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Chapitre 3: Un Mariage Royal ~Partie 3~

Comment Arthur en savait-il tellement ? Pourquoi était-il tellement à l'aise ici, entouré de sorcier et de ceux qui les soutenaient ? Pourquoi, quand son pays était censé se méfier de la magie ?

Le froncement de sourcils intérieur de Mithian était caché derrière ses sourires, tandis que Fyren l'escortait vers la Grande Table pour le festin de célébration de ce soir. Marchant au même pas qu'eux se trouvaient les monarques de Camelot, et derrière eux d'un même unisson marchaient Iunia et Merlin. Elle s'interrogea sur ces questions confuses tandis qu'ils prenaient leurs sièges, Arthur et Fyren au centre, leurs reines de chaque côté, et le conseiller et la sorcière aux extrémités.

Même regarder Merlin et Gwen la faisait s'interroger, car ils étaient aussi à l'aise avec tout cela que l'était Arthur. Mais Merlin en particulier semblait exceptionnellement heureux d'être là, et en fait il avait passé une large partie de l'après-midi à parler avec Iunia près de l'entrée des combattants de l'arène. Qu'elle soit une puissante sorcière n'avait pas semblé le déranger le moins du monde.

Elle se força à se concentrer sur la fête quand les discours commencèrent, souriant et hochant la tête, levant son gobelet à tous les endroits appropriés. Mais au même moment son regard se porta vers le seul Chevalier de Camelot qui était là. Sire Elyan, le frère de Gwen. Il était assis à côté de Kieren, l'un des Chevaliers Mages les plus puissants de Fyren, et pourtant elle était complètement à l'aise. Pourquoi les invités de Camelot étaient-ils tous si détendus au cœur d'un royaume qui autorisait la magie ? Quand leur propre pays l'interdisait toujours sauf par décret spécial ?

La confusion demeura en elle à travers le festin et jusque dans la nuit. Et elle s'attardait encore le lendemain matin quand son premier devoir officiel vint sous la forme d'un message de son époux pour la convoquer. Il voulait qu'elle le rencontre dans son bureau, afin de discuter d'une question d'importance qu'elle avait besoin de savoir maintenant qu'elle était Reine.

Mithian se força à repousser la délégation de Camelot à l'arrière de son esprit, se concentrant à la place sur ce qu'elle supposait être une affaire Escetiane. Par conséquent, quand elle arriva au bureau et entra, elle fut prise complètement par surprise par le groupe de personnes qui l'attendait à l'intérieur.

Elle s'arrêta juste après le seuil, l'un des gardes de Fyren fermant la porte derrière elle. Ses yeux passaient de son mari à Iunia, Arthur, Gwen, et Merlin qui se tenait avec eux. Elle cligna ensuite des yeux comme pour reprendre son sang-froid, et regarda son époux.

« Tu désirais me parler ? »

Ce ne fut pas Fyren qui lui répondit, mais plutôt Arthur qui inclina la tête et parla.

« J'aimerais m'excuser en avance pour le secret, mais jusqu'à ce que vous ayez été couronnée Reine d'Escetia, cette information devait vous être cachée. »

Il jeta un regard à Fyren.

« Voyez-vous, il y a un peu plus dans mon alliance avec Fyrendir que ce qu'en sait le public, et maintenant il est temps que vous appreniez de quoi il s'agit. »

La confusion de la nouvelle reine était claire dans ses yeux.

« Vous avez caché quelque chose à votre peuple ? Tous les deux ? »

Arthur hocha la tête, et fit signe à Merlin avec un petit sourire.

« Permettez-moi de vous présenter à nouveau l'homme à côté de moi... Il est le Seigneur Merlin, Premier Conseiller et Sorcier de la Cour de Camelot. Il est aussi connu chez certains comme Appelle-la-Tempête Chef de Clan des Druides de la Tempête. »

Merlin lui fit la révérence, souriant également devant son expression choquée.

« Un plaisir de refaire votre connaissance, Ma Dame. »

Mithian le fixa, puis Arthur. Elle avait obtenu la réponse à ses questions intérieures, et de façon assez inattendue.

« La décision de Camelot 'd'observer' Escetia avant de faire un choix sur la magie ? »

Gwen s'avança, posant une main sur le bras de Mithian.

« Est une couverture. Arthur fait lentement glisser le royaume vers la magie depuis qu'il est devenu roi mais il ne peut se précipiter sans risquer une guerre civile. Fyrendir, avec ses révélations devant ses forces, lui a donné l'opportunité d'accélérer le processus en évitant toujours cela. »

Mithian fixait toujours, mais cette fois Arthur.

« Depuis combien de temps soutenez-vous la magie ? »

Merlin répondit à cela, commençant à sourire.

« Depuis qu'il a commencé à me considérer comme son conseiller, il y a quatre ans. Il a découvert que son serviteur désespérément loyal et maladroit l'avait en fait protégé ainsi que le royaume par magie depuis son arrivée à Camelot. Lui et moi étions déjà bons amis à ce moment-là, et il savait que je donnerais ma vie pour lui sans hésiter un instant. Je l'aurais même autorisé à m'exécuter sans résistance, s'il avait fait ce choix... Sachant tout cela, il a choisi de me laisser vivre et ouvert les yeux sur la vérité de la magie. Qu'elle peut et est utilisée pour le bien comme pour le mal. »

Arthur hocha la tête à ces mots.

« Camelot serait tombée aux mains de Morgane il y a longtemps, et serait encore sous son règne, et je ne serais même pas debout ici, sans lui. Il est mon bouclier, mon loyal garde du corps, et mon meilleur ami. Je lui dois tout. Ma vie et mon trône. Je n'aurais ni l'un ni l'autre sans lui. »

Fyren prit enfin la parole, sa voix taquinant le magicien.

« Il est modeste aussi, à trimer dans l'ombre sans obtenir de reconnaissance publique pour son aide. Merlin fait ce qu'il fait parce qu'il croit que c'est la bonne chose à faire. Il ne le fait pas pour la gloire ou la célébrité, il le fait parce qu'il se soucie de nous. N'est-ce pas, Merlin ? »

Merlin rougit devant le ton utilisé, sur le point de répliquer quand Gwen prit la parole pour réprimander le roi d'Escetia elle-même... au même moment que sa femme.

« Fyrendir Gryphdawn, cessez de le taquiner.

- Cesse d'être méchant. »

Fyren cligna des yeux devant la double réprimande, et Iunia sourit.

« On dirait que j'ai une nouvelle alliée pour garder votre tête de la bonne taille, Sire, dit-elle avant de regarder Mithian. J'ai hâte de travailler avec vous, Ma Reine. Maintenant allons parler ailleurs, et répondre à vos questions, sans doute nombreuses. Nos rois ont beaucoup à discuter sur les futures actions des deux royaumes. »

Elle sortit, guidant Mithian d'une main. Merlin et Gwen suivirent également, le premier gloussant quand il entendit Arthur dire discrètement à Fyren :

« Vous avez ma compassion. Je n'ai que Merlin pour me remettre à ma place, mais on dirait que vous allez doublement vous amuser si ces deux-là font équipe. »

Les deux reines et les deux sorciers se retirèrent vers une plus petite salle à manger, où une petite mesure de nourriture et de vin avait été préparée en prévision d'une longue discussion. À ce stade, Mithian se remettait de sa surprise, et se trouva soudain moins incertaine de son choix d'épouser un soutien de la magie.

Peut-être que c'était le fait de savoir que Merlin, un homme qu'elle en était venue à hautement respecter après avoir appris par hasard qu'il était secrètement le conseiller d'Arthur, était aussi le Sorcier de la Cour secret de Camelot. De savoir que Gwen, avec son bon cœur et sa gentillesse, était aussi en faveur du retour de la magie ne faisait pas de mal non plus.

Elle s'assit, Iunia à ses côtés, tandis que Gwen et Merlin s'asseyaient de l'autre côté de la modeste table.

« Vous avez fait tout ça en secret ? Œuvrer pour ramener la magie à Camelot ? »

Ce fut Merlin qui répondit à cela.

« En effet, mais nous voulons faire cela sans verser de sang. »

Il commença à avoir l'air un peu embarrassé.

« Et je crains de devoir dire que c'est à cause de moi que nous avons tous emprunté ce chemin. Il y a sept ans, j'ai été envoyé à Camelot par ma mère, vers Gaius afin qu'il puisse me guider et essayer de m'éviter des ennuis. Quelque chose dont j'avais sérieusement besoin à l'époque, car il me manquait un mentor pour ma magie, et il était le seul en qui elle pouvait avoir confiance. Et moi ? J'étais ignorant, idiot, et si imprudent avec mes pouvoirs que c'est une merveille que je ne me sois jamais fait prendre. »

Mithian le regarda avec intérêt, soudain très intéressée par la magie et comment tout ce qui se passait maintenant était arrivé.

« Alors que s'est-il passé lorsque vous avez été envoyé à Camelot ? »

Merlin haussa les épaules, puis sourit.

« J'ai sauvé la vie d'Arthur pour la première fois, et été 'récompensé' en étant nommé son serviteur. C'était un crétin arrogant à l'époque, mais ensuite il m'a eu pour remettre son ego à la bonne taille. Nous nous méprisions au début, mais en seulement quelques mois nous sommes devenus amis, même si aucun de nous deux ne l'aurait admis. Il a cessé d'être aussi arrogant, et j'en suis venu à apprendre et respecter la pression sous laquelle il était en tant que Prince Héritier. J'ai appris à réfléchir avant d'agir, à être plus prudent et sage dans mon usage de la magie dans l'ombre, tandis qu'il en venait à me respecter comme le confident qui, il le savait, lui dirait toujours ce qu'il avait besoin de savoir, pas ce qu'il voulait entendre. Quand il a découvert que j'avais de la magie, me connaissant aussi bien qu'il le faisait, il a réalisé tout de suite que la politique de son père à ce sujet était mauvaise. Les choses ont juste progressé à partir de là.

- Et c'est ainsi que vous en êtes venu à être le Sorcier de la Cour de Camelot. »

Mithian secoua la tête avec émerveillement, face à la réalité du monde autour d'elle si différent de ce qu'elle avait cru. Elle regarda ensuite vers Iunia. Que jusqu'à présent elle avait évité avec hésitation.

« Et vous ? Comment en êtes-vous venue à servir mon époux ? »

Iunia soupira, fermant les yeux un instant avec les souvenirs.

« J'ai été élevée dans un temple de l'Ancienne Religion, dans la partie est d'Escetia et loin de la frontière de Camelot. Grâce à son obscurité, et à la distance, il n'a pas souffert le même sort que beaucoup d'autres endroits durant la Grande Purge. Quand bien même, les résidents sont lentement partis au fil des années pour s'éloigner encore de Camelot, mais j'ai choisi de rester à Escetia. »

Elle ouvrit les yeux, solennelle.

« J'ai rencontré Fyrendir et les Chevaliers d'Aering par hasard, peu de temps après la mort de Cenred. J'étais mariée à un noble Escetian, un sympathisant de la magie, depuis trois ans à l'époque. Mon époux a choisi de rejoindre les Chevaliers d'Aering et de l'aider à reprendre le trône. Et quand il l'a fait, je me suis demandé si je pourrais être utile. Lorsque Fyrendir est revenu de Camelot avec le traité ainsi que l'Accord sur la Magie, et a commencé à chercher un Sorcier de la Cour, j'ai offert mes services pour ce rôle. »

Mithian fronça un peu les sourcils.

« Accord sur la Magie ? »

Merlin répondit à cela en haussant les épaules.

« C'est très simple. Toutes les lois utilisées par ce royaume, gouvernant l'usage de la magie, doivent être écrites et déclarés par le Sorcier de la Cour de Camelot. »

La nouvelle reine le fixa.

« Vous avez écrit les lois d'Escetia sur la magie ? »

Gwen hocha la tête, donnant un coup de coudre moyennement réprobateur à Merlin pour l'expression de satisfaction sur son visage.

« C'est pour ça qu'elles s'appellent 'Le Code Myrrdin'... Myrrdin signifie 'Merlin' dans l'Ancienne Langue, le langage de la magie. »

Merlin ignora le coup de coude, ne laissant pas Gwen gâcher son moment.

« Je suis bien connu parmi la communauté magique, parmi les Druides surtout. Toute loi sanctionnée par moi sera respectée par eux. Ils savent que je serai juste. Je suis déjà le chef d'un clan, et j'ai été nommé 'Raeswa' par cinq autres. Lorsque tous leschefs de clan m'auront prêté serment et appelé ainsi, je serai le Seigneur de tous les Druides. Leur chef et leur guide dans les temps de paix à venir. »

Mithian semblait au-delà de la surprise maintenant, poussant un long soupir tandis que l'importance de ces mots s'imprimait.

« Donc vous êtes en chemin pour devenir le dirigeant des Druides, et vous avez déjà de nombreux alliés puissants parmi ceux ayant de la magie... Je dois me demander comment Morgane a pu être assez folle pour s'opposer à vous. Elle sait sûrement que vous avez l'intention de ramener la magie paisiblement. »

L'expression de Merlin s'assombrit.

« Elle le sait, mais elle est aveuglée par l'amertume et un désir de revanche. À moins de mourir, je doute qu'elle ne renonce jamais, et pour cela, j'ai pitié d'elle. »

Il se leva, lissant ses bons vêtements comme il ne prenait généralement jamais la peine de faire avec sa tenue de serviteur.

« Iunia et Gwen peuvent vous dire tout le reste de ce que vous devez savoir. Je vais sortir dans la cité et jeter un œil. Je n'ai jamais eu l'occasion d'acheter ouvertement des fournitures pour la magie, et il y a des choses que j'attends d'acheter depuis un moment qui ne peuvent vraiment être achetées qu'en personne. »

Mithian fronça les sourcils.

« Mais si quelqu'un ici est de Camelot et qu'ils vous voient faire ça... »

Merlin eut un grand sourire, ses yeux brillèrent d'une lueur dorée, et il la surprit en se transformant en homme barbu d'une quarantaine d'années en quelques secondes. Il fallait vraiment le chercher spécifiquement pour réaliser que c'était lui.

« Je pense que je serai suffisamment dur à reconnaître. »

Il sortit de la pièce, Mithian le regardant partir sans voix pendant plusieurs secondes.

« Comment a-t-il fait ça ? Il n'a même pas prononcé de sort. »

Iunia lui répondit, bien que de façon cryptique. Ils s'étaient mis d'accord sur le fait que Mithian n'avait pas besoin de savoir pour les prophéties ou le nom Emrys. Savoir que Merlin était un sorcier était suffisant sans compliquer davantage.

« Il est incroyablement puissant, et possède un nombre de capacités uniques. Se déguiser de cette façon en fait partie, et c'est quelque chose qui doit demeurer secret. Il a combattu Morgane sous une forme plus vieille que celle-là, sous un nom différent, et c'est une identité qu'elle craint fortement. Si elle faisait la connexion entre lui et cet alter ego, elle ne s'arrêterait devant rien pour le voir mort. »

La nouvelle reine hocha la tête en accord avec cela, demeurant solennelle.

« Je comprends, et je n'en parlerai plus à moins que le sujet ne soit abordé par l'un de vous qui êtes au courant. Je ne veux pas plus prendre le risque que cette femme le découvre, que je ne veux découvrir ma gorge et m'offrir à sa lame. Jamais, pas à quelqu'un qui refuse la chance de la paix pour quelque chose d'aussi mesquin que la revanche. »

A l'extérieur de la salle à manger, ignorant l'étrange regard qu'il reçut du garde à la porte, Merlin se dirigea à travers les couloirs et sortit dans la ville après avoir pris sa cape sans ornements de rechange dans sa chambre d'amis. C'était un vêtement dans le style des druides, raison pour laquelle il attendit d'être dans une allée au-delà des portes avant de la mettre. Après cela, il ne fut qu'un autre druide concluant ses affaires paisiblement.

Il soupira légèrement, tandis qu'il se dirigeait vers le marché qu'il avait vu sur la route du château. Obtenir ces fournitures, ou plutôt ces ustensiles magiques, était l'une de ses raisons pour sortir ici. L'autre était parce qu'il voulait parler aux druides vivants ici. Il avait ressenti le contact sur son esprit d'un individu fort la nuit précédente, ferme mais respectueux. Il était presque certain qu'il y avait un Chef de Clan druide dans les murs de la cité.

Presque comme si cette idée était un déclencheur, une druidesse sortit d'un air détaché d'une ruelle et lui emboîta le pas. Il aurait pu lui demander comment elle l'avait reconnu, mais si c'était celle qui l'avait contacté hier soir, elle reconnaîtrait la présence de son esprit malgré son apparence altérée.

« Enchantée, Emrys. Trouves-tu ta visite à Escetia plaisante ? »

Ils continuèrent tous deux de marcher, la voix de Merlin se réduisant au même murmure discret tandis qu'il répondait :

« Voir cet endroit, et savoir que Camelot sera comme ça un jour, me remplit de beaucoup d'espoir. Les choses changent, et la lumière au bout des ténèbres est en vue même si elle est encore à une certaine distance. La magie va revenir, et les pays unis. Nous devons seulement rester vigilants et fidèles à notre cause, et ce sera le cas. »

Elle sourit doucement, contente de ses paroles.

« Les histoires que j'ai entendues à ton sujet disent vrai. Tu portes une sagesse supérieure à tes années, et tu es fidèle au chemin que la destinée a placé devant toi... Je suis Lyrana, Chef d'un Clan de la Terre. Mon groupe vit à Escetia depuis bien des années, et c'est grâce à toi et tes alliés que nous pouvons enfin vivre à nouveau à découvert. Te rencontrant en personne, je vois clairement pourquoi tu es nommé Raeswa par cinq des clans... Tu peux maintenant considérer qu'ils sont six. »

Merlin cligna des yeux, lui jeta un regard de surprise.

« Juste comme ça ? Pas de test ? Rien ? »

Lyrana rit.

« Ma conversation avec toi était le test. Je souhaitais simplement voir si ce que les clans disaient sur toi était vrai, et je peux voir que c'est le cas. Un homme en possession d'un grand pouvoir, mais qui ne le désire pas pour le pouvoir. Seuls ceux qui n'ont aucun désir pour une telle puissance, peuvent se la voir confier. Et il en est de même pour le rôle que tu cherches parmi les Druides. Tu ne désires pas être notre seigneur et chef, pas pour le pouvoir, mais plutôt parce que tu souhaites nous guider vers l'âge de paix et de prospérité que tu es destiné à apporter. C'est une noble cause, et une juste raison. »

Merlin prit une grande respiration, résistant à l'envie de tirer sur la barbe qu'il arborait actuellement. C'était une habitude qu'il s'était découverte, presque comme s'il se rappelait qu'il était encore déguisé. Il avait commencé à la réprimer quand il s'était surpris à chercher une barbe quand il avait son âge normal. C'était le genre de geste qui pouvait le faire reconnaître s'il n'était pas prudent.

« Je vous remercie pour votre foi en moi, et accepte humblement votre vœu d'allégeance. »

Ils atteignirent le marché, et il le désigna d'un geste avec un sourire.

« Et peut-être, puisque vous êtres plus familière que moi avec cet endroit, pourriez-vous me diriger vers les stalles contenant des cristaux et des objets pour la magie ? J'ai quelques projets délicats que je souhaite terminer, et j'ai besoin de choisir des outils qui se connecteront correctement à ma magie. »

Lyrana lut la raison implicite, et eut un léger rire.

« Quelque chose que je suppose, tu n'as jamais eu la chance de faire auparavant... Viens, je te montrerai le chemin. Il y a une stalle dirigée par un druide qui aura probablement ce dont tu as besoin. »

Merlin la suivit, souriant tout seul. Arthur serait content de cette nouvelle, et il allait pouvoir à nouveau surprendre Mithian quand il l'informerait ainsi que Fyren qu'il avait maintenant six clans dévoués à leur cause en plus du Clan de la Tempête. Quand l'heure viendrait où Morgane essaierait à nouveau de prendre Camelot, elle trouverait un manque distinct de Druides dans la région qui voudraient l'aider. C'était contre le grain des manières des Druides, mais c'était quelque chose qu'il avait rendu clair à tous les clans sous ses ordres, et il en demanderait autant de Lyrana.

Si quiconque parmi eux croisait son chemin, ils devaient l'ignorer comme si elle n'existait pas si elle leur demandait assistance. Si elle venait à eux blessée, ils devaient quand même la refuser. C'était une décision sombre, mais nécessaire. Aucun Druide affilié à lui, Emrys, ne l'aiderait tant qu'elle emprunterait le chemin de la vengeance. Seulement si elle se repentait, rédemptait, et abandonnait ce chemin, serait-elle de nouveau reconnue par eux. Et il était improbable que cela arrive un jour.

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Ce n'est pas la fin du sous-épisode, il reste deux parties !