Titre : La fille du Nil, chapitre 2
Base : Papyrus
Personnages/Couple : Theti Cheri/Papyrus
Genre : amoureux/lime
Gradation : R/ M
Légalité : propriété de De Gieter, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Note : conformément au règlement de FFNet, les parties porny ont été coupées de cette version
Nombre de mots :
en théorie 2700/18 800, en pratique tronqué à 2200)

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Nefer Neferou Theti Cheri avait déjà choisi qui elle épouserait. Personne ne lui dicterait sa conduite. Qu'elle change seulement ce choix en évidence et plus personne ne pourrait l'obliger à agir autrement.

Ça semblait simple. Ça l'était. Il suffisait à Theti-Cheri d'épouser Papyrus. Ses parents connaissaient d'ailleurs ses intentions depuis longtemps : elle n'avait qu'à les réaliser. Sitôt arrêté, Theti décida de réaliser son projet immédiatement, tellement sa justesse lui semblait évidente.
La vieille Choubra, sa chère nourrice, ayant rejoint la Rive d'Occident depuis quelques années déjà, elle n'avait plus personne à qui se confier mais, elle n'en doutait pas, celle qui n'avait toujours voulu que son bonheur n'aurait pas manqué de la soutenir.
Ne serait donc au courant, ce soir, que sa suivante préférée. La servante dévouée l'aida à se préparer. Avec méthode et autant de soin que si elle commençait à nouveau sa journée, elle la lava, la massa, la parfuma, la farda. Elle la revêtit d'une robe légère et la para de ses plus beaux bijoux, de talismans qui appelleraient sur elle la protection des déesses Isis et Hathor. Puis, pour donner le change aux gardes, elle la dissimula sous un manteau tout simple ; les nuits restant fraîches… Portant une lampe, elle l'escorta le long du couloir, quelques pas plus loin à peine, de ses appartements princiers à la chambre plus modeste mais ô combien suffisante de son ami. Il lui arrivait de vouloir converser avec lui quand le temps le leur permettait ; qu'elle le fasse ce soir ou un autre, personne ne s'en étonnerait.

La lampe déposée au pied du lit et la suivante renvoyée, certaine de son silence, Theti laissa tomber les voiles. Elle se débarrassa du manteau et laissa à peine à Papyrus le temps de se demander ce qu'elle faisait là, avant d'ôter également sa robe. Elle se tenait face à lui dans toute sa splendeur, vêtue uniquement de son diadème, son collier et ses bracelets. La magie de ces bijoux ne les quitterait pas de toute la nuit.

Papyrus, sans voix face à cette apparition, n'était plus en mesure de protester. Theti ne l'accepterait de toute façon pas.
Je t'ai choisi il y a longtemps déjà. Cette nuit, je deviens enfin ton épouse.
Il leur suffisait de passer la nuit comme mari et femme, pour qu'au matin, leur union soit consacrée.
Theti avait choisi d'en prendre l'initiative. Mis au pied de sa proposition, Papyrus dut en accepter le sérieux et n'osa plus se cacher derrière de faux prétextes pour tenter de la faire changer d'avis. On ne dit pas à une Princesse royale d'Égypte qu'elle se trompait ! Puisqu'il l'aimait et qu'il l'estimait, il devait bien avoir confiance en elle… et en lui-même, quand elle affirmait bien fort que c'était lui seul qu'elle voulait, quoi qu'en dise le reste du monde.

Si elle l'avait convié dans ses appartements à elle, ne l'en voyant pas ressortir, les gardes auraient pu se douter de quelque chose et peut-être, en avertir ses parents, ou des prêtres, ou, véritablement cauchemar auquel elle ne voulait pas croire, accuser Papyrus d'avoir profité de son invitation naïve pour commettre un crime abject.
En faisant la démarche d'entrer volontairement dans sa chambre, elle exprimait on ne peut plus clairement son désir.

Quand elle lui tendit la main, ému, il ne songea plus à protester. Il la prit avec bonheur. C'est tout de même elle qui esquissa les pas qui les menèrent à sa couche. Enfin, au pied du lit, Papyrus prit sa première initiative. Il s'y assit avant elle pour l'inviter à l'y rejoindre. Ainsi, chacun aurait manifesté sa volonté d'accueillir l'autre dans sa vie.
Leurs mains se cherchaient, leurs bouches se trouvèrent. Theti dénoua prestement le pagne de Papyrus. Dessous, il était déjà prêt à recevoir ses attentes.

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Ils échangèrent encore baisers, caresses et mots d'amour. Bientôt, Papyrus sentit monter l'envie de réessayer. C'était si bon pour lui, pourquoi ne pas recommencer encore ? Ainsi Theti aurait droit à une deuxième chance de connaître le même plaisir, et une troisième, et ainsi de suite, toute la nuit.
Cette nuit leur appartenait ; électrisés par leur amour, ils ne se sentaient nullement fatigués. Tant que la lampe brûlerait, tant que Rê continuerait son voyage au royaume des morts, ils feraient selon le désir de leur cœur, l'appétit de leurs corps.

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Theti soupira, rit doucement et redevint douce colombe. Baignée de sueur et ses longs cheveux emmêlés, elle rayonnait pourtant plus que jamais. Amoureusement, elle se blottit contre Papyrus.

"Je suis tellement heureuse…
C'est si bon d'être avec toi."

Ils s'accordèrent un temps de repos, de calme et de tendresse, échangeant caresses légères et serments profonds, laissant la lune faire changer les ombres à la fenêtre et la lampe décliner doucement.

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Leurs âmes volèrent ensemble vers le sommeil, accomplissant un voyage de plus qui achevait de sceller leur union.