Titre: La Toile

Rating: M pour la violence et les scènes de sexe implicites.

Il s'agit d'un slash Harry/ Draco

Disclaimer: L'univers d' Harry Potter appartient à J.

Bonjour à tous! Voici le troisième chapitre.

Je le poste un peu en retard, désolée. J'essaierai de mieux respecter mes délais par la suite.

Merci à toutes celles et ceux qui m'ont mis en follow et qui m'ont laissé des reviews ^^

CHAPITRE 3

Une fois dans son appartement, Harry déposa doucement Draco sur son canapé. Puis il s'empressa de jeter un sort empêchant ses amis de transplaner chez lui. Il lança de même un assurdiato sur sa porte. En effet, il ne doutait pas qu'il recevrait de la visite sous peu. Mais il voulait avant tout se concentrer sur la personne qui reposait sur son canapé. Il s'approcha prudemment et leva le sort de stupéfixion. Draco se releva prestement et regarda autour de lui, à la recherche de sa baguette. Ne la trouvant pas, il s'éloigna le plus possible du brun. Celui-ci étudiait chacun de ses mouvements. Il l'observa tristement se coller au mur, le corps parcouru de tremblements.

-Je t'en prie ne me fais pas de mal, murmura-t-il si bas que Harry aurait pu l'avoir rêvé.

-Je ne veux pas te faire de mal, Draco, chuchota ce dernier. Je te promets que tu es en sécurité avec moi.

Il se rapprocha du blond. Ce mouvement eu pour effet de terroriser encore plus le garçon. Ne sachant plus quoi faire, Harry décida de s'éloigner.

-Je vais te faire à manger. Tu peux aller prendre une douche si tu veux. Je vais te déposer une serviette et des vêtements propres près de la baignoire.

Aucune réponse ne suivit ces propos. Mais Harry ne se découragea pas. Il fit ce qu'il avait dit et se força à laisser le blond seul dans le salon. En revenant de la salle de bain, il trouva celui-ci collé à la porte d'entrée dont il malmenait la poignée. En l'entendant s'approcher, le jeune homme se retourna vivement et se plaqua contre la porte.

- Elle est fermée à clé...

- Laisse-moi sortir !

- Mais tu es plus en sécurité ici.

- Laisse-moi sortir !

- Je ne peux pas.

- LAISSE-MOI SORTIR !

Draco fut pris de sanglots violents et s'effondra au sol. Harry se précipita sur lui. Le jeune homme était trop épuisé pour le repousser. Il murmurait faiblement une litanie : " Laisse-moi sortir, laisse-moi sortir, laisse-moi sortir..."

- Je ne peux pas Draco, murmura Harry, la gorge serrée. Si je te laisse sortir ils te rattraperont et t'emmèneront au ministère. Je ne peux pas les laisser faire ça. Laisse-moi trouver une solution.

Mais Draco ne l'écoutait pas. Il poursuivit sa litanie jusqu'à s'évanouir d'épuisement. Harry le porta alors jusqu'à son lit. Une fois Draco allongé, il fut incertain quant à ce qu'il devait faire. Devait-il lui retirer ses vêtements ? Une étrange chaleur s'empara de lui à cette idée. Bien sûr, il avait déjà vu nombre de ses compagnons de dortoir nus. Mais l'idée de voir Draco Malfoy nu avait quelque chose d'indécent. Il décida donc de lui laisser ses habits et se contenta de le recouvrir avec sa couverture.

Ne sachant pas quoi faire d'autre, il retourna préparer le dîner. Mais il fut interrompu par un hibou qui tapait avec insistance sur la fenêtre de la cuisine. Il se doutait de l'origine de l'expéditeur, mais il alla tout de même lui ouvrir. La lettre était courte : "Je suis devant ta porte. OUVRE-MOI !". Elle n'était pas signée, mais quand Harry ouvrit la porte pour se retrouver face à un Ron complètement furieux, il ne fut pas surpris.

- TU ES COMPLETEMENT MALADE ? IL EST OÙ ?

- Ron...

- JE TE PREVIENS, HARRY, S'IL S'EST ENFUI...

- Ron...

- COMMENT AS-TU PU FAIRE ÇA?!

- RON !

Un silence suivi cet éclat.

- Il est dans ma chambre.

Avant qu'il ait pu ajouter quelque chose, le rouquin se précipita dans la chambre d'Harry, suivi par celui-ci. Ils s'arrêtèrent tous deux à l'entrée pour observer Draco qui dormait toujours, sa respiration quelque peu saccadée.

- Tu vois ? Il ne fallait pas s'inquiéter.

- Ne me dis pas que je ne dois pas m'inquiéter !

- Chut ! Tu vas le réveiller ! Retournons discuter dans le salon.

Une fois dans le salon, Harry proposa à son ami de manger pendant qu'ils discutent.

- Tu te fous de moi ? Je ne suis pas venu pour manger !

- Oui mais j'ai faim.

- Dis-moi d'abord ce que tu comptes faire !

- Je ne sais pas.

- C'est ça, ta brillante idée ? Tu te rends compte de la situation ? Heureusement pour toi je n'en ai pas encore parlé à Hermione.

- Eh bien j'aimerais bien que tu lui en parles. J'ai besoin de ses services.

- Pourquoi ? demanda Ron, soudain méfiant.

- Tout d'abord, il n'a pas l'air en bon état et j'aimerais qu'elle l'examine. Et puis je voudrais discuter avec elle de la suite des évènements.

Hermione était étudiante en médicomagie. N'étant pas membre de l'Ordre, elle saurait sûrement se montrer plus rationnelle et pourrait lui donner des conseils avisés. Et il en avait besoin ! Il était perdu et voulait avoir l'avis de quelqu'un qui ne le jugerait pas.

- Il est hors de question qu'elle le touche ni qu'elle se retrouve dans la même pièce que lui !

- Ce n'est pas vraiment à toi de décider.

Depuis que Ron et Hermione sortaient ensemble, le rouquin avait tendance à se montrer trop protecteur envers sa petite amie. Une façon pour lui, sans doute, de la protéger d'horreurs dont il n'avait pas pu empêcher qu'elle soit témoin pendant la guerre.

- J'ai dit non !

- Si tu ne le lui demandes pas, je le ferai.

Ron soupira. Il connaissait le caractère têtu de son meilleur ami.

- Bien. Mais dis-moi au moins ce que tu penses faire.

- Je ne sais pas, mais je veux le protéger.

- Mais pourquoi ?

- Enfin Ron, tu l'as vu ! Il n'est pas un dangereux mangemort.

- Ça, tu n'en sais rien. Et puis si c'est le cas, il n'a rien à craindre du ministère. Il sera relâché une fois qu'il sera jugé innocent.

- Ça n'arrivera pas, et tu le sais ! Le ministère veut prouver que sa politique amène des résultats ! Quoi de mieux que d'offrir la tête d'un mangemort ? Le fils de Malfoy en plus. Tout le monde le déteste ! Personne ne va le défendre ! C'est ça que tu veux ?

- Non, bien sûr que non. Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre.

- Si tu as une meilleur idée je suis preneur...

Un silence contrit suivi cette remarque.

- Bon, je vais dire à Hermione de venir. Je vais aussi tenter de rassurer les membres de l'Ordre pour qu'ils te laissent un peu de répit.

- Merci Ron. Je sais que ce n'est pas facile pour toi...

Ron eut un sourire fatigué :

- Le plus dur va être de calmer Maugrey. Il hurle à l'attentat !

Les deux amis pouffèrent. Cette remarque avait permis de détendre l'atmosphère. Le rouquin quitta donc le brun pour accomplir sa mission qui se révélait être l'une des plus difficiles auxquelles il n'ait jamais eut à faire face. Une fois seul, Harry retourna préparer le dîner. Cet échange avait eu pour effet de le rassurer : même s'il ne comprenait pas la raison de ses actes, son meilleur ami serait toujours là pour le soutenir.