Stargate Galaxie - Episode 3
Dans le labo de Samantha Carter au SGC
- "Carter". Fit O'neill.
- "Général". Répondit-elle.
- "Tu peux arrêter de m'appeler par mon grade maintenant" dit-il.
- "Et toi tu peux commencer à m'appeler Sam" dit-elle avec un sourire.
- "Vraiment ?" reprit celui qui était maintenant officiellement son compagnon.
- "Je sais qu'on a décidé de rester discret lorsque l'on est amené à travailler ensemble", enchaîna-t-elle "mais Daniel m'appelle comme ça depuis des années et ça n'a jamais posé de problème".
Appuyé contre un coin de son bureau l'air nonchalant malgré son uniforme de cérémonie, le Général Jack O'neil regardait la magnifique scientifique blonde avec un sourire aux lèvres. Enfin, il avait le droit de montrer à quel point elle lui semblait irrésistible lorsqu'elle se perdait dans des justifications inutiles. Elle lui rendit son sourire. Pendant un instant il n'y avait plus qu'eux deux dans tout l'Univers.
Revenant à la réalité O'neill poursuivit :
- "J'aurais cru que la Chef des scientifiques unis dans la recherche alienne aurait un plus grand bureau".
Elle sourit en entendant cette version très personnelle de son nouveau titre et répondit :
- "Il n'a pas encore été décidé si j'allais travailler depuis le SGC, sur Atlantis, dans la zone 51 ou à Washington... Où d'ailleurs je pensais que tu étais sur le point de te rendre".
- "Landry et le Président veulent que je rencontre quelqu'un ici , d'où le déguisement" dit-il les mains dans les poches en regardant les pointes de ses pieds qu'il avait légèrement levées.
- "LE GENERAL O'NEILL EST ATTENDU EN SALLE DE BRIEFING" dit le sergent Harriman au micro du haut parleur de la base.
- "Apparemment notre invité est arrivé", reprit O'neill. "Je ferais mieux d'y aller, comme tu le sais Walter déteste se répéter". Il tourna les talons et quitta le labo sans oublier d'adresser un sourire à la belle blonde.
Ne plus garder secrets ses sentiments pour elle, même au SGC, était décidément libérateur.
Dans la salle de briefing.
O'neill salua d'un hochement de tête le Général Landry, et le récemment promu Colonel Davis qui, eux aussi revêtu leurs uniformes de cérémonie, s'étaient levés à son entrée dans la pièce ; une jeune femme qui devait avoir dans les 20/25 ans était assise à la table tournant le dos à l'imposant Stargate que l'on voyait par la fenêtre.
Rousse et coiffée d'un chignon terminé par deux tresses entremêlées et plutôt jolie, elle était vêtue d'une sorte de toge gris bleu d'inspiration grecque. Enfin c'est ce que Daniel aurait dit, pensa O'neill. Il pensa aussi que ça faisait beaucoup de monde habillé en bleu et que du coup il aurait peut être pu garder son treillis.
Il leur fit signe aux deux hommes de s'asseoir.
- "Général Jack Oneill, voici Lyra Crovac, émissaire de la Résistance contre l'Alliance luxienne" introduisit Landry.
- "Bien" dit O'neill avec entrain, "espérons que notre alliance viendra terrasser l'Alliance!"
Si la jeune femme saisit le brin d'humour de l'officier, elle n'en laissa rien paraître et lança avec un aplomb et un sérieux surprenant :
- "Général, je ne suis pas ici pour discuter votre contribution à la fin de l'Alliance luxienne".
- "A non ?" Répondit celui-ci en regardant Landry et Davis qui semblaient tout aussi désemparés que lui.
- "Non", reprit-elle, "comprenez-moi bien, toute aide est évidement la bienvenue mais la domination de l'Alliance prendra fin avec ou sans le concours de la Terre."
Décidément, pensa O'neill, ce groupe de « résistants » qui semblait pouvoir se passer de soutien militaire était aussi intriguant que Mitchell l'avait laissé entendre dans son rapport.
- "Dans ce cas pourquoi êtes-vous là ?" Se risqua Davis alors que Oneill prenait place autour de la table.
- "Si je suis ici c'est pour discuter de l'après Alliance luxienne. Et vu votre responsabilité dans le chaos qui règne dans la galaxie, il y a de bonnes chances que nous perdions notre temps."
Les trois militaires étaient abasourdis aussi Lyra poursuivit.
- "Ces dernières années, la Terre a rendu de grands services à la galaxie et c'est en reconnaissance de cela que je suis ici aujourd'hui. Beaucoup parmi les nôtres pensent qu'on ne peut pas compter sans la Tau'ri."
- "Que pensent les autres ?" Demanda Landry.
- "Qu'en débarrassant la voie lactée des Goa'ulds, des Réplicateurs et enfin des Oris sans se préoccuper de ce qu'il pourrait advenir par la suite des mondes libérés, le Gouvernement terrien a laissé la porte grande ouverte à la prise de pouvoir d'un groupe tyrannique et mafieu tel que l'alliance luxienne."
- "Le Gouvernement terrien ?" S'interrogea O'neill.
- "Voyez-vous Général", reprit la jeune femme condescendante, "l'absence de représentation globale de votre planète n'est pas une information connue de toute la galaxie."
Pendant ce temps dans le labo du Dr Lee :
- "Co...Docteur Carter, vous allez voir, ce nouveau système de cryptage et de transmission de données sera impénétrable et il devient essentiel à la poursuite de nos recherches vu la multiplication des sites. Je dois dire d'ailleurs que nous nous faisions tous ici une joie d'étudier directement la Cité d'Atlantis, mais depuis que l'accès en a été restreint et la sécurité augmentée, les protocoles de sécurité pour travailler sur les données à distance sont devenus un vrai casse-tête et comme de plus en plus de groupes étudient des technologies aliennes…"
- "Je suis là pour rendre tout ça plus praticable Bill", dit Carter avec un sourire, "voyons si votre système peut nous y aider".
Dans la salle de briefing
O'neill regrettait le temps où sauver sa vie et celle de ses hommes de tirs d'armes automatiques était sa seule préoccupation, Landry semblait compter les points et le Colonel Davis tentait de défendre la position du Pentagone qui était devenue ligne de conduite terrienne dans la galaxie sans que l'Air Force ne s'en soit rendue compte.
"CE gouvernement respecte l'autodétermination des peuples" dit-il
- "VOTRE gouvernement prend des initiatives militaires unilatérales sans en assumer les conséquences depuis des décennies !" Répliqua la jeune femme impassible.
- "Que diriez-vous d'une pause ?" Intervint O'neill qui se demandait sur quoi Lyra se basait pour juger la politique américaine de ces dernières décennies.
La séance était ajournée jusqu'au lendemain. La 'rouquine acharnée anti luxienne' avait rejoint le quartier des invités et le Général Oneill avait opté pour une tenue plus confortable avant de se rendre au mess ; il eut le plaisir d'y retrouver Carter.
- "Alors quel est le plan d'attaque ?" Demanda-t-elle.
- "Pas d'attaque...Sam" dit-il avec un sourire à la jeune blonde. Plutôt un gouvernement inter-galactique.
- "Quoi ?" Demanda Sam interloquée.
- "Apparemment, la Résistance a envoyé Fifi brin d'acier négocier un « après Alliance luxienne » aux allures démocratiques. Ils veulent organiser un conseil unifiant les gouvernements libres de la Galaxie. Leur prochain arrêt est la nation Jaffa, Teal'c va être ravi !" répondit le Général
- " Inter-planétaire alors ?" nota Sam
- "Quoi ?" s'enquit Oneill
- "S'il s'agit de la voie lactée simplement, cela ne peut être inter-galactique" expliqua-t-elle.
- "Ça sonnait bien pourtant" dit-il en haussant les épaules.
- "Désolée.." dit elle avec un sourire pincé "Il s'agirait d'un système démocratique ? Dans ce cas on voit mal comment adhérer à ça sans dévoiler l'existence de la porte; le CIS a déjà du mal à compenser son manque de légitimité…"
- "C'est bien pour ça qu'ils ne veulent rien avoir à faire avec ces négociations, au moins pour l'instant", reprit O'neill. "J'ai pour ordres de faire mes recommandations directement aux chefs des Gouvernements au courant de l'existence de la porte."
- "Waoh", laissa échapper Sam qui devinait à quel point il devait être ravi de cette mission. "Et ça prend quel chemin ?"
- "Davis est persuadé que Lyra à un a priori négatif et que ça n'arrange pas les discussions. Il est grognon en ce moment." s'inquiéta le militaire.
- "Et toi qu'est-ce que tu en penses ?" Demanda Sam
- "C'est difficile à dire... elle a de la répartie pour une jeunette mais elle cache quelque chose," dit il songeur. "Comment se passe la recherche de bureau ?" demanda-t-il
- "Euh…" fit Samsurprise par le changement de sujet, "le Dr Lee travaille sur un système de communication sécurisé entre les différents sites. Le système doit être le plus imperméable possible pour éviter les situations de crise comme la semaine dernière sur Atlantis. Il s'agit en fait de créer un tout nouveau système semblable à Internet mais qui reposerait sur les techniques de communication et de stockage de données des Anciens, que nous ne maîtrisons pas complètement. Mc Kay pense que c'est infaisable, probablement parce qu'il est vexé de ne pas y avoir pensé le premier."
- "Et ?" Demanda Oneill faussement impatient
- "Cela permettrait à tous les chercheurs affiliés au programme de travailler de partout sur Terre, sur la Lune, ou depuis le site Alpha...la flexibilité serait la bienvenue pour qui voudrait travailler depuis Washington ou disons...le Minnesota" dit-elle avec un sourire.
- "Oh…" fit le Général qui visiblement ne voulait pas trop donner d'espoir à cette idée. "Et tu vas réussir à nous mettre ça en place ?"
- "Les tests étaient encourageants jusqu'ici mais quelque chose perturbe le flux de données depuis ce matin", répondit-elle.
- "Autant dire que ce sera prêt dans la semaine, c'est ça ?" Demanda-t-il un sourire aux lèvres, sûr des capacités de la jeune femme.
Le jour suivant dans la salle de briefing
O'neill se retrouvait seul avec Lyra et le colonel Davis pour la poursuite des négociations. Il aurait préféré que Landry n'ait pas été appelé ailleurs ou alors qu'il puisse le suivre!
- "Alors les enfants" commença-t-il, "je pense que nous sommes partis sur de mauvaises bases."
- "En effet, Général," répondit Lyra, "je ne suis pas ici pour discuter les politiques passées de la Terre…"
- "Politiques que vous semblez étonnamment bien connaître" coupa Davis avec colère.
- "Colonel !" le rappela à l'ordre Oneill
- "Il convient maintenant de regarder vers le futur," poursuivit la jeune femme qui gardait un calme olympien face à la colère aussi flagrante que surprenante de Davis.
- "Vous venez nous parler de Paix et du futur de cette galaxie comme si vous seule aviez la solution" s'enflamma ce dernier en se levant. "Et bien devinez quoi, sans nos équipes vous ne seriez même pas libre de parler du futur, votre attitude est inadmissible !"
- "Colonel pour la seconde fois calmez-vous !" rugit Oneill. Mais au contraire, le Colonel Davis continua de plus belle :
- "Le Pentagone et le Gouvernement des Etats Unis ne toléreront pas un tel manque de respect, JE ne tolérerai pas un tel manque de respect. Vous et votre soit disant Résistance, une bande de fermiers pour ce qu'on en sait, feriez bien d'éviter de se mettre la Terre à dos. Je vous rappelle que nous avons l'une des plus puissantes forces de frappe de la galaxie, la cité d'Atl…"
- "Assez, Colonel!" dit Oneill en se levant, "que vous arrive-t-il à la fin ?"
Avant de pouvoir répondre à son supérieur le Colonel Davis s'écroula convulsant sur le sol, l'écume à la bouche.
A l'infirmerie les généraux Landry et O'neill s'entretiennent avec le Dr Lam
- "L'ensemble de l'équipe protocolaire SGP1 semble touchée", dit-elle
- "Le Colonel Davis les a accompagnés il y a deux jours pour une mission de négociation commerciale sur P4X435" dit le Général Landry à l'adresse d'O'neill. "Est-ce contagieux ? Demanda-t-il au médecin.
- "Les symptômes sont très semblables à la rage avec une période d'incubation de 48h. Je fais passer des tests à tout le personnel, nous saurons assez vite si d'autres ont pu être contaminés mais je ne pense pas que ce soit possible sans contact direct avec l'insecte que nous avons isolé comme vecteur de la maladie."
- "Vous pouvez les soigner ?" Demanda Oneill.
- "Nous travaillons sur un serum qui donne de bons résultats en laboratoire", affirma le médecin. "Toutefois, il sera peut-être trop tard pour le Colonel Davis, son état est plus sérieux que les autres en raison d'une infection mineure dont il se remettait lors de son départ en mission."
- "Faites pour le mieux Docteur", ordonna le Général Landry.
Dans le bureau de Landry, lui et Oneill discutait de la suite ou non à donner aux négociations en l'absence malheureuse du Colonel Davis lorsqu'on frappa à la porte.
- "Messieurs ?" Demanda Sam
- "Oui entrez Colonel", répondit Landry
- "Hank, l'absence d'uniforme est là pour empêcher ce genre d'impair", blagua Oneill sourriant à la belle blonde
- "Oui...désolée Dr Carter", s'excusa Landry, "que ce passe-t-il ?"
- "Nous avons isolé la raison du blocage de notre nouveau système de communication", commença la scientifique
- "Le nouvel internet sécurisé à la sauce ancienne ?" Demanda O'neill
- "Oui, et bien pas si nouveau que ça apparemment", reprit Sam."Il s'avère que quelqu'un y a pensé avant nous et avec un codage beaucoup plus compliqué que ce que nous avions envisagé, et c'est cet autre canal qui perturbe nos transmissions."
- "Vous voulez dire que quelqu'un a devancé l'équipe de chercheurs la plus capable et la mieux équipée que nous ayons ?" Demanda Landry
- "C'est pire que ça", répondit-elle, "un flux de données est émis depuis la Terre dans le sub espace sans que nous ne connaissions ni son contenu ni sa destination."
- "La Confrérie ?" S'inquiéta Oneill
- "Et bien...nous avons tracé la source du signal au quartier des invités, ici au SGC", s'inquéta Carter.
O'neill qui ne s'encombrait désormais plus de son uniforme de cérémonie, entra dans le quartier des invités, deux gardes armés avaient été placés devant la porte.
- "Alors, que se passe-t-il ?" Demanda-t-il
- "A vous de me le dire Général," répondit Lyra d'un ton neutre. "Je suis venue ici en tant qu'émissaire diplomatique, à la suite de quoi l'un de vos officiers a manifesté une agressivité plus qu'injustifiée à mon égard et ceux que je représente et maintenant vous me traitez comme un ennemi."
- "Et vous ne l'êtes pas ?" Demanda Oneill.
- "Non", dit-elle stoïque
- "Le Colonel Davis ne savait pas ce qu'il disait tout à l'heure mais il n'en reste pas moins que nous avons déjoué votre petit jeu" affirma le Général. "La Résistance, si c'est bien elle qui vous envoie, devrait éviter d'envoyer des espions chez ceux avec qui elle prétend nouer des liens d'amitié."
La jeune femme semblait surprise et inquiète. Oneill pensa que c'était bien la première fois qu'elle laissait apparaître une expression quelconque et qu'il avait sans doute touché un point sensible; après quelques secondes de silence, Lyra prit la parole :
- "Je ne m'attendais pas à ce que vous détectiez ma transmission, personne d'autre que moi n'utilise ce genre de canal à ma connaissance dans la galaxie. C'est... embêtant."
- "Vous m'en direz tant", ironisa O'neill.
- "Général O'neill", reprit la jeune femme d'un ton grave, "il s'agit là d'une transmission personnelle qui ne doit pas entraver vos relations avec la Résistance et je suis vraiment désolée, je n'aurais jamais pris un tel risque si je pensais être découverte. La composition d'une autorité inter planétaire est trop importante pour être mise en péril par mes caprices."
Le Général O'neill, sortit perplexe de la pièce, des excuses et des explications si vagues étaient inattendues et peu convaincantes ; pourtant, il avait l'impression que la jeune fille avait été plus sincère lors de cet entretien que lors de toutes autres conversations depuis son arrivée sur Terre ; et de façon surprenante, elle semblait inquiète de condamner les négociations alors qu'il aurait juré qu'elle était hostile à leur tenue quelques heures plus tôt.
Pendant ce temps, le Colonel Davis avait sombré dans le coma et le Dr Lam, même si elle faisait tout son possible, semblait impuissante. Carter avait demandé à l'équipe du Dr. Keller de faire des recherches à partir de la base de données d'Atlantis, mais c'était sans doute sans espoir, la maladie n'étant pas originaire de la galaxie de Pégase.
- "Du nouveau ?" Demanda Sam au Général O'neill qui veillait sur l'officier depuis la station d'observation du laboratoire où on le traitait.
- "Rien jusqu'ici", répondit-il. Il leva les yeux vers la jeune femme qui lut dans ses yeux que la situation du Colonel était sans espoir. "Et toi ?" Ajouta-t-il
- "Eh bien, quelque chose de bizarre. Nous avons décrypté, la transmission de notre invitée. Le codage est vraiment impressionnant" dit elle presque admirative il est basé sur un mélange de la langue des Anciens et de celle des Goa'uld mais..."
- "Carter ?" S'impatienta Oneill.
- "Nous n'avons pas pu déterminer la destination de la transmission mais je peux te donner son contenu", répondit-elle sans le reprendre sur l'usage de son nom de famille.
- "A quel point sommes-nous compromis ?" s'inquiéta le général
- "Aucunement au moins à première vue", répondit la scientifique, "c'est ce qui est curieux, il s'agit surtout de films, de livres, de musique et d'articles de presse que n'importe qui pourrait trouver dans le commerce."
- "Elle est venue sur Terre pour pirater Amazone ?" Demanda O'neill interloqué.
Le Général Oneill entra dans les quartiers où avait été confinée Lyra.
- "Vous avez demandé à me voir ?" Demanda-t-il
- "J'imagine que vous avez maintenant décrypté le contenu de mon envoi et déterminé qu'il n'y avait aucune menace pour vous?" Interrogea Lyra
- "Ça reste encore à prouver, la Confrérie est connue pour cacher des informations sur des sites grand public", répondit-il
- "La quoi ?" Demanda-t-elle
- "Les camarades de jeux de l'Alliance luxienne basés sur Terre, vous leur servez d'intermédiaire?" Questionna le Général.
- "Bien sûr que non" répondit-elle scandalisée, " je vous prie de croire que je ne ferais jamais rien pour aider l'Alliance luxienne! Si votre société civile est compromise, les choses sont encore plus compliquées que je ne le pensais... Même si faire connaître de tous l'existence de la porte permettrait sans doute de poursuivre cette 'Confrérie'. Enfin, je vois mal l'armée américaine dévoiler ses secrets sans y être forcée…"
- "La décision de dévoiler ou non l'existence de la porte des étoiles ne revient pas à l'Air Force !" Se défendit Oneill
- "Et à qui revient-elle ?" Poursuivit -elle vivement et ne ressemblant plus du tout à la jeune fille froide des négociations. "Votre Gouvernement ? Tellement occupé à cultiver tout secret qui pourrait lui donner un avantage stratégique sur d'autres nations! Sans parler des conséquences d'un échec du point de vue électoral ! Regardez le résultat ! La menace ne vient plus uniquement de l'espace, elle est aussi sur votre sol !"
- "Mais..."fit Oneill interloqué, "que voulez-vous que je vous dise ?"
L'aveu par le Généra qu'il n'avait pas toutes les réponses sembla clamer la jeune fille. Après quelques secondes, elle retrouva l'attitude calme qu'on lui connaissait et dit :
- ePardonnez-moi Général, mes réflexions personnelles n'ont rien à voir avec les négociations. La vérité c'est que les gens que je représente sont issus de mondes décimés par des siècles d'occupation Goa'uld et ne comprennent pas la complexité de la politique terrienne ; mais je pense que tout le monde peut convenir que l'ascension d'un groupe comme l'Alliance Luxienne n'est pas acceptable et qu'une autorité interplanétaire doit être formée afin d'empêcher que cela ne se reproduise une fois l'Alliance vaincue.e
Le Général O'neill hocha la tête et paru perdu dans ses pensées pendant quelques minutes, puis il reprit la parole :
- "Si vraiment il n'y a rien de mal à ce que vous faisiez, pourquoi ne pas avoir simplement demandé ?"
- "Quoi ?" Fit-elle.
- "Politique et négociations mises à part, ce que je dois déterminer pour l'instant c'est si vous voulez simplement étudier la culture terrienne dans notre dos ou si vos amis de la Confrérie ont caché des messages codés dans ma série préférée. En résumé peut-on vous faire confiance?"
Après une seconde de silence, la jeune fille reprit:
- "Il y a quelques mois, l'Alliance Luxienne s'est rendue sur une planète de fermiers afin de leur imposer la culture du Kassa. Si les autochtones avaient développé une résistance aux piqûres des insectes peuplant les marécages, ce n'était pas le cas des hommes de l'Alliance. Ils ont assez vite développé une agressivité pire que celle qu'on leur connaissait habituellement et sont morts d'une maladie assez semblable à ce qu'on appelle la rage sur Terre."
- "Et bien sûr, vous seule connaissez le moyen de guérir cette maladie, quelle coïncidence !" S'exclama O'neill.
- "Lorsqu'il fut clair qu'aucun traitement connu ne les sauverait, les soldats luxiens sont venus à moi" poursuivit la jeune femme imperturbable.
- "Quoi ? Vous êtes le médecin de l'Alliance maintenant !" S'indigna O'neill. "Alliance ou Résistance, décidez-vous !"
- "Je commerce avec l'Alliance comme avec d'autres, ce qui me permet de fournir à la Résistance un certain nombre d'informations" dit-elle. "Mais ce qui est important ici, c'est que j'ai pu soigner les Luxiens."
- "Comment ?" Demanda O'neill agacé
- "Grâce au dispositif médical Goa'uld" répondit-elle une lueur dans le regard.
Dans la salle d'observation du labo.
- "Elle prétend savoir l'utiliser", dit Oneill à Landry
- "Peut-être devrions nous appeler les Tokra", répondit ce dernier.
- "Nous n'en avons pas le temps", interrompit. Lam,"il est si faible que c'est un miracle qu'il soit encore en vie. La vérité c'est que nous n'avons pas d'autre choix si nous voulons le sauver."
Oneill, Carter, Landry, Lyra et le Dr Lam était autour du colonel Davis, deux gardes armés veillaient à bonne distance.
- "Tu ne veux pas essayer Sam ?" Demanda Oneill
- "Et pourquoi pas toi ?" Répondit l'ancien hôte de Jolinar avec une grimace.
- "Je vous assure que je maîtrise parfaitement le processus, dit Lyra sans relever les allusions du passé d'hôtes des anciens membres SG1; "et peu importe la conspiration à laquelle vous pensez que j'appartiens, je n'ai aucun intérêt à voir cet homme mourir."
Les instruments sonnèrent soudain, indiquant un arrêt cardiaque du colonel.
- "Allez y!" ordonna le général Landry.
Lyra tendit l'appareil Goauld au-dessus du malade. Après plusieurs minutes de concentration, celui reprit connaissance, faible mais vivant.
Après le soulagement général, O'neill se tourna vers la jeune femme rousse :
- "Il me semble temps de donner des explications" dit-il
- "Tout ça est très personnel", répondit-elle, "et n'a rien à voir avec ma mission ici".
- "Vous avez des connaissances insensées sur la géopolitique terrienne, un goût prononcé pour les films hollywoodiens catastrophes et un serpent a pour sûr séjourné dans votre tête", s'énerva Oneill, "si vous voulez qu'on vous fasse confiance, il va falloir nous donner un peu plus que 'c'est personnel'".
- "Très bien…" dit la jeune femme eaprès avoir fermé les yeux un instant, "mais je vous demanderai de rester discret sur ce que je vais vous dire."
- "Nous jugerons nous même de la pertinence de répercuter vos dires à nos supérieurs" dit Landry.
La jeune femme, qui avait perdu son détachement habituel, se laissa tomber sur une chaise proche et commença son discours en regardant le sol devant elle.
« Il y a 14 ans et pour la première fois depuis de nombreuses années, une équipe de scientifiques à ouvert la porte des étoiles terrienne. Une expédition est partie sur une planète nommée Abidos, la mission s'est soldée par la mort du Dieu Goauld Râ. Le grand public n'a jamais été informé de la découverte d'une vie extraterrestre et la porte a été remisée. Seulement, les terriens n'avaient pas encore conscience de l'existence d'un nombre infini d'autres planètes et d'ennemis. »
Sam et Jack se regardèrent en fronçant les sourcils, se demandant où elle voulait en venir tout et surtout comment elle connaissait ces informations. L'atmosphère était devenue lourde et tout le monde semblait penser qu'il fallait mieux la laisser terminer ce qui ressemblait à une confession difficile.
"L'un de ces ennemis potentiels", poursuivit-elle, "exilé par les siens et possédant une connaissance plus étendue que celle de ses semblables, fut le premier à réaliser la dangerosité du peuple de la Tau'ri. Il décida donc de rassembler des informations sur celui-ci d'une manière plutôt originale.
C'est ainsi qu'une jeune étudiante, bien en avance pour son âge et en recherche de sensations, s'est laissée attirer par un beau jeune homme aux yeux brillants et le suivi pour 'rejoindre les Dieux'.
Des années plus tard, le 'Dieu' finit par quitter son esprit mais sa mémoire photographique lui interdit d'oublier ses années d'horreur. Aujourd'hui et bien malgré elle, la lutte contre un nouvel ennemi la ramène sur sa planète natale."
Retenant des larmes d'un regard décidé, elle leva les yeux vers une assistance pétrifiée.
- "Oh mon Dieu", lâcha Sam.
Dans la salle de briefing, Oneill, Carter et un Colonel Davis à peine remis attendait le Général Landry.
- "Son histoire se tient" dit ce dernier en ouvrant un dossier sur la table qui contenait des coupures de presse montrant des photos de Lyra juste quelques années plus jeune. "Il y a un peu moins de 14 ans, une étudiante a disparu d'un séminaire en Suisse."
- "Et vous voulez me faire croire que de retour sur sa planète après tout ce temps, la première chose qu'elle fait c'est télécharger des films et négocier un traité interplanétaire ?" Demanda O'neill.
- "Que devrait-elle faire d'autre ?" Demanda Davis
- " Rentrer chez elle !" Fit Oneill
- "Ce qui engendrerait un certain nombre de questions" remarqua le Colonel
- "Auxquelles il serait bien plus simple de répondre si le public connaissait l'existence de la porte des étoiles" termina Landry
- "Ça explique son militantisme pour qu'elle soit dévoilée" murmura Oneill
- "D'autant plus que si l'on n'avait pas gardé ce secret et d'autres qui y sont liés, on peut penser qu'elle n'aurait pas suivi 'le beau jeune aux yeux brillants'" acheva Carter.
AN 1 Qu'avez vous pensé de ce chapitre au SGC? De O'neill en mode 'love sick puppy'?Et du nouveau personnage? Des idées pour un titre?
AN 2 Les commentaires sont toujours une motivation pour publier plus vite! Toutefois, au vue de circonstances imprévues, mes mises à jour risquent d'être aléatoires jusque mi février. Je suis désolée et je ferais de mon mieux soyez en sûrs!
AN 3 Le prochain épisode est de nouveau centré sur SG1. Personnages : Mitchell, Landry, Lyra (OC), Afron (OC), Davidson (OC), Simmons (OC), River (OC), des méchants luxiens (OC), le retour de Daniel Jackson! Et une brève apparition de Sheppard, McKay et Woolsey !
