Chapitre 31 : Le sortilège de Morgane ~Partie 3~

La matinée arriva, froide et solennelle, tandis que Liam continuait de s'occuper de Merlin pendant que les chevaliers rangeaient leurs affaires. Il avait travaillé toute la nuit, essayant tout ce qui pouvait aider dans son sac de médecine, mais Merlin ne se réveillait toujours pas. Et au final, ils surent qu'ils ne pouvaient plus attendre.

Arthur vint à côté de Liam, l'expression sombre.

« Nous ne pouvons pas l'attendre. Gauvain, vous restez ici avec eux, et nous devrions être de retour avec Rodor à la tombée de la nuit. Si Merlin ne s'est pas réveillé d'ici là, alors peut-être que Gaius pourra faire quelque chose une fois de retour à Camelot. »

Liam leva la tête, son expression indiquant sa frustration face à son impuissance.

« Sa magie semble le guérir, mais c'est lent. Je ne pense pas qu'il va se réveiller bientôt, pas tout seul. »

Arthur plaça une main sur l'épaule de Liam pour montrer son soutien, bien que d'après son expression, il essayait aussi de se convaincre lui-même.

« Ne t'inquiète pas, il a subi pire que ça dans le passé. Tout ira bien. »

Il se retourna pour faire face aux chevaliers et lança :

« Allons chercher Rodor. Laissez les chevaux ici, nous continuerons à pied. »

Il s'éloigna, Mithian et Hilde derrière lui. Liam les regarda partir, envahi par un sentiment étrange qu'il n'arriva pas à identifier, pendant que Gauvain faisait les cent pas dans les ruines et rassemblait du bois pour le feu. C'est presque une heure après que les chevaliers soient partis que Liam réalisa ce qui l'avait mis mal à l'aise... Mithian, lorsqu'elle était partie, n'avait pas l'air entièrement réveillée. En fait, ses yeux avaient été presque vitreux, comme si elle était en transe et dirigée comme une poupée.

Tout d'un coup, Liam sauta sur ses pieds, les yeux élargis d'horreur. Merlin avait eu de raison de poser des questions sur Hilde, pas parce qu'il était inquiet, mais parce qu'il soupçonnait quelque chose, et moins d'une heure plus tard, le mur s'était effondré sur lui.

« Gauvain ! »

Gauvain se précipita vers lui, l'air inquiet.

« Quelque chose ne va pas avec Merlin ? »

Liam secoua la tête.

« Il faut que vous rattrapiez Arthur, je pense qu'il marche droit dans un piège. Merlin a dû réaliser que quelque chose n'allait pas, c'est pour ça que le mur lui est tombé dessus. Ce n'était pas un accident ! »

Le chevalier mit une main sur l'épaule du médecin.

« Doucement petit, calme-toi. Les accidents, ça arrive, et cet endroit n'est pas vraiment des plus robustes. »

Liam l'ignora, et commença à chercher dans ses sacs les objets magiques emmenés spécifiquement dans le cas où Merlin aurait besoin de guérir quelqu'un. Il trouva rapidement la poche en question, et en sortit rapidement un paquet d'herbes séchées.

« Je ne peux pas ignorer ça, Gauvain. Si j'ai raison, et si on ne fait pas revenir Merlin, alors Arthur va mourir ! »

Il s'approcha de Merlin, puis leva le paquet au-dessus de lui. Gauvain fronça les sourcils à cela, perplexe.

« Attends, tu n'as pas le pouvoir de jeter un sort avec ça. Même avec toutes tes potions et tous tes remèdes enchantés, tu n'es pas si fort. »

Liam l'ignora à nouveau, fronçant les sourcils, déterminé.

« Je dois essayer. Si ça m'assomme, ça sera un petit prix à payer pour guérir Merlin. »

Il inspira profondément.

« Ic the thurhhaele thinu licsar. »

De la sueur commença à couler sur le front de Liam, tandis que les herbes commençaient à fumer.

« Ic the thurhhaele thinu licsar. »

La fumée provenant des herbes s'épaissit, et Liam commença à trembler, inquiétant Gauvain.

« Eh, ça suffit. Tu vas te faire du mal. »

Liam grinça des dents.

« Ic the thurhhaele thinu licsar! »

Les herbes qu'il tenait s'enflammèrent et tombèrent de ses mains, tandis que les yeux de Liam se révulsaient et qu'il s'écroulait au sol, immobile. Gauvain se précipita vers lui, craignant pendant un moment qu'il ait réussit à se tuer, puis le léger soulèvement du torse de Liam le rassura, indiquant que le shaman avait simplement perdu connaissance.

Il installait Liam dans une position plus confortable que le tas dans lequel il était tombé, lorsque le magicien à côté d'eux ouvrit les yeux.

Merlin grimaça, se demandant pourquoi il était entouré par l'odeur d'herbes carbonisées et le picotement de magie trop utilisée, lorsqu'il remarqua que son amulette émettait un bruit perçant pour tous et que Liam avait réussi à s'assommer. Merlin fit taire les amulettes, et cela attira l'attention stupéfaite de Gauvain.

Il se retourna pour faire face à Merlin, et le fixa.

« Tu es réveillé ! La demi-portion magique a réussi ! »

Il jeta un œil à Liam.

« Je vais devoir lui payer un verre pour ça. »

Merlin se leva sur des pieds instables, et se tourna pour faire face au sud maintenant qu'il avait remarqué l'heure et le camp vide.

« Couvre-le pour le garder au chaud, et viens avec moi. Il faut qu'on rattrape Arthur et les autres. Je ne l'ai soupçonné qu'hier soir, mais quand le mur m'est tombé dessus je l'ai sentie... La servante de Mithian n'est pas sa vraie servante. Hilde est Morgane déguisée ! »

Gauvain n'eut pas besoin de se le faire dire deux fois, alors qu'il jetait une couverture sur Liam et suivait Merlin aussi vite que tous deux pouvaient courir.

~(-)~

Dans les bois, à la rivière qui marquait la frontière, Mithian menait Arthur et les autres vers un endroit où le dôme au sommet d'une ancienne tombe pouvait être vu parmi les cimes des arbres, vers le sud. A l'extérieur, elle semblait normale, mais si quelqu'un regardait de plus près, il verrait que ses yeux ne contenaient pas son esprit fier habituel. À la place, seules quelques étincelles s'y trouvaient, menant une bataille désespérée pour regagner le contrôle de l'ensorcellement de Morgane.

Elle leva la main.

« La tombe est là. Mon père attend à l'intérieur, dans la salle la plus éloignée. »

A côté d'elle, Arthur hocha la tête, avant de froncer soudainement les sourcils et de regarder quelque chose sous son armure. Puis il sourit.

« Eh bien on dirait que Liam a trouvé un sort qui fonctionnait. Il s'est assommé, mais Merlin est réveillé. Nous devrions probablement attendre qu'il nous rattrape avant de continuer. »

Mithian tressaillit, tandis que le regard maléfique de Morgane se fixait sur elle.

« Non ! … Je veux dire, nous ne pouvons pas attendre. Cette zone est déjà remplie d'hommes d'Odin, et une seule heure pourrait être la différence entre la vie et la mort pour mon père. Et en restant ici, nous risquerions beaucoup plus d'être repérés. »

Arthur s'arrêta un instant, puis il hocha la tête.

« Vous avez raison, et ce n'est pas loin. Nous pourrions récupérer votre père et revenir ici avant que Merlin n'arrive. »

Il fit signe aux chevaliers et le groupe continua en traversant la rivière, pendant qu'à l'arrière Morgane souriait pour elle-même de victoire. Il fallut moins d'une heure pour attendre la tombe, et pendant que les chevaliers restaient dehors pour monter la garde, Arthur, Perceval, Mithian et Hilde entrèrent pour trouver Rodor.

Mais lorsqu'ils atteignirent la dernière chambre, la plus éloignée, ils la découvrirent vide, mis à part un cercueil en pierre.

Arthur fronça les sourcils.

« Mithian, où est votre père ? »

Mithian se tourna pour lui faire face avec des yeux vides, avant de frissonner et de tomber à genoux, haletante. Puis elle cria :

« Courez ! Hilde est Morgane ! Courez ! »

Arthur se retourna pour faire face à la sorcière maintenant révélée, seulement pour être projeté contre le mur proche et maintenu là par magie. Le sort de vieillissement de Morgane disparut, et elle se tint droite et victorieuse devant lui tandis qu'Odin et ses hommes entraient dans la salle par les autres portes.

« N'avez-vous jamais appris que les apparences peuvent être trompeuses, mon cher frère... Bien sûr, Mithian m'a posé quelques problèmes, et a réussi à prévenir Merlin sans vraiment lui dire qui j'étais, mais il ne va pas arriver à temps pour vous sauver. Et quand vous serez mort, j'irai à Camelot et m'occuperai de votre femme et de votre fils, et je prendrai ce qui me revient de droit... Tout comme Odin va maintenant prendre ce que je lui ai promis en échange de son aide. »

Arthur fut libéré et tomba au sol, où plusieurs hommes d'Odin le saisirent et le forcèrent à se mettre à genoux devant leur roi.

Odin le regarda de haut, sombrement satisfait, tandis que Rodor était amené à l'intérieur et poussé jusqu'à Mithian, qui s'était relevée.

« Arthur Pendragon, enfin. J'attends ce moment depuis des années. Vous avez tué mon fils. Vous m'avez pris ce que j'avais de plus précieux, et maintenant vous allez en payer le prix. »

Arthur leva la tête pour le regarder.

« Vous avez pris la vie de mon père, cela ne vous a donc pas suffi ?

– Non. »

Arthur inclina la tête, et soupira sans regrets avant de fixer Odin d'un regard de fer.

« Qu'il en soit ainsi... Mais sachez bien ceci, Odin. Si vous me tuez, vous aurez tout Camelot qui se dressera contre vous. Mes chevaliers, ils vous traqueront, ils vous trouveront, ils ne prendront aucun repos tant qu'ils n'en auront pas fini, et il n'y a pas qu'eux. Escetia se soulèvera contre vous, tout comme Caerleon. Le grand Ordre des Catha vous traquera, et mon Sorcier de la Cour mènera une armée de pratiquants de la magie à vos portes... Vous et votre royaume serez écrasés. »

Odin se renfrogna.

« Je m'occuperai de vos chevaliers le moment venu, et de Caerleon et d'Escetia aussi si besoin est. Mais si vous pensez que je vais croire que votre Sorcier de la Cour pourrait soulever une armée de magie contre moi, après à peine un mois de service, alors vous vous trompez. »

Arthur rit, et jeta un œil à sa sœur.

« Alors Morgane a oublié de vous dire que Merlin est mon "Sorcier de la Cour" dans les ombres depuis presque sept ans. Il n'a pas gaspillé ce temps. La moitié de tous les Druides lui ont juré allégeance, et avec eux vient le respect de dizaines de Grands Prêtres et de Grandes Prêtresses. Ajoutez les Catha à cela, et il a suffisamment d'alliés à appeler pour vous balayer de ce monde sans laisser de traces. »

A ce moment, Arthur sentit un fil de magie s'enrouler autour de lui, puis il recommença à rire, faisant froncer les sourcils à Odin.

« Je ne trouverais pas votre situation amusante si j'étais vous. »

Arthur secoua la tête, gloussant.

« Je ris parce que toute chance que vous aviez de me tuer vient de disparaître... Désolé Morgane, mais Merlin est arrivé ici plus vite que vous ne le pensiez. »

Les yeux d'Arthur brûlèrent de pouvoir emprunté, projetant Odin et ses hommes en arrière et brisant même la prise de Morgane sur Perceval.

« Vous avez de la magie ? »

Arthur commença à reculer vers la sortie.

« Non, mais mon Sorcier de la Cour a la capacité de me prêter un peu de la sienne. »

Un bruit de course leur provint du passage, et Arthur sourit.

« Et il est plus que capable de s'occuper de vous et de vos hommes. »

Merlin fit irruption dans la salle, incantant déjà avant même de s'arrêter.

« Ic the bebode thaet thu abifiast nu! »

Il s'accroupit et abattit sa main sur le sol, faisant secouer violemment la salle entière dans un tremblement de terre invoqué. Arthur fit signe à Mithian et Rodor de courir vers la porte en premiers, Perceval et lui les suivant avant que Merlin s'arrête un instant pour projeter Morgane à nouveau dans le mur après qu'elle vienne tout juste de se relever de l'attaque d'Arthur.

Devant la tombe, les hommes d'Odin étaient soient gémissants au sol ou suspendus aux arbres avec les vignes qui les avaient ligotés sur ordre de Merlin. Gauvain avait déjà rallié les chevaliers brièvement capturés, et Arthur leur montra Mithian et Rodor.

« Mettez-les en sécurité ! Merlin et moi allons ralentir nos poursuivants ! »

Les chevaliers filèrent avec les deux monarques, et Merlin et Arthur se retournèrent pour faire face à la sortie de la tombe. Puis, Arthur parla à nouveau.

« Merlin... Il veut cela depuis longtemps, et je ne nie pas qu'une partie de moi désire lui faire face et mettre fin à ce conflit entre nous. Laisse-moi combattre Odin. »

Merlin le regarda, fronçant les sourcils, puis il hocha lentement la tête et inspira profondément lorsque le son de nombreux hommes sortant de la tombe en courant atteignit leurs oreilles.

« Nan ac se cynning frioh. »

Odin sortit de la tombe, l'épée au clair, mais les hommes à deux pas derrière lui se cognèrent dans un mur invisible. Lorsqu'il fixa Merlin, le magicien parla.

« Mon Roi souhaite avoir un duel, pour décider de la fin du conflit entre vous deux. Je ne laisserai personne d'autre interférer. »

Arthur fit un pas vers Odin.

« Acceptez-vous ce combat ? »

Odin leva son épée, et sans répondre, il fonça sur Arthur avec un cri de rage. Merlin se força à détourner les yeux du combat, malgré son cœur qui lui disait de l'arrêter. Arthur n'était pas le seul à avoir besoin de cette bataille, Odin en avait aussi besoin. Mais cela ne signifiait pas qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir, plutôt qu'il attendait le bon moment.

Ce moment vint, lorsqu'Odin fit une erreur et qu'Arthur le mit à genoux et le désarma. Mais avant que le Roi de Camelot puisse délivrer le coup fatal, Merlin l'arrêta non pas avec un sort, mais avec des mots calmes qui semblèrent plonger la forêt entière dans une immobilité totale.

« Réfléchissez à ce que vous faites. Que pourra-t-il en résulter de bon ? Combien de fois n'avez-vous pas parlé d'unifier ce pays ? Si vous tuez cet homme, cela vous rapprochera-t-il de la réalisation de ce rêve ? »

Arthur se tint là, haletant d'épuisement, mais la rage aveugle envers Odin disparaissait de ses yeux. Puis il soupira, et s'adressa à l'autre Roi.

« Il a raison. Ceci n'est pas une solution. »

Odin se renfrogna.

« Finissez-en. Finissez-en une fois pour toutes.

– Que s'en suivra-t-il ? »

Arthur jeta un œil aux soldats derrière la barrière de Merlin.

« Votre peuple voudra avoir sa vengeance. Ce sera une guerre sans fin.

– Il n'y a pas d'autre issue. »

Arthur secoua la tête, repoussant toutes pensées de vengeance qu'il avait envisagées au plus profond de lui. C'était une haine semblable à celle que les pratiquants de la magie avaient dirigée contre Camelot, et pourtant Merlin avait brisé cette haine. Lui, Arthur, pouvait faire la même chose pour la paix.

« Il y a une autre issue. En échange de votre vie sauve, vous devrez restaurer Rodor sur le trône de Nemeth. »

Odin resta en colère et méprisant.

« Même si j'acceptais, cela ne résoudrait rien. Et nous, Pendragon, qu'allons-nous faire ? »

Arthur le regarda solennellement.

« Une trêve. Nous allons contraindre nos royaumes à la paix. »

Odin le fixa.

« Jamais ! »

Le maintien d'Arthur se brisa, et son ton devint sévère et furieux.

« Est-ce donc cela que vous voulez ? Mourir ici, maintenant, en sachant que vous condamnez ce pays à la guerre ? Odin, nous ne pouvons pas laisser cela se finir ainsi. Jamais le sang ne s'effacera. »

La réponse d'Odin fut un grondement.

« Vous avez tué mon fils ! »

« Et vous, vous avez tué mon père ! »

Arthur contrôla son cri, et continua d'un ton plus calme.

« Nous avons tous les deux perdu beaucoup par la faute de l'autre, tâchons de ne pas continuer. Je vous offre une chance d'en terminer avec tout cela. Saisissez-la ! »

Il jeta son épée et offrit sa main à Odin, mais le roi hésita.

« Saisissez-la ! »

Le silence s'étira, chaque seconde comme une éternité, avant qu'Odin regarde l'expression déterminée d'Arthur et prenne sa décision.

« Soit, j'accepte. »

Il tendit la main pour saisir le bras d'Arthur, le signe traditionnel d'accord entre des rois, et se leva.

« La trêve est conclue. Et peut-être qu'aujourd'hui, vous vous êtes avéré être un roi plus sage que moi. »

Arthur sourit avec hésitation, puis regarda Merlin.

« Peut-être, mais j'ai aussi de bonnes personnes, de bons amis, pour m'arrêter lorsque je suis sur le point de commettre une erreur. »

Il fit à nouveau face à Odin, et lâcha son bras.

« Je vous invite à venir à Camelot, lorsque vos troupes auront quitté Nemeth, pour que nous puissions signer une déclaration de notre trêve pour montrer à tous les autres royaumes la sincérité de notre acte. Que la guerre entre votre famille et la mienne est finie, et que notre peuple n'en souffrira plus. »

Odin acquiesça, et recula d'un pas.

« Je vais ramener mon armée dans mes terres immédiatement, et viendrai à Camelot dans une semaine à partir de ce jour. »

Arthur inclina la tête en signe de respect.

« Et je vous souhaiterai la bienvenue, au commencement de ce nouveau temps de paix entre nos royaumes. »

Odin se retourna et s'éloigna, ses hommes le suivant une fois que Merlin eut abaissé sa barrière. Et tandis que tous deux regardaient le roi et les soldats partir, le magicien murmura calmement :

« Pensez-vous que Rodor sera d'accord que vous signiez un traité avec le roi qui vient juste d'envahir son royaume ? »

Arthur commença à se diriger vers la frontière de Camelot, répondant en même temps.

« Je viens de lui redonner son royaume sans avoir besoin d'une guerre pour cela... Il m'est redevable, et peut-être qu'avec mon exemple, il finira par pardonner à Odin comme j'ai fini par le faire. »

Et ce serait une belle histoire à raconter, mais Arthur décida qu'elle devrait attendre jusqu'à ce qu'ils soient de retour à Camelot. Alors, à l'intérieur de la sécurité des murs et avec les blessures soignées, le moment viendrait d'annoncer cela à Rodor.