! BLABLA DE L'AUTEUR !

Hello ! Alors me voilà de retour, pile à la date prévue :) J'ai même fait un post-it sur mon bureau pour ne pas oublier de poster la suite, c'est pour dire à quel point je tiens à poursuivre cette fic :D Alors, tout d'abors, j'ai été très heureuse des deux reviews que j'ai reçues :3 J'étais contente ! ( et je le suis toujours hein :D ). Donc, voilà les réponses :

Angle-La-Mordue : Comment dire... ? Ta review m'a énormément fait réfléchir sur mon personnage principale, à savoir Romane. J'ai relu mes chapitres, cherchant à savoir si j'avais dérivé vers le Mary-Sue, ou pas :) Ton avis m'a poussé à revoir mon personnage de fond en comble, à me pencher davantage dessus. J'avais vraiment peur d'avoir fait une Mary-Sue pour le coup :D Mais je pense que les défauts de mon personnage seront là. Je ne compte pas en faire une héroïne intouchable. Pour l'arc, sache que, outre le fait que je trouve ça très classe ( *.* ), il est là principalement pour... une raison que tu découvriras par la suite :D Mais sache juste que je n'en fais pas une professionnelle dans ce domaine :) ( Pour ce qui est des fautes d'orthographe, elles ne devraient plus y être :) ).

Juste D : Aïe :/ Oui, en effet, je voulais faire comprendre "avancer le long du grillage". Sachant que Gwen est blessée, je la vois en train de se tenir au grillage pour s'aider à avancer :) J'espère que ça ne t'as pas empêchée d'apprécier le reste du texte. Merci pour le compliment sur mon passage d'action ( qui dure finalement tout le long du premier chapitre :D ), je suis contente de voir que j'ai su manier les sentiments de mon perso avec suffisament de facilité pour te permettre d'en avoir le souffle coupé :) Ravie également de savoir que j'ai réussi à rester fidèle au caractère des personnages :D Pour ce qui est de l'arc, je te renvois à la réponse que j'ai donnée à Angel, plus haut :) En tout cas, ton avis m'a également beaucoup aidé à remettre mon personnage en question. Merci :)

Voilà ! Je vous souhaite donc une bonne lecture et je vous retrouve en bas de page :)

Chapitre 2 :

Lorsque nous fûmes à l'intérieur, d'autres personnes rejoignirent le groupe et je dus me faire violence pour ne pas laisser transparaitre ma surprise. Ils étaient combien ? Il y en avait déjà six qui étaient venus nous aider, et là, trois autres arrivaient, un homme et deux femmes. Est-ce qu'il y en avait d'autre ? Si c'était le cas, ce n'était plus un groupe isolé sur lequel nous venions de tomber, mais plutôt une vraie petite communauté. Si je ne tenais pas compte de l'homme qui semblait être le chef, nous avions peut-être des chances pour pouvoir rester ici pour quelque temps, voir même définitivement. Mais je ne voulais pas trop réfléchir à ça pour le moment. Il fallait d'abord que l'on s'occupe de Gwen. Elle était dans un sale état. Elle était très pâle et n'avait pas repris connaissance. Je la sentais trembler contre moi, comme si elle était en proie à une forte fièvre. Je n'avais qu'une hâte : la poser dans un endroit calme et m'occuper d'elle.

Alors que nous descendions péniblement une petite volée de marches, une fille blonde s'approcha de nous, l'air inquiet et tendu

- Elle a été mordue ? demanda-t-elle.

- Non, elle n'a pas été mordue ! répliquai-je, irritée qu'on me pose la question toutes les deux secondes.

La réponse avait été plus sèche que je ne l'avais voulu et je sentis immédiatement le froid que cela apporta. Je me raclai la gorge et dégageai Gwen des épaules de l'autre fille pour l'étendre au sol. Sans lancer un regard aux autres, j'enlevai ma veste en jean, la pliai grossièrement et la plaçai sous sa tête. Je m'agenouillai ensuite près de mon amie et plaçai deux doigts sur sa gorge. Pendant quelques secondes, je mesurai son pouls avec ma montre puis, soulagée, je dégageai la capuche du sweat de Gwen pour la rabattre sur sa tête. Elle détestait avoir trop de lumière quand elle se réveillait.

Lorsque je me relevai pour aller chercher de quoi m'occuper de mon amie, je sentis le canon d'un pistolet se poser sur mon crâne et je me figeai. Une sensation glacée me parcourut le dos et je déglutis péniblement. Je levai lentement les mains et me redressai complètement, ne souhaitant pas me recevoir une balle dans la tête. Je n'allais pas dire que je m'étais attendue à un accueil en fanfare, mais là… C'était la première fois qu'on me faisait le coup du pistolet avant même que j'ai pu dire un seul mot.

- Tourne-toi, dit sèchement la voix du chef.

Mesurant mes gestes, je me tournai, les mains toujours levées, et je me retrouvai alors avec le canon du pistolet pointé pile entre mes deux yeux. Je clignai des paupières pour ne pas loucher et pris une inspiration pour tenter de calmer les battements de mon cœur, qui repartait déjà à cent à l'heure. Il fallait que je reste calme. Ce gars avait clairement l'air dérangé et je n'avais pas envie de savoir où se situaient ses limites.

- Enlève toutes tes armes et pose-les sur la table, m'ordonna-t-il.

C'était un fait, je détestais toujours autant cette partie-là des présentations. Me séparer de mes armes et me trouver totalement à la merci des autres, c'était quelque chose que j'acceptai difficilement. Je n'avais pas le choix, bien sûr, mais c'était toujours aussi dur.

Serrant fermement les dents, je décidai de faire le plus difficile en premier. Je levai le bras pour attraper mon arc et je le fis passer par-dessus ma tête avant de m'avancer pour le poser sur la table. Je retirai mon carquois et le posai à côté. Je posai également mon couteau et le pistolet, ainsi que le dernier chargeur plein. Je me baissai ensuite et, de mes bottes, je sortis deux autres petits couteaux. Je retournai alors vers Gwen et entrepris de lui retirer ses armes également. Si je voulais qu'ils me fassent un minimum confiance, il fallait que je prouve que nous n'avions pas de mauvaises intentions. Je retirai donc la ceinture avec les deux flingues que portait Gwen, ses deux couteaux et les trois, quatre balles qui traînaient dans ses poches. Je pris ensuite tant bien que mal les trois bombes lacrymogènes réparties entre ma veste et le sweat de mon amie. Je posai le tout sur la table et croisai les bras, mal à l'aise.

- Il y a encore deux chargeurs pleins dans le sac marron, ainsi que deux autres bombes lacrymogènes, déclarai-je faiblement. Nous n'avons rien d'autre.

- Nous allons voir ça. Lève les mains, m'ordonna une nouvelle fois le chef.

Je fis docilement ce qu'il me demandait et il me fouilla. Comme je l'avais dit, je n'avais plus rien sur moi, et il se recula donc bredouille. Je me retins de lui lancer le petit regard du « je te l'avais bien dit », même si cela me démangeait sévèrement. Ce n'était pas le moment de faire la fière. Il s'occupa ensuite de Gwen, et je faillis lui hurler dessus quand je la vis grimacer dans son sommeil alors qu'il fouillait son pantalon au niveau de sa blessure. Je serrai fermement les dents et pinçai les lèvres pour me taire.

Finalement, il revint vers moi et, le pistolet toujours pointé sur ma tempe, il me dévisagea longuement. Je lui rendis son regard, malgré la fatigue qui commençait à se faire sentir durement. J'avais les jambes qui tremblaient et je sentais mon sang battre contre mes tempes. J'avais un peu de mal à me concentrer et je luttais de toutes mes forces pour ne pas me laisser aller. Il n'en faudrait pas beaucoup pour que je fasse un malaise, je le sentais.

- Qu'est-ce que vous faisiez ici ? demanda alors l'homme en face de moi.

Je pris une grande inspiration et fermais les yeux un court instant avant de pointer le pistolet du doigt, irritée.

- Je ne représente pas un danger pour vous alors si vous pouviez retirer ce truc de sous mon nez, ce serait sympa, déclarai-je.

Il y eut un long silence durant lequel je regardai fixement le chef, mais ce dernier ne semblait pas décidé à accéder à ma requête. Je me promis intérieurement de dire à Gwen que j'avais trouvée plus buté que moi avant de pousser un long soupir.

- Très bien…

- Réponds à ma question.

Je le regardai droit dans les yeux puis reculai d'un pas, me décalant légèrement pour mettre Gwen à la vue de tous.

- Je peux d'abord m'occuper d'elle ? demandai-je, la voix soudain plus vive. S'il vous plaît, elle va très mal, elle a fait une chute très violente et elle s'est blessée ! Je ne peux pas la laisser comme ça ! dis-je avec inquiétude.

Il y eut un moment de flottement puis la femme qui avait ouvert le portail s'approcha de l'homme.

- Rick… ? souffla-t-elle, comme une demande muette.

- Vas-y, répondit le dénommé Rick après un long moment de flottement.

La femme s'approcha alors de Gwen, accompagné de la fille blonde. J'esquissai un mouvement pour m'approcher d'eux, mais Rick appuya davantage son pistolet sur mon crâne pour bien me faire comprendre de ne pas bouger. Je lui jetai un regard affolé.

- Hé ! Qu'est-ce que vous allez faire ?! m'écriai-je en les voyant s'accroupir près de mon amie.

Je détestais laisser des inconnus s'approcher d'elle. Si eux se méfiaient de nous, j'en avais tout autant à leur service. Je ne savais pas qui ils étaient, et laisser Gwen entre leur main… Je n'aimais pas ça. La femme se tourna alors vers moi et m'adressa un regard calme et sûr.

- Ne t'en fais pas, je vais m'occuper de ton amie, assura-t-elle avec une voix douce. J'ai quelques petites notions de médecine qui lui seront sûrement très utiles.

Je ne réagis pas immédiatement, le temps que l'information s'imprime dans mon esprit. Quand l'information fut digérée, se fut comme si les valves que je maintenais fermé jusque-là s'ouvraient d'un coup et je tombai à genoux, les larmes aux yeux. Plusieurs franchirent la barrière de mes cils et dégringolèrent sur mes joues, mais pour le coup, je m'en fichais. Ma fierté était partie se ranger au placard. Gwen allait pouvoir recevoir des soins et c'était tout ce qui importait.

- Merci… bredouillai-je. Merci, merci infiniment…

Je pleurais franchement désormais. Tant pis pour la fierté et tout ce qui m'en empêchait d'ordinaire. Le soulagement était trop fort, trop intense, il fallait que j'évacue sinon j'allais exploser. Le stress de ces derniers jours, la faim, la course-poursuite avec les Mordeurs, tout y passa, se transformant en perles salées sur mes joues. Mes nerfs lâchaient et, franchement, j'aurais pu rester comme ça pendant des heures, à pleurer tout mon soul. Néanmoins, ce n'était pas ça qui allait faire avancer les choses. Je savais bien que, même s'il ne disait rien, Rick, le chef, ne reportait pas l'interrogatoire qu'il comptait me faire subir. Il attendait juste que je me reprenne. Aussi pris-je sur moi pour me calmer le plus rapidement possible avant de me relever, essuyant mes joues avec la manche de mon pull. Je me sentais bizarrement plus calme, moins à cran, même si ce n'était pas encore trop ça. Les larmes m'avaient été bénéfiques.

Prenant une grande inspiration, je ravalai mes derniers sanglots puis je me tournai à nouveau vers le chef du groupe. Je devais avoir l'air pitoyable avec mes yeux rouges et mes joues mouillées, mais au fond, je n'en avais presque rien à faire. Seul mon ego en prenait un coup.

- Votre question, c'était « qu'est-ce que vous faisiez ici ? » , n'est- ce pas ? demandai-je d'une voix encore faible. En fait… On a atterri ici complètement par hasard, déclarai-je en me passant une main sur le visage. Nous étions beaucoup plus loin, dans la forêt, quand nous sommes tombées sur une bande de Mordeurs. Nous avons fui, mais ils étaient de plus en plus nombreux, et c'est là que Gwen s'est cassé la jambe, expliquai-je, jetant un regard nerveux à mon amie.

Rick hocha lentement la tête puis abaissa son arme. Mon corps se détendit presque automatiquement quand la menace d'une balle dans la tête s'effaça.

- Qu'est-ce que vous faisiez, seules, dans la forêt ? C'est idiot de se balader dans ce genre d'endroit à deux, déclara-t-il froidement.

Je serrais violemment les dents et me retins de lui exposer clairement mon point de vue. Il venait de raviver des souvenirs que j'aurais préféré ne pas me remémorer en pleine journée, et ça faisait mal. De plus, sa remarque était de trop selon moi. Je n'aimais vraiment pas cet homme. Il était tellement impassible. Une pierre à la place du cœur et une façon d'agir aussi froide que la glace. Je détestais ce mec.

- Nous n'étions pas seules au début, sifflai-je entre mes dents, retenant ma colère. Nous étions trois. Je vous laisse deviner pourquoi nous ne sommes plus que deux, ajoutai-je avec une ironie noire, ne pouvant m'en empêcher. Vous demandez « ce qu'on faisait ? » ? C'est comme si je vous demandais « pourquoi êtes-vous ici ? » , c'est la même chose. On cherche tous un abri et nous ne dérogeons pas à ce fait, déclarai-je, la voix rendue plus sûre par ma colère.

Il ne sembla pas apprécier ma réponse et fronça les sourcils, me dévisageant de son regard froid. Je le regardai droit dans les yeux, pas déstabilisée pour autant. Ni tenant plus, je poussai un profond soupir et décidai de tout déballer d'un trait. Autant liquider la chose, j'avais l'impression que cela ne changerait rien de toute façon.

- Si vous voulez tout savoir, nous venons d'un petit village pas loin de West Point. On a passé toute l'année qui s'est écoulée à essayer tant bien que mal de sauver notre peau, comme tous les autres. On avait entendu parler d'un centre de réfugiés à Atlanta, mais on a fait demi-tour avant même d'arriver à la capitale, soufflai-je, les souvenirs me revenant de plein fouet. On a été repoussée vers le sud, vers Newnan, puis vers l'est. On est resté quelque temps dans les alentours de Monticello avant d'être à nouveau obligé de bouger pour revenir vers l'ouest. Durant l'année, on a perdu les deux amis avec qui on avait réussi à se tirer et il ne reste plus que nous deux, déclarai-je, la voix tremblant légèrement sur la fin de la phrase. On n'est pas un danger, et on vous est reconnaissante, affirmai-je en plantant mon regard droit dans celui de Rick.

Encore une fois, ce dernier me dévisagea un long moment en silence, semblant réfléchir. Je ne détournai pas le regard, malgré la fatigue que je sentais revenir à la charge. Finalement, au bout d'un moment, il hocha la tête puis quitta la pièce sans un mot, emportant les armes avec lui. Il fut suivi de toutes les personnes présentes dans la pièce, à l'exception de la femme et de la fille qui s'occupaient de Gwen. Je fronçai les sourcils et le regardai disparaitre derrière les grilles que le garçon referma derrière lui. J'étais totalement paumée, complètement incrédule. Je ne savais plus que faire, ni comment réagir. J'étais censé comprendre quoi dans ce hochement de tête ?

Perdue, je me tournai vers Gwen. La femme et la fille blonde s'occupaient toujours d'elle et je m'approchai pour comprendre.

- Vous pouvez m'expliquer ce que cela signifie ? demandai-je en pointant la porte par-dessus mon épaule. Je vous avouerai être un peu perdue.

La femme releva la tête vers moi et m'adressa un regard mi-méfiant, mi-compatissant.

- Eh bien… Je pense que cela signifie que vous allez pouvoir vous reposer deux ou trois jours avant de reprendre la route, déclara-t-elle.

Je le fixai un moment dans les yeux, puis je me laissa choir par terre, épuisée. Je ne voulais pas me prendre la tête avec le groupe pour le moment, même si je savais que je devrais le faire tôt ou tard. Je jetai un coup d'œil fatigué à mon amie, puis à la femme.

- Alors ? Elle va s'en sortir, n'est-ce pas ? demandai-je, espérant une réponse affirmative.

- Je pense que oui, répondit-elle. Je ne suis pas une experte, mais demain, Hershel s'occupera d'elle. Il s'y connait plus que moi et il pourra mieux l'examiner. Je ne pense pas que cela soit une fracture.

Je me retins de lui demander pourquoi il ne s'occupait pas d'elle maintenant, et pinçai fortement les lèvres pour ne pas craquer à nouveau.

- C'est ta sœur ? me demanda la fille.

- Non… Enfin, oui. En quelque sorte, soufflai-je, fatiguée. On a vécu tellement de chose ensemble que l'absence de lien de sang n'as pas d'importance dans l'affection que je lui porte.

La fille hocha la tête et continua le bandage qu'elle faisait autour de la jambe droite de Gwen. Je m'approchai de mon amie et posai la main sur son front. Je grimaçai en la sentant fiévreuse. La douleur avait dû être atroce. Et je n'avais pas dû arranger les choses en la faisant tomber.

Alors que le remords m'enserrait la gorge, la femme se releva.

- Ce Hershel, il ne peut pas s'occuper de mon amie maintenant ?

La question avait franchi mes lèvres sans que je ne puisse rien y faire et je me mordis la lèvre inférieure en attendant la réaction. La femme me fit un petit sourire.

- Il a perdu sa jambe récemment, il n'est pas encore totalement en état de bouger, déclara-t-elle.

Je déglutis difficilement. Perdu sa jambe… Je n'osais même pas imaginer l'état de l'homme. Un sentiment de dégoût m'enserra la gorge et je détournai les yeux, mal à l'aise.

- Comment est-ce qu'il… ?

- Il a été mordu. Pour ne pas que l'infection ne se répande, Rick a été obligé de l'amputer.

Je me raclai la gorge et hochai la tête, gênée. C'était le genre de chose que je ne supportais que très difficilement. C'était étrange comme mon cerveau séparait les vivants des morts. Tuer un mort d'une balle dans la tête, ou de toutes autres manières possibles et inimaginables ne me posait aucuns problèmes. Mais lorsqu'il s'agissait d'un vivant, les traitements infligés aux Mordeurs m'apparaissaient alors dans toute leur barbarie, me soulevant le cœur. C'était étrange, mais je me savais incapable de faire le moindre mal à un être humain encore vivant. Rien que le fait d'y penser me dégoûtait.

Soupirant franchement, je m'étendis au sol, épuisée. Mon ventre choisit cet instant pour se manifester, après de longs moments de silence. Je ne pus m'empêcher de rougir et je me cachai le visage grâce à mon bras. La femme et la fille ne dirent rien, mais je sentis leur regard se poser sur moi. Ouais, je crevais la dalle. Ce n'était pas étonnant. La dernière chose que j'avais mangée, c'était une barre de céréale. Et encore, pas entière, puisque je l'avais partagée avec Gwen... Mon dernier repas remontait à trois jours, et c'était une moitié de barre de céréale. Pas étonnant que mon estomac crie famine.

Après un long moment, la femme et la fille se levèrent et partirent sans un mot, sûrement persuadées que j'avais fini par m'endormir. Quand j'entendis la porte de métal se refermer, j'entrouvris légèrement les yeux et tournai la tête à droite pour regarder mon amie. Elle semblait aller un tout petit peu mieux. Elle était à peine moins pâle, mais c'était déjà ça. Il lui aurait fallu un peu de nourriture, mais je n'avais rien sous la main. Vraiment, vraiment rien. J'étais désolé pour elle. Moi, je pouvais encore tenir le coup, mais elle… Gwen avait toujours était un peu plus faible sur le plan physique. Elle était petite, mince, pâle. Elle avait des airs de poupée de porcelaine fragile. Ses cheveux bruns et ondulés, qui lui descendaient jusqu'en bas du dos, et ses grands yeux verts ne faisaient qu'accentuer cet effet.

Soudain, alors que mes pensées dérivaient, des murmures me parvinrent de la pièce où s'était enfermé le groupe. Je tournais légèrement la tête, de manière à pouvoir écouter sans paraitre suspecte. Si j'arrivais à glaner quelques infos, c'était toujours ça de pris. Ils ne parlaient pas très fort, mais le silence ambiant rendait leurs paroles parfaitement audibles.

- … ont l'air épuisées. C'était tout juste si cette fille tenait debout, déclara la voix de la femme.

- Et l'autre ? demanda une voix d'homme que je ne connaissais pas.

- Elle a la cheville foulée, ou fracturée, je crois… Je ne sais pas trop, répondit la femme. C'est un miracle qu'elle ait pu échapper aux Rôdeurs avec une telle blessure. Elle doit vraiment tenir à la vie.

Il y eut un moment de silence - encore - puis la voix de Rick s'éleva, plus forte.

- Et alors quoi ? s'exclama-t-il. Vous voulez qu'on fasse quoi ? Ça ne ferait que deux bouches de plus à nourrir ! Et puis, je ne prendrais pas le risque de tous vous mettre en danger pour deux gamines.

- Justement, Rick ! Elles sont jeunes ! Elles doivent avoir… Quoi ?... Deux, trois ans de plus que Beth, c'est tout ! Tu trouverais ça vraiment juste de les renvoyer avec les Rôdeurs alors que l'une d'elles ne peut pas se déplacer et qu'elles crèvent de faim ? demanda à nouveau la voix de la femme.

- Eh bien, on les amène à la route, on leur trouve une voiture, on leur donne des vivres, et puis voilà. Je ne veux pas prendre de risque ! C'est à moi d'assurer votre sécurité et je fais ce que je juge être nécessaire ! Carol, je veux que tu les surveilles…

Je n'entendis pas le reste de la conversation. Je luttais depuis tellement longtemps contre la fatigue que je me rendis tout juste compte que j'étais en train de m'endormir. Lorsque, finalement, le sommeil se fit sentir tout proche, je rabattis ma capuche sur ma tête, croisai les bras et me tournai sur le côté, face à Gwen. Quelques secondes après, je sombrai dans un sommeil profond.

! BLABLA DE L'AUTEUR !

Et voilà :) J'espère que ça vous a plu et que mon personnage ne fait pas Mary-Sue ( ouai, j'ai vraiment peur d'en faire une en fait, donc hésitez pas à me le dire si c'est le cas :) ). Je ne sais pas si vous parviendrez à cerner mon personnage lors des premiers chapitres. Je la crée au fur et à mesure de l'histoire en fait :) Même si les reviews que j'ai reçu m'ont fait anticiper pas mal d'évènements qui l'ont marqués, je ne sais pas encore trop si c'est ça :) Donc, vraiment, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de Romane :) Et de Gwen également, même si elle n'est pas encore très présente :D

Voilà voilà :) A la prochaine ! :D ( et n'hésitez pas à poster des reviews ! ).