Bonne lecture à tous, j'espère que ce chapitre vous plaira :)
Chapitre 2 :De l'œuf de la haine, si petit qu'il soit d'abord, peuvent éclore des monstres1
« Hermione mais ouvre les yeux par Merlin ! Ça n'a plus l'air d'une plaisanterie douteuse, tu dois prendre ses menaces aux sérieux ! »
A force de discussion le ton d'Harry était devenu suppliant. Hermione debout face à lui tentait de le raisonner mais plus le temps passait, moins elle devenait convaincante. Elle ne pouvait quand même pas se laisser terroriser par de stupides mots sur un parchemin !
- Écoute Harry, je comprends que tu t'inquiètes et je t'avoue que je commence à prendre ses menaces pour ce qu'elles sont. Mais tu ne peux pas t'emporter de la sorte, tu dois rester objectif. Elle vit son ami prêt à lui répondre alors elle le devança. Non s'il te plaît ne m'interromps pas je sais ce que tu vas dire. Elle souffla d'agacement. Tu ne devrais pas être sur ce dossier...
- Tu n'es pas un dossier Hermione ! Tu es ma famille ! Et ça fait plusieurs mois que tu reçois ces fichus lettres mais là ça va bien trop loin...
- Stop Harry s'il te plaît ! Sous le haussement de ton de sa presque sœur Harry se tu un instant.
- Je suis désolé Hermione, je...
La jeune sorcière lui sourit :
- Je sais bien que toute cette histoire fait remonter de mauvais souvenir Harry, mais on est plus des adolescents, on ne peut pas se lancer tête baissée à la poursuite d'un fantôme. Tu es l'adjoint du chef des Aurors, tu ne peux pas te permettre une seule erreur ils te retireront du dossier et tu sais très bien que Robards1 te fait une faveur ne lui en demande pas trop !
Harry se dirigea vers sa cuisine, prit deux bieraubeurres, retourna dans le salon, s'assit sur le canapé aussitôt rejoint par Hermione qui se saisit de la bouteille tous cela sans un mot dans un silence quasi religieux.
- On est dans la bouse de dragon Hermione, tu t'en rends compte j'espère. Ce n'était ni une question ni une affirmation, c'était un simple constat. Un simple et triste constat.
- Je sais.
Ils restèrent ainsi un moment, dans le silence à siroter leur breuvage. Harry avait seulement décrété qu'il fallait fêter le retour des ennuis comme il se devait et, de ce fait, le whisky pur feu était plus adéquat qu'une bieraubeurre.
Nos deux héros de guerre n'étaient pas adeptes des beuveries, ils n'avaient pas beaucoup changé depuis leurs années Poudlard. Mûris sûrement, ils s'étaient tous les deux mariés à leur amour de jeunesse et avaient construit de belles familles unies. Ils avaient des boulots dans lesquels ils s'épanouissaient. Leur amitié n'avait jamais cessé, se renforçant au fil du temps si c'était possible. Hermione était fille unique et Harry s'était vu arraché la totalité de sa famille, c'est donc naturellement qu'un lien fraternel c'était développé entre eux. Bien sûr Ron faisait lui aussi partie du trio, et dépassait la jalousie qu'il avait pu ressentir pendant son adolescence envers ses deux amis. Un équilibre avait pu se créer stable et constant. Une belle dynamique s'était mise en place.
- Tu devrais le dire à Ron.
- Il est au courant Harry.
- Je sais qu'il est au courant de celle que tu as reçu avant le divorce. Mais il ne sait pas que chaque matin, de chaque journée, depuis un mois, tu en reçois... Et encore moins qu'elles arrivent directement chez toi depuis une semaine !
Hermione grogna, elle sentait les quelques verres qu'elle avait ingurgité faire effet. C'est avec une lenteur inhabituelle et une voix pas franchement maîtrisée qu'elle se mit à débiter un flot de parole plus ou moins cohérentes :
- Depuis le divorce, avec sa rencontre, et maintenant ses affaires chez elle, je n'ai pas vraiment voulu enfin tu vois, leur infliger tout ce tralala. Et puis Harry tu me connais je sais quand même me servir de ma baguette j'ai pas besoin de personne pour me protéger.
Harry se redressa vivement et c'est d'un air choqué qu'il regarda Hermione :
- Quoi j'ai un truc sur le nez ? Elle loucha pour essayer d'en voir l'extrémité. Harry explosa d'un rire franc et contagieux :
- Hermione tu n'arrives même plus à aligner trois phrases si McGonagall te voyait !
Prenant un faux air outré elle se jeta sur ce saligaud dans l'espoir de lui faire payer cet affront. Mais épuisés par leur soirée ils s'endormirent tous les deux sur le tapis du salon du Square Grimaud.
Hermione semblait amorphe, elle n'arrivait pas à bouger, se sentait courbaturée, tous son corps la « faisait souffrir mais le pire c'était l'arrière de sa tête.
Il ne lui semblait pas que dans ses souvenirs elle avait bu à tel point qu'elle se retrouvé incapable de dire ce qui lui était arrivé ? Et pourquoi avez-t-elle mal à ce point ? Il devenait urgent qu'elle ouvre les yeux et qu'elle aille confronter Harry ! Du Whisky-Pur-Feu par Merlin ! Il le savait pourtant que son amie ne supportait pas celà.
Une petite minute...Sa soirée avec Harry datait d'une semaine. Elle se mit à réfléchir à toute vitesse ; comment se faisait- il qu'elle ne parvienne pas à bouger ? Pourquoi c'est yeux ne voulait pas s'ouvrir ? La brune voulue parler mais aucun son ne sorti de sa bouche. Était-elle morte ? »
« Harry ! »
Un hurlement rauque et désespéré retentit dans la maison du survivant ! Il se releva d'un bond, sa femme à ses coté tenait fermement sa baguette -la guerre leur avait laisser à tous des traces indélébiles- un coup d'œil vers elle et il se tint debout, alerte.
Ron fit une entrée fracassante dans leur chambre, les yeux rouge et gonflés, le souffle court mais ce qui surpris le jeune couple fut le masque de souffrance qu'arborait le jeune homme.
- Ron qu'y-a-t 'il ? demanda sa sœur inquiète.
- Hermione, les enfants, ELLE A DISPARU ! Harry … Disparu ! C'est les lettres je le savais ! Il fallait intervenir. Ron était dans un état de panique sérieusement avancé, il tremblait, des larmes coulaient sur ses joues ; il répétait inlassablement ces quelques phrases.
- Où sont les enfants !? s'écria Ginny complètement chamboulée par l'annonce.
- A Sainte-Mangouste, ils ont subi l'imperium Harry, L'IMPERIUM ! Ils ont des bleus et Rose a probablement une côte cassée, elle dit être tombé dans les escaliers. Ils ont fait du mal à mes bébés, je vais les tuer Harry. Il avait murmuré cette dernière phrases en y mettant toute la colère, la rage qu'il pouvait ressentir, elle résonna dans la pièce : les murs en auraient tremblé.
- Je te fais la promesse qu'on va la retrouver Ron. Harry avait dit ça avec un calme olympien et pourtant si on le regardait attentivement on pouvait voir ses pupilles dilatées, sa posture était droite et déterminée, on ressentait toute la magie du survivant pulser dans ses veines .
Il resserra sa prise sur sa baguette, il ne tremblait pas, droit et fier.
On lui avait enlevé sa sœur, ils allaient mourir.
1Citation de Henri-Frédéric Amiel ;
2Chef du bureau des Aurors
Je suis un peut stressé de vos retours sur ce chapitre alors j'attends avec impatience vos impressions.
