Ràr de titesouris (on fait ça à tour de rôle) :
Romana in the Void : Romana pour Doctor Who et Void pour Teen Wolf ? J'avoue Parenthèse aurait été sympa aussi mais rassure toi, ta crise n'est pas contagieuse ;)
Déjà, au nom de l'équipe, on te remercie, ça fait toujours plaisir de savoir que les lecteurs silencieux ou revieweurs, en l'occurrence review pour toi, constatent le travail que ça demande de traduire et corriger cette saga.
Ben rassure-toi, moi aussi j'ai eu du mal à remettre Sefa avant d'avoir le déclic. Oui, Merlin peut enfin faire mumuse avec sa magie et coller des migraines à Arthur en public, enfin ! Bon d'accord, va falloir attendre que le peuple le sache mais les ¾ sont fait maintenant. Ben moi personnellement (et je sais pas pour l'équipe) mais je suis bien contente que Mordred soit arrivée, déjà parce que j'aime bien ce Mordred et ensuite parce que la paix c'est chiant. Faut être réaliste, quand c'est calme, c'est barbant ^^. Bonne lecture et à bientôt.
Chapitre 17: Le Fléau d'Arthur ~ Partie 4~
Le petit feu crépitait joyeusement dans son cercle de pierre, un lapin malchanceux rôtissant sur une branche suspendue au-dessus. Mais si cela pouvait ressembler à un campement normal, le fait était que l'animal tournait tout seul sur sa broche, et que le responsable de cela était assis en train de regarder dans le bassin qui suintait d'une source dans les rochers à proximité.
Arthur grogna, commençant à reprendre conscience, ouvrant difficilement les yeux pour regarder autour de lui avec confusion.
« Que s'est-il passé ? Où sont les autres ? »
Merlin tourna la tête pour le regarder.
« Enfin réveillé ? Eh bien, pendant que vous faisiez la sieste, j'ai sauvé votre vie et celle du reste des chevaliers. J'ai renvoyé Elyan et Friou à Camelot pour avertir Gwen qu'il y avait un traître dans la citadelle. Léon est avec les autres, et ils vont nous suivre à distance, prêts à créer une diversion ou nous soutenir si nous en avons besoin. »
À la mention de la vouivre, Arthur le dévisagea pendant de longues secondes.
« Les chevaliers ont vu Friou ? »
Merlin gloussa.
« Eh bien, j'aurais difficilement pu la cacher après qu'elle ait attaqué les hommes de Morgane pour que nous puissions nous enfuir. »
Il prit une profonde inspiration.
« Mais il semble qu'ils prennent le fait que j'ai des pouvoirs plutôt bien. Mais bon, c'est peut-être parce que j'ai utilisé l'amulette d'Elyan pour leur parler tout en projetant mon image dans un ruisseau dont ils étaient proches. Je n'étais pas à portée pour qu'ils puissent faire quoi que ce soit. »
Il y eut un moment de silence avant qu'Arthur ne soupire avec résignation et se lève.
« Je légalise la magie depuis cinq jours, et tu me donnes déjà une migraine. »
Merlin sourit.
« Non, c'est la masse qui vous a frappé qui fait ça. Vous avez de la chance que je vous aie empêché d'avoir pire qu'une commotion. »
Il abandonna l'eau et se dirigea vers le feu, décidant que le lapin était certainement cuit.
« Venez ici et mangez. Tous les chevaux sont avec les chevaliers, et ça va être une longue route à pied avant d'atteindre Ismère. »
~(-)~
Dans les grottes sous la forteresse, tout était calme. Les prisonniers avaient été autorisés à se reposer et à dormir un peu, ignorants que c'était le jour, privé de toute connaissance de l'heure qu'il était, en étant si loin sous terre.
Gauvain et Perceval étaient allongés l'un à côté de l'autre, plongés dans le sommeil léger des hommes habitués à surveiller leurs arrières même lorsqu'ils se reposaient. Pour cette raison, le léger mais étrange son réveilla Gauvain et il ouvrit les yeux pour regarder dans l'ouverture d'un passage où le creusement avait été abandonné et les torches éteintes.
Mais alors, s'il n'y avait pas de torches, d'où venait ce scintillement de lumière bleue sur la pierre ?
« Perceval… Perceval. »
Le murmure de Gauvain et le coude dans les côtes réveillèrent l'homme à côté de lui.
« Quoi ? »
Gauvain montra l'endroit, gardant la voix basse pour ne pas alerter les gardes en patrouille.
« Il y a quelque chose là-bas. »
Un nouvel éclat de lumière passa sur les pierres.
« Tu as vu ça ? »
Des bruits de pas venant vers eux de la direction opposée les firent immédiatement feindre le sommeil. Mais le temps que les gardes passent, lorsque les deux hommes regardèrent à nouveau dans le passage, la lumière était partie.
~(-)~
L'arrivée d'Elyan à la porte sud, complètement hors d'haleine, prit totalement par surprise les gardes en poste, ainsi que toutes les personnes qui le virent courir à travers le château à la recherche de sa sœur.
Friou avait mis quatre heures pour le transporter sur une distance qui aurait pris des jours à couvrir à pied, et il l'avait laissée en bordure des bois plutôt que causer une scène encore plus grande à son arrivée. Tout le monde au château savait qu'il était parti avec Arthur, alors le voir revenir si tôt ne pouvait qu'indiquer de mauvaises nouvelles.
Il trouva Gwen dans la Chambre du Conseil, où elle s'était rendue dès qu'elle avait su qu'il était de retour, et il n'attendit pas qu'elle le questionne pour parler.
« Nous avons été pris en embuscade sur le chemin d'Ismère, par Morgane et ses mercenaires, qui ressemblent à des Saxons. »
Gwen se figea, quelque chose qu'elle faisait désormais pour cacher qu'elle tremblait, parce les Reines ne montraient par leur peur. Cela avait été une leçon qu'elle avait eu du mal à apprendre, mais elle l'avait retenue malgré tout.
« Et Arthur ? »
Elyan se détendit quelque peu.
« Il est avec Merlin, et il va bien. Tous deux ont l'intention de s'introduire dans la forteresse pendant que le reste des chevaliers restent à l'extérieur, prêt à fournir support ou diversion. Merlin a révélé sa magie aux hommes, donc il peut leur transmettre rapidement les ordres puisque Léon et avec eux. Il m'a renvoyé ici sur Friou, pour t'avertir qu'il doit y avoir un traître ici à la citadelle… Morgane savait que nous venions, et par quelle direction. La question est : qui le lui a dit ? »
Gwen se tut, une étincelle de réalisation et de déni dans les yeux.
« Je pense que je sais qui. »
Elle se redressa et appela, sa voix attirant deux gardes dans la pièce.
« Gardes, convoquez le conseil et rassemblez-les. Et arrêtez et amenez-moi la servante, Sefa. »
~(-)~
« Allez, Merlin, accélère. Je veux que nous atteignions Ismère avant la nuit.
– Si nous atteignons Ismère avant la nuit, alors vous aurez de la chance de m'avoir pour vous empêcher de geler à mort. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, nous n'avons aucun équipement pour camper. »
Merlin piétinait derrière Arthur, qui marchait devant à grandes enjambées, comme s'il avait l'étrange croyance que cela ferait avancer plus vite son Sorcier de la Cour physiquement moins préparé. Merlin aurait pu suivre le rythme dans la forêt ou les landes, mais ils étaient entrés dans les abrupts sentiers boisés qui montaient dans la montagne jusqu'au plateau qui était leur destination.
Arthur se retourna, ralentissant à contrecœur.
« Ne peux-tu pas utiliser ta magie pour aller plus vite ? »
Merlin roula des yeux en le rattrapant.
« Ne pouvez-vous pas faire preuve de plus de bon sens et être moins idiot ? Si j'épuise ma puissance magique maintenant, qu'est ce que je vais faire quand j'en aurais besoin plus tard ? Ça peut faire la différence entre la vie et la mort. En plus, il n'y a aucun moyen que nous atteignons cet endroit avant la nuit. Nous ferions mieux de passer la nuit dans les bois en dessous des neiges, et continuer demain matin. »
Quoi qu'Arthur ait été sur le point de répondre, cela fut stoppé lorsqu'ils sentirent et entendirent tous deux leurs amulettes commencer à se manifester. Le roi la tira à la lumière avant de murmurer une injure dans sa barbe.
« Gauvain. Quelle surprise. »
Merlin fit demi-tour et se hâta au bas de la pente, jusqu'à un ruisseau courant à travers les broussailles. Une fois sur place, sans cuvette assez profonde, il s'accroupit pour prendre de l'eau dans ses mains et regarder. Après un moment, il parla avec une grimace.
« Il a juste été battu par quelques gardes, et ils l'ont laissé sur le sol de la grotte. Il doit être allé quelque part où il ne devait pas, mais il n'est pas mort ni en danger de mort. »
Merlin lâcha l'eau et revint aux côtés d'Arthur pendant que le roi marmonnait dans sa barbe.
« On est à deux doigts de le sauver, et il se fourre dans les ennuis… »
Merlin haussa les épaules.
« Eh bien, c'est Gauvain.
– En effet, c'est bien lui… »
~(-)~
Les portes de la Chambre du Conseil s'ouvrirent, deux gardes escortant fermement la servante entre eux. Ils lui firent traverser la pièce, dépasser les conseillers répartis de chaque côté, et la jetèrent à genoux devant la Reine.
Sefa, effrayée et désorientée, leva les yeux vers Gwen.
« Qu'ai-je fait ? »
Gwen durcit son expression, de la même façon qu'elle voulait croire dans son cœur, que la servante avec qui elle s'était montrée si gentille, ait pu faire cela.
« La nuit avant qu'Arthur ne parte pour Ismère, il y a eu une réunion du Conseil Privé du Roi. As-tu entendu ce qu'il s'y est dit ? »
Sefa déglutit, secouant la tête.
« Non, Madame. »
La voix de Gwen était froide.
« Et pourtant tu étais juste devant la porte. »
Sefa hésita, tremblante.
« Je vous apportais votre souper. »
Gwen fit un pas en avant, baissant les yeux vers elle.
« La nuit suivante, où es-tu allée ? Ne rends pas les choses plus dures pour toi. Tout ce que je veux est la vérité. Nous savons toutes les deux que tu as quitté la cité par la porte sud. Regarde-moi. »
Sefa, qui avait détourné le regard, lui fit à nouveau face.
« Le nies-tu ? »
Sefa secoua la tête, sa voix calme.
« Non, Madame.
– Qui as-tu vu ? Tu peux me le dire.
– Vous ne comprendriez pas. »
La voix de Gwen se fit plus forte, et plus dure, la touche de gentillesse maintenant disparue. Elle était Reine, et ce n'était pas le moment pour être douce. Des vies avaient presque été perdues, et d'autres étaient toujours en danger.
« Qui as-tu vu ? »
Sefa tressaillit, et répondit enfin.
« Mon père… J'ai vu mon père.
– Et tu lui as dit ce que tu as entendu ? »
Sefa avala difficilement sa salive, commençant à parler puis devenant de plus en plus sincère.
« Il veut seulement ce qui lui revient de droit. S'il avait été un médecin ou un guerrier, ses capacités seraient reconnues, mais la sorcellerie ? Il a droit au respect comme tout le monde ! »
Gwen resta immobile pendant que les mots résonnaient dans le silence, puis elle parla, à nouveau doucement.
« Et s'il avait attendu ne serait-ce que quelques jours, il aurait eu ce respect… Tu sais que le Roi a levé la loi bannissant la magie, qu'il va rendre cette annonce publique dès son retour, et je ne peux pas croire que tu ne l'aies pas dit à ton père. Il s'est livré à la haine et à l'avidité du pouvoir, ceci au moins est clair… Le respect ne peut pas être acheté avec le sang, il doit être gagné, et pour l'avoir aidé tes actions ont manqué de coûter la vie à plusieurs hommes de valeur, incluant le Roi. »
Les tremblements de Sefa s'aggravèrent, pendant qu'elle baissait les yeux sur ses mains.
« Je ne voulais pas… »
Gwen baissa les yeux vers elle, solennelle et sombre.
« Tu as admis ta culpabilité, et tu ne me laisses pas le choix, Sefa… Par les lois de Camelot et le Code Myrrdin, tu es coupable de trahison et de conspiration d'avoir utiliser la magie pour faire le mal… Et je te condamne à mort. Gardes, amenez-la aux cachots.
– N… Non ! »
L'appel désespéré de Sefa tomba dans des oreilles sourdes, alors que les gardes l'emmenaient hors de la pièce. Les conseillers partirent également au geste de congédiement de la Reine, ne laissant que Elyan et Gaius derrière.
Lorsque les portes de la salle se fermèrent, Gwen se laissa tomber sur le trône, se prenant la tête entre les mains. Gaius la rejoignit pour la réconforter.
« Je sais que c'était dur, Gwen, mais tu n'as pas d'autre choix. Sefa est coupable de trahison. Même si jugée sous le Code Myrrdin, comme une personne ayant aidé un sorcier, son destin aurait été le même… 'Aider une personne dans l'utilisation de la magie, pour des motifs, des objectifs et/ou des gains malveillants'. Et si l'on y ajoute que l'objectif était la mort d'une personne, ses actions tombent immédiatement parmi les plus graves, celles dont Merlin a stipulé qu'elles resteraient punissables de mort. »
Gwen prit une inspiration tremblante avant de secouer la tête et de se redresser.
«Je sais, mais cela ne rend pas les choses plus facile… Je n'aurais jamais envisagé que j'utiliserais le Code Myrrdin pour condamner quelqu'un à mort, cinq jours seulement après qu'il soit devenu une loi officielle ici à Camelot."
Gwen se leva, pour être enveloppée dans l'étreinte de son frère, et laissa sortir ses regrets en une pluie de larmes sur son épaule.
~(-)~
La marche à travers les arbres le long de la montagne durait depuis quatre heures maintenant, et à ce stade, Arthur devait bien admettre que Merlin avait raison. Ils étaient tous les deux hors d'haleine à cause de l'effort, et ils étaient toujours à une certaine distance des neiges éternelles. Même s'ils parvenaient à atteindre le sommet et à traverser le plateau avant la nuit, ils ne seraient pas en état de sauver qui que ce soit.
Arthur s'arrêta à côté d'un rocher, se tournant pour s'y adosser avec un soupir.
« Reposons-nous ici pour quelques minutes, puis nous marcherons encore une heure avant de monter le camp. Cela devrait nous laisser du temps pour trouver de la nourriture avant qu'il ne fasse trop sombre. »
Merlin se laissa tomber contre le rocher à côté de lui, gloussant tout en reprenant son souffle.
« Vous voyez, Arthur ? Ce n'est pas si difficile d'écouter mes conseils de temps à autre. Peut-être que si vous le faisiez davantage, vous ne seriez pas assommé aussi souv… »
Les mots de Merlin s'interrompirent lorsqu'il fut saisi par quelqu'un qui se trouvait derrière le rocher, et jeté au sol. Arthur tira son épée et fit face aux attaquants, mais il fut rapidement entouré par plusieurs autres Saxons qui sortaient de leurs cachettes.
Il jura.
« Merlin, debout ! »
Le magicien ne répondit pas, et Arthur fronça les sourcils.
« Merlin ? »
L'homme qui avait jeté Merlin au sol rit et le retourna du bout du pied pour révéler le bleu qui se formait déjà au-dessus de l'œil gauche de Merlin. Le Saxon ricana, prenant note du blason sur la poignée de la banale épée d'Arthur. Excalibur, dont les pouvoirs ne devaient pas être abusés ou mal utilisés, avait été laissée dans un coffre scellé par magie à la citadelle.
« On dirait que votre ami fait la sieste, Roi Arthur de Camelot. Vous allez nous valoir une récompense magnifique. Maintenant, que diriez-vous de faire une petite marche, juste après que je me sois assuré qu'il ne se réveillera pas ? »
Arthur se jeta en avant, épée à la main, uniquement pour être assailli, désarmé, et plaqué au sol par les hommes qui les entouraient. Il tendit la main, désespéré, pendant qu'il regardait le Saxon lever son épée, prêt à frapper Merlin.
« Non ! Stop ! »
Le saxon fit un pas en arrière en réponse au cri de l'homme qui venait de sortir des arbres. Le nouvel arrivant regarda son collègue avec un froid regard bleu, marcha vers eux et jeta un œil au sorcier inconscient à ses pieds avant de s'adresser à l'homme.
« Nous devrions laisser Dame Morgane décider de leur sort. »
Le Saxon, qui avait au moins quelques décennies de plus que le jeune homme, rit mais fit quand même demi-tour, accompagné du reste de ses hommes.
Dès qu'ils s'éloignèrent, le jeune homme se tourna vers Arthur et lui offrit une main que le roi accepta à contrecœur avant de le tirer sur ses pieds. Et puis le jeune homme sourit, malgré tout un peu froidement.
« Vous ne vous souvenez pas de moi, n'est-ce pas ? Vous m'avez sauvé la vie une fois, il y a plusieurs années… Lorsque je n'étais qu'un enfant condamné à mort par un roi à l'esprit étriqué. »
Arthur le dévisagea, reconnaissant seulement maintenant les yeux bleus perçants de l'homme devant lui. Un nom lui revient, passant ses lèvres dans un murmure.
« Mordred. »
Mordred hocha la tête, souriant toujours.
« Bonjour, Arthur. »
