Chapitre 15: Le Fléau d'Arthur ~Partie 2 ~
La réunion dans la Grande Salle était finie, et maintenant les membres de la Fraternité étaient en route pour se rassembler dans les appartements d'Arthur. C'était une routine habituelle après toutes ces années avec seulement ce groupe, et c'était quelque chose à laquelle les Chevaliers de la Table Ronde ne prenaient pas part. Les Chevaliers de la Fraternité, et le reste de ses membres, étaient son conseil privé et le seraient toujours.
Dans les appartements d'Arthur, Gwen et Gaius observèrent Elyan et Léon dérouler plusieurs cartes sur la table. Jusqu'à maintenant Arthur n'avait reçu que le rapport verbal, mais maintenant il était temps de prévoir le prochain coup.
Elyan commença à désigner une position peu éloignée de la frontière nord de Camelot, où une série de montagnes menaient à un haut plateau actuellement couvert de neige.
«Nous savons que Gauvain et ses hommes ont traversé le col ici, à Isulfor, mais après cela, la piste est devenue froide. La neige aurait recouvert leurs traces, mais elle n'aurait pas dissimulée les restes de leurs campements. Gauvain et Perceval ont installé des marques de pistes druides à chacun d'entre eux jusque-là, pourtant je n'ai trouvé aucun signe de l'autre côté du col. »
Arthur fronça les sourcils, son inquiétude s'intensifiant.
« La forteresse d'Ismère serait à nouveau occupée. Vous pouvez m'en dire plus ? »
Elyan grimaça, sachant que ses paroles ne seraient pas une surprise.
« J'ai entendu bien des rumeurs Sire, et elles ont toutes un nom en commun. Morgane. »
Arthur commença à faire les cent pas.
« Alors nous n'avons pas une minute à perdre. »
Gaius se tourna vers lui, inquiet.
« Si les rumeurs étaient fondées Sire, vous pourriez tombez dans un piège. »
Arthur cessa de faire les cent pas, solennel.
« Les chevaliers de Camelot n'abandonnent pas les leurs.
- Morgane le sait. Je suis persuadé qu'elle vous attendra. »
Gwen, qui regardait intensément les cartes, s'éclaircit la gorge pour attirer leur attention. Lorsqu'elle l'obtint, elle commença à désigner une route sur la carte.
« Qu'en serait-il si vous suiviez un autre chemin ? Abordez Ismère par l'ouest, et si elle est là vous pourrez la prendre par surprise. »
Arthur jeta un regard à Merlin, sollicitant son opinion.
« Cela nous ferait traverser les terres d'Annis. Crois-tu qu'elle accorderait sa protection à tant d'hommes en armes ? »
Merlin hocha la tête, confiant.
« Elle le ferait. Elle vous fait confiance, et elle sait que vous ne trahirez jamais cette confiance. »
Arthur se tourna de nouveau vers la carte, prenant une décision.
« Alors qu'on lui envoie immédiatement un messager, pour la prévenir de notre arrivée imminente. Nous suivrons à l'aube. »
Il regarda toutes les personnes présentes autour de lui.
« N'oubliez pas que pour parvenir à nos fins, personne ne doit connaître nos intentions. »
Tout le monde hocha la tête, Merlin étant le premier à se diriger vers la porte. Mais à peine l'avait-il ouverte et franchie, qu'il rentra droit dans la servante temporaire de Gwen.
Le plateau de fruits que portait Sefa lui tomba des mains et se renversa sur le sol. Elle s'empressa de s'accroupir et commença à ramasser les pommes qui roulaient partout.
Merlin grimaça, et alla chercher celles qui avaient roulé le plus loin.
« Désolé, j'aurais dû regarder. »
Derrière Sefa, Arthur, Gwen, et les autres se dirigeaient vers leurs tâches, plusieurs d'entre eux souriant devant la scène. Il semblait que même lorsque Merlin était un noble, il était encore enclin à d'occasionnelles crises de maladresse.
Sefa garda la tête baissée, bien que personne ne puisse dire si c'était par timidité ou embarras. Mais elle lui sourit en remerciement de son aide.
« Je vous en prie, ce n'est rien. C'est moi qui devrais m'excuser. »
Merlin lui passa plusieurs pommes.
« De quoi ? »
Sefa baissa de nouveau la tête.
« Eh bien, vous êtes un seigneur et je ne suis qu'une servante. »
A cette remarque, Merlin roula des yeux et secoua la tête.
« Pas encore ça... Écoute, j'étais un serviteur moi-même jusqu'à il y a six mois. Je sais à quel point ça peut être dur, et je ne te blâmerais jamais pour quelque chose qui serait ma faute. C'est moi qui ai ouvert la porte, c'est moi qui n'ai pas vérifié si quelqu'un allait frapper, et donc c'est ma faute si je te suis rentré dedans. »
Les fruits maintenant de retour à leur place, Merlin aida à maintenir le plateau en équilibre afin que Sefa puisse se relever.
« Si tu as besoin d'aide avec quoi que ce soit, dis-le moi. Et maintenant il faut que j'y aille, j'ai des choses à régler. »
Merlin s'éloigna, se retirant dans son atelier pour récupérer Friou afin de voler à travers les cavernes et vers les bois. À peine une demi-heure après la fin de la réunion dans les appartements d'Arthur, un Druide de la Tempête chevauchait vers la frontière de Carleon.
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Le matin suivant était clair quand Arthur, Merlin, et une troupe de chevaliers sortirent à cheval de la cité. Chaque homme dans cette colonne arborait une expression de détermination, et cette attitude se reflétait dans leur rythme tandis qu'ils se dirigeaient vers le nord-ouest et le royaume d'Annis. Peu de mots furent échangés durant les premières heures, mais lorsqu'ils approchèrent de l'autre côté de la forêt autour de la citadelle, le rythme ralentit pour laisser les chevaux se reposer, et une discussion discrète commença ici et là parmi les guerriers.
À l'avant de la colonne, c'était un peu différent, où Arthur portait sa cotte de mailles habituelles et Merlin portait une version parsemée d'anneaux de la veste de cuir des Druides de la Tempête. Elle formait un étrange contraste avec la cape ornée d'un griffon qu'il portait par-dessus, mais c'était la façon de Merlin de dire silencieusement que, si un combat arrivait, il ne cacherait pas sa magie.
Cela apaisait une partie des inquiétudes d'Arthur, de savoir qu'il avait au moins enlevé cette restriction des épaules de son ami.
« Penses-tu qu'ils soient encore vivants ? Gauvain et Perceval. »
Merlin lui adressa un long regard, parlant ouvertement même s'il gardait la voix assez basse pour être discret.
« Eh bien, c'est une question idiote. Ils sont peut-être au delà des capacités du Sort de Symétrie, pour dire s'ils sont inconscients ou s'ils appellent à l'aide, mais je saurais s'ils étaient morts. Ne me demandez pas comment, je le saurais, c'est tout. C'est probablement parce que ce sont des amis proches, et que je peux sentir la vie des choses. »
Arthur poussa un soupir de soulagement, rassuré.
« C'est bon à savoir. Ça veut dire que nous savons que nous ne cherchons pas des morts. »
Le groupe chevaucha pendant le reste de la journée, avant de monter le camp et de continuer le lendemain matin. En milieu d'après-midi, ils atteignirent une zone de passagesescarpés et de rochers mal accrochés, et Arthur fit signe à Elyan afin de lui désigner un chemin plus en hauteur surplombant le principal.
« Ce ravin marque les portes du royaume d'Annis. C'est le lieu idéal pour tendre une embuscade, je veux donc que vous preniez quelques hommes et que vous suiviez la ligne de crête pour guetter des ennuis. »
Elyan hocha la tête et fit faire demi-tour à son cheval, son geste de la main amenant plusieurs chevaliers en formation derrière lui. Quand il fut parti, Arthur jeta un regard à Merlin.
« Je fais confiance aux yeux d'Elyan pour voir tout ce qui est normal, mais garde les yeux à l'affût de quelque chose de magique. »
Une fois de plus le groupe principal avança, suivant une piste où ils ne rencontrèrent que le bruit de leurs propres chevaux et, à l'occasion, de la chute d'un rocher. Le silence était sinistre, et il y avait un sentiment d'angoisse dans l'air. Presque comme si la terre autour d'eux savait que quelque chose s'était passé ou allait se passer.
Comme pour répondre à cela, quand ils approchèrent l'autre bout du ravin, la troupe d'Elyan redescendit la piste vers eux. Le chevalier semblait plutôt perturbé par quelque chose.
« Il y a quelque chose que vous devez voir. »
Ce fut suffisant pour qu'Arthur accélère le rythme, remontant la piste à toute vitesse jusqu'à l'endroit où le ravin se terminait et où une section isolée de la falaise commençait. Là, à un point où la courbe du visage de la falaise formait une zone abritée, se trouvaient un nombre de cavernes creusées dans la roche et plusieurs huttes de bois construites à l'extérieur. Mais au lieu d'un village affairé, tout l'endroit était parsemé de récents cadavres.
Arthur déglutit péniblement quand il réalisa que c'étaient tous des druides, et il regarda Merlin avec de la compassion dans les yeux. Le magicien avait l'air très bouleversé.
« Connais-tu ce clan ? »
Merlin hocha la tête, sombre.
« Je reconnais les bannières au-dessus des portes c'est l'un des petits clans qui m'ont juré allégeance, et je n'étais pas là pour les protéger. »
Il ferma les yeux, tendant ses sens à la recherche de survivants, puis secoua la tête.
« Ils sont tous morts. Il y a des signes de vie à l'intérieur de certaines cavernes qui sont assez larges, mais je ne peux pas dire de quoi il s'agit. Ça pourrait être n'importe quoi, des sangliers, des ours, des loups... ou des enfants si nous avons de la chance. »
Arthur appela ses hommes, désignant le village en ruines.
« Commencez à chercher des survivants, ici et dans les cavernes, mais soyez prudents. Nous ne savons pas si la force qui les a tués est encore proche. »
Les hommes commencèrent à se séparer et à chercher, vérifiant les corps qui gisaient au sol. Mais Merlin ne prit pas cette peine, sachant qu'aucun d'eux ne vivait. À la place il approcha des cavernes, s'arrêtant à l'entrée de chaque porte et vérifiant l'intérieur avec un regard et une touche de magie.
De plus près, les étincelles de vie qu'il vérifia une par une s'avérèrent être des animaux. Mais quand il atteignit la cinquième caverne, il eut le sentiment de quelque chose qui l'appelait soudainement, un murmure de 'Emrys' dans son esprit, qui le fit pratiquement courir dans l'intérieur sombre.
Là se trouvait une simple installation pour des quartiers de vie, avec un lit, une table, une chaise, et quelques jarres et sacs de vivres un peu partout. Mais ce qui dominait la petite caverne était une piscine naturelle dans la roche, et le corps d'un druide plus âgé, le visage vers le haut, à côté du bord.
Merlin l'approcha, un contact de la main confirmant que l'homme était encore vivant, mais ne pouvait plus être sauvé, sa force de vie quasiment disparue. Sachant qu'il n'y avait rien qu'il puisse faire pour l'homme, il leva la main pour fermer les yeux du druide avec respect, mais l'homme sursauta et agrippa son poignet avec une force inattendue pour un mourant.
Merlin se força à rester immobile, malgré la lutte, et se concentra sur l'homme.
« Que s'est-il passé au village ? Qui vous a fait subir cela ? »
Le druide leva les yeux vers lui, son expression ne montrant aucune colère face à ce qui s'était passé, et aucun regret.
« Que cela se soit produit, c'est tout ce qui importe. J'ai vécu dans la hantise de ce moment pendant bien des années. J'en avais peur avant même que tu ne viennes au monde. J'ai attendu son avènement le cœur lourd de peine. »
Le vieil homme rassembla ce qu'il lui restait de forces, réussissant à lever la tête pour se rapprocher de Merlin.
« Sache qu'à l'heure où Camelot a fleuri, les graines de sa destruction ont été semées elles aussi. Les prophètes ont annoncé le fléau d'Arthur, Emrys. Tu ferais bien de le redouter. Car il traque tel un fantôme jour et nuit sans relâche. A moins d'agir au plus vite, même toi, tu ne saurais le faire sortir du cercle constant et éternel de son cruel destin. »
Merlin resta complètement immobile, empli d'angoisse face à ce qu'on venait de lui dire, mais ce n'était rien comparé à ce qui suivit tandis que le reste de la vie du druide s'éteignait. L'homme devint inerte, sa main allant toucher la surface de la piscine à ses côtés. Et quand les rides de ce contact s'étendirent, une image se forma à leur suite.
C'était celle d'une silhouette en armure aux cheveux noirs, comme observée par au-dessus. Elle marcha parmi des cadavres de chevaliers de Camelot, entourée par les bruits de la bataille et de la mort, approchant un homme qui se retourna pour lui faire face... Arthur regarda l'homme, dont le visage était désormais visible et que Merlin ne reconnut pas. Son expression était froide tandis qu'il regardait Arthur et le frappait avec une épée, le roi semblant choqué et trahi quand le geste qu'il avait bloqué fut suivi par un autre qui plongea dans sa poitrine... Arthur s'effondra, tombant à genoux, et commença à s'écrouler sur la terre tachée de sang...
« Il est vivant ? »
Merlin sortit en sursaut de sa vision en entendant la voix d'Arthur, luttant pour ne pas trembler tandis que des larmes de chagrin lui piquaient les yeux. Arthur remarqua l'hésitation, ce regard de douleur, et fronça les sourcils.
« Qu'y a-t-il ? »
Merlin ferma les yeux et respira profondément, reprenant son équilibre en se relevant.
« Je vais bien, c'est juste bouleversant quand je sens quelqu'un mourir en étant si près... Il était vivant quand je suis entré, mais ne pouvait pas être sauvé. Je n'ai pu que le réconforter. »
Arthur saisit l'épaule de Merlin avec compassion, et hocha la tête avec compréhension.
« Ne t'inquiète pas, nous veillerons à ce qu'ils obtiennent tous un enterrement convenable. Dès que ce sera fait, nous continuerons notre route. »
Arthur se retourna et sortit de la caverne, et Merlin se força à rester silencieux jusqu'à ce qu'il soit parti. Il lui fallut plusieurs minutes pour se recomposer, avant de sortir à son tour de la caverne avec le druide dans ses bras. L'enterrement des gens ne prit pas longtemps, mais Merlin s'assura d'offrir une prière discrète dans l'Ancien Langage avant que le groupe ne reprenne sa route. Mais bien que cela lui offre la paix en ce qui concernait le clan massacré, cela ne fit rien pour apaiser la douleur au sujet de la vision. Aussi, quand tout le monde fut endormi, Merlin sortit silencieusement du camp et s'enfonça dans les ténèbres.
Son appel à Kilgharrah fut intense, désespéré, comme un reflet de son propre désir d'effacer de son esprit ce qu'on lui avait montré. Le dragon mit plus d'une heure pour arriver, mais quand il le fit il put sentir que Merlin était bouleversé.
« Qu'y a-t-il, jeune Seigneur des Dragons. Pour quelle raison m'appelles-tu ? »
Merlin fronça les sourcils, dessinant dans son esprit une marque qu'il avait vue sur le poignet du druide.
« J'ai besoin de savoir le sens d'un symbole Druidique. Une spirale noire, et à l'intérieur une fine volute jaune. »
Kilgharrah pencha la tête, et acquiesça.
« C'est la marque d'un vates, un Devin Druide. Où l'as-tu rencontré ? »
Merlin ferma les yeux, peiné par le souvenir.
« En venant jusqu'ici... Il m'a parlé du Fléau d'Arthur. Il m'a mis en garde. »
Le dragon broncha, réagissant à la fois avec surprise et inquiétude.
« Son fléau ? »
Merlin hocha la tête.
« Et ensuite j'ai vu une terrible bataille. C'est lui qui me l'a montrée. Arthur luttait pour rester en vie. Je l'ai vu blessé. Je l'ai vu tomber. »
L'expression de Kilgharrah devint ferme, tandis qu'il réalisait le tourment que cette vision avait causée au magicien devant lui.
« Le pouvoir de prophétie des vates est incomparable. Même une grande prêtresse ne peut l'égaler.
- Alors cette bataille aura probablement lieu, c'est ça ? »
Kilgharrah fronça les sourcils.
« Je l'ignore jeune sorcier, mais une chose est sûre. Cette rencontre n'était pas due au hasard. »
Merlin commença à faire les cent pas.
« Vous pensez donc que je devrais tenir compte de sa mise en garde. »
Le dragon tendit une griffe sur son chemin, forçant Merlin à s'arrêter.
« Sache qu'il fut un temps où les paroles d'un vates étaient considérées comme des bienfaits. »
Merlin leva les yeux vers lui, peiné.
« Alors pourquoi est-ce que je les ressens comme un fardeau ? »
Kilgharrah le poussa gentiment du bout de la griffe.
« Un sage ne se laisse pas intimider par la connaissance, Merlin. Bien au contraire. Il s'en sert pour se guider. »
Merlin soupira, frustré.
« Mais comment ? »
Le dragon renifla avec une étincelle d'exaspération. Il avait pensé que Merlin avait assez d'expérience pour ne plus poser de questions comme s'il était impuissant.
« C'est quelque chose que toi seul peut décider. Mais n'oublie pas que les vates t'ont choisi pour une raison... Aujourd'hui plus que jamais, c'est à toi et à toi seul de protéger la vie d'Arthur. »
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Si Merlin sembla étrangement silencieux le lendemain matin, personne ne s'en aperçut dans l'urgence d'atteindre le château d'Annis avant la tombée de la nuit. Ils reçurent un accueil chaleureux quand ils arrivèrent, ainsi que la promesse d'appartements confortables et d'un banquet, mais Merlin demeura sombre tandis que tout le monde s'installait. Au final il fallut qu'Arthur se comporte en 'crétin' pour le tirer de son silence, en lui demandant s'il voulait honorer leur hôtesse en chantant l'une des Grandes Ballades.
Merlin avait haussé un sourcil à cette requête, et au lieu de chanter il se tint devant la cour d'Annis et jongla avec des œufs après avoir discrètement triché par magie. L'expression d'Arthur en voyant son Premier Conseiller faire de tels tours, avait été sans prix. Rien que pour ça, ça en valait la peine pour Merlin, et le fait qu'il ait été si joyeux en le faisant lui valut un grand nombre de compliment des courtisans d'Annis. Certains avaient peut-être considéré la démonstration comme dégradante pour quelqu'un de son rang, mais le fait que Merlin ait agi comme s'il s'en moquait en avait impressionné un plus grand nombre.
Mais sous la joie de la soirée, un ton plus sombre avait couru le long de la Grande Table. Annis avait confirmé que les Saxons attaquaient des villages dans son royaume, rassemblant tous les hommes et les conduisant à Ismère. Aussi sinistre que ce soit, cependant, cela donnait une certitude quasi-totale quant à l'endroit où se trouvaient Gauvain et Perceval. Si des hommes étaient nécessaires pour chercher quelque chose dans la forteresse, alors Morgane n'était pas du genre à gâcher l'occasion d'avoir des travailleurs en plus. Et forcer des Chevaliers de Camelot à aider ses plans, était exactement le genre de revanche qui lui plairait.
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