Chapitre 12 : L'intruse

Assise dans le Poudlard Express, Lily regardait le paysage défiler par la fenêtre. Malgré les quelques semaines qu'elle avait eu pour réfléchir depuis le renvoi de James, elle était toujours dans le flou concernant son avenir. En arrivant à Kings Cross dans quelques heures, partirait-elle le plus loin possible ou se trouverait-elle un hôtel londonien correspondant à son budget limité ? En d'autres termes, voyager pour se redécouvrir et essayer d'oublier ses erreurs, ou reconquérir l'homme qu'elle aimait ? Les deux tâches lui paressaient perdues d'avance. James ne voulait plus entendre parler d'elle, sa famille non plus, et elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même.

Depuis le début de sa scolarité sorcière, le fossé existant entre sa famille et elle n'avait fait que de s'agrandir, tant et si bien qu'elle savait depuis longtemps qu'il n'était plus franchissable. La seule chose à laquelle elle s'était rattachée ces dernières années était sa réussite dans son nouveau monde. Sa première réaction face aux Mangemorts avaient été de la condescendance. Lorsque deux ans auparavant, son ami Severus lui avaient proposé de les rejoindre, elle avait poliment décliné. A l'époque, cela lui semblait être un petit club pour sang-purs qui s'ennuyaient. Depuis, elle avait malheureusement payé le prix de son ignorance. Lorsqu'elle s'était retrouvée seule à Halloween, abandonnée de ses anciens amis, elle avait ressenti de l'injustice. Elle avait travaillé dur, jusqu'à en devenir préfète-en-chef, mais devrait faire face à un avenir incertain. Ses anciens alliés avaient des ficelles dans les milieux les plus hauts placés, et n'hésiteraient pas à s'en servir pour lui en fermer les portes.

Le premier jour des vacances de Noël, celui de la mise en scène de son attaque, elle se trouvait seule dans sa maison d'enfance. A peine quelques heures avec sa soeur, et la cocotte-minute était déjà prête à exploser. Elle avait beaucoup de choses à ressasser : le décalage entre elle et Pétunia, son groupe d'amis qui s'était retourné contre elle en apprenant qu'elle avait refusé d'intégrer les Mangemorts, et sa déplorable mise à nue devant le professeur Potter. Rien que d'y penser, elle sentait la honte la submerger. Acculée, elle avait cédé à ses pulsions. Elle avait été surprise qu'il la rejette, pensant que lui aussi sentait l'électricité entre eux.

Pour ces raisons, elle était angoissée à l'idée de retourner à Poudlard, qui avait été jusqu'à peu son havre de paix. Elle imaginait que Stan frappait à sa porte pour s'excuser et lui faire une déclaration. D'une certaine manière, elle l'aimait. C'est pourquoi elle décida de lui écrire, lui demandant de l'aider à intégrer les Mangemorts. Elle voulait que tout redevienne comme avant. Il fit jouer de ses relations et en quelques heures elle avait reçu sa mission et leur petite mise en scène était prête. Si ce soir-là, la chair à vif sur son bras l'avait faite souffrir, ce n'était rien comparé à la culpabilité qu'elle avait ressentie en entendant les cris de sa sœur, terrorisée. Elle avait essayé de l'éloigner de la maison, mais son aînée avait été têtue. Elle avait donc assisté à toute la scène, ne sachant pas que ces actions étaient orchestrées et qu'elles étaient en fait en sécurité.

Sa mission ne l'avait pas inquiétée outre mesure. Ce que personne ne savait, c'est qu'elle avait déjà essayé de séduire Potter, et qu'il lui avait résisté. Même sous Veritaserum, elle pourrait dire que malgré son effort, la mission avait été un échec. Elle avait l'impression d'avoir tout prévu. Tout sauf qu'elle tomberait folle amoureuse de James. L'attirance entre eux était à couper au couteau, elle n'avait jamais eu besoin de se forcer. Rapidement, il était devenu son monde, sa mission oubliée, personne ne lui demandant des comptes. Ils avaient passé tant de nuits ensemble, dans sa chambre de préfète, à parler pendant des heures, refaire le monde, et faire l'amour. Plus l'année scolaire s'écoulait, plus elle espérait passer entre les mailles du filet. Les mangemorts, ses amis, leurs relations, cela n'avait plus d'importance.

Si l'endoloris qu'elle avait reçu était le prix pour se faire oublier des Mangemorts qui pensaient qu'elle n'avait pas réussi sa mission, elle était contente de le payer. Au moins était-elle débarrasser de ce fardeau et pouvait désormais envisager l'avenir plus sereinement, avec James. Malheureusement, il avait découvert le pot aux roses. Depuis son courrier où il exprimait sa colère et lui demandait de ne plus le contacter, elle lui avait envoyé maintes lettres qui étaient restées sans réponse. S'il ne pouvait pas comprendre, elle voulait au moins qu'il sache qu'elle regrettait et qu'elle était toujours restée elle-même. Elle avait même été jusqu'à écrire à Remus et Sirius, sans succès.

On frappa à la porte du compartiment, ce qui la sortit de ses pensées. Elle ne répondit pas, et Stan entra, refermant derrière lui.

_ Je n'ai pas été assez claire ? Demande-t-elle, l'air lasse.

_ Lily, c'était une erreur. Ca m'a rendu fou. Tous ces mois, je ne faisais que penser à toi, à ce que tu devais faire. Si je pouvais revenir en arrière, je le ferai. Je t'aime.

_ Tu ne m'aimes pas, répondit-elle. Sinon tu ne m'aurais pas rejeté parce que mes parents sont moldus et tu ne m'aurais pas demandé de coucher avec un autre. C'est ton égo qui parle. Va-t'en rejoindre tes idiots qui lancent des endoloris. Et merci de m'avoir montré à quel point je ne veux pas devenir l'une des vôtres.

Stan s'approcha brusquement, tentant le tout pour le tout, et essaya de l'embrasser. Elle se redressa d'un bond et brandit sa baguette :

_ Moi non plus je n'hésiterai pas à m'en servir.

D'un mouvement de poignet, elle fit ouvrir la porte. De jeunes élèves se trouvaient dans le couloir et les regardèrent intrigués. Ne voulant pas faire d'esclandre, Stan sortit, amer.

_ Allez dépêche-toi, attrape ta malle !

_ Maman !

_ Vous avez vu mon chat ?

Lily avançait calmement sur le quai 9 ¾. L'animation ambiante ne la concernait pas, et sans un regard en arrière, elle franchit le mur qui la séparait du monde moldu. Naturellement, elle sut où ses pas la portaient : l'appartement des Maraudeurs. Lily tourna à droite à la sortie de la gare pour prendre le métro. Alors qu'elle se pressait, elle reconnut un bruit de pas qui semblait la suivre depuis la voie 9 ¾. Des talons de femme avec un pas d'homme. Ou une femme qui devait être imposante et qui marchait très vite, dans la même direction qu'elle. Elle descendit les escaliers de la station en un éclair. Les talons aussi. Qui pouvait bien se trouver sur la voie 9 ¾ puis partir seul en transport moldu ? Sans avoir récupéré d'enfant ?

Un bruit sourd la fit paniquer de plus belle. En un instant elle avait saisi sa baguette et s'était retournée vers l'homme aux mystérieux talons.

_ Sirius !

_ Aïe, se plaignit le jeune homme qui était affalé au sol.

_ Elle est armée ! S'exclama une passante la voyant brandir sa baguette.

_ Mais non voyons, rassura Remus que Lily n'avait pas vu venir non plus. C'est un bâton de réglisse.

Lily, complètement perdue et sentant monter une pointe d'espoir, rangea sa baguette sous le regard du loup-garou. Ce dernier aida Sirius à se relever et le soutint jusqu'à la sortie de la bouche de métro. Elle les suivit sans un mot.

_ Ca fait un mal de chien ! Se plaignit Sirius.

Remus eut un petit sourire.

_ Tu portes des santiags ? Souleva Lily sur un ton de sous-entendu.

A ces mots, ce fut comme si les deux hommes se souvenaient de sa présence. Remus redevint sérieux et Sirius oublia sa douleur.

_ On a bien reçu ta lettre, commença Remus.

Il y eut un instant de silence. Personne ne savait comment débuter cette conversation.

_ Et maintenant ? Demanda le loup-garou.

_ Je prenais le métro pour aller chez vous.

_ Je l'avais dit, marmonna Sirius.

Remus lui donna un coup de coude.

_ Aie ! J'ai assez souffert, non ?

Il fit une pause et continua :

_ James te laisserait camper dehors. Il veut rien avoir à faire avec toi.

Lily déglutit difficilement, son faible espoir s'amenuisant. Remus vit la peine sur le visage de la jeune fille et s'adoucit légèrement.

_ On était là pendant les vacances de Noël, on a vu ce qui se passait entre vous. On pense que tu dis la vérité. Et surtout, on pense qu'il t'aime. Alors on va t'aider. Pour lui.

Lily crut qu'elle allait se mettre à pleurer tant elle se sentit soulagée.

_ Merci !

_ Mais seulement, expliqua Sirius, si tu me suis au bureau. Il y aura plusieurs aurors pour t'interroger, et tu devras prendre du veritaserum.

_ Pas de problème, allons-y !

_ Laisse-moi acheter une nouvelle paire de chaussures avant.

Il était onze heures du soir passées lorsque Sirius et Lily rentrèrent à l'appartement.

_ Je ne te présente plus les lieux, dit Sirius en fermant la porte.

L'interrogatoire avait été plus long prévu. A son échelle, elle avait l'impression d'avoir fait une erreur de gamine, mais les choses avaient prises une ampleur bien plus grande. Elle avait dû boire du veritaserum deux fois tant la direction des aurors avait de questions sur les Mangemorts. Malgré son désir de les aider, elle avait souvent été incapable de leur répondre : à part ses camarades de septième année et Severus, elle n'avait été en contact avec aucun autre membre du groupe. Elle était épuisée par l'effet des potions, le poids de la conséquence de ses actions, et avait le cœur serré d'avoir mentionné Severus. Il ne faisait même pas parti de toute cette histoire, son seul tort avait été d'être son ami. Malgré son désir de le protéger, elle n'avait pu retenir son nom. Le prévenir la remettrait en porte à faux vis-à-vis des Mangemorts. Ils pensaient l'avoir puni à tort, s'expliquaient son changement d'avis qui leur importait peu, et la laissaient désormais tranquille. Elle souhaitait que les choses restent ainsi et se faire oublier.

_ T'inquiète pas pour Rogue, dit Sirius alors qu'ils montaient les escaliers.

Le jeune homme avait perçu son mal-être et voulait la rassurer. Faire face à tous ces aurors était une chose, mais il fallait qu'elle reprenne des forces pour affronter James. Face à la colère de son meilleur ami, l'interrogatoire serait une promenade de santé.

_ Ca fait des lustres qu'ils sont au courant pour lui, si ça ne tenait qu'à moi il serait déjà à Azkaban.

Se sentant moins coupable, Lily poussa la poignée de la chambre de Peter où elle était restée durant les vacances de Noël. Elle ne souhaitait qu'une chose : dormir cent ans.

_ Eh non, lui dit Sirius en refermant la porte. Tu vas dormir dans ma chambre.

Alerté par le bruit, Peter réouvrit sa porte et vit Sirius et Lily dans le couloir. Il la regarda avec insistance, restant coït pendant un instant, puis un éclair de réalisation marqua ses traits.

_ Salut Peter, trouva-t-elle la force de dire malgré son épuisement et ses yeux qui se fermaient déjà.

_ Salut Lily, répondit-il.

Il eut un petit sourire espiègle et lança à Sirius :

_ Je veux voir le spectacle quand il la verra, préviens-moi.

_ Ouais, ouais, répondit Sirius.

Il ouvrit la porte de sa chambre et y fit entrer Lily.

_ Allez bonne nuit, dit-il en refermant la porte.

_ Bonne nuit ! Lança Peter.

Lily n'eut pas le courage d'agrandir la malle qui se trouvait dans son sac pour sortir un pyjama et se jeta sur le lit de Sirius, toute habillée.

_ Tu dors où ? Demanda-t-elle à moitié consciente.

_ Dans la chambre de Remus.

_ J'ai même pas la force de faire une blague…

_ Ah ah, très drôle…

Sirius s'interrompit de lui-même, voyant qu'elle s'était déjà endormie. Il partit rejoindre Remus, craignant déjà la réaction de son meilleur ami quand il découvrirait la présence de Lily le lendemain matin.

_ Je suis sûr qu'il n'y a rien ! Cria James à l'adresse de Sirius qui se trouvait au rez-de-chaussée.

Son exclamation réveilla Lily en sursaut. Elle mit quelques secondes pour émerger et se rendre compte qu'il faisait grand jour. James se tenait devant elle, bouche bée, la poignée de la porte toujours dans la main. Il eut un mouvement de recul, sûrement pour aller demander des comptes à son ami, mais changea d'avis et ferma la porte derrière lui. Soulagée de le voir rester, elle se redressa et inspira profondément. C'était maintenant ou jamais.

_ Je…

_ J'ai lu tes lettres, l'interrompit-il. Garde ta salive.

Elle se leva pour lui faire face. Il avait l'air d'avoir envie de parler, c'était déjà ça.

_ Sinon, ça te choque pas de faire la pute ?

Elle lui lança un regard noir.

_ J'ai pas fait la pute.

_ T'aimes pas le terme ? Et coucher avec quelqu'un parce qu'on te le demande, t'appelles ça comment ?

_ Tais-toi ! Tu ne sais même pas de quoi tu parles ! Je n'avais pas l'intention de coucher avec toi. Je t'avais déjà fait du rentre dedans à Halloween, bien avant la mission. Je leur aurais juste raconté cet épisode et leur aurais dit que tu m'avais rejeté, point.

_ Mais fallait vraiment être idiote pour croire que ce serait aussi facile !

_ J'ai compris, merci ! Je me suis prise un endoloris pour ça, j'ai donné !

_ L'endoloris ! Mais parlons-en de l'endoloris ! Tu crois que ça m'a fait quoi quand tu as été attaqué ? Tes conneries j'ai payé moi aussi. Et je me suis mis dans cet état pour quoi ? Pour rien !

_ C'était pas du vent ! Je ne t'ai menti sur rien d'autre. Tout ce qu'on a vécu et tout ce qu'on s'est dit, c'était vrai.

_ Mais voilà le type d'informations que tu récoltais sur l'oreiller : mes positions préférées, le contenu de mon prochain cours… Tu ne posais que des questions personnelles. Ca vous faisait rigoler, toi et tes potes Mangemorts, que je me fasse des films ?

_ Je ne leur avais plus parlé depuis Noël, j'ai tout gardé pour moi ! Et tu te faisais pas de film. Je veux être avec toi. Je t'aime.

_ Et moi je t'aime pas !

Lily essuya le coup et ne répondit pas.

_ C'était que du sexe. Même sans cette histoire, je ne voulais pas te revoir après Poudlard.

A ces mots, Lily eut un petit sourire au coin des lèvres.

_ Tu trouves ça drôle ?

_ Nan, mais au moins maintenant je sais que tu mens.

Ce fut au tour de James de se taire un instant. Le sourire de Lily changeait la donne, elle reprenait confiance.

_ Mais tu crois quoi ? Que tu es irrésistible ? Je te laisse la journée pour trouver un autre endroit où dormir. A 19h tu as pris tes affaires et tu es partie.

Lily le regarda droit dans les yeux.

_ A 19h je serai là oui. On ira à la pizzeria où tu voulais m'emmener, on apportera des bières dans ta chambre et on y passera toute la nuit.

_ C'est bas de ramener la pizzeria. Je te préviens je rigole pas.

Et à ces mots il quitta la pièce.

Lily alla se laver, s'habiller, et décida de sortir pour la journée. Mieux valait qu'elle ne l'énerve pas plus. Elle le retrouverait à 19h. Elle trouverait sûrement quelque chose pour l'amadouer dans le Londres moldu. Elle pensait à un ensemble de sous-vêtements en dentelle rouge. Elle le connaissait bien, le fier Gryffondor en lui aurait beaucoup de mal à y résister. Elle passa par le salon en quittant l'appartement. James s'y trouvait, lisant le journal sur le sofa.

_ 19h ! Lança-t-il sèchement en la voyant sortir.

_ 19h, répondit-elle en souriant.

18h30. Lily avait trouvé sa parure d'attaque et s'était préparée physiquement et mentalement pour reconquérir James. Assise sur le lit de Sirius, elle feuilletait un livre qu'elle avait trouvé dans sa table de nuit. Il s'agissait d'un livre moldu de règles pour faire tomber un maximum de filles. Vu la proximité toujours grandissante qu'il avait avec Lupin, il n'en aurait bientôt plus besoin, pensait-elle en tournant les pages.

_ Hello, dit Peter en ouvrant la porte.

_ Salut, lui répondit-elle en souriant et en posant le livre.

_ Tes affaires sont prêtes ? Il est bientôt 19h.

_ Ma malle est rétrécie dans mon sac à main. Mais je ne partirai pas ce soir.

_ Non ? Parce que j'ai beaucoup pensé à ta situation, et si j'étais toi, j'aurais aimé partir le plus loin possible, et pas rester à Londres.

_ J'avoue que ça m'est passé par la tête.

_ Et bien tu tombes à pic. J'ai pris ce portoloin au ministère, dit-il en lui montrant le chausse-pied qu'il tenait à la main. Il t'emmènera à Sydney, en Australie. Imagine les économies que tu vas pouvoir faire, ça coûterait une blinde en argent moldu. Et tu seras au soleil, chanceuse !

_ Merci Peter, mais je n'ai l'intention d'aller nulle part.

Il s'assit à côté d'elle et semblait ennuyé.

_ Tu es sûre ? Parce qu'il a été programmé et tu ne peux pas le garder pour plus tard, il va se déclencher dans quelques instants.

_ Merci encore, mais non merci.

Il lui saisit le poignet et lui mit le portoloin dans la main de force. Elle essaya de lâcher l'objet mais il maintenait sa grippe.

_ C'est mieux pour tout le monde, Lily. Laisse-toi faire, plus que quelques secondes. Accio sac à main !

Il lui tendit son sac mais elle se mit à se débattre pour lâcher le chausse-pied. Il dut donc se mettre sur elle et utiliser ses deux mains pour l'obliger à agripper le portoloin.

_ Lâche-moi ! James ! James ! Se mit-elle à hurler.

De la sueur perlait sur le front de Peter. Il fallait que le portoloin se déclenche rapidement, sinon il ne pourrait jamais expliquer cette scène à ses amis.

_ Lily ! S'exclama James en ouvrant la porte, alerté par ses cris.

Elle n'eut pas le temps de voir qu'il tenait toujours à elle, commençant déjà à être aspirée par le portoloin. Un instant plus tard, elle se trouvait dans une autre chambre, et Stan lui faisait face.

_ J'aurais préféré l'Australie, dit-elle avant qu'il ne l'immobilise.