Note de l'auteur : bonsoir,

Nous voilà au septième OS. Encore un que certains pourraient reconnaître, mais je l'ai pas mal modifié. La fin est même réécrite... en partie.

Merci à Lectrice anonyme pour sa review. Bonne lecture à tous...


Aucun personnage de Square Enix, ni de Disney ne m'appartient, de même que les lieux.


Touché coulé

(Vanitas?Riku)

Riku s'éloigna du cocon de métal dans lequel Sora dormait; alors que ses pas le portaient vers la sortie de cette salle trop blanche, il crut percevoir l'Autre, toute proche. Lui, qu'il avait croisé jadis, pendant son errance dans les ténèbres... et ça continuait, encore et encore.

Il ferma les yeux; depuis cet instant où ils s'étaient vus – et accrochés en quelque sorte –, les choses avaient pris une tournure irréelle. L'Autre le savait. Cependant, aucun d'eux ne voulait que ça change.

Non, pas après leur rencontre.

oOo

o

Quelques mois plus tôt...

Le regard éteint, Âme-nivore ballottant le long de sa hanche, Riku marchait sur ce chemin interminable où il s'était engagé. Perdu dans les ténèbres, il les combattait sans relâche en les haïssant pour ce qu'elles lui avaient fait, ce qu'elles avaient provoqué. Se condamner en elles lui avait semblé être la seule solution pour les battre, et par la même occasion pour se punir.

Il laissa éclater un rire amer; quelle folie de croire que Sora l'avait oublié pour d'autres personnes ! Il avait été si prétentieux de penser que son meilleur ami ne méritait pas d'être le Porteur de la Keyblade ! Quelle stupidité, aussi... Sa jalousie prégnante avait parlé et avait permis aux Ténèbres de s'engouffrer en lui, de le salir à jamais ! C'était une action impardonnable, ignoble ! Il se répugnait, se dégoûtait d'avoir eu une attitude pareille.

Dire qu'il s'en rendait compte à chaque instant, mais qu'il continuait, qu'il ne souhaitait qu'une seule chose : faire mal, blesser son meilleur ami, tout ça pour... Le jeune homme aux cheveux d'argent l'ignorait, au fond. De la bêtise, de la crétinerie adolescente en somme. Un rictus d'écœurement germa sur ses lèvres crispées. Oui, être ici, traquer ces Ténèbres qui étaient en lui, autour de lui...

Je mérite de disparaître.

Un lambeau de Darkside s'accrocha à sa cheville et le fit trébucher; il pesta et répliqua en invoquant Âme-nivore, dont le tranchant s'abattit sans pitié sur la main qui venait à l'instant de se former pour arracher son cœur. Aucun cri ne jaillit de la gorge du monstre, dont la poitrine creuse s'affaissa sur elle-même. Riku recula et se remit debout prestement, la rage au ventre. Pourquoi continuait-il à lutter, alors que de toute évidence, il était faible ? Parce que Sora et Kairi l'attendaient ?

Comment peuvent-ils me pardonner ce que j'ai fait ?

Un rire rauque le tira de ses pérégrinations mentales; son regard se durcit. Voilà que son imagination lui jouait des tours... En ce lieu où le bruit était sourd envers lui-même, l'entendre de nouveau, surtout sous la forme d'un écho humain, avait de quoi surprendre et... réveiller la méfiance. Vertement, Riku lâcha :

— N'as-tu pas fini de t'amuser, Ansem ?

Un Sans-cœur apparut sur sa route; ses yeux jaunes fixèrent avec avidité le jeune homme aux cheveux d'argent, qui le laboura à coups d'Âme-nivore en y déversant sa haine. Ce rire inconnu, proche de lui, ricocha sur les parois de son être écorché. Non, ce n'était pas la voix d'Ansem, pas du tout, malgré les mêmes accents ténébreux qui s'y tapissaient. Il déglutit, serra la garde de son arme et demanda d'un ton à peu près mesuré :

— Où êtes-vous ?

Une douleur fulgurante naquit à son épaule droite. Riku grogna, mais ne lâcha pas sa Keyblade, qu'il put placer en travers du chemin d'une... d'une Keyblade ? Il n'eut pas le temps de se poser de questions : l'Autre se retira et se prépara à un nouvel assaut. Le Porteur d'Âme-nivore renforça sa défense et s'apprêta à le pourfendre. Il manqua s'étouffer lorsque ses prunelles croisèrent celles dorées de son agresseur. Non, ce n'était pas...

— So... Sora ?

Que ferait-il ici ? Et pourquoi... Il secoua la tête.

Non, ce n'est pas Sora.

Les cheveux de l'inconnu étaient noirs comme l'ébène, sa peau plus pâle que celle de son meilleur ami, et ses yeux... Évidemment.

— Je vois que tu te rends compte de ta méprise, Porteur.

L'argenté haussa un sourcil. Lui, un Élu ?

— Je ne sais pas qui tu es, mais tu te trompes. Je ne suis pas...

L'autre le coupa sèchement :

— Il peut y avoir plusieurs Porteurs, et je sens le pouvoir en toi.

Un sourire carnassier fleurit sur ses lèvres. Riku remarqua alors que l'arme de son ennemi... elle avait des similitudes avec Âme-nivore ! Elle aussi serait... une Keyblade, une vraie, même si elle avait été forgée par ses propres ténèbres ? Sans s'en rendre compte, il se mit à trembler et serra les dents.

— Je perçois l'influence de Terra sur toi... Serais-tu Riku ? lui demanda alors l'Autre, toujours en garde.

Il se figea. Terra... de qui parlait-il ? Soudain, un souvenir du passé remonta à sa surface : un homme, qui lui faisait toucher sa Keyblade... Ce Terra... était-ce lui ? Il n'était pas sûr. Son esprit choisit de ne pas s'attarder sur ce détail; de toute façon, l'inconnu semblait avoir raison.

— Qui es-tu ?

Un coup d'estoc répondit à sa question. Il répliqua par une offensive cinglante, doublée d'un sort de glace. Il voulait piéger son adversaire, pas le tuer. Ce dernier riposta avec des salves de ténèbres particulièrement puissantes, que le jeune homme aux cheveux d'argent eut bien du mal à contrer. Kingdom Hearts, il était vraiment coriace ! En plus, il maîtrisait ce que lui honnissait, et qu'Ansem lui avait légué en tant qu'héritage empoisonné...

— C'est tout ce que tu sais faire, Porteur ?

Très intéressant... Jusqu'où serais-tu capable d'aller, Riku ?

Riku lâcha un cri de guerre et se jeta sur lui sans sommation; aveuglé par la rage, il voulait montrer à cet imbécile ce qu'il valait, même s'il était pourri par les Ténèbres ! Il le faucha aux jambes et le plaqua au sol, la lame d'Âme-nivore contre son cou pâle. Un frisson glacial le saisit lorsqu'il sentit contre sa nuque le métal de l'autre Keyblade.

— Bien joué, Riku...

L'arme força ce dernier à rapprocher encore plus son visage de celui de l'ennemi, qui laissa un sourire fleurir sur ses lèvres, même si Âme-nivore entaillait sa peau.

— … mais il en faudra plus que ça pour m'abattre, et tu le sais.

— Que...

Sans prévenir, il plaqua la main sur le crâne du jeune homme aux cheveux d'argent et mordit sauvagement sa bouche en étouffant son gémissement surpris. Il s'en tint là, mais refusa de lâcher le bout de chair tendre.

Ah !

Pris au piège à cause de la Keyblade qui menaçait de lui trancher la nuque, Riku ne pouvait absolument rien faire; même enfoncer Âme-nivore davantage dans le cou de son ennemi lui était impossible. Heureusement, ce dernier finit par le relâcher et par le repousser, puis se lécha les lèvres un peu rougies. Sa victime haleta, le fixa avec des yeux écarquillés... et ne put s'empêcher de hurler :

— Mais ça ne va pas, enfoiré ?

Ton sang est succulent.

— Vanitas, pour te servir, répliqua-t-il, après un éclat de rire rauque.

Riku para de justesse un sort de feu lancé sournoisement par le susnommé Vanitas... qui avait disparu de son horizon de vision. Il se rendit alors compte qu'ils se trouvaient à un carrefour aussi large qu'une place de ville et qu'aucun Sans-cœur ne traînait dans les parages, comme si la présence de son ennemi les chassait. Il déglutit, se concentra sur son environnement... et sentit un souffle chaud chatouiller son cou.

Non mais je rêve...

Leurs deux corps réagirent en accord avec leurs pensées respectives.

Derrière toi, mon petit Riku.

Il se retourna pour répliquer avec son arme, mais Vanitas l'obligea à lâcher cette dernière en lui blessant l'avant-bras d'un coup de Keyblade, puis maintint sa lame sous son menton, prête à l'embrocher à cet endroit. Il grogna et recula.

— Intéressant...

— Que me veux-tu ?

— M'amuser un peu, le temps que tu trouves ton chemin.

Décontenancé, Riku leva un sourcil. Vanitas ne comptait pas le tuer. Par contre, que voulait-il dire par... s'amuser ? Il n'aimait pas la tournure que prenaient les choses. Pas du tout, même...

Il se pose des questions. Quelle distraction !

Le Porteur d'Âme-nivore se força à demeurer calme, cracha un peu de sang par terre. Ses lèvres lui faisaient un mal de chien; l'autre ne l'avait pas raté !

— Tu sortiras d'ici, de toute façon. Je le sais.

— Et toi ? Que fais-tu là ?

Vanitas éclata de rire. L'ambre de ses yeux flamboya :

— Parce que j'appartiens aux ténèbres ! C'est le seul endroit où je ne me sens pas vide.

— Pourquoi ressembles-tu à Sora ?

— Oh, Sora... Qui est-ce ? Oh...

Il sembla réfléchir, baissa sa Keyblade, ce qui permit à Riku de respirer et de se reprendre un peu.

— Sora... Il doit avoir un lien avec Ventus.

— Ventus ?

— Tu ne comprends pas, je vois. Ce n'est pas grave.

— Mais qu'est-ce que...

Vanitas s'approcha de lui lentement, sans avoir l'idée de l'attaquer... ce qui le surprit. Que manigançait-il, cette fois ?

Méfie-toi de moi autant que tu le veux, si cela te fait plaisir.

Riku ne pouvait s'empêcher de penser qu'il se dégageait une force étrangement magnétique chez l'Autre, attirante et repoussante à la fois. Il leva le menton, fixa ses iris de feu, attendit la réponse. Celle-ci ne tarda pas à fuser, sèche et glaciale :

— Qu'est-ce que ça peut te faire, toi qui as plongé ton ami dans les Ténèbres ? Elles me racontent tout, tu vois...

Il accusa le coup. Voilà que Vanitas se positionnait en tant que juge... sauf qu'il n'en avait pas le droit !

Tu n'étais pas là ! Tais-toi ! Seuls Sora et Kairi peuvent m'enfoncer plus bas que terre pour ce que j'ai fait !

Vanitas refit deux pas; ils se trouvaient au centre de la « place carrefour ».

— Je sais exactement ce que tu penses. Tu n'es une pauvre petite chose incapable de combattre ces Ténèbres ou de les accepter.

— Tais-toi.

— Tu n'es qu'un faible... Pourquoi t'être condamné à errer parmi elles si tu agis ainsi ? Est-ce une vaste blague ? Pourquoi es-tu là, Riku ?

— Je...

Il ne répondit pas. Après tout, il aurait pu sortir des Ténèbres et aider Sora à fermer la porte. Oui, mais il aurait laissé le roi Mickey... Non, ce dernier se serait très bien débrouillé sans lui. S'il était resté de l'autre côté et avait demandé à son ami de partir, c'était parce qu'il voulait se punir, réparer ses torts... mais finalement, n'était-ce pas complètement stupide ?

Vanitas lui attrapa le menton et le tira brusquement de ses pensées. Il grogna et se dégagea de son emprise d'une claque sur la main.

— Ôte tes sales pattes.

— Est-ce ainsi que l'on traite un guide ?

Riku fut interloqué.

Un guide ?

Le jeune homme aux cheveux couleur d'ébène pencha la tête sur le côté et eut un rire lourd de sens.

Jouons ensemble.

Riku vit qu'il n'avait plus sa Keyblade, ce pour quoi il fit disparaître la sienne. L'égalité et l'honneur faisaient partie de ses qualités, qu'importe ce que l'on pouvait dire de lui.

— Laisse-moi te conduire, Riku. Je ne suis qu'un pauvre esprit qui vit dans les Ténèbres depuis longtemps. Je peux t'apprendre.

— Je ne veux pas les servir.

— Pourtant, tu l'as fait sans remords autrefois, ricana-t-il.

— Je sais. Mon égoïsme et ma jalousie m'ont mené sur des sentiers tortueux, mais...

Il se tut un instant, le temps de chercher ses mots.

— … mais j'ai causé du mal à Sora et Kairi. Ce ne sont pas eux qui m'ont oublié, comme je me plaisais tellement à le penser, mais moi qui les ai effacés.

— Ne dis pas que tu regrettes. Ce serait hypocrite.

— Pourtant, c'est le cas. Je suis un être humain, qui a peut-être un côté sombre plus prononcé que d'autres, mais j'ai aussi des sentiments qui peuvent me pousser à changer en bien.

— Que de belles paroles...

D'un geste vif, Vanitas saisit le poignet de Riku et le serra. Ce dernier se dégagea de cette étreinte, puis lui infligea un coup de poing qui heurta la pommette de son adversaire... dont l'éclat de rire ne tarda pas à jaillir de sa gorge, même si l'os avait craqué.

La douleur n'est rien à côté de ce spectacle que tu m'offres, Riku.

— Retourne d'où tu viens.

— Mon pauvre Riku...

D'un seul homme, ils invoquèrent de nouveau leurs armes si semblables, mais si différentes à la fois... Lequel des deux lança le premier assaut ? Nul ne le sut, mais le duel dégénéra rapidement : chacun se récoltait des coups violents, l'un échangeait avec l'autre des sournoiseries furieuses et vice versa; ils n'étaient plus que plaies vivantes qui dansaient sur un terrain de jeu bien trop grand pour eux. Le silence s'intensifia davantage, se concentra pour former une bulle autour d'eux et permettre à leurs Keyblades et leurs voix de résonner plus fortement qu'à l'ordinaire.

Vanitas se jeta sur Riku pour le déséquilibrer, mais ce dernier le cueillit à la hanche; il en profita de nouveau pour le plaquer à terre et se placer à califourchon sur lui, la main sur sa gorge, l'autre serrant le poignet qui tenait la Keyblade. La sienne était fichée un peu plus loin dans la pierre du sol ténébreux. Leurs respirations haletantes s'entrechoquèrent, se battirent ensemble pour dévorer l'air ambiant.

Le jeune homme aux cheveux d'argent plongea son regard turquoise dans celui de son adversaire, toujours aussi flamboyant. Il s'y accrocha même s'il ne savait pas exactement pourquoi.

— Que cherches-tu, Riku ?

Il ne répondit pas. Il ne bougea pas non plus et continua de fixer l'Élu des Ténèbres, dont la tenue lui évoquait tellement la sienne, lorsqu'Ansem... Il chassa ce dernier de son esprit, se concentra de nouveau sur Vanitas, dont l'air était empreint d'une vague surprise, à tel point qu'il essaya de se dégager de sa poigne.

— Tsss... Tu veux jouer, alors...

Le jeune homme aux cheveux d'argent sentit que son adversaire avait l'intention d'ouvrir un portail dans le sol pour les transporter tous deux ailleurs... et aussi pour renverser cette situation inconfortable. Il ne lui en laissa pas le temps. Il se releva malgré l'expression abasourdie de l'autre. Enfin, il pointa Âme-nivore sur lui, mais sans rien faire de plus.

— Contrairement à toi, j'ai décidé de suivre mon propre idéal.

Que... Quoi ? Qu'est-ce que... non !

Riku effectua une roulade pour éviter un coup de Keyblade rageur de la part de Vanitas; il se mit en garde, eut un sourire.

— Les Ténèbres continuent de te manipuler même si tu sembles issu d'elles, Vanitas, pour une raison que je ne comprends pas, mais je ne le souhaite pas.

Il recula vers le chemin central du carrefour. Sans même en avoir conscience, il venait de choisir la route menant à l'aube, de par le symbolisme incarné par les lieux.

— Je suis un faible, mais je compte y remédier, peu importe la façon dont je m'y prendrai.

— Les Ténèbres ne se renient pas ainsi. Tu es fou, Riku, gronda Vanitas, le regard étrangement glacé.

Oh oui... et toi, tu participes à la floraison de cette démence.

— Sans doute. Nous avons chacun nos torts, de toute façon.

— Tu refuses ce que je peux t'offrir !

— Nous sommes différents. Mon cœur va avant tout à Sora et Kairi. J'ai des amis.

L'Élu des Ténèbres eut un éclat de rire amer.

Il se la joue Ventus, maintenant...

— Des amis... qui t'oublieront.

— Eh bien, advienne que pourra.

Riku lui tourna brusquement le dos et recommença à marcher sur ce sentier que ses pas avaient choisi.

Je n'ai pas encore dit mon dernier mot, Riku, et il en est de même pour toi.

La voix de Vanitas porta jusqu'à lui et le fit frémir de saisissement :

— Un jour, nous nous retrouverons... ou pas. Peu importe, je t'ai touché coulé.

Cette joute verbale mentale et physique ne se terminerait-elle donc jamais ? Le jeune homme aux cheveux d'argent soupira et poursuivit son chemin.

Au bout d'un long moment pendant lequel il n'osa pas se retourner, il trouva le courage de le faire pour s'apercevoir qu'il était de nouveau seul. Vanitas avait disparu aussi brusquement qu'il était venu à lui. Il ignorait les conséquences de cette rencontre, mais une chose était certaine : leurs cœurs s'étaient alliés pour dominer, mais aucun d'eux ne l'avait emporté.

Vanitas...

oOo

o

Riku secoua la tête; il lui était impossible d'oublier leur rencontre. Le pire, c'était que l'un comme l'autre savait que cela se reproduirait un jour... même si ce dernier pouvait être lointain.

Quelque part, dans les Ténèbres, Vanitas le suivait discrètement, le regardait. Le Porteur d'Âme-nivore faisait semblant d'ignorer d'où il tenait la sensation d'être espionné, et l'Autre s'imaginait qu'il le surveillait par nécessité. Le jeu classique du chat et de la souris, en somme.

Il posa la main sur la poignée de porte. Même lorsqu'il était parvenu jusqu'au manoir Oblivion, qu'il avait cherché Sora de fond en comble, même lorsqu'il s'était retrouvé à veiller sur son sommeil, à demeurer dans les Ténèbres habillé comme un membre de l'Organisation, avec l'apparence de son ennemi juré...

Même là, je sentais plus que tout Vanitas, tapi dans leurs abîmes les plus profonds.

Ni l'un ni l'autre ne désiraient changer quoi que ce soit.

Touché coulé.

Riku ferma les yeux; Vanitas les ouvrit en grand.

Ah…

Il claqua la porte après avoir lancé un dernier regard à Sora, qui se réveillerait bientôt. Le sort en était jeté.