« Missing »

Ils étaient dans la merde. Il n'y avait pas d'autres mots. Ils étaient vraiment dans le pétrain. Clément savait que si ils n'arrivaient pas à s'enfuir très bientôt, Martin y passerai. Ce dernier avait finalement succombé, la fatigue, la perte de sang et l'excès d'adrénaline avait eu raison de lui. Clément contrôlait régulièrement sa respiration et son poul. Martin était affalé sur lui. La tête contre sa poitrine, Clément lui était recouvert du sang de son collègue, jamais il n'avait senti l'odeur du sang aussi forte. L'atmosphère commençait à sentir la mort, cette odeur âcre qui vous paralyse, qui éveille tout vos instincts. Clément était mort de peur, pour la première fois de sa vie il n'avait pas de plan B, il ne savait absolument pas comment ils allaient se sortir de cette situation.

Ils roulaient maintenant depuis plus de 3 heures selon sa montre, il faisait nuit noire et un froid glaçial. Il tremblait de tout son corps depuis l'arrière du pick-up, Martin lui tenait chaud, mais lui aussi était pris de frissons et de tremblements, il gémissait de temps à autre, et Clément en profitait pour lui murmurer des mots rassurants. Pour Martin, mais pour lui aussi. Il essayait de se convaincre qu'ils s'en sortirai, pas indemne mais vivants. Il n'avait aucune idée de leur destination, sûrement une de ses prisons pour otage dont personne ne revenait, et où la vidéo de votre décapitation faisait le tour du monde. Bon dieu… Il avait du mal à déglutir, la panique s'installa en lui. Martin tremblait de plus en plus contre lui. Et plus aucune parole ne semblait le calmer, ses lêvres étaient bleues, et sa blessure avait cessée de saigner. Sa respiration devenait saccader, la coupure qu'il avait sur le front avait recouvert son visage de sang. Son collègue et ami était en train de mourir. Si ce n'était pas pour les tremblements, et juste son apparence, Clément aurait dit qu'il était déjà mort.

Il aurait tout donné pour prendre cette balle à sa place. Jamais il n'oubliera ce qu'il s'est passé devant ses yeux, son collègue reposant l'arme, le regardant droit dans les yeux, et puis un bang, assourdissant qui lui avait fait fermé les yeux. Quand il les rouvrit Martin était à terre, Clément était sûr qu'il était mort, il se souvient d'avoir hurler, le plus fort possible. Hurler sa colère et sa détresse. Puis Martin a bougé, et l'espoir est revenu. L'espoir est définitivement revenu quand un second véhicule s'approcha de la scène, mais les journalistes espagnols à bord n'eurent gère plus de chance. A peine avaient-ils commencer à sortir de leur véhicule en demandant ce qu'il se passait qu'ils furent abbatus, froidement, et l'espoir est reparti aussi vite qu'il était arrivé.

Ils fonçaient à présent dans le désert Irakien, dans la nuit, sous les étoiles, éclairé par la lumière d'un pick-up qui avait rejoint leur course il y a une heure maintenant. Les corps des journalistes espagnols avaient été jeté sur le bas coté quelque minutes après leur départ de la zone de l'accident, enfin plutôt incident. Car tout cela était planifié, Clément en était sûr, un des assaillant avait prononcé le nom de Martin, il le connaissait donc, c'était eux qui étaient visés. Les pick-ups commencèrent à ralentir puis finirent par s'arrêter.

« Descend ! Prend ton pote avec toi et descend !, l'homme qui était avec eux à l'arrière du pick-up agita son arme dans sa direction. Il s'en fichait à présent, il était sûr qu'il allait mourir. Mais il pensa à Martin, qui était encore en vie. Il devait se battre pour lui, pour sa famille, pour ses amis Il obéit alors

D'accord ! D'accord ! Il lui faut des soins, il me faut de quoi faire un bandage ! »

Clément souleva Martin et relâcha la pression qu'il exerçait sur son épaule, le saignement avait belle et bien stopé, bon ou mauvais signe, il n'en savait rien il n'était pas médecin, Martin respirait encore et c'est tout ce qu'y lui importait. Il le balança sur son épaule et le souleva. Martin gémit, Clément serra les dents. Il espérait que le sommeil dans le lequel Martin se trouvait serait assez profond pour l'empêcher d'agoniser.

Ils arrivèrent dans une petite cabane, Clément repéra deux pièces, une dans laquelle se trouvait une grande table recouverte de documents et de photos, Clément reconnu des captures d'écran de leurs duplex/reportages. Il avait raison, tout était planifié. Un assaillant le poussa en le urgent d'avancer plus vite quand il vit que Clément jouait les curieux. Ils se retrouvèrent dans la deuxième pièce, vide, avec seulement un tapis par terre. On lui balança un bout de tissus et la porte se referma derrière lui, il prit une grande respiration et allongea Martin sur le tapis. Il ramassa le bout de tissus et essuya le sang du visage de son partenaire, il faisait un peu plus chaud dans la cabane mais pas suffisement pour que Martin retrouve des couleurs, de plus il devait avoir perdu une quantité de sang inquiétante puisque lui et Clément en étaient recouverts. Clément vérifia sa respiration et son poul, les deux étaient faibles et rapides, et les poumons de Martin faisaient un affreux bruit de raclement, jamais bon signe. Clément commençat à désespérer, il n'était pas médecin et à part faire un bandage approximatif autour de la blessure il ne savait que faire de plus pour sauver son ami.

Il trouva un appui pour suspendre les jambes de Martin, il l'avait lu quelque part, jambes en l'air = sang vers le cœur, et puis tout était bon à prendre. Il s'assit près de lui et posa la tête de son collègue sur ses genoux. Ils ne pouvaient que attendre maintenant, il n'y avait pas de fenêtre dans la pièce où ils se trouvaient, il n'aurait donc aucune notion du temps.

Lui aussi était épuisé, il n'avait pas baissé de rythme depuis l'accident, il n'avait cessé de se débattre, ou de rassurer et s'occuper de Martin. Il n'avait rien avalé depuis des heures et son corps commençait à le lâcher, il mourrait de soif. Ses paupières étaient lourdes et il sentit qu'il n'allait pas tarder à s'endormir. Et puis, il ne pourrait pas faire grand-chose de plus éveillé.

Il s'abandonna donc aux bras de morphée, espérant de tout cœur que lorsqu'il se réveillera Martin sera toujours là, et que tout cela n'était qu'un affreux cauchemar.

« Get down ! Get down on the ground ! Don't move ! Show me your hands !, ces cris tirrèrent Clément de son sommeil, il se sentait encore plus faible que lorsqu'il s'était endormi, il jetta un rapide coup d'œil à Martin, seulement pour s'apercevoir que celui-ci ne respirait plus. Ce fut comme une douche froide qui le réveilla d'un coup.

Martin ! Martin réponds moi ! Non non non, s'il te plaît pas maintenant pas comme ça ! Aller respire merde ! Martin !, il le secouait à présent, tout n'importe quoi, mais il fallait que Martin revienne. Il n'eût pas le temps de commençer les premiers soins que des hommes armés débarquèrent dans leur pièce, enfonçant la porte, ils leur hurlaient dessus, leur demandait leur noms, quand Clément eût finit de répondre ils baissèrent leurs armes et Clément remarqua le drapeau canadien sur leurs uniformes. Des alliés, ils étaient sauvés. Enfin non parce que Martin ne respirait plus, il était mort. Clément ouvrit la bouche pour leur indiquer la condition de son collègue mais ils semblait avoir déjà comprit et s'affairaient déjà autour de lui.

S'il vous plaît sauvez le … Je vous en supplis. Sauvez le. Sauvez le. »

Sa voix se brisa sur ses derniers mots, il était en train de perdre son ami, son collègue, son partenaire. La personne en qui il avait le plus confiance sur terre. Les millitaires hurlaient des consignes entre eux, ils lui masquaient la vue de Martin, il ne pouvait pas voir ce qu'ils lui faisaient. De vieux réflex de la nuit passée le poussèrent à se méfier et à aller défendre son collègue mais il fut retenu, par deux millitaires qui lui parlait en français, il entendait mais ne comprenait pas, sa tête tournait de plus en plus, la décharge l'adrénaline initiale perdait en puissance et ses forces l'abandonnait. Il en savait pas combien de temps il était resté endormi. Les millitaires apportèrent un brancard sur lequel ils déposèrent son ami, qui était relié à une multitude de fils à présent, dont un, énorme à ses yeux, rentrait dans sa bouche pour, il le devine, aller se perdre dans ses voies respiratoires. Ils prirent la direction de la sortie, Clément passa devant les corps de leur assaillant, une équipe de millitaire s'affairait à ramasser les documents sur la table, d'autres sécurisait la cabane. Lorsqu'ils sortirent enfin à l'extérieur, les yeux bleus de Clément retrouvèrent la nuit qu'il avait l'impression d'avoir quitté il y a seulement quelque minutes. Seulement cette fois un hélicoptère les attendait, ses hélices ajoutait au vent glaçial des raffales qui lui firent perdre l'équilibre, il fut rattraper par un millitaire qui lui cria quelque chose qu'il ne comprit pas. On l'aida à monter dans l'hélico, il fut suivit de près par le brancard de Martin, qu'on pausa à ses pieds. Son ami était dans un piteux état, s'il survivait à ce qu'il venait de vivre, il serait définitivement une force de la nature. Il sentit que l'hélico décola, son sang ne fit qu'un tour et il fut prit aux tripes, trop de sensations et d'émotions d'un coup et son corps vida ce qui lui restait de ressources dans un sac placé devant lui inextrémis.

Martin respirait à nouveau, pas seul mais c'était déjà ça, et il était en route loins de cet enfer. Clément se remémora les évènements qu'il venait de vivre et essaya de faire un effort pour comprendre le comment du pourquoi ils en étaient là … Mais rien, pas d'explications. Il savait juste qu'ils allaient rentrer chez eux maintenant. Pas sains, mais saufs. Il se pencha vers le millitaire

« Combien de temps s'est écoulé depuis qu'on a disparu ?, une question innocente, mais essentielle.

-27 heures depuis qu'on a eu des nouvelle de vous. »

27 heures. Un peu plus d'une journée, une journée qui avait changer leur vie à tout jamais. Il se pencha et attrapa la main sans perfusion de Martin et la serra fort dans la sienne.

« Reste avec moi, on rentre Martin. Accroche toi, on rentre à la maison et tout ira bien. ».

Voilàààààà, j'espère qu'il vous a plut, c'est un peu fouillit et bourré de fautes (pas tapé) le retard de Martin et Clément est rattrapé, la suite à Paris. ) J'avais beaucoup d'idées donc ça part un peu dans tout les sens je m'excuse. Des keurs keurs sur vous !