Bonsoir tout le monde !
Désolée pour ce léger retard mais j'ai malheureusement eu des problèmes de connexion internet ce Vendredi. Pour ce qui est des view et review, MERCI ! :D
Je suis vraiment contente que ce chapitre vous ai plu ! Et je peux enfin le dire, Daenerys n'est plus ! (si seulement D&D pouvaient avoir la même idée xD)
Je vous avoue que je me suis inspirée de plusieurs thèmes, notamment celui du Gouffre de Helm dans le Seigneur des Anneaux avec l'arrivée des elfes, bien vu Simonfort ;)
Zzz.. Quand tu m'as dis que tu adorais Richard Dormer, j'ai de suite pensé à ce chapitre.. J'espère que tu n'es pas trop déçue, mais Béric reste toujours dans mon cœur ^^ (d'ailleurs ce weekend, j'ai regardé la saison 3 et quand Béric se bat contre le Limier, je me suis dis une nouvelle fois "Mais qu'il est classe ce bonhomme !" :)
Pewz, pour répondre à ta review, je pense que la fin de cette fic va être dans les tons de happy end mais pas trop non plus, quoi que non, ce ne sera pas forcément une happy end (Je n'en dis pas plus, ne m'obligez pas à spoiler xD).. enfin, plus qu'un chapitre à attendre !
Car oui, il s'agit ici de l'avant dernier chapitre.. :/ (déjà !)
Je vous souhaite une bonne lecture !
Tendevils
Lorsque Davos s'approcha de Stannis, le voyant raide et immobile, il le crût mort. Son regard se porta sur son corps et à la vue du sang couvrant la totalité de son être, il eut un vertige. Sa gorge se serra fortement et il suffoqua un instant. Le Chevalier Oignon s'agenouilla, ne sachant où poser son regard. Horrifié, il vit les membres désarticulés de l'homme et ferma les yeux, essayant d'effacer cette vision macabre:
« Davos.. »
Ce dernier sursauta à l'évocation de son nom pour constater avec une joie débordante, son roi l'observer d'un regard éteint. Seulement, devinant les douleurs qui le submergeaient, il se demanda, honteux, si la mort n'était pas une meilleure solution. Le dragon aurait dû l'achever tant le supplice devait être insupportable. Alors, il porta une main réconfortante à son épaule et le Cerf grogna de souffrance:
« Ne bougez pas Stannis ou vous ne ferez qu'accentuer les douleurs.. »
« Regardez moi.. je suis mourant.. »
« Ne dites pas cela, vous avez survécu ! Nous avons remporté la bataille ! »
Le roi ricana, toutefois, durant quelques secondes puisqu'il sentit le goût amère du sang lui monter. Il avait résisté aux dragons, tué l'usurpatrice et vaincu les Immaculés, pour terminer baignant minablement dans une mare d'os et de sang. Le Cerf roula sur le côté pour cracher abondamment le fluide rouge et toussa, ayant l'impression de s'étouffer. Sa Main aida sa tête a se positionner confortablement. Le regard attristé qu'il lui lança lui fendit l'âme et Davos n'eut qu'une envie, se réveiller de ce cauchemar. Stannis leva alors faiblement son bras, pour le poser sur l'ancien contrebandier, puis lui adressa ces mots, la respiration haletante:
« Davos Mervault, mon fidèle Chevalier Oignon.. Je suis fier d'avoir combattu aux côtés de la meilleure Main qui puisse exister.. »
« Stannis, je vous en conjure, gardez vos forces et taisez vous ! »
Paniqué à l'idée de le voir mourir dans ses bras, lui qui avait tenu tête à l'Enfer en personne, l'homme s'emporta. Il trépigna impuissant, alors que son roi refusait de l'écouter:
« Malheureusement, je ne pourrai assurer mon rôle en tant que roi, mais vous Davos, vous qui avez ma confiance et mon estime, j'aimerai que vous soyez régent.. »
« Quoi ? »
« Je veux que vous deveniez régent, je ne peux offrir ce poste à une autre personne tant j'ai confiance en vous. Vous veillerez sur la Couronne jusqu'à ce que Maric soit en mesure d'être roi ».
Il ouvrit de grands yeux ronds face aux paroles du Cerf et refusa d'un large signe de tête. Il n'allait pas mourir, Stannis allait survivre et se relever, tel il l'avait toujours fait. L'homme murmura quelques mots et le sang du chevalier se glaça. La demande était presque inaudible, mais cela avait suffit à la Main pour comprendre:
« Je veux lui parler.. »
L'ancien contrebandier n'eut pas le choix et accepta à contrecœur. Derrière lui étaient réunis autour du corps de Béric, Thoros, Alester et Melisandre. Quand cette dernière vit le regard peiné de la Main, elle comprit et s'approcha lentement. Sa mine était déformée sous une peine envahissante et lorsqu'elle se pencha au dessus de son roi pour planter son regard dans le sien, il crût y voir des larmes:
« Comme c'est marrant n'est-ce pas, la flamme aura eu raison de moi.. »
« Vous êtes vivant Stannis.. l'échec est derrière vous ! »
« Non, pas cette fois-ci.. »
Il tenta de caresser maladroitement son bras pour se réconforter. Il avait affronté la mort à de multiples reprises et jamais il n'avait eu peur, même lorsque Brienne de Tarth avait prononcé la sentence. Pourtant, alors qu'il avait remporté la guerre et préservé son trône, il se sentait dévasté par une peur effroyable. L'homme effleura la peau de la prêtresse, et ce simple contact lui réchauffa le corps, désormais emprunt d'un froid morbide:
« J'aurais préféré vous connaitre bien avant ces guerres.. »
Elle voulu protester mais il lui coupa la parole de sa voix faible et grave. Les douleurs reprirent soudainement et il hurla en essayant d'appuyer maladroitement sur les entailles:
« Regardez moi.. regardez dans quel état cette créature m'a laissé, voyez ce qu'elle m'a infligé.. Je ne sens plus rien, je ne sens plus mon corps, mes jambes ne me répondent plus, ses crocs m'ont tailladé. Il a broyé mon être et mes os sont en morceaux.. »
Il pensa rêver lorsqu'il sentit ses lèvres se plaquer contre les siennes, le libérant d'un poids qui le quittait petit à petit:
« Il n'y a toujours eu que vous ma lady »
Son murmure si léger vint se perdre dans le silence funeste qui prenait doucement place, tandis que son souffle faible vint alourdir ses paupières voilées.
Et alors qu'elle lui caressait tendrement la joue, elle pu sentir son âme s'élever et Stannis balança sa tête en arrière, les yeux à demi clos, gardant en mémoire l'image de sa prêtresse.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, le roi fut étonné de constater qu'il n'était pas mort, mais bel et bien vivant. Il posa une main délicate sur son corps et fut soulagé, sentant la pression sur sa peau. L'homme réussi à se tenir debout, sur ses jambes pourtant brisées auparavant. Un étrange sourire illumina son visage et il s'avança vers la voix qui résonnait en son esprit. Ses enjambées étaient rapides, tant il souhaitait se rapprocher du son familier. Quand il fut à quelques mètres, il se figea, reconnaissant la forme se trouvant devant lui:
« Shireen ! »
La fillette accouru et plongea sur l'homme, l'entourant de ses bras minces. Il la serra fortement contre lui, comme pour se persuader qu'elle était toujours en vie. Le roi leva alors la tête interpelé par d'autres présences, cependant, elles ne vinrent pas à sa rencontre, se contentant de lui adresser un timide sourire. Sansa était aux côtés de Selyse, ses deux épouses défuntes. Son cœur se serra subitement et il ressenti une profonde rancune, émanant de leurs êtres:
« Je ne voulais pas tout ce qu'il s'est passé.. »
Lui qui n'était pas habitué à s'excuser, tenta tant bien que mal de se faire pardonner. Un léger vent vint alors effleurer ses cheveux, transportant un rire grave qu'il connaissait bien. Stannis quitta sa fille pour trouver l'inconnu. Il pressa le pas lorsqu'on le retint par l'épaule, et quand il se retourna, il fut prit d'un sursaut suivit d'un cri étouffé. Renly le fixait d'un sourire amusé, lui tendant cette fameuse pêche, qui avait fait l'objet de nombre de ses cauchemars:
« Je te l'avais dis mon frère, je t'avais dis que nous nous retrouverions dans l'au-delà.. prends là, prends ce fruit.. »
Voir sa chair, son sang, qu'il avait assassiné froidement lui retourna l'estomac, mais, pour une seconde fois, le roi refusa, voulant garder sa dignité. Soudain, le rire reprit et il s'élança à nouveau. Plus Stannis s'approchait et plus sa poitrine se nouait. Arrivé sur le lieu, il chercha éperdument l'homme, dont il connaissait l'identité. Cependant, personne n'était présent, et lorsqu'enfin il apparu lui faisant face, le Cerf tomba à genoux, les bras ballants et le visage honteux:
« Mon frère.. »
« Mon très cher frère, nous voici réunis ! »
Stannis bégaya quelques bribes de phrases, n'arrivant pas à trouver ses mots. Ses mains tremblantes étaient moites, sous la tension qui s'emparait de son être. Robert se tenait devant lui, arborant cette figure grossière et ce ventre gras sur lequel il tapota légèrement:
« J'ai échoué, je n'ai pas su tenir le trône.. Mais pourquoi as-tu été si dur avec moi ? Qu'ai-je fais pour mériter le châtiment de mon frère ? J'aurais dû avoir Accalmie, j'aurais dû devenir Main du roi !»
« Tu es mon frère, mais Renly et Ned Stark l'étaient aussi.. »
Et Robert ricana de cette manière qui insupportait tant le Cerf. Le rire s'intensifia, venant agresser ses oreilles, alors que Shireen, Renly, Sansa et Selyse arrivèrent à leur tour. Sa fille s'approcha lentement, pour l'aider à se relever , pour se plaqua à nouveau contre son père:
« Restez avec nous.. ne partez pas.. »
Stannis ferma un instant les yeux, se sentant faible et indécis. Puis, alors qu'il commençait à vaciller, il entendit une voix féminine résonner et son être se réveilla subitement.
Il ouvrit frénétiquement ses paupières et constata avec stupeur qu'elles avaient disparu, ces âmes familières lui chuchotant. Le roi se tourna, sa prêtresse était assise près du lit sur lequel il reposait. Il bascula la tête sur le côté, la bouche entrouverte, ne comprenant pas la situation:
« Suis-je mort ? »
Elle ne répondit pas et posa une main douce sur la sienne, qu'elle pressa ensuite. Il ne rêvait pas et se tenait bel et bien devant elle. Pourtant il en était persuadé, ses proches défunts lui avait parlé:
« Le Maître de la Lumière vous a réanimé.. »
« Quoi ?! »
Le roi se redressa brutalement, sa tête lui tournant, il massa ses tempes lourdes. Ses yeux se voilèrent et il eut l'impression que la pièce tournoyait. Tout en essayant de reprendre ses esprits, le Cerf se rendit compte horrifié de l'aspect de son corps meurtri:
« Qu'est ce que cela ?! »
« J'ai eu beaucoup de mal à vous ramener du monde des morts tant votre âme a souffert. Les crocs du dragon profondément enfoncés dans votre chair ont laissé ces cicatrices.. Dîtes vous qu'il s'agit ici d'un souvenir de votre séjour dans l'au-delà.. »
Thoros était devant lui, la mine dure et affligée. Alors qu'il adressait un mince sourire à son roi, ce dernier remonta par pudeur la large couverture sur son être. Il ne se reconnaissait plus et son torse affichait désormais des traces irrégulières lui marquant la totalité du corps. Les entailles maintenant refermées lui traversaient le dos, pour passer sur ses flancs et venir s'échouer au nombril. Ses yeux s'arrondirent sur une magie l'ayant atteint en plein cœur et c'est fébrilement qu'il passa ses doigts sur la cicatrice défigurant sa nuque:
« Si vous me le permettez mon roi, j'aimerai me recueillir une dernière fois sur le corps de Béric, avant son enterrement.. »
Le Cerf répondit d'un signe de tête alors qu'il apprenait la disparition du chevalier. La bataille avait été rude et les pertes énormes:
« Votre victoire n'a pu être sans conséquences et le Seigneur de la Foudre a été percuté de plein fouet par la flamme.. Il a rejoint R'hllor auréolé de prestige.. »
Melisandre attrapa une canne en bois divinement sculptée, qu'elle tendit à l'homme, dont la démarche était difficile. Maladroitement, il tenta de garder l'équilibre debout sur des jambes étrangement solides et s'habilla. Sous le regard de la prêtresse qui l'accompagnait jusqu'à la porte, il se pressa pour trouver sa Main.
Quand il sortit par une porte isolée, il se trouva face à un petit jardin éclairé de torches flamboyantes, alors que la nuit dépourvue d'étoiles, tombait doucement. Devant lui se tenait le corps de Béric entouré d'un drap blanc et siégeant sur un autel. Il détourna le regard et Davos arriva, les yeux emplis d'une profonde émotion:
« Mon roi, vous êtes vivant ! »
L'homme ne répondit pas et l'observa, la mine décomposée par les évènements s'étant produis récemment. Le Cerf n'arrivait pas à accepter l'aide précieuse de R'hllor, non pas qu'il le rejetait, mais se voir ramené à la vie et désormais redevable envers la Foi rouge lui laissait un goût amère dans la bouche. Certes il avait gagné la guerre, mais avait été vaincu par ce faux Dieu et depuis le début, il avait su l'entourer délicatement, détournant son attention, pour le saisir définitivement ce jour:
« Le chevalier Dondarrion n'a pas survécu.. sachez que j'ai voulu vous venir en aide lorsque j'ai vu cette créature posée sur le toit du Donjon Rouge, je ne vous ai pas abandonné.. seulement face à la terreur s'emparant du champ de bataille, ma quête s'est vu retardée.. »
« Mon trône est sauf, qu'importe le reste, les guerres mènent à la mort, c'est ainsi chevalier.. »
Le manque cruel de sensibilité émanant de ses dires laissa le Chevalier Oignon perplexe, lui qui avait assisté à une scène des plus sincères lorsqu'il gisait au sol après la bataille. Il secoua la tête comme pour se convaincre et salua honorablement son roi, avant de retrouver Thoros, au pied de la table mortuaire. L'enterrement allait commencer et la nuit tombant, un puissant vent froid vint secouer la cérémonie.
L'armée de fanatiques avait rejoint le rituel, pour un dernier moment à Port Réal. Alester avait ramené sa large capuche rouge sur sa tête, paraissant plus mystique qu'à l'habitude. Il prit place près des bougies devant le corps et récita une prière en Ancien Valyrien. Chose faite, il couvrit d'éloges le chevalier défunt, demandant au Seigneur de la Lumière de l'accompagner dans son voyage funeste:
« Déterre ses os mais laisse son âme en paix, embrassant la mort et perdant son souffle, son âme brisée et son cœur transpercé d'un trou béant. Déterre ses os mais laisse son âme en paix, aide le à trouver un chemin vers un monde meilleur. L'homme a crée la démence, et la romance de la tristesse. Ses rêves sont brisés et ses cris silencieux, aide le à trouver le chemin vers la Maison, ô R'hllor, incarnation du feu, de l'amour et de la vie. Car la Nuit est sombre et pleine de terreurs.. »
Les fanatiques répétèrent la devise les bras tendus vers le ciel, puis amenèrent des bottes de paille qu'ils placèrent autour du corps. Thoros, qui assistait à la scène, encore prit d'une forte émotion, dû se contenir pour ne pas fondre une nouvelle fois en larmes. Il s'approcha de Béric et lui donna l'Ultime baiser, afin de lui accorder le dernier souffle de vie, puis Alester lui tendit une torche. Ses yeux se reflétant dans les flammes ardentes, il crût y voir combattre son ami, son épée illuminée par le feu grégeois à la main. Alors que son cœur se serrait, il jeta la mèche enflammée sur la paille, entourant la table. Cette dernière prit feu lentement, et, alors qu'il adressait une dernière pensée à Béric, le prêtre rouge leva violemment les bras, le visage tourné vers les cieux. Ainsi le brasier s'intensifia soudainement:
« La mort par le feu et la plus pure des morts.. »
L'homme répéta la phrase plusieurs fois, voyant le corps du chevalier se consumer sous les flammes brûlantes du bucher. Davos ferma un instant les yeux, essayant de faire abstraction de cet acte, lui qui n'avait jamais pardonné à Melisandre ses sacrifices enflammés. Toutefois, cette dernière n'était pas présente, pour son plus grand étonnement. Et alors que son visage se fermait sous la tristesse que dégageait la cérémonie, il vit le roi à ses côtés, rester de glace, le regard rivé vers les braises leur faisant face.
A Vendredi pour le chapitre final ! :)
