Chapitre 8 : Caresses invisibles
[...] Je n'arrive pas à croire que ça fait déjà deux semaines que vous êtes partis. J'ai dû me résigner à la bouillie matinale de Sirius à la place des œufs brouillés de Lily. Peter est déprimé. Son stage ne s'est pas bien passé. Il ne sait plus quoi faire. Il était tellement obnubilé par l'envie de devenir médicomage. On fait ce qu'on peut pour essayer de lui remonter le moral.
Léchouilles,
Lunard.
PS : Fait bien attention et veille qu'il n'arrive rien à Lily. Je te fais confiance pour établir une protection rapprochée.
~*~
James, caché sous sa cape d'invisibilité, s'appliquait à ne pas faire de bruit. A pas de loup, il suivait Lily dans un escalier qui descendait vers les cachots. Dans quelques secondes, elle serait devant la porte de sa chambre. Bien que pressé, James préférait rester prudent. Elle faisait toujours ses rondes de préfète seule. Du moins le croyait-elle. Il ne pouvait pas la laisser se promener la nuit dans les couloirs du château sans aucune protection. Elle aurait été incapable de repousser un groupe de Serpentard. Ce n'était pas que lui, James Potter, s'inquiétait pour elle, Lily Evans. Mais Remus et Sirius lui en voudraient s'il arrivait quelque chose à la rouquine. Pour une raison étrange, la Serpentard avait réussi à tisser des liens avec deux des Maraudeurs. James s'était promis de ne jamais lui présenter Peter, sinon le club des « Je haie Lily Evans » se serait retrouvé en minorité.
Il fut sorti de ses pensées par un bruit sourd. Réagissant instinctivement, il s'était déjà retourné, la baguette brandie, lorsqu'il se rendit compte que Lily avait juste frôlé une armure. Désireux de se venger pour cette frayeur, James se mit à souffler doucement. Cela fit paniquer Lily à son tour. Elle accéléra le pas et quelques instants plus tard, elle se trouvait devant une nouvelle armure. James leva les yeux au ciel, serra les dents et se prépara au mot de passe qu'il était obligé d'entendre tous les soirs depuis des semaines.
_ A bas les professeurs de défense contre les forces du mal idiots et pédants sortant de Gryffondor, lâcha d'un trait la jeune fille sans cacher un léger sourire de satisfaction.
Le bras gauche de l'armure se releva et le mur derrière coulissa. Lily se pencha pour entrer dans ses quartiers de préfète-en-chef puis l'armure se remit en place.
_ A bas les préfètes de Serpentard ayant un tel cul, marmonna James en enlevant sa cape avant de retourner vaquer à ses occupations.
~*~
_ Tu as l'air tendu, susurra Rodmilla en le massant.
_ Hum, gémit James en profitant.
_ Qu'est-ce qui te tracasse ?
Je flippe comme un môme à l'idée d'avoir laissé Evans faire son boulot toute seule ce soir. Au lieu de t'écouter, je n'arrête pas de penser à elle. Un mec de Serpentard pourrait sans aucun problème la coincer contre un mur et lui faire tout ce que j'ai envie de lui faire. Même s'il la léchait, même s'il la mordait, même s'il passait ses mains sous sa jupe pour caresser ses cuisses, même s'il la prenait aussi fort que je le souhaite, il aurait moins de problème que moi si je lui mettais une simple main aux fesses. A part ça tout va bien.
_ Parle-moi, murmura Rodmilla en s'asseyant contre lui et en callant le dos de l'homme contre sa poitrine.
_ Certains Serpentards me rendent vraiment dur, répondit James.
Un petit sourire vint se glisser au coin de ses lèvres.
_ Mon pauvre chou, gazouilla-t-elle en continuant de le masser.
James se détendait sous ses doigts de fée.
Quel effet me feraient les doigts de Lily ? Les doigts de Lily... Les cheveux de Lily... Lily gémissant... Lily hurlant... Hum, les seins de Lily... Les cuisses de Lily... Mon pénis dans le vagin de Lily...
_ N'arrête pas.
_ Je t'avais dit que je massais bien, se vanta Rodmilla.
_ Plus fort...
Rodmilla eut un sourire victorieux.
_ A vos ordres !
_ Si belle...
_ Merci, James.
_ Hum, tellement belle...
_ Tu n'es pas mal non plus, badina Rodmilla.
_ J'ai envie de toi.
_ Il suffisait de demander.
Rodmilla descendit du fauteuil et se mit à genoux devant lui. Elle remarqua qu'il fermait les yeux. Il ne fermait jamais les yeux. Cela devait être un signe, ses sentiments grandissaient enfin. Elle souleva lentement la robe de sorcier de James et descendit la braguette de son pantalon. Elle eut du mal à extirper son pénis de ses vêtements tant il était excité. Elle se pencha vers son sexe et à peine eut elle soufflé dessus que James se redressa.
_ Rodmilla ?!
Surpris, James venait de subir comme une douche froide. Ses attributs avaient fondu comme neige au soleil.
_ Je, bredouilla-t-il confus. Je...
_ C'est rien. Ca arrive.
_ Mais !
_ Non James, ce n'est pas la peine de t'expliquer, tous les hommes peuvent avoir une panne.
Largué, James se rhabilla et sortit des appartements de la prof de potion pour se précipiter vers les siens. Il alla dans sa salle de bain, aspergea son visage d'eau puis vint s'asseoir sur son lit. Il prit la carte des maraudeurs dans sa malle, la fit fonctionner, et observa pendant de longues minutes le point représentant Lily Evans. Elle était tranquillement en train de dormir.
~*~
_ Vous êtes complètement nuls ! S'exclama James devant sa classe de septième année Gryffondor/Serpentard.
De légers murmures de protestation s'élevèrent de toute part.
_ Enfin, presque tous, se reprit le jeune homme en adressant son plus beau sourire à la rangée des Gryffondor. Pour faire monter la moyenne de certains, et faire évidemment baisser celle de beaucoup d'autres, je vous demande de ranger vos affaires et de sortir des parchemins. Interrogation surprise : « Doit-on ou non interdire l'utilisation du sort Fractiunre ? ». Vous expliquerez votre point de vue à l'aide de plusieurs exemples et présenterez votre argumentation sur trois pages de parchemins minimum.
James observa ses élèves : ils étaient tous soufflés, certains bavaient presque, tant leur mâchoire s'était effondrée.
_ Vous avez trois heures, comme pour le jour de l'examen.
James, soulagé d'avoir un peu exprimé sa frustration, alla s'asseoir à son bureau et sortit le dernier numéro de « Quidditch Magazine », sous le regard envieux d'un Gryffondor du premier rang.
Au bout d'une heure, James avait déjà lu deux fois son magazine et commençait à se lasser. Au bout d'une heure et demie, il ne trouva rien de mieux à faire que de passer dans les rangs pour apeurer encore plus les cas de Serpentard. Au bout d'une heure et trente-deux minutes, il regretta amèrement cette décision. Arrivé à la hauteur d'Evans, il n'avait pu que remarquer la jupe d'écolière remontée un peu trop haut, qui laissait apercevoir des cuisses à la peau crémeuse parsemées de si de là de taches de rousseur. Absorbé dans sa contemplation, il se réveilla de sa transe en recevant un léger coup sur le pied. Lily le regardait avec le petit regard réprobateur qu'il connaissait si bien et il remercia Merlin que tous les élèves de la classe soient totalement absorbés par leur travail. Il retourna lentement vers son bureau et reprit sa place, essayant de se changer les idées.
Au bout d'une heure trois quarts, James était sur le point de craquer. Il évitait de son mieux la jolie rouquine au quatrième rang à gauche. Mais son regard revenait systématiquement se planter sur les lèvres charnues où sur la mèche de cheveux roux que Lily ne cessait de remettre derrière son oreille. Ayant l'impression tout à fait légitime d'être observée, elle lançait régulièrement des regards furtifs à son professeur. Plus d'une fois elle détourna les yeux rapidement, faisant mine de se concentrer sur sa copie. Ce petit manège aurait en général enchanté James. Le fait de savoir qu'elle était déconcentrée lui permettait de jubiler à l'avance en pensant à la correction du devoir. Mais là, c'était différent. James arborait depuis quelques minutes une érection qui l'empêchait de bouger. Mais ce petit problème n'était qu'infime comparé au chaos de ses pensées : Il avait eu une panne. Lui. Certes. Mais alors pourquoi, oh oui pourquoi, est-ce qu'il se mettait à bander en plein cours ? Tout à ses pensées, James se releva. Un petit regard à son entrejambe le rassura et lui confirma que sa robe de sorcier cachait bien tout ce qu'il y avait à voir.
Est-ce que j'ai un problème d'impuissance ? Mieux vaut ça que…
Il fixa un instant une certaine rousse. Tout comme le reste de la classe, elle le regardait, mais son regard était bien plus exaspéré que surpris.
Mille fois ça plutôt qu'amoureux de Lily Evans.
_ Le cours est fini, posez vos plumes et déposez vos copies sur mon bureau, décréta-t-il d'une voix ferme.
_ Quoi ?
_ Mais...
_ Monsieur, nous n'avons même pas eu le temps réglementaire pour faire ce devoir !
_ On est doué ou on ne l'est pas, répliqua James, le temps n'y changera rien. Maintenant faites passer vos copies et partez.
Une minute plus tard, le professeur avait un tas de parchemin sur son bureau et aucun élève dans sa classe. Enfin, presque aucun.
_ Vous êtes vraiment taré, dit Lily en déposant sa copie. Pervers et taré, ajouta-t-elle dans un sourire en quittant la salle de classe.
James lutta de toutes ses forces pour ne pas la suivre à la trace. Il se précipita hors de sa salle de cours, direction Rodmilla Pool.
~*~
On frappe contre un tableau. Une porte s'ouvre.
_ James, mais tu ne devrais pas être en cours ?
Pas de réponse, juste un homme qui se jette sur une femme tout en tentant de la déshabiller.
_ J'ai envie de toi, expliqua-t-il.
Des baisers dans le cou, sur les lèvres, un chemisier qui tombe, une robe de sorcier qui le rejoint. Un pantalon, un caleçon... Des instants de toucher, de stimulations, mais l'érection est retombée.
_ Et merde ! Excuse-moi.
Un homme frustré qui se rhabille et qui sort encore plus rapidement qu'il n'était arrivé.
~*~
Les évènements des derniers jours obligeaient James à s'interroger sur un thème existentiel : Que ressentait-il pour Lily Evans ? Du désir, certes. Beaucoup de désir. Le souvenir de la jeune fille sous la douche le hantait encore. Le problème était là : Peut-on désirer quelqu'un à ce point sans lui vouer le moindre sentiment ? Comment se libérer du joug de la rouquine à part coucher avec elle ? Il savait désormais qu'elle ne le répèterait pas. De toute façon, il ne lui restait plus vraiment d'amis à qui le dire. Il commençait à espérer que peut-être, elle n'était pas là pour le faire virer, que pour une Serpentard...
Lorsqu'il se rendit compte que des heures s'étaient écoulées et qu'il n'était pas même descendu manger, une idée lui vint. La seule chose qui pourrait le rendre de bonne humeur se trouvait sur son bureau. Le « F » décidé d'avance sur la copie de l'objet de ses pensées. Tant pis pour l'impartialité. James sortit de ses appartements et franchit les quelques couloirs qui le séparaient de sa salle de classe. Arrivé devant son bureau, il s'installa bien confortablement et s'empara du premier parchemin du tas, celui de Lily.
Doit-on ou non interdire l'utilisation du sort Fractiunre ?
Si je dis non ce sera oui et si je dis oui ce sera non. Face à un grand dilemme, je choisis la réponse : mon prof est un idiot.
Surpris, James ne put s'empêcher de sourire. Il était impatient de découvrir ce que contenait la copie. Lily était gonflée, elle l'étonnait, et il aimait ça.
Rectification, ma réponse est : « A bas les professeurs de défense contre les forces du mal idiots et pédants sortant de Gryffondor ». C'est le mot de passe de mes appartements. Je sais que vous le connaissez déjà. Vous n'êtes pas très discret. Je me demande d'où vient la légende des Maraudeurs, vous ne deviez pas être le cerveau de l'équipe. Je vote pour Remus.
En lisant ces mots, James ressentit l'excitation de l'interdit et de la jalousie à la mention de Remus.
Sinon, comment va le professeur Pool ?
James sourit : il n'était pas le seul à être jaloux.
Que dois-je faire pour avoir un B, ou un A pendant qu'on y est ? Après tout je suis la meilleure élève de ma promotion. Vous et moi, on devrait pouvoir s'arranger…
James desserra sa cravate. Il avait chaud et se sentait à l'étroit.
Remus et Sirius m'écrient souvent. Ils m'ont dit que vous me vouez un culte dans votre chambre avec un autel orné de bougies et de photos à mon effigie. Est-ce que je suis nue sur ces photos ?
James aimait de plus en plus la direction que prenait ce papier.
Remus m'a conseillé d'écrire tout ce qui me gênait à votre sujet dans cette copie. Sirius m'a suggéré d'y noter tous mes fantasmes inavoués. Mais tout comme entrer dans votre bureau vêtue d'un string rouge avec un lion doré, je crois que c'est une mauvaise idée.
Sirius est un génie.
Vous êtes idiot. Prétentieux. Pervers. Me retirer des points sans raison. Vous êtes en train de reluquer mes cuisses en public et j'aimerais que vous arrêtiez. Je ne suis déjà pas très populaire, je n'aimerais pas que les autres se doutent de quelque chose.
Rassuré par le fait qu'elle souhaite rester discrète, James se permit de se rappeler la vision des cuisses qu'il avait observées l'après-midi même.
Puis-je vous rappeler que vous m'avez déjà vu toute nue ? Vous n'en avez pas eu assez ? Pourtant c'est vous qui êtes parti à chaque fois.
James se mordilla la lèvre. Il doutait être capable de fuir encore, la prochaine fois. Et il savait qu'il y aurait une prochaine fois.
Je pourrais écrire des pages sur les choses qui m'énervent chez vous. Je pourrais en écrire tout autant avec l'idée de Sirius. J'aurais même rempli les trois parchemins que vous nous avez si gentiment demandés. Je dois avoir un petit côté maso pour vous écrire cela, étant donné votre réaction le soir d'Halloween.
James savait qu'il avait été dur ce soir-là. Mais à l'époque, il ne lui faisait pas confiance. Il n'était d'ailleurs toujours pas sûr de le faire.
Je vous rappelle que vous connaissez mon mot de passe et cela me ferait plaisir de savoir que vous l'avez prononcé. Prenez cela comme une revanche doublée d'une invitation à la débauche. Mais que ce soit clair : je vous déteste. J'ai juste envie de vous sortir de mon système.
Finalement ne venez pas, je ne saurai pas comment réagir. Et ne faites plus jamais cours, je ne saurai pas comment vous regarder. Mais surtout, venez quand même.
James posa la copie sans la noter. Un moyen bien plus plaisant d'évaluer son élève lui venait à l'esprit. Il retourna à ses appartements d'un pas décidé pour aller chercher sa cape d'invisibilité.
~*~
_ A bas les professeurs de défense contre les forces du mal idiots et pédants sortant de Gryffondor.
Les mots sortirent difficilement de la bouche de James, tant par leur signification que par ce qu'ils représentaient. Il entrait dans la chambre d'une de ses élèves. Et il avait terriblement envie d'elle. Le bras de l'armure se leva et révéla l'entrée des appartements de la préfète-en-chef.
Lily dormait tranquillement et n'avait pas remarqué que quelqu'un venait de s'introduire dans sa chambre. Quelqu'un d'invisible de surcroît. Lentement, James s'approcha du lit et observa la jeune fille emmitouflée sous sa couette. C'était un appel à la douceur, et même ça, il était prêt à y répondre.
Il s'agenouilla près du lit et passa délicatement les mains sur le visage de son élève pour écarter ses cheveux. Il aurait mis sa main à couper qu'elle faisait semblant de dormir. Il se pencha et efflora son visage de ses lèvres, déposant de légers baisers sur sa peau. Il se fit plus gourmand lorsqu'il s'arrêta sur sa bouche. Elle ouvrit les yeux lorsqu'il lui mordilla les lèvres et se redressa pour recevoir un baiser plus profond. A cette invitation, James écarta la couverture et se glissa dans le lit sur Lily, pour pouvoir la caresser à sa guise. Dans cette position, il put réajuster sa cape d'invisibilité et s'en recouvrir totalement. Cela lui donnait un sentiment de sécurité, de contrôle, et il pensait l'exciter encore plus.
Il souleva le tee-shirt de Lily, lui retira et le projeta au sol. Ses seins se dressaient devant lui et il dut se retenir de gémir d'anticipation. Il les couvrit de ses mains, les massa, et se baissa pour jouer avec ses tétons. Lily soupira de plaisir et passa ses mains sous sa cape pour lui caresser le dos. Encouragé, il continua de sucer un téton tout en frôlant de ses doigts l'élastique de sa culotte. Il la mordilla et elle tenta de le griffer légèrement à travers son tee-shirt. Avec un sourire joueur qu'elle ne pouvait voir, il baissa sa culotte et s'en débarrassa également en la jetant au sol.
Lily sentait, par des sillons de salive, la bouche se rapprocher de son intimité. Elle adorait, voulait en profiter et brûlait d'impatience en même temps. Elle voulait le voir. Elle voulait... Une langue se mit à jouer contre son clitoris. Elle voulait le voir. D'une main elle se mordait le doigt, essayant d'étouffer un minimum les râles de plaisir qui sortait de sa gorge. De l'autre, elle attrapait les cheveux de James sous la cape, les tirait, les caressait. Un doigt s'engouffra lentement en elle, tout doucement. Elle voulait le voir... Le doigt se mit à tourner dans son sexe et elle se mit à gémir de plus belle. Elle voulait... Des baisers de papillons et toujours ce doigt en elle. Elle voulait le voir et elle en voulait plus. Elle se sentait frustrée, elle en avait mal. C'est pour cela qu'elle poussa la bouche et le doigt inquisiteur loin de son sexe. Elle le voulait en entier.
Elle sentait que James se déshabillait. Elle entendit le bruit des vêtements froissés tomber sur le plancher. Elle avait tellement envie de lui. Elle sentit un sexe dur à l'entrée de son vagin. L'excitation se mêla à la peur. Le bout du sexe rentra doucement en elle, c'était parfait, une délivrance. Mais vite, ce fut trop. Elle cessa d'onduler et se figea, attendant qu'il soit complètement en elle. Il donna un fort coup de rein et elle ne put contenir un gémissement de douleur. James comprit. Il était trop dur pour lui de s'arrêter immédiatement et il s'enfonça encore en elle deux ou trois fois. Elle était trempée, lui avait fait du rentre dedans, il n'aurait pas pu se douter qu'elle était vierge. Il en avait encore envie physiquement, mais il commença à réfléchir et à se calmer. Il sortit d'elle dans un râle de frustration.
Elle avait les yeux fermés, les joues rouges et se mordait la lèvre. Il se sentait trompé. Elle était gênée, gardait les yeux fermés et cherchait la couette du bout des doigts pour se couvrir. Il la recouvrit et se rhabilla dans des gestes pressés. Elle ne disait rien, alors il ne dirait rien. Il tremblait, sachant déjà qu'elle lui donnerait le mauvais rôle. Mais il avait répondu à une invitation à la luxure, pour lui faire l'amour encore et encore. Il ne pensait pas s'engager à plus. Encore moins à être son premier, et à tout ce que cela pouvait signifier désormais. Il réajusta sa cape d'invisibilité. Il pensa un instant la retirer et s'expliquer avec elle. Mais elle se retourna dans le lit, lui tournant le dos. Il sortit donc de la pièce sans un mot.
