Titre: La Toile
Rating: M pour la violence et les scènes de sexe implicites.
Il s'agit d'un slash Harry/ Draco
Disclaimer: L'univers d' Harry Potter appartient à J.
Bonjour à tous! Voici le quatrième chapitre.
Bon, de toute évidence j'aurais du mal à tenir ma deadline du lundi, mais je tenterais tout de même de garder un rythme d'un chapitre par semaine.
Merci à toutes celles et ceux qui m'ont mis en follow ou favoris ainsi qu'à celles et ceux qui m'ont laissé des reviews ^^
CHAPITRE 4
Harry n'eût pas longtemps à attendre avant de recevoir la visite d'Hermione. Il se précipita pour ouvrir la porte. À sa vue, il ne put retenir un immense soupir de soulagement. Son amie pourrait l'aider, il en était sûr ! Après tout, il avait toujours compté sur elle pour régler les problèmes qu'il ne parvenait pas à surmonter. À peine entrée dans l'appartement, Hermione prit celui qu'elle considérait comme un frère dans ses bras. Elle sentait que le garçon avait besoin d'être rassuré.
-Harry ! Qu'est-ce qui se passe ?
- Je ne sais pas... Je ne sais pas pourquoi j'agis comme ça mais maintenant je ne peux plus revenir en arrière. Aide moi s'il-te-plaît.
La dernière phrase avait été prononcée dans un sanglot. Face à Hermione, il avait craqué. Toute son angoisse était remontée et il n'avait pas pu retenir ce flot d'émotions.
-Ssshhh... Ça va aller, Harry. Laisse-toi aller.
Harry toujours dans ses bras, la jeune fille se dirigea vers le canapé où il laissa libre cours à ses émotions. Une fois le brun calmé, Hermione commença doucement à l'interroger.
- Ron m'a raconté rapidement ce qui s'est passé. Draco est dans ta chambre, c'est ça ?
Il hocha la tête, surpris par l'utilisation du prénom du blond.
- Il va bien ?
- Je ne sais pas. Il est terrifié, il ne me laisse pas l'approcher.
- Bon, je vais aller le voir, d'accord ?
Le jeune homme acquiesça. Les deux amis se dirigèrent alors vers la chambre du blond.
Lorsque Harry ouvrit la porte, il ne pu s'empêcher de sourire face au spectacle qui s'offrait à lui. Le garçon dormait paisiblement, la bouche entrouverte, ses cheveux formant une auréole autour de la tête. La jeune fille, qui regardait attentivement son ami, ne loupa rien de son attitude. Elle ne fit aucune remarque et s'approcha de Draco pour l'examiner sommairement. Une fois son examen fini, les deux jeunes gens quittèrent la pièce.
- Alors, comment va-t-il ?
Hermione nota silencieusement l'angoisse qui pointait dans la voix de son ami.
- À première vue, il n'a rien de grave. Cependant il aura besoin d'un examen approfondi à Saint Mangouste. Et il est en état de sous nutrition assez avancée. Il faudra surveiller ça.
Bien que soulagé, Harry grimaça à la mention de Saint Mangouste.
- On ne peut pas l'amener à Saint Mangouste.
- Harry... soupira la brune face à l'entêtement de son ami. Il va falloir l'y emmener. C'est nécessaire pour sa santé. Et puis tu ne peux pas le garder cloîtré dans cet appartement !
- Je sais Mionne, mais...
- Non, Harry, tu vas m'écouter ! Ron est en pleine discussion avec les membres de l'Ordre mais il ne les empêchera pas de venir ici. Maugrey est persuadé que tu n'es pas Harry et il veut te faire passer un test...
Malgré le soupir poussé par le garçon, elle poursuivit :
- Ils refuseront de le laisser aller librement ainsi. Et puis ce n'est qu'une question de temps avant que quelqu'un apprenne qu'il est ici et alors ce sera la catastrophe !
- Mais on ne peut pas laisser le Ministère mettre la main sur lui ! Ils vont le torturer !
- Peut-être mais il ne peut pas rester caché ici.
Face au regard noir qui lui était adressé, la brunette continua :
- Écoute, je sais qu'il n'est pas dangereux. Je veux t'aider, je t'assure. Mais tu dois y mettre du tien ! On doit trouver une autre solution.
Résigné, Harry soupira :
- D'accord...
- Premièrement, on va laisser les membres de l'Ordre entrer.
Harry ne pu retenir une exclamation.
- Ne t'en fais pas, ils ont promis de ne pas lui faire de mal et de t'écouter. Mais on va avoir besoin de leur aide si tu veux éviter à Draco de finir interrogé par le Ministère.
Après quelques minutes de négociations, Hermione parvint à lui faire accepter la venue de membres de l'Ordre, et surtout de Maugrey, dans son appartement. Les membres débarquèrent à peine une minute après avoir reçu l'autorisation d'entrer chez le brun. Ils empêchèrent avec beaucoup de difficulté Maugrey de se précipiter dans la chambre récupérer ce qu'il considérait comme son butin, mais finirent par le convaincre de laisser une chance à Harry d'expliquer son geste.
- Bon Harry, explique nous tout, finit par lancer Rémus après un long silence embarrassé.
Harry rougit quand tous les yeux se braquèrent sur lui. Il n'avait jamais aimé être le centre de l'attention, même si le destin semblait s'amuser à le placer régulièrement dans cette situation.
- Hum… c'est-à-dire que…
- Alors ? s'impatienta Maugrey. J'espère que tu as une bonne excuse à nous fournir, sinon j'envoie tout de suite ton petit copain en rétention de sécurité.
- Il n'en est pas question ! s'emporta Harry, sur la défensive face à l'attitude belliqueuse de l'ancien auror. Personne ne l'approche !
- Mon garçon, je ne t'ai pas encore arrêté par respect pour tes actions passées, mais si tu continues à me parler comme ça, je te promets de te le faire regretter, peu m'importe que tu sois l'Élu !
- Alastor, calme-toi, tempéra Rémus. On est tous sous tension…
- La faute à qui ? Il fout un bordel sans nom en fuyant avec un mangemort et il ose me donner des ordres !
- Ça suffit ! Nous allons tous nous asseoir et discuter de la situation calmement.
Lorsque tous fut installés, Harry reprit son discours en ignorant le regard noir que lui jetait le vieil homme, son œil magique braqué sur la chambre dans laquelle reposait Draco.
- Voilà, je n'apprécie pas les méthodes du Ministère en ce qui concerne les anciens mangemorts.
- Comme s'ils méritaient un traitement de faveur, maugréa Fol-œil.
- Alastor…
Hermione, qui était restée muette jusque là, se racla la gorge nerveusement.
- À vrai dire, je rejoins Harry sur ce point. Le baiser du détraqueur est une peine inhumaine qui devrait être abrogée. Comment peut-on priver une personne de son âme ?
- Ce ne sont pas des humains, Hermione ! s'offusqua Ron. Ce sont des monstres !
- Et alors ? Doit-on pour autant s'abaisser à agir comme eux ?
Bill souffla bruyamment avant de se passer les mains dans les cheveux en un geste lasse.
- Sommes-nous ici pour avoir un débat philosophique ? Parce que ça ne fera pas avancer les choses.
- Justement ! Il faut qu'on agisse pour faire cesser cette torture !
- La question n'est pas là, coupa Harry. L'important est d'empêcher Dra…, Malfoy, de recevoir le baiser.
- Et pourquoi donc ? Tu n'as pas bougé le petit doigt quand Yaxley et les Carrow l'ont reçu.
- Oui, mais là c'est différent. Malfoy n'a rien d'un mangemort. Il n'est coupable de rien, à part d'être né dans la mauvaise famille.
Ron dévisagea son ami d'un air éberlué.
- Tu te souviens tout de même qu'il a tenté de tuer Dumbledore ? Et qu'il a introduit des mangemorts à Poudlard.
- Il ne l'a fait que parce qu'il y était obligé !
- Oh, arrête, Harry ! Je veux bien dire que Malfoy ne mérite pas ce qui lui arrive mais je ne peux pas t'entendre parler de lui comme d'un innocent petit agneau.
- Exactement ! Malfoy est un dangereux criminel et on ne doit surtout pas le laisser en liberté !
Harry se redressa brusquement, tremblant de rage, et s'avança lentement vers l'auror qui le toisait, sa baguette dégainée.
- Évidemment ! Vous êtes tellement paranoïaque que vous ne serez pas tranquille avant que la moitié de Londres ne soit derrière les barreaux !
- Fais attention à toi Harry, grinça Maugrey, ou je pourrais me mettre en tête que ta place est avec eux.
Kingsley se leva et posa une main apaisante sur les épaules du jeune homme, faisant signe au second d'abaisser sa baguette. Quand ce dernier eut obtempéré de mauvaise grâce, il déclara d'une voix profonde :
- Cessons ces querelles inutiles. Il est temps de prendre une décision.
- C'est simple, asséna Harry d'un air décidé. Soit vous m'aidez à sortir Draco de cette situation, soit je le fais seul.
- Ou alors, proposa Hermione, on pourrait remplacer le Ministère et mener l'interrogatoire nous-mêmes. S'il nous convainc de son innocence, on cherchera comment l'aider.
Kingsley eut un sourire approbateur envers la jeune fille.
- Ça me parait être une excellente idée. Quelqu'un y est opposé ?
Personne ne se manifesta. Il fut donc rapidement décidé de repousser l'entretien avec le jeune Malfoy au lendemain, permettant ainsi à toutes les parties de se préparer.
Les membres de l'Ordre ne s'attardèrent pas, laissant ainsi Harry seul pour annoncer la nouvelle au concerné, qui dormait toujours paisiblement, inconscient des enjeux qui s'étaient déroulés en son absence. Le brun soupira, priant pour que celui-ci ne se réveille pas avant plusieurs heures, reculant le moment où il devrait annoncer la nouvelle au jeune homme dont il redoutait la réaction.
