14 décembre 2025
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Eurydice frappa deux coups violemment à la porte de son frère. N'entendant personne venir lui ouvrir, la jeune femme frappa deux coups puis trois autres encore plus forts . Sa main lui faisait mal mais sa colère l'empêchait de sentir trop intensément la douleur.
— J'arrive, j'arrive, déclara la voix de son frère de l'autre côté alors qu'elle recommençait à frapper.
La porte s'ouvrit sur lui. Jonas semblait à peine réveillé. Les cheveux en pétard, le jeune homme ne portait qu'un caleçon aux couleurs du Royaume-Uni. Sans attendre d'être invitée, Eurydice pénétra dans l'appartement poussant son cadet sans ménagement.
— Hé ! Je peux savoir ce qu'il te prend ?
— Ce qu'il me prend ? Ce qu'il me prend, Jonas ? Vraiment ? s'énerva-t-elle. Je peux savoir ce qu'il t'a pris, espèce de crétin ?
— Mais de quoi tu parles ?
— Je sais tout Jonas.
— Tu sais… commença son frère perdu.
— Tu croyais vraiment que ça ne finirait pas par se savoir. Misère ! Mais qu'est-ce que tu peux être stupide ! C'est ta carrière qui est en jeu, espèce de pets de strangulot ! Merlin ! Quand Papa va le savoir !
— Mais de quoi tu parles à la fin ?
— On est en train de préparer un article sur un trafic de stéroïdes dans le Quidditch. Ton nom est sorti, Jonas. Je… Argghh ! Dis-moi que c'est pas vrai ? demanda-t-elle désespérée. Oh Merlin ! T'en prends vraiment ! conclut-elle en voyant que son frère cherchait quoi dire.
— Ecoute, Eurydice ! C'était… C'était une erreur. Je… J'ai cru bien faire. Je…
La gifle partit avant qu'Eurydice n'ait pu la retenir. Jonas porta sa main à sa joue choqué.
— Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Est-ce que tu te rends compte ? s'irrita-t-elle les larmes aux yeux.
Jonas baissa la tête, trop honteux, et ne sachant que dire.
— Ta carrière. Tu as peut-être détruit toutes tes chances d'avoir une carrière, de participer un jour à la coupe du monde en faisant. Et je parle même de la carrière de Papa et de la mienne. Tu as pensé à Papa ? Ce que tu as fait va le discréditer aux yeux de plein de monde. T'as déshonoré le Quidditch et son esprit en faisant ça ! Et tu dis rien ? Tu préfères te taire ?
— Mais bouse de dragons à la fin ! Tu veux que je te dise quoi ? Que je regrette ? Bien sûr que je regrette. Je t'ai dit que c'était une stupide erreur. Je pensais… Je pensais…
— Eh bien tu aurais dû penser plus fort.
— Tu peux rien faire pour que mon nom ne sorte pas ? demanda-t-il presque suppliant.
Eurydice fusilla son frère des yeux. Il avait osé. Il avait osé lui demander de peut-être foutre en l'air sa carrière pour l'aider à cacher une erreur qu'il avait commis le plus consciemment tu monde.
— Je… Je… Désolé, souffla-t-il.
— C'est pas moi qui travaille sur cet article, dit-elle. J'ai su ton nom seulement car un de mes collègues a été assez gentil pour me prévenir avant que ce soit publié. Il voulait éviter que je l'apprenne par la presse. Tu vas devoir le dire à Papa.
Jonas secoua la tête violemment.
— Je peux pas faire ça, Di. Je peux pas. Papa me pardonnera jamais. Il me pardonnera jamais et tu le sais très bien.
— T'as pas le choix. Tu veux qu'il l'apprenne par la presse ? Je pense pas non. Tu dois lui dire.
Eurydice pinça ses lèvres en voyant son frère commencer à pleurer. Le jeune homme se laissa tomber son canapé désespéré. Le dire à leur père et assumer ce qu'il avait fait n'allait pas être facile pour lui.
— J'ai arrêté depuis six mois, tu sais? J'en ai pas utilisé longtemps. Je… C'est le coach, je… Je voulais pas le décevoir. Tout le monde fait ça, Di.
La jeune femme se retint de lui demander s'il irait à la rencontre d'acromentules sans baguette, si le coach le lui demandait. L'argument « Tout le monde le fait » lui avait toujours fait horreur. Depuis quand était-ce une bonne excuse ? En effet, encore plus que les hypocrites, Eurydice ne supportait pas les gens incapables de prendre leur responsabilité.
— Pas les Flint, Jonas. Pas les Flint, répliqua-t-elle d'une voix calme. Tu dois faire face, Jonas et assumer les conséquences de tes actes, ajouta-t-elle d'une voix plus douce.
— Je risque d'être suspendu.
— Tu le seras de toute manière. Les preuves sont bien trop accablantes.
Le jeune homme repartit dans une crise de larmes incontrôlable. Sa sœur s'assit à côté de lui tendant tant bien que mal de le réconforter. Jonas posa sa tête sur son épaule, mouillant de ses pleurs le chemisier prune qu'elle portait.
— Quand est-ce qu'il va être publier ? demanda-t-il finalement.
— La semaine prochaine, mercredi. Tu dois lui dire aujourd'hui.
— J'ai pas envie de gâcher le repas de famille.
— Il faut que tu lui dises, répéta-t-elle d'une voix plus ferme.
— J'ai peur. Je… J'ai pas envie de le décevoir.
Eurydice baissa les yeux ne sachant que dire. Elle savait qu'en lui disant qu'il ne le ferait pas, elle mentirait et préféra donc s'abstenir de répondre.
— Va t'habiller ! On en reparle après.
Jonas ne moufta pas et se dirigea vers sa salle de bains en silence. Sa sœur le suivit du regard essayant de trouver la meilleure manière de l'annoncer à leur père. Après s'être creusé les méninges pendant dix minutes, la jeune femme dut en venir à la conclusion qu'il n'y avait pas de bonne manière de lui dire. Marcus allait être fou de rage et elle ne pensait pas qu'une promenade l'apaiserait. Pour lui, comme pour elle, l'honneur des Flint serait en jeu.
Son frère la rejoignit dans la salon quelques minutes plus tard. Eurydice devina qu'il avait jeté un sortilège à son visage pour cacher le fait qu'il avait pleuré. La jeune femme lui fit signe qu'ils devaient y aller. Il fallait l'avouer à leur père avant le repas de famille.
— Tu dois lui dire maintenant, dit-elle à son frère lorsqu'ils arrivèrent dans le jardin familial.
— Maintenant ? Pourquoi pas plutôt après le repas.
— Car tu risques de perdre le courage, répondit-elle simplement. Il est à peine dix heures trente. Albus et Alexander ne seront pas là avant midi tout comme Louis. C'est le moment où jamais, Jojo.
— Tu as raison, lâcha-t-il finalement.
Eurydice le vit prendre une grande inspiration avant de se diriger vers la porte d'entrée. Elle le suivit en silence.
— Maman ! Papa ! appela-t-il de l'entrée. C'est moi ! Je suis avec Di.
Leur mère arriva du salon visiblement surprise de les voir déjà là.
— Bonjour les enfants ! Il est déjà l'heure ? questionna-t-elle.
— Non, non. Je… Il faut juste que je vous parle à Papa et toi, déclara Jonas d'une voix timide.
Avalon fronça les sourcils en l'entendant utiliser ce ton. Jonas n'avait jamais été timide.
— Ah ! Bonjour les enfants ! s'exclama Marcus fraîchement lavé. Vous êtes en avance, remarqua-t-il.
— Jonas aurait quelque chose à nous dire, dit Avalon sans quitter son fils des yeux.
— Passons au salon, proposa Marcus d'une voix soudain moins chaleureuse.
La tête basse Jonas pénétra dans la pièce suivi de sa sœur. Rien qu'à sa position, n'importa qui aurait pu deviné qu'il n'allait pas leur annoncer une bonne nouvelle.
— J'ai quelque chose à vous dire, souffla-t-il finalement lorsque tout le monde fut assis.
— Ça, on l'a compris, rétorqua Marcus d'une voix sèche.
Eurydice vit sa mère poser sa main sur la sienne comme dans une tentative de le calmer.
— Exprime-toi, je t'en prie, Jojo, dit sa mère.
— Je… J'ai fait une bêtise, Papa, commença-t-il. J'ai… Je pensais pas que ça allait tourner comme ça. Je voulais juste bien jouer. Je… Je te jure. Je…
— De quoi tu parles ? interrogea Marcus d'une voix blanche.
Eurydice devina qu'il avait compris que sa bêtise concernait le Quidditch.
— Je… J'ai pris des stéroïdes, lâcha finalement Jonas la tête baisse.
— Tu as quoi ? hurla son père en se levant.
— J'ai pris des stéroïdes, répéta Jonas d'une voix moins forte.
— T'es crétin, ma parole ! s'irrita-t-il. C'est pas possible mais t'es complètement con !
— Marcus ! le reprit son épouse.
— Excuse-moi mais sur ce coup-là je ne peux pas utiliser un autre terme. Depuis combien de temps ?
— J'ai arrêté il y a six mois mais euh… ça a duré huit mois environ, avoua Jonas.
— Quelqu'un le sait ?
— Le Vif Express va publier un article à sujet, intervint Eurydice. Celui qui l'a écrit m'a prévenu pour… pour que je ne l'apprenne pas dans les journaux.
Marcus poussa un juron. Avant que quelqu'un n'ait pu l'empêcher l'homme attrapa la pendule qui se touvait sur le manteau de la cheminée et le lança vers son fils avec rage. Jonas l'évita de justesse tandis qu'Avalon se mettait à hurler après son mari.
— Mais ça va ! Qu'est-ce qu'il te prend !
— Ce qu'il me prend ? Tu me demandes ce qu'il me prend, Ava ? Il y a que cet espèce de pet de strangulots a pris des stéroïdes, que ça va se savoir et qu'il a sans doute briser sa carrière. Et comme si cela ne suffisait il va peut-être entraîner sa sœur avec lui. Mais est-ce que tu te rends de ce que t'as fait ? Regarde-moi quand je te parle !
Jonas releva la tête.
— Je suis désolé, Papa, murmura-t-il.
— Dégage !
Eurydice sursauta en entendant son père parler de manière aussi violente à Jonas. Elle ne l'avait jamais vu aussi énervé. Il tremblait et elle devina qu'il avait du mal à retirer la violence qu'il gardait en lui.
— Papa, répéta Jonas suppliant.
— J'ai dit : Dégage de cette maison !
— Marcus, intervint une nouvelle fois sa femme.
— Très bien. S'il ne s'en va pas, c'est moi qui m'en vais avant que je fasse quelque chose que je regretterai, lâcha Marcus.
Sans rien ajouter et sans répondre aux appels de sa femme, l'homme se dirigea vers l'entrée de la maison, enfila ses chaussures et sortit. Eurydice le vit traverser le jardin à grands pas leur mère sur ses talons. Elle jeta un coup d'œil à son frère qui, assis sur le canapé familial, pleurait à chaudes larmes.
— Pleurer n'arrangera rien à la situation, ne put-elle s'empêcher de lui dire.
— Je sais.
Un silence gênant s'installa entre eux.
— T'es contente j'espère, déclara finalement Jonas amer.
— Contente ? Il n'y a rien d'heureux là-dedans, Jonas, rétorqua-t-elle d'une voix dure.
— Maintenant qu'Alex a révélé son homosexualité et que toute la famille sait que je suis un tricheur et un drogué, tu peux enfin avoir ta place d'enfant préféré.
— De quoi tu parles ? Je n'ai jamais…
Jonas partit dans un rire cynique tandis que sa sœur ne comprenait pas ce qu'il se passait. Son frère avait fait une bêtise et voulait lui faire dire qu'elle était heureuse de le voir discréditer aux yeux de leur père.
— Tout le monde sait que t'es la préférée de Papa. Y avait pas besoin de faire tout ça.
— Tout ça ? J'ai juste voulu t'aider.
— M'aider ? Comme tu as aidé Alex ? Je sais que c'est toi qui lui a conseillé de le dire aux parents comme tu as fait avec moi.
Eurydice n'en croyait pas ses oreilles. Son frère devait avoir perdu la tête. Comment pouvait-il insinuer qu'elle cherchait à les rabaisser aux yeux de leur père ? Cela n'avait jamais été son attention. Tout ce qu'elle voulait c'était la vérité.
— Parce que tu crois qu'il l'aurait mieux pris en l'apprenant dans les colonnes d'un magazine. Non mais c'est pas possible je suis dans un autre monde-là.
— Dans un autre monde carrément ?
— T'essayes juste de me mettre sur le dos tes erreurs. Parce que comme toujours tu es incapable de prendre tes responsabilités. Ça a toujours été comme ça avec toi. Une figurine à Papa cassée, tu laissais Alexander prendre pour toi. La fois où tu as voulu faire à manger sans les parents et que t'as failli foutre le feu à la maison, tu m'as laissé prendre le blâme. Tout le temps, incapa…
— Parce que tu te crois parfaite toi ? s'emporta Jonas. T'as même pas été capable de te rendre compte que ton meilleur ami était toujours amoureux de toi. T'es sortie avec le meilleur ami de ton petit frère, de ton petit frère et tu nous l'as caché pendant deux ans parce que t'avais trop peur des réactions. T'appelles ça prendre tes responsabilités, toi ? Parce que moi j'appelle ça être lâche.
— Tu sais quoi, Jonas ! Je crois qu'on va arrêter de parler parce que j'en ai marre t'entendre les reproches d'un mec qui n'a pas pensé une seule seconde aux conséquences sur sa famille que pourraient avoir ses actions.
— Et voilà, moi, moi, moi ! Egoïste pour compléter le tableau. Tu veux nous faire croire que tu te soucies des autres, que tu penses à la famille alors que tout ce qu'il t'intéresse c'est ta carrière.
— Ma carrière et celle de Papa sont importantes ! rétorqua Eurydice venimeuse.
Comment osait-il ? Il la traitait d'égoïste et lui, ce qu'il avait fait, était de l'altruisme sans aucun doute.
— Et la mienne ? Elle ne l'est pas peut-être ? s'écria Jonas.
— Mais tu t'es mis dans la bouse tout seul, Jonas. C'est quand même pas de ma faute, si ? Oh et puis tu sais quoi, ne réponds pas ! Je me casse !
Sans attendre qu'il réponde la jeune femme se dirigea vers la porte d'entrée de la maison et sortit dans le jardin. Son père n'était plus là et sa mère semblait réfléchir à la conduite qu'elle devait adopter.
— Eurydice, tu t'en vas ? interrogea sa mère.
La jeune femme pouvait entendre dans sa voix une note de désespoir qu'elle arrivait difficilement à cacher.
— J'ai pas envie de rester dans la même pièce que lui pour le moment, répliqua Eurydice honnête. Où est-ce que Papa est parti ?
— Je n'en ai pas la moindre idée. Il a juste transplané.
— Ça va aller Maman ? questionna Eurydice inquiète.
— Oui, oui. Ne t'en fais pas ! Il est peut-être allé voir Olivier, pensa-t-elle à haute voix. J'ai peur qu'il fasse une bêtise, ajouta-t-elle à l'adresse de sa fille.
— Tu veux que j'aille voir Tonton ?
— Ne lui dis rien concernant la dispute.
Sa mère parlait de la crise de violence de son père.
— Je ne dirais rien. Si Papa n'est pas là, je dirai que je suis venue pour le voir lui, ok ?
Avalon hocha la tête avant que sa fille ne disparaisse dans un craquement sonore. Olivier Dubois vivait seul depuis son divorce. Ses enfants ne venaient le voir qu'un week-end sur deux et habitaient le reste du temps avec son ex-épouse et le compagnon de cette dernière. Eurydice se dirigea à grands pas vers la porte d'entrée qui s'ouvrit avant même qu'elle ait frappé à la porte.
— Il est dans le salon, déclara Olivier dans l'entrebâille de la porte.
Son parrain s'effaça pour la laisser entrer.
— Papa ! S'exclama Eurydice, soulagée, en le voyant.
L'homme releva son visage vers elle.
— C'est ta mère qui t'envoie ?
— Elle s'inquiète pour toi mais elle ne m'a pas envoyée, répliqua-t-elle en s'asseyant à côté de lui. On va trouver une solution.
— Qu'est-ce qu'il se passe au juste ? questionna Olivier appuyé contre le montant de la porte.
Le père et la fille échangèrent un regard.
— L'article sort mercredi, déclara Eurydice.
Elle savait que tôt ou tard, Olivier finirait par le avoir. Marcus sembla réfléchir encore quelques secondes avant de finalement lâcher :
— Jonas nous a appris qu'il a utilisé des stéroïdes pendant huit mois et un article va sortir à ce sujet dans le prochain Vif Express.
— Bouse de dragon ! Ava, ça va ?
Marcus se contenta de hausser les épaules.
— Vous allez faire quoi ?
— Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Il va sans doute passer devant le Haut Conseil de Quidditch et être suspendu pour un nombre non-défini de matches, répondit Marcus. Tout ce que j'espère c'est que ça ne nuira pas à Eurydice. Elle mérite de présenter cette coupe du monde.
— Et à ton travail non plus, Papa, ajouta Eurydice.
— T'es mignonne, ma licorne.
Un nouveau silence s'installa entre eux seulement brisé par le tic-tac de la pendule.
— Eurydice, tu pourrais dire à Alex que le déjeuner est annulé puis rentre chez toi avec Louis. Ta mère et moi allons nous occuper de Jonas.
— Maintenant ?
— Oui, vas-y !
— Tu resteras calme ?
— T'en fais pas pour ça !
Eurydice hocha la tête avant de transplaner non loin de l'appartement qu'Alexander et Albus partageaient. Elle se dirigea vers l'immeuble à grands pas et appuya sur le bouton de l'interphone.
— C'est Eurydice, dit-elle à la voix masculine qui y répondit.
Un bruit strident lui apprit que la porte était ouverte. Elle pénétra dans le bâtiment et monta les escaliers menant au troisième étage. Son frère l'attendait sur le seuil de son appartement. Il portait une chemise bleue foncé qui lui allait particulièrement bien. En temps normal, Eurydice lui aurait fait un compliment à ce sujet mais ce jour-là, elle n'avait malheureusement pas la tête à ça.
— Salut, dit-elle en pénétrant dans l'appartement.
— Quelque chose ne va pas ? demanda Alexander.
— Le déjeuner chez les parents est annulé.
— Annulé ? Il s'est passé quelque chose ? interrogea Albus en venant à leur rencontre.
— Rien de grave. On vous expliquera plus tard.
— Rien de grave ? T'es sûre ? questionna son frère.
L'inquiétude se lisait sans difficulté dans sa voix.
— Je te promets.
Eurydice s'excusa avant de déclarer qu'elle devait rentrer chez elle. Elle transplana directement dans son appartement. Louis était en train de prendre une douche. Elle enleva ses chaussure, les laissant traîner dans l'entrée puis, d'un pas robotique, la jeune femme se dirigea vers la salle de bains et frappa deux coups à la porte.
— Di ! C'est toi ?
— Oui, je peux entrer ?
Elle tourna la poignée de la porte après que Louis l'ait invité à pénétrer dans la pièce. Le miroir était couvert de condensation signe que cela faisait déjà quelques temps que son fiancé était sous l'eau. La jeune femme retira ses vêtement et alla le rejoindre sous le jet.
— Il s'est passé quelque chose, non ?
Elle hocha la tête.
— On peut en parler plus tard ? demanda-t-elle avant d'enlacer Louis.
Louis se contenta de la serrer plus fort contre lui avant de l'embrasser sur le crâne. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait sans lui.
