Bonsoir tout le monde, comment allez-vous ? J'espère que vos vacances se sont bien passées, pour ceux qui l'étaient encore (bandes de chanceux !). Dans ce chapitre, des mystères sont enfin dévoilés, du moins en partie - et oui, on ne m'enlèvera pas mon petit sadisme haha. Et puis, d'autres vous seront ajoutés surtout.
J'espère que ce chapitre 5 vous plaira, et que vous apprécierez la mère de Nijimura ;)
Réponses aux review :
Miss Yuki 66 : Comme attendu de Kuroko, il n'a pas la langue dans sa poche en effet ;) Je suis contente que la mère de Nijimura te plaise déjà, et j'espère qu'elle continuera dans cette lancée puisqu'elle occupe une grande partie de ce chapitre. Pour ce qui est du majordome de la famille Akashi, qu'est-ce que je mettais amuser à remettre à sa place Masaomi, à cet instant. Après tout, peu de monde se risquerait d'agir de la sorte sans risquer d'y perdre la tête. Shirogane aura l'occasion de se rattraper, ne sois pas dure avec lui ! Merci beaucoup pour ta review et je te souhaite une bonne lecture.
ajiahdompey : Que tu appelles Masaomi Bakaomi m'a beaucoup amusé ! Disons que je l'avais surtout vu associé pour Aomine, et souvent pour Kagami, mais jamais pour Masaomi. Du coup, ce fut une très belle surprise. Ah et pour Shirogane, en effet travailler avec Akashi réserve son lot de pics quotidien. On ne peut malheureusement y échapper, mais n'est-ce pas ce qui fait le charme du petit ? ;) Pour ce qui est de l'histoire entre la mère d'Akashi et de Nijimura, une grande partie a été dévoilée mais il reste encore certaines zones d'ombres que je vous laisserai découvrir petit à petit. En tout cas, merci pour ton commentaire et je te souhaite une bonne lecture !
Guest : Ah oui en effet, à tes côtés Nijimura a un destin bien tragique xD J'espère que tu n'auras pas attendu trop longtemps ce chapitre, mais en tout cas désormais il est tout à toi donc n'hésite pas à te régaler :D Merci beaucoup pour ton commentaire et je te souhaite donc une bonne lecture !
Ipouf : Je suis contente que la personnage de la mère de Nijimura t'ait plu ! C'est toujours difficile d'amener un OC parmi des personnes, qui eux, sont bien connus. Je suis aussi heureuse de savoir que l'entrée de Kuroko t'ait paru réaliste, car qu'est-ce que j'aime écrire sur ce petit et sur son franc parler. C'est toujours un plaisir à écrire, et à manier avec les circonstances. J'espère que ce chapitre te plaira et je te souhaite une bonne lecture !
Le portrait
Chapitre 5
La tempête s'étant calmée, le silence était revenu à l'intérieur du petit appartement de Nijimura, ce dernier jeta un dernier coup d'œil par-dessus son épaule afin de discerner sa mère qui s'était appropriée la cuisine et comptait leur préparer un bon repas chaud, à lui et leur invité surprise. Après s'être assuré qu'elle n'avait pas besoin d'aide, Nijimura se retourna et son attention tomba rapidement sur Akashi qui n'avait cessé de le regarder fixement. Ils étaient tous les deux assis autour de la table, n'échangeant pas un mot et se contentant de s'observer.
Depuis son premier jour en tant que manager de ce garçon, il ne s'était pas passé un seul jour sans qu'ils ne se voient. Cela faisait plusieurs semaines qu'il n'avait pas eu la silhouette d'Akashi dans son champ de vision, et cette réflexion lui fit étirer le coin de ses lèvres. C'était un fait qu'il ne pouvait pas nier : il s'était attaché à ce garnement. Son sourire s'élargit davantage en se l'avouant à lui-même tandis que derrière lui, sa mère mettait les aliments achetés plus tôt sur le feu.
« Ton sourire me fait peur, avoua de but en blanc Akashi.
— Et qu'est-ce qu'il a mon sourire, au juste ? Grinça-t-il, une veine tapotant fiévreusement contre sa tempe.
— Tu ressembles à un imbécile heureux. J'en ai des frissons. Désagréables, bien entendu.
— Bien entendu. »
Sa veine ressortait de plus en plus. Cette fois-ci, Nijimura souriait mais un air sombre planait autour de lui.
Rectification : Akashi ne lui avait pas autant manqué qu'il ne se l'était précédemment avoué. Cependant, si Nijimura avait fait un tant soit peu attention au lieu de canaliser sa colère, il aurait pu voir l'étincelle ravie ayant élu domicile dans le regard vermeil d'Akashi. Cette lueur qui ne tarda pourtant pas à complètement disparaître lorsque le brun reprit de nouveau la parole :
« Et avec ton nouveau manager, ça se passe comment ? »
De nouveau, le visage d'Akashi ne dévoila que froideur et indifférence. Il finit même par détourner le regard et trouver un point très intéressant dans l'appartement du brun, agacé.
« Il est évident que vous n'avez pas les mêmes capacités. Il est efficace.
— Oh, bien… tu feras beaucoup plus de très beaux tableaux dans ce cas ! »
Nijimura étira un sourire ravi, loin de se douter qu'en réalité Akashi disait ces choses dans l'espérance de l'atteindre, de le blesser dans son égo. Aussi le rouquin fut déboussolé face au sourire sincère que lui offrait le brun, offrant ainsi une expression de surprise ; les yeux agrandis et la bouche légèrement entrouverte. Puis brusquement, sans l'avertir, Akashi sentit ses entrailles faire des siennes. Il abaissa dès lors rapidement son visage, ses mèches de cheveux en couvrant alors une grande partie. Son attitude ne passa pas inaperçue cette fois-ci à Nijimura qui fronça rapidement ses sourcils, partant pour interroger l'adolescent quand sa mère vint l'interrompre en se rapprochant d'eux pour déposer les couverts sur la table.
« Le repas est pratiquement prêt. J'espère que vous avez faim !
— Encore plus quand c'est toi qui cuisine, fit-il remarquer en étirant un sourire angélique.
— Satané gosse. »
Elle lui pinça un instant la joue avant de retourner en cuisine, le sourire aux lèvres. De son côté, Nijimura replongea son attention vers Akashi qui avait regardé la scène entre une mère et son fils, une expression rêveuse étirant ses traits.
Avant que le repas n'arrive, Nijimura et Akashi discutèrent de choses et d'autres concernant les peintures du plus jeune et comment son travail avancé. Quelques minutes plus tard, leurs assiettes furent remplies et la mère de Nijimura vint s'installer à la gauche de son fils.
« Alors si j'ai bien compris, tu étais le garçon dont mon fils s'occupait ? Demanda-t-elle à Akashi qui la remercia tandis qu'elle lui tendait son assiette.
— En effet. Mais il ne faisait pas vraiment son travail, rajouta ensuite le rouquin.
— C'est la meilleure ! En même temps, si tu ne m'appelais pas à quatre heures du matin pour que je t'emmène à l'autre bout de la ville, grogna l'intéressé.
— C'était des interviews importantes.
— On t'a jamais appris que le sommeil était une chose sacrée ? Renchérit Nijimura sans même regarder Akashi, concentré plutôt sur son assiette et à amener la nourriture à sa bouche.
— Le monde appartient aux personnes qui se lèvent tôt.
— Quatre heures ce n'est même pas se lever tôt, c'est de la torture. »
Durant l'échange, la mère de Nijimura alterna son regard entre son fils et ce garçon qui n'avait décidément pas la langue dans sa poche. Ils continuaient de se tirer dans les pattes comme des enfants ; c'était toutefois compréhensible en vue du jeune âge du rouquin, mais pour que son fils, la chaire de sa chaire, continue le duel verbal en marchant droit dans les pièges tendus par ce garçon… un soupir franchit ses lèvres.
« C'est toujours comme ça entre vous ? Demanda-t-elle finalement en appuyant sa joue dans sa main, amusée par ces deux-là.
— Comment ça ? La reprit cependant Nijimura, incertain.
— Aussi électrique.
— Parfois votre fils se montre raisonnable et fait preuve d'intelligence, mais je dois vous avouer que c'est excessivement rare, rajouta pour sa part Akashi.
— Tu cherches vraiment les ennuis, toi, hein ? »
Cette fois-ci, un sourire s'étira sur les lèvres d'Akashi et tout le monde put le voir sans la moindre difficulté. Le plus jeune de la table était fier comme un paon. De son côté, la mère soupira longuement en prenant l'intégralité de son visage en main. Son fils n'était vraiment pas croyable ; ça crevait tellement les yeux qu'elle finit même par se demander si tout ceci n'était pas une farce.
« Oh et sinon, tu savais que mon très cher fils avait été un satané voyou il y a quelques années, mon petit ? »
Le surnom fit de nouveau tiquer Akashi, piqué à vif dans son égo. Pourtant, il était évident que le rouquin se retenait de faire la moindre remarque cette fois-ci. Il semblait avoir appris la leçon, redoutant les réactions que pourraient avoir cette femme qui lui souriait bien trop gentiment à son goût. De toute évidence, elle avait encore de travers son oba-san.
« Cela explique bien des choses, souffla simplement Akashi.
— C'est normal de faire sa crise d'ado un jour ou l'autre, ronchonna pour sa part l'intéressé qui faisait tout à coup moins le fier.
— Il avait même formé un petit groupe d'amis et ils étaient toujours fourrés ensembles ! Pour le meilleur comme pour le pire, qu'ils disaient. » Se moqua-t-elle joyeusement.
Evidemment, Akashi voulut en savoir davantage sur le passé de Nijimura et interrogea de ce fait sa mère qui était bien informée à ce sujet. Elle lui raconta alors qu'avec son défunt mari ils avaient inscrit leur enfant à des cours de karaté, espérant par ces derniers que Nijimura puisse suffisamment se défouler et, surtout, apprendre la maîtrise de soi. Malheureusement cela n'avait pas suffi, et le brun se servait plutôt de ce qu'il avait appris pour cogner les personnes qui le dérangeait lui et ses amis. Elle lui raconta aussi leurs relations qui à l'époque étaient plus que tendues, entre Nijimura qui ne les écoutait pas et s'enfermait toujours dans sa chambre après avoir claqué férocement sa porte, ou les absences prolongées de leur aîné du domicile familiale.
Pendant son récit, Akashi se trouva à regarder d'un œil nouveau son ancien manager. Pour sa part, Nijimura était extrêmement gêné. De toute évidence, il désirait oublier cette époque de son existence et tirer une bonne fois pour toute un trait suffisamment épais pour la faire entièrement disparaître.
« Nous étions totalement démuni par la situation… nous ne savions plus quoi faire et nous avions peur pour son avenir. Plusieurs fois mon mari est allé le chercher au commissariat, confia-t-elle.
— Ces fois-là, ce n'était pas moi qui engageais les bagarres, commenta Nijimura afin de se sauver la face.
— Tu y as pourtant bien répondu, de ce fait tu es autant responsable que ces crétins qui t'ont provoqué. Tu as un casier judiciaire Shūzō, ce n'est pas rien ! Ça doit te poser des problèmes pour retrouver du travail en ce moment, non ? »
Des grognements sortirent de la bouche de l'intéressé qui détourna son regard, confirmant par là les craintes de sa mère qui soupira longuement.
« Enfin heureusement, tu as toujours évité la case prison. On a vraiment eu peur à ce propos avec ton père… heureusement que cette femme t'a repris en main ! »
A l'énonciation de cette femme, le sang de Nijimura ne fit qu'un tour. Il eut subitement très froid et son regard se jeta précipitamment sur Akashi qui suivait la conversation sans émettre le moindre bruit. Des sueurs commencèrent à apparaître par la suite sur son visage tandis que sa mère continuait de raconter son passé, précisant que sans l'intervention de cette personne dans l'existence de leur fils, la fin de l'histoire aurait pu être bien plus tragique qu'elle ne l'était aujourd'hui. Ainsi bien évidemment, la question que posa bientôt Akashi fut tout à fait légitime :
« Qui était cette femme ? »
Nijimura se tourna prestement vers sa mère qui ouvrait au même instant sa bouche pour répondre à la question posée, et de nouveau le brun sentit ses muscles se tendre. Ce fut quand les premiers sons sortirent de la bouche de sa génitrice que Nijimura sut que sa mère avait une excellente mémoire. Il devait arrêter ça.
Tout de suite.
« Je vais chercher le dessert ! Clama-t-il en faisant claquer ses mains sur la table avant de se relever.
— Oh ? Ne t'embête pas, je comptais le faire après…
— Viens avec moi. »
Le ton froid de son fils fit s'agrandir les yeux de sa mère qui opina rapidement, suivant les pas de son fils après avoir jeté un coup d'œil à Akashi qui lui non plus ne comprenait pas le retournement de situation. Tout d'abord silencieusement, Nijimura et sa mère allèrent par la suite dans la cuisine qui lui permit une certaine intimité à l'égard du rouquin qui ne pourrait pas les entendre parler sans se rapprocher.
Nijimura s'accroupit afin de pouvoir ouvrir son réfrigérateur et en voir le contenu, remarquant rapidement les pâtisseries que sa mère avaient achetées au préalable. Après les avoir sorties, il se redressa et posa le tout sur son plan de travail. Tout en cherchant des couverts propres, sans jeter un œil à sa mère, Nijimura prit les devants afin d'expliquer sa réaction et d'éviter que la conversation ne dérive de nouveau.
« Ne parle pas d'elle devant lui, ordonna-t-il.
— J'ai cru comprendre… mais je peux savoir pourquoi ? Ce n'est un secret pour personne que c'est grâce à cette femme que tu es sorti de…
— Akashi est son fils. »
Cette fois-ci, Nijimura se tourna vers sa mère et remarqua la bouche entrouverte de cette dernière. Elle en resta sans voix pendant un instant, se retournant par la suite pour observer la silhouette d'Akashi qui patientait à la table, triant sûrement les dernières informations obtenues.
« Oh… Akashi, c'est vrai. J'avais pris l'habitude de l'appeler par son prénom, alors j'avais oublié… »
Pendant l'adolescence difficile de Nijimura, la mère d'Akashi était plusieurs fois venues à la demeure des Nijimura afin de s'entretenir auprès de ses parents. Finalement, elle s'était très bien entendue avec toute la famille et prenait donc souvent le thé avec la mère de Nijimura. Puis, ses problèmes de santé l'avaient ensuite éloignée d'eux.
Se retournant ensuite vers son fils qui déposait les pâtisseries dans des assiettes propres, un tas de nouvelles questions se formèrent dans son esprit. Elle savait parfaitement que son fils n'avait pas les qualifications nécessaires pour être agent artistique, et surtout n'avait pas le niveau suffisant pour représenter une star comme le petit Akashi. Au fond d'elle, elle s'était toujours demandé comment son fils était parvenu à un tel privilège. Seulement maintenant, elle comprenait mieux.
« Tu as décidé de devenir le manager de ce garçon pour éponger ta dette envers Shiori-san ? »
Sa question, sortie naturellement de sa bouche, fit pourtant s'arrêter brusquement Nijimura. Pendant un instant, le brun resta sans faire le moindre mouvement. Seul son regard changea, laissant place à une étincelle de remords flagrante. Son attitude poussa sa mère à déposer sa main par-dessus son épaule, se rapprochant ainsi de son fils dont le visage était légèrement camouflé par les mèches de ses cheveux.
« Shiori-san ne t'a pas pris sous son aile pour que tu lui rendes la pareille. Ne te sens pas obligé de t'occuper de son fils si tu n'en as pas envie, confia-t-elle suavement.
— Tu ne comprends pas…
— Alors dis-moi tout. Sans Shiori-san, nous t'aurions perdu Shūzō. Je lui en serais à jamais reconnaissante. Alors je t'en prie, ne te renferme pas sur toi-même comme à cette époque. Parle-moi. »
La demande de sa mère toucha le brun qui décala son visage pour la voir, déposant ensuite sa main contre la sienne tout en étirant un faible sourire.
« Akashi avait huit ans lorsque Shiori-san m'a recueilli. Je ne pense pas qu'il se souvienne de quoique ce soit, et je ne préfère pas à vrai dire… Je ne veux pas qu'il pense que j'ai décidé de devenir son manager car j'avais une dette envers sa mère, confia-t-il alors.
— Tu es sûr que ce n'est pas le cas ? S'assura par la suite sa mère, peu convaincue.
— Je ne sais pas… »
Nijimura soupira longuement avant d'inviter sa mère à le suivre pour retrouver Akashi. Cela faisait suffisamment longtemps qu'ils étaient partis, le faire attendre davantage rendrait le tout d'autant plus suspect. Il déposa alors les pâtisseries sur la table et laissa tout le monde se servir avant de prendre sa part, lâchant de rapides coups d'œil en direction d'Akashi. Pourquoi avait-il décidé de devenir son manager, au fond ? Il se souvenait simplement avoir beaucoup réfléchi à ce sujet après la mort de Shiori. Durant leur longue conversation dans le jardin de la famille Akashi, Nijimura se rappelait avec quel amour maternel cette femme parlait de son unique garçon, et à quel point elle l'avait désiré mais surtout à quel point elle était triste de ne pas être capable de le voir grandir. Elle s'en voulait profondément ; et à l'intonation de sa voix, Nijimura avait remarqué qu'elle retenait ses larmes.
Avait-il donc décidé d'assouvir la volonté de Shiori en voyant Akashi évoluer ? Avait-il pris place à ses côtés pour lui éviter d'emprunter les mauvais chemins, et d'une quelconque façon, lui faire éviter les erreurs que lui-même avait pu emprunter à son âge ?
Pendant le reste du repas, sa mère et Akashi parlèrent de musique et principalement de violon. Personne ne revint sur le passé de Nijimura et aucune question ne fut de nouveau posée au sujet de Shiori ; ils devaient tous oublier cette période de son existence, pour le bien de tous.
Plus tard dans la soirée, la mère de Nijimura décida de partir afin de retourner chez elle et de s'occuper des frères et sœurs de Nijimura. Elle salua ainsi les deux garçons, passant avec plaisir sa main dans la chevelure sanguine d'Akashi qui se recoiffa rapidement dès qu'elle se détourna de lui pour faire face à son aîné.
« Prends soin de toi Shūzō. Et appelle la maison plus souvent, tu manques à tes frères et sœurs, confia-t-elle tout en souriant.
— Je le ferais dans la semaine, c'est promis.
— N'hésite pas à passer surtout, maintenant que tu es au chômage ! »
Son rire couvrit ensuite les couloirs de l'immeuble que le brun habitait, s'éloignant petit à petit de l'appartement de son enfant qui grognait une nouvelle fois à l'encontre de sa mère. Comment osait-elle se moquer de lui qui pourtant cherchait sérieusement un nouveau boulot ? C'était vraiment n'importe quoi.
Avec plaisir donc, Nijimura referma la porte pour ensuite faire face à Akashi qui était resté dans l'entrée. Ah oui, un autre problème se présentait à lui désormais.
« Tu dormiras sur le canapé cette fois. Je ne laisse pas mon lit à des fugueurs.
— De ce que je sais sur toi maintenant, tu ne peux me faire aucune remarque, répliqua fièrement Akashi.
— Tss. Ma mère est vraiment trop bavarde.
— C'est une femme intéressante. »
Ils quittèrent enfin l'entrée de son appartement pour retourner dans le salon. Nijimura débarrassa ensuite la table avant de retourner à sa cuisine et commencer à faire sa vaisselle, mais ses sourcils se froncèrent lorsqu'il remarqua que sa Majesté le suivait toujours.
« Prends un torchon si tu veux te rendre utile, tu essuieras quand j'aurais fini de laver les couverts. »
Au départ, il avait sorti ça afin que le rouquin se révolte et parte regarder la télé afin qu'il puisse être seul avec ses pensées. Seulement, Nijimura fut excessivement surprit lorsqu'il vit Akashi regarder un instant autour de lui pour ensuite remarquer le torchon qui reposait dans un coin et s'en saisir.
Sérieusement ?
Un sourire amusé s'étira dès lors sur les lèvres de Nijimura. Peut-être que finalement, il pouvait tirer quelque chose de ce jeune prince.
« Les miracles existent bel et bien alors. »
Nijimura se ficha complètement du regard noir que lui lança Akashi, se mettant plutôt à laver les assiettes et couverts avant de les tendre à Akashi qui les essuyait ensuite. La vaisselle se fit donc plus rapidement que prévu et ils purent tous deux retourner dans le salon pour rapidement constater l'heure tardive, ne s'étant jusqu'alors pas rendu compte que les heures s'étaient succédées à une vitesse hallucinante.
« Je vais t'apporter un oreiller, lança-t-il en partant en direction de sa chambre.
— Pourquoi ? Demanda alors Akashi, un sourcil levé vers le plafond.
— Tu dors sur le canapé, je te rappelle. Je ne plaisantais pas tout à l'heure. Tu ne peux pas décider de partir de chez toi comme ça sans prévenir personne, tu imagines si tes domestiques sont toujours en train de te chercher ? »
Akashi ne répondit rien, détournant ses yeux. Nijimura remarqua toutefois qu'il était agacé, comme le témoignait ses bras croisés et ses sourcils froncés.
« Pourquoi tu es parti de chez toi ne me regarde pas, mais ne recommence pas s'il te plaît. »
Il se dirigea désormais vers sa chambre pour sortir un oreiller et des couvertures pour le plus jeune, mais la voix du rouquin l'arrêta. Ou plutôt ses mots le firent s'arrêter, le cœur battant à tout rompre :
« Si je suis parti de chez moi, c'est car je voulais te voir, Nijimura-san. »
Le brun se tourna vers Akashi qui le fixait dorénavant droit dans les yeux. Son expression sérieuse ne laissait place à aucune plaisanterie, ou encore une caméra que l'on aurait caché à son appartement durant son absence afin de lui faire une farce ; ses mots étaient sincères et c'était ce qui fit le plus peur à Nijimura. L'appel de Masaomi lui interdisant de recontacter son fils, le fait qu'Akashi lui ait manqué pendant cette période d'absence, les paroles de sa mère et la voix tremblante de Shiori ; tout cela revint en même temps dans l'esprit de Nijimura.
Il ne pouvait pas… Il n'avait pas le droit…
« Alors ton attitude est encore plus stupide que je ne le pensais. »
Puis sans un mot de plus ou encore un regard, il s'enfonça dans sa chambre pour en ressortir quelques minutes plus tard avec les affaires nécessaires pour Akashi qui n'avait pas bougé depuis. Encore une fois, Nijimura ne lui prêta aucun intérêt et passa à ses côtés pour déposer l'oreiller et les couvertures sur le canapé avant de retourner dans sa chambre. Une fois allongé dans son lit, Nijimura ferma ses yeux et essaya de se concentrer sur autre chose que les propos tenus un peu plus tôt par Akashi. Et surtout essayer d'oublier cette expression blessée qui avait déformé ses traits après sa réponse.
Il devait tout oublier, tout ignorer, et passer à autre chose.
Pourtant plus tard, des minutes ou des heures après Nijimura n'en savait rien, il entendit la porte de sa chambre s'ouvrir. Il ne se retourna pourtant pas, faisant semblant de dormir. Ainsi quand Akashi l'appela dans l'obscurité, le brun l'ignora. Il l'entendit alors l'appeler de nouveau, soupirant par la suite face à son manque de réponse. En soit, Nijimura avait pensé que le rouquin aurait abandonné et serait retourné dans le salon, ou bien dans une autre possibilité qui ressemblerait plus à sa Majesté, Akashi aurait donc tout fait pour le réveiller et lui faire entendre ses exigences. Après tout, l'adolescent était comme ça, n'est-ce pas ?
Pourtant, ce que fit Akashi dépassa tout ce à quoi Nijimura s'était préparé.
Lentement, Nijimura sentit la couverture se soulever. Il ressentit aussi le matelas s'affaisser face au nouveau poids qui venait s'installer sur lui, et bientôt Nijimura pu ressentir la respiration d'Akashi contre sa nuque, du fait qu'il lui tournait toujours le dos. C'était une blague ? Et lui qui faisait semblant de dormir depuis le départ, les yeux pourtant ouverts dès qu'Akashi était entré dans sa chambre. Comment pouvait-il faire maintenant ? Réagir donnerait l'opportunité à Akashi de dire quelque chose, et Nijimura ne voulait vraiment rien entendre.
Encore un peu, il voulait rester aveugle et sourd face à la situation qui commençait à l'englober lui et ce garçon impertinent. Cependant, pouvait-il vraiment penser que cela ne faisait que commencer ? A cette pensée, Nijimura se pinça les lèvres afin d'éviter que des insultes franchissent la barrière que représentaient ses lèvres, et ainsi griller sa couverture.
Il dormait, un point c'est tout.
« Je sais que tu ne dors pas, Nijimura-san. Ta respiration est trop rapide. »
Et bien voyons, le petit était désormais expert en matière de respiration ? Nijimura ne bougea toujours pas, et continua d'ignorer Akashi dont il sentit le regard fixe contre son dos.
« Je veux simplement te dire que…
— Dors. Demain je te ramènerai chez toi. » Conclut-il sans laisser place à une quelconque forme de répartie.
Ainsi, même sa Majesté resta silencieux. Nijimura raffermit ensuite sa poigne sur sa couverture et vint par la suite camoufler en partie sa chevelure, s'entêtant à s'endormir pour de bon et faire comme si rien de tout ceci n'avait eu lieu. A sa grande surprise, Morphée ne tarda pas à le prendre dans ses bras pour l'emmener loin de tous ses problèmes, de la présence d'Akashi dans son lit à quelques centimètres de lui, et des questions de sa mère à propos de Shiori et de son implication dans la vie du rouquin.
Seulement, Morphée pouvait se révéler fourbe. Nijimura le réalisa bien amèrement quand en ouvrant de nouveau ses yeux, il se souvint de ce magnifique jardin où adolescent il prenait souvent le thé en compagnie de Shiori. Cette femme qui se trouvait à quelques mètres de lui, assise autour de cette table où elle avait l'habitude de s'installée pour prendre l'air et profiter de sa journée. Il la vit se tourner dans sa direction et lui sourire si gentiment qu'il ressentit comme un pincement au niveau de sa poitrine.
Nijimura avait toujours associée Shiori à un ange, dont la beauté ne reflétait que sa générosité hors norme. Ce genre de beauté qu'il était impossible de toucher, au risque de l'ébranler et la briser à tout jamais. Pourtant, quand Shiori lui tendait sa main afin de l'inviter à la saisir et venir la rejoindre pour boire le thé, Nijimura ne pouvait se résoudre à ne pas la saisir. Ses doigts frôlèrent tout d'abord les siens, s'effleurant juste, et une nouvelle chaleur venait s'engouffrer dans son corps et balayer tous ses doutes, ses interrogations, et son mal-être. Face à ce regard bienveillant qui reposait sur lui, Nijimura se sentait enfin à sa place. C'était comme si toute son amertume, toute sa colère, s'évanouissaient lorsque sa peau entrait en contact avec celle de Shiori qui continuait toujours à lui sourire gentiment.
« Cela faisait longtemps, Nijimura-san. Je ne pensais pas que tu reviendrais me voir. »
Il détourna le regard tandis que sa main resta dans celle de Shiori. Une main légère vint pourtant le rappeler à l'ordre, doucement, et Nijimura reporta son regard dans celui de Shiori après que celle-ci ait posé son autre main contre sa joue. Elle sembla détailler son visage avec intérêt, avant de laisser échapper de sa bouche un rire sincèrement ravi.
« Tu ne portes plus de pansements !
— Je te l'avais promis… d'arrêter de me battre. » Souffla-t-il en décalant son visage de la main de cette femme.
Ses joues le démangeaient affreusement, et il aurait souhaité pouvoir s'enfoncer six pieds sous terre. Cette femme était capable de le mettre à l'aise et de l'embarrasser en moins de deux. Nijimura s'était toujours senti fort et pourtant si faible à ses côtés, voyant son état de santé se dégrader de jour en jour tandis que lui remontait lentement la pente vers une autre vie ; une vie respectable que Shiori lui souhaitait de tout cœur. Un cœur qui pourtant se mourrait et tombait petit à petit en morceaux.
Et Nijimura se haïssait pour son incapacité à la sauver, il se sentait si misérable de savoir tout ce que faisait cette femme pour lui et d'être incapable de le lui rendre. Il s'écœurait à chaque fois qu'il voyait son reflet dans le miroir ; lui qui se portait comme un charme, qui avait en lui la flamme de la jeunesse, mais qui à cause de ses erreurs de jeunesses ne méritaient pas de vivre un jour de plus. Il était pourtant celui qui allait survivre, qui avait une chance de changer son destin et de mieux faire les choses… Sans que cette femme ne puisse un jour voir le résultat de ce qu'elle avait provoqué, ce qu'elle était parvenue à métamorphoser au plus profond de lui-même grâce à son sourire et sa gentillesse.
Cette femme qui se mourrait à petit feu, qui ne pouvait faire ce qu'elle souhaitait à cause de sa santé fragile et qui restait donc dans ce jardin à boire du thé et profiter des rayons du Soleil. Nijimura la désirait à ses côtés pour toujours ; au cas où il vacillerait un jour et manquerait de retourner à son ancien train de vie, mais aussi pour être capable de toujours la voir sourire et profiter de la vie. Nijimura désirait la rendre heureuse.
A ses côtés.
« Nijimura-san ? »
L'intéressé se tourna vers Shiori, pourtant le visage de la jeune femme commença à se tordre dans tous les sens. Ses yeux s'agrandirent tandis que bientôt, ce fut l'intégralité de leur environnement qui ressembla bien vite à une spirale infernale. Cette voix l'appelant n'ayant de cesse de résonner dans son esprit et y faire écho, l'obligeant à apporter ses mains au niveau de ses oreilles en espérant y faire barrage.
Il ne voulait pas partir. Son cœur se refroidissait déjà à une allure fulgurante pour laisser place à sa rancœur et sa colère ; un froid mordant ne tardant à venir l'envelopper.
« Nijimura-san ! »
Brutalement, un oreiller vint s'abattre contre son visage. La douleur lui fit définitivement ouvrir les yeux et reprendre pieds : Nijimura se trouvait toujours et encore dans sa chambre, de la sueur suintant de son front pour venir s'écraser contre ses draps, et Akashi assit sur le lit qui lui tendait son téléphone. Nijimura fronça ses sourcils en voyant le nom de l'appelant.
Il grommela rapidement des mots incompréhensibles avant de prendre en main son téléphone et de prendre l'appel de Kuroko.
« Quoi ? Lança-t-il froidement, faisant ainsi comprendre au bleuté qu'il venait de le déranger.
— Vous allez devoir m'acheter un milk-shake à la vanille, Nijimura-san. Et encore, je suis gentil.
— Je suis pourtant en train de te haïr en ce moment. Pourquoi tu me réveilles ? Demanda-t-il en espérant que Kuroko ait une très bonne excuse pour l'avoir arraché des bras de Morphée, ou plutôt ceux de Shiori à vrai dire.
— Je vous ai trouvé un travail. Dans une demi-heure, il faut que vous soyez au bar. A tout de suite. »
Puis, sans donner la moindre information supplémentaire, Kuroko raccrocha. Nijimura ne comprit pas directement ce qui venait de se passer, triant alors les nouvelles informations et se rendant tout à coup compte de l'urgence de la situation. Il finit par sauter de son lit, ne laissant pas à Akashi le temps de comprendre quoi que ce soit, avant de se jeter dans sa salle de bain et de prendre une douche rapide.
Lorsque Nijimura revint avec une simple serviette entourant sa taille, il remarqua qu'Akashi n'avait toujours pas bougé du lit.
« Habille-toi, je t'emmène avec moi. Pas le choix.
— Où ça ?
— Ne pose pas de questions et dépêche-toi. »
En vue de l'empressement du brun, Akashi ne fit pas la forte tête et partit se changer à son tour. Dans le salon, Nijimura lui lança de quoi grignoter sur le trajet alors qu'ils montaient tous les deux dans sa voiture, accélérant et dépassant les limitations de vitesse autorisée afin d'arriver à l'heure au bar de Kuroko. Finalement, ils arrivèrent avec un tout petit peu d'avance et bien que Nijimura ait demandé à Akashi de patienter dans la voiture, le rouquin n'était pas de cet avis et suivit donc le pas du plus grand.
Nijimura grommela différentes injures dans sa barbe, n'ayant pas le temps d'insister et de remettre Akashi à sa place, laissant ainsi l'adolescent le suivre et entrer dans l'établissement mal famé. Dès son arrivé dans un pareil endroit, Akashi regarda attentivement autour de lui les adultes qui avaient tous un verre entre les mains et qui s'étaient tournés dans sa direction pour l'observer à leur tour. Depuis quand ce bar autorisait les mineurs à y mettre les pieds ?
Le regard d'Akashi se tourna par la suite vers Nijimura qui discutait en ce moment avec un autre homme bien plus petit que lui, ses cheveux bleus jurant avec la couleur sombre de son uniforme de travail. Se rapprochant des deux adultes, Akashi commença à entendre des bouts de leur conversation.
« Mon collègue a déposé sa lettre de démission hier soir, et j'en ai discuté avec mon patron : il est d'accord pour t'embaucher.
— Je n'ai aucune expérience dans le service, confia alors Nijimura, perplexe.
— Car tu avais de l'expérience pour devenir agent artistique ? Porter un plateau n'a rien de compliqué. »
Le petit pic lancé par Kuroko fit s'étirer un sourire amusé sur les lèvres de Nijimura. Cette langue de vipère n'avait pas vraiment tort. Il se passa alors rapidement la main dans les cheveux et regarda autour de lui d'un coup d'œil furtif. Il connaissait cet établissement comme sa poche, pour y avoir passé le plus clair de son temps à une époque. Nijimura savait donc quel genre de clientèle servait Kuroko et les autres employés, ainsi que ce qui leur arrivait de faire à l'arrière de la boutique lorsqu'ils trouvaient des délinquants salement amochés.
« Enfin laisse-moi deviner… ton collègue a eu la frousse et s'est tiré ?
— Haizaki-san était dans un mauvais jour, commenta par la suite Kuroko.
— Qui est Haizaki ? »
L'intervention d'Akashi dans la conversation dirigea le regard de Nijimura ainsi que ce petit homme dans sa direction. Nijimura commençait à lui ordonner de quitter le bar et retourner dans sa voiture pour l'attendre, ayant conscience de tous les regards de ces ivrognes qui lorgnaient Akashi comme s'il était devenu une poule aux œufs d'or, mais Kuroko l'interrompit.
« Tu es Akashi Seijūrō, je présume ? Interrogea-t-il suavement.
— Lui-même.
— La moindre des politesses est de dire enchanté, vaurien ! Rappela Nijimura en enfouissant sa main dans les cheveux sanguins afin de forcer Akashi à abaisser sa tête en signe de respect.
— Il ne s'est pas présenté, alors pourquoi je devrais dire enchanté ? » Rétorqua ensuite Akashi en s'extirpant de l'emprise du brun.
L'attitude des deux garçons amusa Kuroko bien que son visage n'en laissa rien transparaître, satisfait de voir pour la première fois le fameux garçon dont s'occupait son ami. De toute évidence, il était clair que cet enfant venait de la haute société par la prestance et la grâce qui se dégageait de lui, alors qu'Akashi ne faisait rien de spécial en soit. Ce n'était pas un adolescent comme les autres. Pourtant, Nijimura s'adressait à lui et le remettait à sa place comme il l'aurait fait à n'importe qui. Et Kuroko devina aisément que cela ne devait pas être courant pour Akashi, qu'une personne parvienne à lui tenir tête et le corriger, et qu'au fond, bien caché quelque part au fond de lui, cela lui faisait plaisir ainsi que beaucoup de bien.
« Je suis Kuroko Tetsuya, enchanté. J'ai beaucoup entendu parler de toi. » Finit-il par se présenter, attirant l'attention des deux autres alors qu'il se redressait après s'être penché respectueusement.
A la confidence du bleuté, Akashi dirigea son regard dans celui de Nijimura qui était tout à coup très intéressé par ce qui se passait plus loin.
Après les présentations, Kuroko revint sur l'offre d'embauche qu'il proposait à un Nijimura hésitant. Travailler dans ce bar revenait à se replonger dans l'atmosphère vicieuse et malveillante dont il était parvenu à se séparer il y a de ça des années. Un comptoir ne serait pas suffisant pour le cacher à la vue de ces personnes venues s'enivrer, se cogner pour la plupart, ou encore pour geindre sur leur triste sort.
Il ne voulait pas retomber là-dedans. Malheureusement, l'argent ne poussait pas encore sur les arbres et tous les autres endroits où il avait pu postuler, l'avaient refusé. Nijimura avait beau hésiter et vouloir respecter la mémoire de Shiori, parfois, on ne pouvait faire ce que l'on désirait. L'un des rôles principaux qu'occupe la vie, et sûrement l'un de ses préférés, était de vous rappeler qu'importe vos efforts, et votre détermination, elle vous soufflera toujours votre véritable nature.
Le passé ne pouvait être oublié ou enfouit au plus profond de vous-même, et reviendra toujours au galop si vous tentez de le faire.
Nijimura finit alors par soupirer, affaissant ses épaules tandis qu'il finissait par accepter la proposition de Kuroko tandis qu'Akashi l'observait avec intérêt. Un voile obscur englobait dès à présent son ancien agent artistique et il réalisa que malgré le temps passé ensemble, il ne savait pas qui était le véritable Nijimura Shūzō.
Et cela ne lui plut absolument pas.
