Hello everybody. Comment ça va depuis le temps ? Vous avez sûrement remarqué ma lenteur inné ? C'est chiant hein ? Beaucoup ont décrochés, je pense. Ceux qui me lisent, je les remercie avec beaucoup d'admiration. Merci beaucoup, vous, lecteurs. Sans vous, je ne serais rien et je vous fais poireauter... :/ Je m'excuse pour ça, mais parfois, je n'ai juste pas la motivation et surtout, encore et toujours, pas le temps. C'est tellement dur d'écrire en alternant avec les cours, les devoirs, les révisions, la vie sociale, les amusements et la vie en général. Enfin bref, je ne vais pas me plaindre.
Juste pour info, je n'actualise pas souvent cette fiction mais JE NE L'ABANDONNE PAS. JAMAIS, en fait. Je déteste les fictions en hiatus, ou sans fin, alors je ne le ferais jamais. Et même si un jour je l'abandonne, je vous le dirai (à part si je suis morte ah-ah-ah-ah l'humour noir uu) pour ne pas vous faire espérer pour rien !
Bref bref, bonne lecture et j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira tout autant que moi !
Chapitre 2 : Verdure senteur café
"Si tu tiens à quelqu'un, excuse-toi. Si tu ne le fais pas, tu le regrettas toute ta vie. Et les regrets... sont ses petites choses qui te dévorent à petit feu jusqu'à laisser du néant."
La dernière fois que Castiel avait ainsi ignoré Dean datait de bien longtemps. Le barista s'en souvenait à peine tant l'évènement était vieux. Malheureusement, après leur dispute, Cas ne lui avait plus adresser le moindre mot. Silence radio. Le matin, le chirurgien se levait tôt pour aller à l'hôpital, mangeait avec ses collègues le midi et le soir, il s'enfermait dans sa chambre. Dean avait beau eut toquer à sa porte, essayer de lui parler les rares fois où il était présent ou lui envoyer des texto absolument rien ne faisait plier la volonté de Cas.
Ce n'est que deux semaines après que Dean en eut assez de la situation, et prit une décision : il irait voir Castiel à sa grande clinique privée, et Cas ne pourrait pas le fuir. Le barista en avait assez de ce silence, et son meilleur ami lui manquait – plus qu'il ne voulait se l'avouer.
Suite à cette idée de génie, Dean prit un jour de repos, en n'oubliant pas d'envoyer un message à Lisa pour l'informer de son absence au café. Il prit Baby pour se rendre au lieu de travail de Castiel, et arriva tôt vers les dix heures du matin. Dean ignorait tout simplement si Cas avait une opération de prévue aujourd'hui, ou s'il se serait libre mais… La situation avait bien assez duré comme ça.
Il déboula dans le hall de l'hôpital, et se dirigea vers l'accueil où Charlie, la plus adorable des réceptionnistes travaillait. Dean la connaissait bien à cause de ses passages réguliers ici, mais la voir était toujours un plaisir non-feint. Surtout qu'elle était une geek avertie.
– Hey salut frangine ! s'exclama Dean en souriant. Comment ça va avec Gilda ?
– Super bien ! Tout roule comme sur des roulettes, répondit la concernée en papillonnant des cils, l'air très heureuse.
Avant que Dean puisse continuer à demander de ses nouvelles, Charlie l'interrompit d'un mouvement bref de la main.
– Je sais que tu viens faire ici, Dean-o. Et je sais maintenant pourquoi bébé Cas est dans tel état depuis, hum… Trop longtemps. Tu t'es fâché avec lui, n'est-ce pas ? Je ne sais pas que tu lui as fait mais il est si sombre ses derniers jours. Comme une ombre. Il est toujours aussi gentil avec tout le monde et il essaye de faire sembler d'aller bien, mais il ne l'est pas. Ça se voit. Il est blessé, et tout cette foutue clinique déteste voir leur adorable neurochirurgien Castiel Novak blessé. Cette information est bien clair dans ton petit crâne, Winchester ?
Dean hocha la tête, honteux et soufflé par le débit de parole de Charlie.
– Il vient juste de sortir d'une opération sur un adolescent, et il est très fatigué. Il est en salle de repos. Va lui parler ! Et plus vite que ça !
– Merci, Charlie.
– De rien, couillon.
Dean s'apprêtait à s'engager dans le couloir lorsque Charlie hurla, les joues fendu d'un sourire :
– Ramène-lui un café et un donut ! Comme on dit, on prend les hommes par le ventre !
– Merci du conseil !
En passant dans le couloir, Dean écouta Charlie et commanda un expresso à la machine à café. Il chercha à acheter un donut, mais n'en trouva nulle part. Il soupira, embêté, en espérant que son unique petit présent rendra Castiel plus doux.
Lorsque Dean poussa la porte de la salle de repos, la vision d'un Castiel, d'un Balthazar, d'une Hannah et d'une Meg discutant de vive voix lui apparut brutalement. Il ne put que serrer les dents, et réprimer la vague de jalousie qui lui traversait la gorge. Il jura, épuisé d'envier toutes les personnes qui parlaient à son meilleur ami. Il avait de gros problèmes, sérieux… Il chassa ses pensées de son crâne et se rémora sa venue dans cette salle : résoudre le problème Cas. Il serra ses doigts autour du café en regardant Castiel qui ne l'avait pas encore aperçu.
– Hey mais c'est ce bon vieux Dean ! cria Meg en relevant les yeux vers lui. Tu viens pour Clarence ?
En parlant du dénommé Clarence, son visage joyeux se referma brutalement en apercevant son colocataire. Il se releva brusquement et s'excusa rapidement auprès de ses collègues avant de se diriger vers la sortie, en ignorant Dean. Ce dernier attrapa violemment le poignet de Castiel, de sa main libre, pour l'interrompre dans sa fuite, et darda son regard dans le sien, déterminé :
– Où est-ce que tu vas ? Tu fuis comme un lâche ?
– Lâche-moi, Dean.
La voix de Castiel était si froide, si impersonnel que Dean obéit. Il ne lâcherait pas l'affaire mais il ne voulait pas montrer un tel spectacle devant les autres chirurgiens de la clinique. C'était son meilleur ami, son amitié et ses putains de problèmes. Il refusait que d'autres les observent se déchirer ainsi.
Castiel fuit, comme Dean l'avait présumé, à travers les couloirs jusqu'à atteindre le jardin intérieur où se reposait d'ordinaire les patients. D'ailleurs, deux femmes parlaient ensemble dans le fond, derrière des hautes tulipes bleues devant lequel elles discutaient de vive voix. L'une avait le crâne chauve et le visage creusé elle avait le cancer – Dean en eut le cœur serré, et détourna les yeux.
– Cas… dit Dean d'une voix étranglé, le surnom roulant sur sa langue.
– Quoi ? Qu'est-ce que tu veux encore ? M'insulter de pédale ?
Castiel se retourna vers Dean, les larmes aux yeux. Il semblait vraiment souffrir, et cette vision tordit le ventre de Dean dans tous les sens. Il détestait le voir ainsi, mal au point.
– Je suis désolé, déclara Dean, interrompant le silence. J'ai... Ce que j'ai dit la dernière fois, je me suis laissé aller. Je suis-
– Tu t'es laissé aller ? hurla Cas, furibond. C'est une blague ? Tu te rappelles de ce que tu m'as dit ? Combien tes mots étaient brûlants et douloureux, mauvais, méchants ? Tu m'as blessé. Encore plus que les autres. Parce que… Tu es mon meilleur ami. Ton avis compte pour moi.
Silence de quelques secondes pesantes.
– Tu comptes pour moi, Dean.
Devant ses grands yeux bleus englués de larmes, ce nez reniflant et ses lèvres tremblotantes, Dean s'approcha doucement de son ami. Il glissa ses bras autour de son corps tremblant et le ramena contre lui. Le barista le serra contre lui, employant toute sa force pour le réconforter – mais en faisant attention à ne pas renverser son café. Sa main remonta dans sa nuque, jusqu'à atteindre ses mèches encres. Ses doigts caressèrent les cheveux avec douceur, laissant son souffle s'échouer contre son oreille.
Dean murmura, lentement, laissant les mots résonner dans le petit jardin :
– Toi aussi, Castiel. Toi aussi, tu comptes vraiment pour moi – n'en doutes jamais. Et je suis terriblement désolé. Tu mérites mieux que moi, et je ne sais même pas pourquoi je t'ai insulté ainsi. Je suis si désolé… Excuse-moi. Je veux te retrouver, Cas. Tu... Tu… me manques.
Soudain, Dean eut un petit rire gêné, comme s'il ne savait plus sur quel pied danser avec Cas avant de s'exclamer :
– Tu veux enfin boire ton café, Cas ? Ça fait plus de dix minutes que je l'ai dans les mains. Il commence à refroidir, tu sais…
