Chapitre 3: il suffit d'un seul événement pour transformer le meilleur des hommes en bête .


Le ciel était noir ce soir là, la lune invisible semblait ensevelie sous les nuages menaçant. Au milieu de nul part en Angleterre, se trouvait une taverne à l'aspect lugubre. Si on la regardait de loin on n'y aurait vu qu'une vielle battisse en ruine où la nature y avait repris ses droits: ronces, branchages et animaux en tout genre y avaient élu domicile. Pourtant une faible lumière se diffusait ci et là. Un rat particulièrement gros faisait la course avec une de ses congénères, il s'arrêta un instant dans une des nombreuses fissures qui parsemaient le bâtiment. On n'y voyait pas grand chose à vrai dire, une épaisse fumée brouillait la vue du rongeur. Avachis au bar se trouvait un vielle homme à l'apparence négligée : les yeux vitreux et le visage sale. Le tavernier lui resservi un énième verre un air compatissant sur le visage:

«- C'est pas la forme se soir! »

-Ouais..

-Celui la c'est pour la maison.

- ….

Voyant que le voyageur n'était pas enclins à la discussion, il lui déposa une bouteille de whisky Pur Feu et le laissa seul ruminer sa peine.

Ce n'était pas la première fois qu'il voyait cet homme, toujours assis à la même place au bar, commandant le même breuvage, buvant jusqu'à plus soif, partant dès que quelques larmes se mettaient à couler et laissant toujours un bon pourboire.

Blaise Zabini n'aimait pas spécialement son travail, en réalité, il ne savait plus très bien comment il avait atterri ici. La fin de la guerre, la volonté du nouveau ministre de la magie de donner une chance aux enfants des mangemorts- aidé sans conteste par l'héroïne de guerre Hermione Granger- sans passer par la case Azkaban. « Utopie » pensa-t-il amer. Ou pas tant que ça en fait, certain de ses anciens camarades s'en étaient bien sortis, un boulot respectable, une famille. Certains ne se fessaient même plus insulter dans la rue. Il n'y avait qu'à regarder Draco Malfoy.

Elle avait du cran la Granger, malgré le fait qu'elle était incontestablement détestable, on ne pouvait lui enlever son ambition et son acharnement.

Le jeune homme avait beau dire, il ne la détestait plus, il ne l'avait probablement jamais détesté d'ailleurs. Oui elle était exécrable en classe c'était un fait, oui elle se croyait plus intelligente, plus intéressante et plus doué que tous ses camarades.

Elle était tellement agaçante. Et pourtant c'était le cas, elle était brillante, loyale et tellement courageuse. La vérité c'était que les femmes la détestaient car elle était différente, les hommes car elle leurs était supérieure en tellement de points. Mais si on y regardais de plus près, ils étaient tous en admiration devant cette petite boule de nerfs.

Enfin « il n'allait pas refaire le passé » pensa-t-il : il ne savait juste pas très bien où les choses avaient déconné (mal tourné).

Il n'aimait pas spécialement son travail, par contre il aimait le contact avec les clients, il aimait pouvoir leur remonter le moral quand ceux-ci ce confiaient à lui. Il aimait se sentir utile et alléger un peu leur fardeau. Alors oui , c'était une taverne miteuse qui recceuillait les chiens errant du monde magique et alors... Tous le monde avait besoin d'un endroit où se réfugier et c'était dans le bar de Blaise Zabini.

Ce soir la, le vieil homme changea ses habitudes et pris place au fond de la pièce dans un endroit peu éclairé. Et il attendit longtemps, longtemps. Il sentit ,enfin un rat se faufiler entre ses jambes.

« Ecoeurant ! » cracha l'homme

- Je vous le fait pas dire, on aurait pu se rencontrer ailleurs.

Il renifla dédaigneusement et siffla entre ses dents :

« Tais toi abrutis ! Tu l'as eu ? »

- Effectivement.

- Maintenant qu'on la tien il ne nous reste qu'à passer à la deuxième partie du plan.

Les deux hommes ricanèrent froidement.

Blaise était heureux, son client mélancolique semblait aller mieux finalement, il lui porta une deuxième bouteille.

« Pour la maison » offrit Blaise, « ça me fait plaisir de vous voir passer un bon moment. »

- Merci jeune homme, et ils trinquèrent tous les trois, toutes les pensées de l'homme tournées vers son fils. Ce jeune le lui rappelait, il l'aimait bien.


Une semaine s'était écoulée depuis l'enlèvement d'Hermione. Ron, Harry, Ginny, la totalité des Weasley et des anciens membres de l'ordre du Phoenix ainsi que le Ministre de la Magie monsieur Shaklebot étaient réunis au Terrier.

Ils avaient mis tous les Aurors Britanique sur l'affaire, Harry s'était mis en relation avec les Aurors Européens et Américains pour couvrir un plus large territoire : une des figures emblématiques avait disparue il fallait la retrouver.

« Ça sent les mangemorts à plein nez cette affaire ! » souligna Charly

-A première vu on pourrait le penser oui, »réfléchis Harry, « mais il ne faut pas mettre les autres pistes de cotés ! Hermione à crée des associations d'aide aux victimes de guerre, fait passer des décrets en faveurs des créature magique …

-Elle a été avocate dans de nombreuses affaires délicates, souligna Ron.

-Elle a mis le bazars au Ministère en luttant contre la corruption ajouta Ginny.

-Sans oublier que notre tornade brune a complètement réformé les conditions de détention d'Askaban, s'amusa Arthur

-Granger à mis son nez de Miss-je-sais-tout dans tellement d'affaires que ça multiplie la liste de ses ennemis, sans parler des dégénérés qui lui courent âpres pour l'épouser.

-Malfoy tu es la pour nous aider ou nous mettre des bâtons dans les roues ? S'irrita Harry

-D'ailleurs pourquoi tu es la ? demanda Ron, et puis Hermione ne se fait pas harceler par des hommes qui veulent se marier avec elle ?

-…

-Vous ne dites rien ! J'ai raison ? Qui cours après Hermione ? Le rouquin commençait à s'agiter, certes ,ils n'étaient plus marié mais elle restait la mère de ses enfants.

-La belette, c'est pas parce que tu as été assez idiot pour accepter le divorce que les autres hommes ne voient pas qu'elle femme formidable elle est.

Après cette déclaration plus ou moins étrange venant de la part de Draco Malfoy un silence pesant s'installa.

-Elle a disparu, murmura Harry rompant la gène qui s'était installée, Ron détourna ses yeux rageur de Malfoy pour les reporter sur son ami.

-On va la retrouver mes enfants. Molly toujours pleine d'espoir repris le contrôle de la réunion il leur fallait un plan et vite.


Hermione ouvrit les yeux une énième fois, elle ne les comptais plus. La jeune femme avait vite cerné la situation, des bribes de sa soirée lui était revenu par vague. La sensation étrange qui l'avait réveillée, sa panique, la voix de sa fille, les intrus chez elle. Immédiatement le liens avec les lettres de menaces s'était fait, « comment avait elle put ne pas les prendre au sérieux plus vite. »

Voilà où sa négligence la menait, enfermée elle ne savait ou, attachée dans un lit et plongée dans le noir.

Et ses enfants par Merlin ! Avaient ils été enlevés eux aussi ? Si elle situait bien, elle s'était faite enlever un dimanche soir, Ron devait récupéré les enfants le vendredi soir. Donc si ils avaient tous les trois été enlevé son ex-époux ne s'en rendrait compte que bien plus tard. Non impossible « sois rationnelle Hermione, tu ne peux pas paniquer, tu as vécu pire... » l'école prendrait contact avec lui pour savoir où étaient les enfants.

Elle continua à réfléchir à toutes les éventualités « de toute façon ils se rendraient compte immédiatement qu'elle ne s'était pas rendu a son travail. Et si les enfants n'étaient pas avec elle »- elle priait Merlin pour que ça soit le cas- » Ron et Harry seraient avertis sur le champ : Rose était intelligente elle les préviendrait. »

La porte du cachot- « se trouvait elle dans une prison,une chambre,un cachot? et pourquoi ne voyait elle rien ? »- s'ouvrit.

-« Rose ? Hugo ? Où sont mes enfants ? » murmura Hermione.

- Je vais vous détacher Madame Granger, écoutez moi bien car au moindre faux-pas vous ne reverrez jamais vos enfants ! » L'homme parlait d'une voix froide et autoritaire, Hermione ne pu empêcher un frisson de la parcourir, il tenait ses enfants elle était fixé au moins. Une vague de rage la traversa elle lui aurait craché dessus à ce veracrasse.

- Bien, je vois que tu as saisi, tu peux considérer qu'ici c'est ta dernière demeure, tu auras un repas par jour- maintenant qu'il parlais de repas Hermione se rendit compte qu'elle mourrait de faim, depuis combien de temps n'avait elle pas mangé- tu as également un seau a disposition pour faire tes petites affaires- au regard dégoûté que lui lança la jeune femme l'homme ricana- soit sage et tu ne souffriras pas trop. Après lui avoir soufflé près de son oreille ses derniers mots le bourreau sorti de la pièce et la laissa de nouveau dans l'obscurité.

- Soit positive Hermione au moins tu es détaché. A peine ses mots eurent franchis ses lèvres qu'elle se retrouva électrocuté, une de ses mains posé sur un des barreaux , elle se recroquevilla sur le sol, la respiration haletante, des spasmes parcourant son corps.

Une voix retenti dans la pièce :

-Cher Hermione, le jeu peux enfin commencer !