! Durant cette dernière bataille car en tant que roi, je vous en fais la promesse, la paix retrouvera Westeros, vous allez tutoyer l'Enfer ! Vous êtes ivre d'une volonté de fer et vous ne plierez face à l'ennemi ! Combattez vaillamment et fièrement, représentez votre Maison, votre étendard, représentez Westeros ! Pour la victoire ! »

« POUR LA VICTOIRE ! »

« GLOIRE A WESTEROS ! »

Davos se présenta à son tour, portant son armure habituelle. Leur regards se croisèrent et Stannis pu lire en celui du chevalier, une profonde fierté. Le Cerf lui adressa un signe distinctif et sa Main comprit sa reconnaissance. Alors, sous les yeux victorieux du roi, il ne ressenti plus cette peur paralysante. L'homme bomba le torse et hurla le nom de Sladhor en lui intimant l'ordre d'agir.

Les bateaux adverses se rapprochaient et les dragons se faisaient de plus en plus menaçants. Le pirate, situé en avant sur les eaux ouvrit une bouche stupéfaite sous une tension sans nom, face à la scène se déroulant devant ses yeux ébahis. Il navigua discrètement, tout en se rapprochant des ennemis, en essayant de ne pas se faire repérer. Puis, il lança une torche dans la Néra, à l'endroit même où avait été soigneusement déposé le carburant. L'effet fut instantané et il sauta du navire, dans l'espoir de ressortir vivant suite à la fulgurante déflagration. Sous la protection des Dieux, il trouva la berge, sauf. Le feu grégeois se propagea jusqu'à la flotte adverse pour, quand il la rencontra, provoquer une violente explosion.

Les vaisseaux volèrent en éclat et les débris vinrent inonder la baie. L'atmosphère demeura emprunt d'une couleur verte, où venaient se mélangeaient les fumées funestes.

Davos déglutit difficilement au constat de cette attaque. Lui aussi, durant la Bataille de la Néra avait perdu son fils de la même façon. Le feu grégeois était sans pitié, ne faisant aucune distinction entre alliés et rivaux. Les hurlements des hommes à la mer se mêlaient à ceux des créatures, qui, sous l'effet du choc, avaient pris leur envol pour envahir d'une hauteur considérable, le ciel. Leurs puissantes ailes battaient l'air avec une fluidité remarquable et le roi fut stupéfait de voir de telles beautés, dévorer les nuages:

« Nous avons réussi notre première attaque ! La moitié de leur flotte est décimée ! Ne craignez rien bannerets, car nous allons remporter la victoire ! Préparez vous pour l'impact ! Les survivants aux flammes meurtrières arrivent ! »

Les soldats dégainèrent leurs épées et hurlèrent de rage afin de se motiver face au Mal s'approchant.

Béric resta aux côtés de Thoros et lança les ordres aux hommes, qui se rangèrent en position stratégique. Puis, il leva un bras puissant et ordonna aux archers, postés sur les murailles, de patienter:

« Ta capacité à commander est impressionnante mon ami ! »

Il ne répondit pas, concentré, les yeux rivés sur un ennemi qui commençait à toucher le sol de Port Réal. Les soldats de Daenerys étaient les Immaculés, qu'elle avait recruté lors des libérations des cités d'Essos. Ces redoutables guerriers avaient été élevés dans un seul but, combattre. Ils ne connaissaient ni la douleur, ni la frayeur et s'entêtaient à faire tomber leurs adversaires sous des coups mortels. Quand Béric les aperçu, courant dans leur direction, son sang ne fit qu'un tour et il lâcha maladroitement à son semblable:

« Certes, mais je pense que mon aptitude à diriger est inefficace face à de tels personnages.. »

« Combat avec fierté mon ami, car le Maître de la Lumière nous observe ! Ne le déçois pas ! »

Le Seigneur de la Foudre ordonna aux archers de décocher leurs flèches et elles vinrent se planter dans leurs cibles, réduisant une partie de la masse ennemie. Les deux hommes se lancèrent tête baissée dans la mêlée et furieux, tranchèrent les chairs de leur lame.


Stannis, aveuglé par l'armée mettant pied à terre, se retourna violemment pour voir Melisandre, posée sur les murailles, répéter le même schéma que lors de leur dernière bataille. Les nuages devinrent alors noirs et de puissants sons rauques retentirent au plus haut dans les cieux. Le tonnerre se montrait et R'hllor témoignait de sa force. Tout en adressant des prières au Dieu rouge, elle leva les bras au ciel et des éclairs se montrèrent, touchant de par endroit les dragons, qui se voyaient saisis sous la force des étincelles.

Le roi, époustouflé de voir une telle démonstration fut submergé par une émotion qui le plongea dans une furie sans limite. L'agressivité qui se dégagea de sa personne lui permit de faire tomber un grand nombre d'ennemi, alors que son épée se voyaient recouverte d'un sang rouge sombre. Les Immaculés ne cessaient d'accoster et il eut l'impression d'être encerclé. Alors, dans une profonde rage, il balaya les airs de son épée ardente et se rua sur les hommes. Son cheval fut touché et il s'écroula sur les corps encombrant le sol. Tout en se relevant en grimaçant, un cri le sortit de son état. Stannis s'arrêta net et son visage se déforma sous une peur paralysante, Daenerys montait son dragon, une bête imposante aux écailles noires, qui cracha des flammes à ses pieds. Elle le toisa d'un regard sanglant, avant d'ordonner à la créature de se poser à l'arrière du champ de bataille:

« Davos ! Davos ! »

Il hurla le nom du Chevalier Oignon en courant dans sa direction et lui présenta les ordres d'un large signe en levant les bras. L'héritière se tenait à terre et sans défense, sa monture s'étend envolée. Alors, prit d'un courage légendaire, acceptant les ordres de son roi, l'ancien contrebandier se précipita sa lame au poing, vers la femme. Il lutta difficilement contre les adversaires avant de se trouver proche de sa cible, puis, il lança son arme dans les airs afin de lui donner un coup mortel. Elle n'eut pas le temps de réagir que son dragon, Drogon, se présenta devant elle, la protégeant en déployant de longues ailes. Puis, il dévora le sol de ses flammes. Le Chevalier Oignon se protégea le visage et recula, pour tomber en arrière:

« Par les Sept ! »

Il poussa un juron face au Mal agissant sous ses yeux horrifiés. Il était en Enfers.

Alors qu'il fixait d'un regard terrifié son ennemi, qui hurlait en ouvrant une large gueule laissant apparaître des crocs acérés, il se leva péniblement. Daenerys aurait pu ordonner au dragon de le dévorer, mais elle ne fit rien et le chevaucha pour s'envoler vers le Donjon Rouge. L'héritière Targaryen voulait trouver son trône.

En de rapides battements d'ailes, elle arriva à la forteresse. Les gardes surveillant l'entrée la défièrent et se virent embrasés par les flammes ardentes. Drogon déferla sa puissance sur la porte, qui sous la chaleur ne pu résister et se mit à fondre, sous une épaisse fumée. Alors, la femme pénétra dans l'enceinte de la précieuse salle, si désirée.

Le roi assista à cette scène depuis le champ de bataille. Alarmé face à cette épouvantable intrusion, il détala jusqu'au château en danger. Prit d'une stupeur incontrôlée, son visage fermé reflétait une terrible angoisse et il écarta les adversaires lui barrant la route, avec une facilité remarquable.

Lorsqu'il arriva devant les débris fumant du portail, il vérifia la présence de la créature. Le dragon n'était pas là. Tout en s'enfonçant dans la salle, il referma violemment la poigne sur son épée à la vue de Daenerys Targaryen, assise sur le Trône de Fer, le défiant du regard.


Davos combattait aux côtés de Béric, Alester et Thoros. Étant venu secourir ce dernier, qui venait de tomber au sol sous la brutalité d'un Immaculé. Les quatre hommes se rassemblèrent, se protégeant mutuellement:

« Chevalier Oignon, nous perdons l'avantage ! »

« Ne perdez pas espoir et battez vous ! Où est Stannis ? »

« Il est parti vers le Donjon Rouge combattre la fille Targaryen ! »

L'ancien contrebandier leva les yeux vers le lieu pour y voir, posé sur le toit, le redoutable dragon aux écailles noires. Son sang ne fit qu'un tour et, prit de son habituel courage, se pressa de le rejoindre. Au même moment, le ciel devint sombre et le second dragon, Rhaegal, apparu. Ses couleurs étaient d'un vert émeraude, et il poussa un cri dévorant les cieux:

« Revenez ici chevalier, c'est beaucoup trop dangereux ! »

« Stannis est en danger ! »

Il fut retenu par Béric, qui attrapa fermement son bras. L'homme se débattit et, sous l'ombre menaçante leur faisant face, se retira vers ses alliés:

« Souvenez vous, votre mort n'est pas pour ce jour ! »

Armés de leurs épées ensanglantées, ils bravèrent la bête qui, de ses flammes, les plongeaient doucement dans les ténèbres. Alors qu'il cracha une énième fois, ils ne purent esquiver et Alester déplia ses bras, dont les longues manches rouge se balançaient dans le vide. Dans un hurlement furieux, une lumière se dégagea de sa personne et une barrière protectrice, semblable à une bulle entoura les quatre hommes.

Le feu rencontra la magie et la fournaise ne pu les atteindre. La créature réitéra l'action plus violemment, et le schéma se répéta, laissant le prêtre rouge de plus en plus affaiblit sous la puissance de l'ennemi:

« Je ne vais pas tenir indéfiniment ! Que R'hllor nous vienne en aide ou nous finiront incendiés ! »

Ses bras commencèrent à trembler et son front suant laissait tomber d'épaisses gouttes. Sa bouche se crispa sous un effort épuisant et, dans un dernier hurlement de rage, la bulle les protégeant s'évapora un instant. Alors qu'il se trouvait en face de Rhaegal, la barrière ayant disparu, le Seigneur de la Foudre n'eut pas le temps de comprendre la situation, qu'il reçu la flamme en pleine poitrine. Il fut projeté en arrière avec une violence inouïe et raide, son corps fumant s'écroula au sol:

« Béric ! »

Anéanti, Thoros voulu le rejoindre mais il fut retenu par le Chevalier Oignon, lui présentant d'un doigt horrifié le dragon, dont les flammes continuaient de se répercuter sur la barrière venant de réapparaître:

« Que le Maître de la Lumière nous envoie une aide ! »

La magie d'Alester s'estompa à nouveau, laissant ses bras tremblants. Le prêtre ferma les yeux un instant, priant pour que l'accident ne se produise pas une seconde fois. Béric gisait au loin, sous les cris étouffés de son ami. Leurs espoirs semblèrent disparaître tant l'adversaire était redoutable. Cependant, un bruit sourd retentit soudainement dans leur dos. Les trois hommes se retournèrent difficilement pour voir arriver, les épées enflammées aux poings, une armée rouge:

« Les fanatiques du Grand prêtre Benerro ! »

Ce dernier avait envoyé son armée personnelle combattre pour soutenir son meilleur élément, Alester Sarwyck. Venus par centaines, ils brandirent leurs armes étincelantes et Rhaegal se vit acculé. La bête lâcha prise, luttant contre un ennemi féroce.

Profitant de l'occasion, Thoros accouru vers le chevalier, dont le corps carbonisé était difficile à reconnaître. Prit de spasmes irréguliers, il plaça ses mains au dessus de l'homme et lui donna l'Ultime baiser, dans l'espoir de le ramener à la vie, tel il avait pu le faire par le passé. Cependant, rien ne se produisit, et il le prit dans ses bras, le cœur lourd. Durant de longues minutes, alors qu'Alester et Davos tentaient de le protéger en l'entourant, le prêtre essaya encore. Puis encore et encore, jusqu'à frapper sa poitrine en hurlant de douleur, comprenant la dure réalité. La résurrection n'avait pas lieu suite à l'attaque cinglante, et Béric Dondarrion était définitivement mort:

« R'hllor la demandé, vous ne pouvez agir contre sa volonté ! »

« Non ! Mon pouvoir va le ramener, j'ai toujours réussi, il va se réveiller ! »

Thoros s'effondra contre le corps inerte et les larmes inondèrent ses yeux. Il était affligé et perdu. Son ami de longue date venait de mourir sous ses yeux et il n'avait pu le soigner.

Derrière eux, le champ de bataille laissait place à un lieu dévasté par les flammes et les corps. Le dragon, prit au piège par l'armée rouge, poussa un dernier cri de détresse avant de tomber, percé d'entailles fumantes. Le feu accordé par le Seigneur de la Lumière se voyait d'une efficacité mortelle face aux créatures ailées.

Davos assista impuissant à la tragédie, sentant sa poitrine se serrer sous les pleurs du prêtre. Il leva une énième fois les yeux vers le Donjon Rouge pour constater la présence continue de Drogon. Il s'encouragea et fronça les sourcils, déterminé à secourir son roi, quant un homme apparu devant lui. Jorah Mormont, protecteur de l'héritière, pointa sa lame vers le Chevalier Oignon, puis le défia d'un regard noir et le combat s'engagea.


Lorsque Viserion, le troisième dragon de Daenerys vola au dessus d'Alester, il s'arma de son fouet et couru le trouver, animé par une folie meurtrière. La créature se défendit en crachant ses puissantes flammes et l'homme balança sa mèche enflammée. Elle frappa violemment la bête aux aspects couleur crème, qui hurlait de rage:

« Viens pas ici monstre de l'Enfer, viens succomber au brasier de mon arme ! »

Il claqua le fouet dans les airs, alors que Viserion s'élançait sur lui pour le dévorer. Alester esquiva et balança à nouveau sa défense, qui vint s'entourer autour du corps épais de l'adversaire. Il tira d'un coup sec, alors que le dragon s'enflammait, et dégaina son épée, pour, lorsqu'il arriva à son niveau, le trancher de plusieurs coups vengeurs.


Le roi Stannis avança lentement, fixant d'un regard sanglant la femme, qui le narguait, assise sur son trône. Ses yeux sombres lui donnaient un air inhumain et l'homme, qui restait silencieux, sentit son corps s'embraser d'une fureur incontrôlée. Elle se tenait sur ce qui lui revenait de droit et prétendait recevoir le titre de reine:

« Enfin je me tiens devant vous, Daenerys Targaryen.. J'ai ardemment désiré ce moment, avec l'infatigable conviction que je vous écraserai en ce jour.. »

« Je ne vous avez pas imaginé de la sorte Stannis Baratheon, si j'avais pensé cet instant, j'aurai été déçue avant même mon départ d'Essos ! »

Il grogna de rage devant son insolence et leva instinctivement sa lame dans sa direction. L'héritière se mit à rire, alors qu'il la maudissait intérieurement, cette femme qui lui volait son trône. Il était le véritable roi:

« Imaginez ma déception en apprenant que ma rivale est une enfant.. »

Son visage se figea et il ricana en voyant sa réaction. Daenerys affichait un regard si noir, qu'il contrasta avec ses yeux bleu et habituellement doux. Elle se leva d'un bond et le toisa, tout en le contournant. Fièrement, elle le dévisagea de la tête au pied, alors que Stannis restait immobile, se contrôlant pour ne pas la tuer sur la champ. Seulement, elle était une femme, qui plus est, non armée:

« Vous devriez faire attention à vos dires, n'oubliez pas que j'ai à ma disposition des dragons.. »

« J'ai combattu les Marcheurs Blancs et les ai renvoyé dans le néant.. vos créatures ne peuvent m'effrayer.. »

« Alors qu'allez vous faire Stannis, allez vous me tuer ? Allez vous supprimer celle qui menace votre couronne ? Vous savez que le Trône de Fer me revient de droit, je suis Daenerys du Typhon, Mère des dragons ! Le sang Targaryen coule dans mes veines et je suis l'héritière légitime ! Westeros m'appartient ! »

L'homme rangea sa lame dans son fourreau sous les yeux stupéfaits de la femme, qui ne comprenait pas ce geste. Elle essaya alors de paraître menaçante et serra les poings, avant de lui adresser un mouvement de tête dédaigneux:

« Que faites vous ?! »

« Je ne vais pas vous tuer car vous méritez un procès et une exécution légale. De plus vous n'êtes pas armée et je suis un homme d'honneur, je ne vais pas vous assassiner de sang froid.. Pourtant, sachez que j'en ai rêvé.. Par votre faute, par votre fuite lors de la Rébellion de Robert, j'ai subi une lourde humiliation en échouant dans ma quête. Je devais vous ôter la vie alors que vous étiez si petite, si fragile. Un jeu d'enfant si vous n'aviez pas fuis lâchement ! Par cet acte, j'ai reçu de mon frère ce misérable caillou qu'est Dragonstone ! Ma réputation a été salie par la faute d'une fillette.. »

« Si vous refusez car je ne suis pas armée, que comptez vous faire ? »

Le ton hautain qu'elle prit lui donna la nausée et, s'il n'avait pas été si juste et honnête, il l'aurait tout de même tué pour son insolence. Elle parlait au roi et lui devait le respect. Soudainement, Stannis entendit un bruit, et se retourna violemment pour faire face à un homme, tenant dignement sa lame:

« Moi je suis armé.. »

Le roi comprit le manège et dégaina son épée. Daario Naharis, mercenaire combattant pour l'héritière, afficha un sourire narquois et défia le roi. L'attitude déplacée qui émanait de son être répugna le Cerf, qui se précipita sur lui. Les lames s'entrechoquèrent et il lui asséna un violent coup dans le ventre. Stannis se tordit de douleur et cracha un juron, alors il l'observa, essayant de calculer sa prochaine attaque. Le mercenaire restait stoïque et ses yeux amusés plongèrent le roi dans une profonde colère. Il se jeta une nouvelle fois sur lui et se vit brusquement arrêter par la forte poigne de l'homme qui lui agrippa le bras. D'un geste habile, il se dégagea et le choc fut intense, les lames se rencontrèrent à nouveau. Daario était extrêmement rapide et le Cerf avait du mal à appréhender ses coups. D'un mouvement vif et sanglant, il heurta l'épaule de Stannis, qui poussa un cri rauque sous la douleur. Tout en vérifiant sa blessure d'un geste de la main, le sang se répandit sur son armure. Son adversaire continuait à le toiser d'un regard arrogant et il sentit en son dos, cette joie dévorante submergeant Daenerys. Il n'allait pas se laisser ridiculiser par cette femme une seconde fois. Alors, le roi, motivé par une volonté foudroyante, enchaîna les coups et rivalisa avec son ennemi, pour, dans un ultime cri de rage, enfoncer sa lame dans sa nuque. L'homme époustouflé par l'enchaînement, afficha enfin un visage atteint, pour le plus grand bonheur du roi, qui continua sa lancée en tranchant la chair. Daario Naharis tomba au sol, en deux parties.

L'héritière fulminait, voyant son champion raide mort. Prise d'une hystérie meurtrière, elle s'élança sur Stannis en le bombardant de gifles maladroites. Le roi n'eut aucun mal à arrêter les coups et la maîtrisa. Il lui attrapa fermement les poignées pour ensuite la pousser violemment, l'éloignant de sa personne. Daenerys trébucha et s'affala contre une colonne, sa tête percutant violemment le marbre.

Il resta immobile face à ce qui vint de se produire. Il n'avait pas voulu cela, il aurait voulu la juger pour son crime, pour son usurpation. Toutefois, le roi ravala son honneur et se dirigea vers la porte, s'inquiétant de la tournure des combats, à l'extérieur. Alors qu'il arrivait à la sortie, un hurlement terrifiant le glaça. Drogon, conscient du mal qui avait été fait à sa maîtresse, gronda en frappant de puissants coups le toit du Donjon Rouge. Le sol se mit à trembler et le Cerf leva la tête pour assister, impuissant, au désastre se déroulant. Les pierres tombèrent brutalement, écrasant sur leur passage les colonnes retenant la toiture, et l'entrée de la salle s'effondra sur le roi. Cependant, il n'eut pas le temps d'être enseveli sous les décombres puisque le dragon ouvrit une gigantesque mâchoire pour le saisir et le broyer sous sa force. Il hurla face à une douleur perçante, sentant ses os se briser. La créature, imbue de vengeance, prit son envol pour trouver le champ de bataille.


Les cadavres des deux armées siégeaient dans le feu et le sang, seul Jorah, blessé, avait réussi à fuir, pour ensuite être rattrapé par Thoros, le pétrifiant d'un regard vengeur. Drogon jeta le corps détruit du roi, qui vint percuter violemment le sol en un cri sourd, tant il souffrait.

Alors que Davos assistait à cette scène lui arrachant le cœur, il se précipita vers la bête dans l'espoir d'en finir une bonne fois pour toute avec cette guerre dévastatrice. Ses veines tapaient violemment contre les parois de son crâne, lui laissant la sensation brûlante, de sa tête prête à exploser. Le Chevalier Oignon balança son épée dans les airs en hurlant la devise Baratheon, mais son acte fut stoppé par le dragon, qui lui répondit d'un féroce mouvement de crocs. L'homme recula immédiatement, échappant à la mort, alors qu'Alester, ayant comprit la volonté du chevalier, attira l'attention de la créature en claquant son fouet dans sa direction. Puis Davos, dont l'être entier suintait la hargne et les représailles, tailla l'ennemi d'une lame redoutable. Drogon était vaincu:

« Stannis ! »

Le Chevalier Oignon lâcha son épée en acier Valyrien, pour se ruer sur la carcasse royale, priant les Sept de l'avoir épargné.


Stannis: 1/ Daenerys: 0 ^^