Bon.

Que puis-je dire pour ma défense? Pas grand chose, j'en ai peur...
Hey, y'a quand même un point positif : je suis reviendue =DD Ouais bon, je sais, après quelques mois...
Autre truc cool : je suis en vacances, j'ai mon master avec 15.5/20 (=O Trop de la balle), je suis titularisée
et donc je ne vais plus JAMAIS aller en cours en étant une élève, et ça, c'est cool.

Quoi d'autre?
Ben pas grand chose...
Je voudrais vous remercier pour votre soutien, vos petits mots tous gentils, et tout et tout.
J'veux dire, y'a même encore des visites en ce moment, et ça, c'est vraiment super cool.

Enfin voilà.
Je vous laisse lire. C'est mon plus grand chapitre depuis que j'écris, pour vous récompenser d'avoir attendu aussi longtemps sans râler ;) j'espère vraiment qu'il va vous plaire =)

On se retrouve en bas!

PS: Ce chapitre est dédicacé à MissTrueAlpha, qui a su trouver mon jeu de mots totalement pourri au chapitre précédent : Grève des dents → Gévaudan... Ouais, c'est vraiment nul, mais je l'assume =D


Chapitre 6

Deux semaines plus tôt...

« Et voici ta chambre. » Silence. « Enfin, la mienne. » Re-silence. « Enfin, la nôtre. Enf- okay je me tais. » Et c'est ce qu'il fit sous l'air mi-gêné mi-abasourdi que lui lançait Stiles d'un coin de la pièce.

Ce dernier balaya la... chambre d'un regard d'expert. Lui qui se pensait assez balèze lorsqu'il s'agissait de bordel... La pièce où il dormait en était la preuve flagrante : un lit constamment défait, des habits sur les meubles et des cours sur l'intégralité du sol. Mais là. . Il devait avouer que niveau désordre, il se faisait battre, et à plate couture.

La pièce était complètement recouverte de livres en tout genre, de feuilles barbouillées de dessins au fusain, et Stiles se demanda fugacement si William n'avait pas vidé entièrement ses tiroirs – tous ses tiroirs – avant de le faire venir ici. Comme ça, une lubie soudaine. Ça ne l'aurait pas étonné plus que ça. Il n'était même pas certain qu'il y ait quelque part un lit dans la pièce, c'était pour dire ! Il esquissa un sourire vers son hôte, ne sachant pas vraiment quoi répondre. « Toutes mes condoléances » lui semblait peu approprié, mais ce fut pourtant la seule phrase qui lui vint à l'esprit lorsqu'il porta un regard désolé à la pauvre chambre qui n'avait rien demandé.

« Et bien, euh c'est... gentil. » Une pause de quelques instants lui permettrait peut-être de trouver l'inspiration. « Cool. » Bon, il ne l'avait pas trouvée.

« Ouais. » Silence. « Mais t'es pas obligé d'accepter hein... » Encore un autre silence. À cette allure, il allait faire nuit avant même que leur conversation ne prenne fin. Ou ne commence, suivant la manière dont on voyait les choses. Et il était seulement seize heures trente. « Juste, t'avais l'air de dire que t'allais vivre sous une tente pendant quelques temps, et vu qu'il va pleuvoir demain, j'ai pensé... »

« Hmm... » lâcha Stiles d'un air pensif. Enfin, qui se voulait pensif. Réellement, il gagnait du temps pour trouver une excuse. Parce, fallait pas déconner, il comptait pas du tout dormir dans la maison du grand méchant loup. Surtout quand celui-ci était pluriel.

Le silence entre les deux jeunes hommes perdura quelques secondes, et l'on put nettement entendre les grognements de labeur que poussait Derek dehors, sous les huées de son oncle qui n'en finissait pas de se foutre de lui. Pauvre Derek, soupira intérieurement Will, en se souvenant que c'était un peu – beaucoup – à cause de lui qu'il se retrouvait à devoir soulever la porte du garage qui pesait, au bas mot, une demi-tonne. Après tout, lorsqu'il était venu le chercher, il lui avait fallu une excuse pour ne pas le laisser avec Kate-la-Louche. Et lui parler des travaux que comptait faire Peter lui avait paru une bonne idée.

Derek, Stanley et lui étaient rentrés il y avait environ une heure. Son cousin n'avait pas pipé mot durant tout le trajet qui séparait le lycée du manoir, préférant jeter des regards noirs à tout va – l'accoudoir du siège passager devait encore en avoir des frissons. Lorsqu'ils étaient arrivés à destination, au bout de dix minutes incroyablement longues, Derek était sorti de la voiture comme un diable de sa boîte pour aller s'enfermer dans sa chambre, sûrement pour se changer avant de rejoindre Peter. William avait haussé les épaules d'un air d'excuse, et tenté d'entraîner Stanley vers le garage, dans l'intention de lui présenter son oncle, seule autre personne présente à cette heure-ci. Will aurait préféré lui présenter quelqu'un d'autre avant, n'importe qui – leur chat aurait encore été une meilleure option – histoire de ne pas lui faire peur dès le début, mais on n'avait pas toujours ce qu'on voulait dans la vie.

Stanley avait longuement hésité avant d'accepter de le suivre, semblant débattre avec lui-même. Ce qui n'aurait pas surpris William qui pensait commencer à cerner l'individu. Finalement, après deux minutes de débat visiblement passionné mais intérieur – ils faisaient une réunion là-dedans ou quoi ? – Peter les avait devancés en venant de lui même accueillir Stanley.

Comme d'habitude, son oncle avait fait assaut de blagues que lui seul pouvait comprendre - « T'as l'air en forme, mais je les préfère bien cuits. » et franchement glauque – « Eh, ton oncle fait du camping ? C'est marrant, on a retrouvé un corps hier soir, complètement déchiqueté par un puma. Ça pourrait plomber l'ambiance de tes vacances si c'est ton oncle. Ahah ! ». Ouais, trop drôle. Sauf que les flics avaient effectivement trouvé le cadavre d'un campeur, ce qui rendait la plaisanterie légèrement douteuse. Bizarrement, Stanley n'avait pas paru choqué par l'attitude de Peter, comme s'il était habitué à ce genre de comédie censée le rendre plus intéressant. Il avait seulement soulevé un sourcil, soupiré – plus ou moins discrètement – puis s'était tourné vers William, comme attendant tout simplement qu'on l'emmène autre part.

C'était donc ce qu'il avait fait, lui proposant de faire le tour du propriétaire. Il lui avait demandé où il comptait dormir durant les prochaines semaines et, à cause de sa réponse, ils se retrouvaient à présent dans cette chambre. William passa une main sur sa nuque, de plus en plus perplexe devant cet invité qui ne savait visiblement pas comment accepter – ou pas – son invitation, le faisant stresser plus que nécessaire. C'était pas si incongru que ça, non ? Will n'avait fait que lui proposer de rester quelques jours, pas d'emménager avec lui et de lui faire des gosses ! Mais vu l'air coincé – limite constipé – que Stanley lui servait, ça semblait tout comme. Bon okay, il aurait peut-être dû ranger sa chambre avant d'y amener quelqu'un. Oui, probablement. Mais, hey, la perfection c'était pas son truc.

William s'apprêtait à ajouter quelque chose lorsque le portable de Stanley vibra si fort que son propriétaire en sursauta. À vrai dire, voilà qui était parfait, car aucune idée ne venait le secourir dans cette non discussion qu'ils entretenaient avec une passion sans réserve. Stanley enfonça précipitamment la main dans sa poche pour en extraire l'appareil et son regard s'illumina devant le message affiché. Ensuite il haussa un sourcil désabusé, leva les yeux vers William et parut presque surpris, même limite ennuyé, de le voir encore là. Sympa.

« Je suis désolé mais... euh... »

Il chercha ses mots et William se retint de rouler des yeux dans l'attente du prochain mensonge. Parce que, fallait pas le prendre pour plus con qu'il n'était. Il avait bien compris que cet oncle Patrick – qui n'existait d'ailleurs sûrement pas – faisait encore moins du camping dans le coin. Que l'ours agressif avec lequel il y avait eu soi-disant combat, devait avoir à peu près autant de consistance que le tonton. Quant à ce prénom de Stanley...mieux valait ne pas en parler ! Qui s'appelait Stanley, franchement !

Mais pour l'instant, et malgré la curiosité qui lui brûlait les entrailles, il laissait couler. Parce que réellement, ce type n'avait pas vraiment l'air dangereux, et s'il ne voulait pas révéler sa véritable identité ainsi que le but de sa présence ici, c'était son choix que William comptait respecter. Ce qui l'intriguait cependant réellement, c'était le fait que ce mec semblait connaître Derek, mais l'inverse n'était pas réciproque... il allait résoudre ce mystère, foi de Hale !

« .. mais mon oncle, Patrick me demande de venir. » Stanley regarda à nouveau son portable, cherchant visiblement l'inspiration. « Une histoire de... »

« … d'ours ? » Hasarda William mine de rien en regardant ses ongles.

« C'est ça ! » S'exclama Stanley, comme soulagé. Puis il fronça les sourcils, soupçonneux. « Dans tous les cas... » continua-t-il plus lentement, fixant toujours William les yeux plissés. « Je dois y aller... On se voit... plus tard ? »

« Ouais, c'est ça. Plus tard. » répéta William en plongeant son regard excédé dans celui de son... hôte. « Allez, dépêche-toi. » Conclut-il en se détournant et en sortant de la pièce. « Faudrait pas trop faire attendre ton oncle Patrick ! »


Stiles faillit tomber pour la centième fois lorsque sa cheville accrocha une racine légèrement surélevée. Quelle idée de surélever des racines, en même temps ! Il pesta contre les arbres vicieux et s'arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle. Il venait pourtant à peine de partir de chez la famille lupine, courant comme un dératé... Son corps s'était grandement affaibli durant sa « dark période », tel le Pablo Picasso des temps modernes et macabres... Oui, il appelait ainsi les semaines durant lesquelles il était devenu super flippant et avait eu la sale habitude de faire saigner les gens – et plus si affinité – et d'aimer ça.

Qu'est-ce-qu'il disait au fait ? Ah oui !

Sa fuite du manoir. Une nouvelle fois. Sauf que là, il avait pris congé poliment. Enfin...presque poliment. Car cette fois-ci il avait eu une bonne excuse. Même deux. Si on considérait le fait de devoir dormir dans la même pièce qu'un Hale auquel il ne racontait que des bobards et qui finirait probablement par lui arracher la gorge avec les dents – soucieux de respecter la tradition familiale – vu les énormités que Stiles osait lui sortir. En même temps, que pouvait-il lui raconter ? « Eh salut, je viens du futur. Je suis là parce que la future-ex-mais actuellement copine de ton frère a fait foirer mon plan d'empêcher mon futur méchant à moi de tuer la moitié de la population de ta ville. Mais tant qu'à faire maintenant que je suis là, si je pouvais faire en sorte que toi et ta famille – qui m'avez l'air tous sympathiques... sauf ton oncle, mais lui qu'importe l'époque, il est toujours effrayant – ne mourriez pas cramés dans l'incendie putain gravement proche de ta maison, ça serait cool. Et sinon, toi, ça va ? » … Nan, franchement, ça craignait un max, il pouvait pas lui dire ça.

Il se remit à courir – enfin, à trottiner, fallait pas pousser – en direction du centre ville pour se rendre chez le véto. Parce que c'était ça, sa première bonne raison de fuir : Deaton venait de lui envoyer un sms. Et quel sms !

« J'ai peut-être mais peut-être pas trouvé quelque chose dans le manuel que j'ai en ma possession. Si tu veux savoir quoi, viens. Si vous n'êtes pas là dans une heure, je préviens la police. »

Fallait vraiment qu'il soit aussi peu sympathique ce type, franchement ? Et puis, c'était quoi cette manie de le tuvoyer ? Ce mec était trop bizarre. En même temps, pour devenir druide/sorcier/mage/on s'en fout, fallait avoir un sacré grain, à la base. Stiles ne s'en était juste pas rendu compte avant. Enfin, après. Bref.

Le point méga positif de cette histoire de texto pas cool, c'était qu'il allait enfin pouvoir rentrer chez lui ! Il n'était resté en 2006 que deux petits jours, et pourtant il avait l'impression d'être ici, enfin maintenant, depuis un long, looong mois. Bon, ok, le message n'était pas spécialement ni précis ni optimiste, mais Stiles l'était pour deux. Voire trois. Oui, Stiles était légèrement schizophrène. Ce qui, en y pensant, pourrait expliquer le tuvoiement... pour peu que le véto ait deviné ce détail !

C'est lorsqu'il faillit rentrer dans une femme qui poussait son caddie, un gosse braillard s'agitant à l'intérieur, qu'il se rendit compte de son retour brutal à la civilisation. Il accéléra le pas en passant devant un groupe de motards conversant gaiement devant un bar tabac qui n'existait plus à son époque. Il préférait arriver en un seul et unique morceau chez Deaton, et les regards bizarres que lui lançaient les barbus à grosses lunettes noires – cliché ? Même pas, il aurait bien voulu les prendre en photo tellement ils étaient « typiques » - ne le rassuraient pas spécialement. Il tourna au bout de la rue et arriva finalement devant la petite clinique vétérinaire, dont la clochette tinta lorsqu'il en franchit le seuil. Il ne put faire deux pas qu'un bras habillé d'une manche blanche l'agrippa et l'entraîna avec brusquerie dans une petite pièce à l'écart des clients potentiels. Le mouvement avait été si rapide que Stiles n'aurait pu dire si le hall abritait qui que ce soit.

« Eh, faut vous calmer mon vieux ! » S'écria Stiles en se libérant de la poigne du vétérinaire qui fermait précipitamment la porte derrière lui.

Il épousseta son haut froissé tout en jetant un regard noir à Deaton... qui ne le remarqua absolument pas puisque son attention s'était totalement détournée du jeune homme pour se fixer sur le fameux manuel dont il lui avait parlé. Le vétérinaire saisit l'ouvrage, le plaça sur une table d'examen et lui fit signe d'approcher, toujours sans le regarder. Stiles gonfla ses joues d'agacement et serra les poings pour s'empêcher de faire une bêtise. Calme-toi. Tu as encore besoin de lui. Et puis, des taches de sang sur les pages du livre ne seraient pas franchement l'idéal pour le déchiffrer.

Il prit donc sur lui et relâcha sa respiration. Ah tiens, il l'avait donc retenue ? Fallait-il que l'autre l'agace ! Puis il fit quelques pas en direction de l'homme, se plaçant derrière lui pour regarder par-dessus son épaule.

« Bien. Qu'avez-vous trouvé ? »

Deaton parcourut du doigt quelques lignes, claqua la langue sur son palais en s'apercevant que ce n'était pas la bonne page, feuilleta quelques secondes le livre en s'accompagnant d'un petit bruit avec ses lèvres qui donnèrent à Stiles envie de frapper quelque chose. Préférentiellement un homme noir à barbichette et à l'air suffisant, qui se trouvait opportunément à proximité.

« Pendant que vous vagabondiez ici et là, j'ai lu avec attention cette...chose. » Commença-t-il en cherchant... ce qu'il cherchait. Stiles espérait vivement que ce soit un super sort capable de le ramener chez lui en quelques secondes. Et qui fasse pas mal, ce serait cool aussi. « J'ai appelé l'ami qui m'a transmis ce livre. Malgré ses bizarreries, c'est un homme assez fiable. J'ai ensuite fait quelques recherches approfondies, et j'en suis arrivé au point suivant... »

Il fit une pause, sûrement censée être dramatique, ou bien faire durer le suspense. Mais Stiles eut seulement envie cette fois de l'étrangler. Finalement, au bout d'un moment plutôt longuet, l'homme reprit. « Il est possible que vous n'ayez pas totalement menti. » Stiles soupira de nouveau, blasé.

Heureusement, le vétérinaire finit par trouver la bonne page et, ignorant l'attitude de Stiles, pointa du doigt un paragraphe écrit dans une langue...que peu de gens savaient parler... et lire par la même occasion. Stiles en aurait mis sa main à couper. Ou alors, il était grave dans la merde pour ses examens de fin d'année. Il fixa les symboles une bonne minute, laissant largement à Deaton le temps de s'expliquer. Mais ce dernier resta muet comme la tombe d'Allison – paix à son âme – attendant visiblement que Stiles comprenne de lui-même. On était pas sorti de la berge.

« Oui... Et donc ? » Il tourna la tête et fixa Deaton. « Vous vous attendez vraiment à ce que je sache lire ce truc ? » Pause. « Réellement ? »

Deaton soupira et se pinça l'arête du nez, semblant le prendre pour un attardé à qui on aurait donné de la morphine. Merci pour lui. Puis il reposa son index sur la page, mais cette fois-ci légèrement en-dessous du-dit paragraphe, tout près d'un schéma comptant maints cercles, lunes et...

« Hey ! C'est le dessin des voyages dans le temps ! » S'exclama Stiles avec un grand sourire, ignorant le regard désabusé et agacé que lui lança Deaton. « Je vais pouvoir revenir dans le présent ! Enfin le futur. Enfin vous m'avez compris. »

« Oui, précisément. Enfin, si ce livre n'est pas une montagne d'absurdités. Ce qui, personnellement, ne m'étonnerait qu'à moitié. » Finit-il dans sa barbe.

Il se pencha sur le manuscrit et tourna quelques pages rapidement pour s'arrêter sur une sorte de liste où figuraient des chiffres – ah, ça Stiles savait lire – et des petits dessins semblant avoir été faits par un enfant de quatre ans. Enfin de l'avis de Stiles. Et comme on ne lui demandait jamais son avis...

« Voici le matériel dont nous avons besoin pour vous faire repartir d'où vous venez. » Le vétérinaire glissa son index sur un symbole juste en dessous de la liste. « Et voici l'état dans lequel doit être la lune lors de l'exécution de ce...sortilège. Et ici, il est indiqué que cela doit se faire un mois de Kri'in. C'est à dire de...non laissez tomber, tu ne comprendrais pas. »

Sans doute fallait-il justement comprendre : Tu es beaucoup trop con mon pauvre garçon, je ne vais pas perdre mon temps à t'expliquer.

« En résumé, nous devrons pratiquer le rituel dans deux jours, au crépuscule. »

« Yeah ! » s'exclama Stiles, levant son poing serré en signe de victoire. Puis il fronça les sourcils. « Attendez, quoi ? Après demain ? » Il écarquilla les yeux, se rendant compte d'une chose très très importante qu'il avait failli oublier dans la précipitation et l'excitation du moment. « Non, impossible. Je peux pas. Je dois rester. Faut qu'on reporte. »

Quelques secondes d'un silence circonspect – oui, avec l'expérience, Stiles commençait à reconnaître les différents types de silence – suivirent ses mots. Puis Deaton reprit la parole.

« A vrai dire, je ne vous demandais pas votre avis. Vous partirez dans deux jours. » finit-il sèchement, apparemment pressé de le voir disparaître et n'ayant pas envie que l'on discute ses ordres. En même temps, existait-il vraiment, celui qui aimait que l'on discute les siens !

Stiles se passa une main agitée de tics sur la nuque, arrachant presque les fins cheveux qui s'y trouvaient en frottant rapidement sa peau, stressé.

« Non, vous comprenez pas. » Il fit quelques pas en direction de la porte, s'arrêta, puis se retourna et fit le chemin inverse. « Je ne peux pas partir. Pas avant d'avoir fait quelque chose pour... Je veux dire, les Hale sont assez effrayants et plutôt bizarres, mais gentils. Bon, pas tous. » Concéda-t-il en penchant la tête sur le côté. « Peter est à la limite de la gentillesse. Il a quand même tué sa nièce. Enfin pas encore, mais presque. Du coup, on pourrait plutôt le caser dans les méchants... C'est à se demander pourquoi on le laisse traîner avec nous... Bref, je m'égare. » Il secoua la tête, s'éclaircissant les idées – et se donnant mal au cœur par la même occasion. Everything comes with a price... C'était bizarre de parler dans une langue étrangère dans sa tête, non ? Parce que Stiles le faisait souvent... Ce qui pourrait peut-être témoigner d'un trouble schizophrénique, faudrait qu'il en parle à son psy. Si bien sûr il avait eu un psy. Valait-il le coup qu'il aille en voir un pour ça ? … Bon, son secouage de tête ne lui avait pas franchement remis les idées en place, il avait juste mal à la nuque et ne savait plus de quoi il parlait... Note à lui même : ne pas trop agiter la tête.

« Tout ça pour dire... » Il plissa les yeux quelques secondes. Pour dire quoi déjà ? Ah oui ! « ...qu'ils ne méritent pas franchement de mourir brûlés. Surtout William. Ça fait pas longtemps que je le connais, et il est plutôt collant comme mec, mais c'est un gentil garçon... enfin il est cool quoi, pour un Hal- »

« Attends, attends. » le coupa Deaton en levant les mains devant lui. Il semblait avoir suivi le monologue de Stiles, un bon point pour lui. Il était peut-être pas si horrible que ça, fallait juste apprendre à le connaître « Vous êtes en train de me dire que... vous avez rencontré des personnes de cette époque ? Et que vous avez sympathisé avec elles ? »

« Ben... oui ? » Il le sentait mal ce coup là...

« Mais vous êtes un abruti complètement inconscient ! »

Stiles retira mentalement son commentaire précédent. Ce type devrait être euthanasié. D'ailleurs, on était dans une salle d'opération, y'avait moyen d'arranger tout ça...

Deaton ouvrit des yeux grands comme des soucoupes en amenant sa paume contre sa tempe. Enfin peut-être pas des soucoupes, parce que c'est quand même super grand, surtout si c'est des grosses tasses. Mais au moins comme des petites balles de ping-pong. Ça existe ça ? Ça pourrait être marrant, on jouerait avec des minis raquettes, sur des toutes petites tables. À tester.

« … pourrait exploser ! » Oulà, il avait apparemment manqué quelques mots.

« Ah. » Avisant le regard hanté de Deaton, il tenta de continuer. « Ben je ferai attention alors. » Bluffa-t-il en hochant la tête, prenant un air mi-inspiré, mi-terrifié. Ce qui, croyez-moi sur parole, était super compliqué à faire. Une réelle gymnastique oculaire.

« … Vous n'avez strictement rien écouté c'est ça ? »

« Voilà. »

« Mais dans quoi je me suis embarqué avec un taré comme vous... » Ce fut à son tour de faire les cent pas devant Stiles qui ne savait pas trop quoi répondre. « Vous ne comprenez pas la précarité de la situation je pense. Vous connaissez l'effet papillon ? Non, bien sûr que non vous ne connaissez pas, stupide comme vous l'êtes. » Continua-t-il sans laisser le temps à Stiles de répondre quoi que ce soit cette fois-ci. « Imaginez » commença Deaton, le regard au loin « que la personne à qui vous avez parlé devait... discuter avec quelqu'un à votre place. Appelons ce quelqu'un Hector. »

« Pourquoi ? » Intervint Stiles en haussant un sourcil. « C'est nul comme prénom. Vous préférez pas l'appeler, je sais pas, Dylan ? C'est cool Dylan. »

Deaton, comme à son habitude, ignora sa remarque, pourtant fondamentale.

« Hector, en discourant avec votre ami, n'aurait pas eu un accident de voiture causé par un chauffard au même moment. Mais, vous étiez malheureusement présent, et Hector sur la route. Cependant le plus important arrive : Hector était un grand scientifique, qui aurait pu, en restant en vie, inventer une machine extraordinaire, qui aurait sauvé l'humanité d'une catastrophe nucléaire cinq ans plus tard ! À cause de vous, nous allons sûrement mourir... prématurément. » Conclut-il en croisant les bras et fronçant les sourcils, comme si annoncer la fin du monde équivalait à réprimander un gosse. Fallait qu'il revoie ses priorités le véto.

« Alors, déjà, aucune explosion n'a ravagé la Terre. Ou alors, personne ne m'a mis au courant. » Devant l'air sombre et menaçant de Deaton, il leva les mains devant lui, en signe d'apaisement. « Je sais ce que vous avez voulu dire, on se calme. Mais... franchement... Je pense pas avoir changé grand chose. Et si c'est le cas, le mal est fait. Alors à quoi bon en débattre ? »

Deaton sembla peser le pour et le contre et, à la surprise générale – enfin, de Stiles – il finit par acquiescer.

« Tu as raison. Enfin, pas complètement tort du moins. » Il jeta un coup d'œil au manuscrit qu'ils avaient abandonné. « Mais je ne vois pas franchement ce qui empêche que tu repartes à ton époque dans deux jours. »

« En même temps, vous ne m'avez pas laissé fi- »

« Alors ? »

Stiles serra les dents et les poings pour s'empêcher de commettre un meurtre. Y'a des gens qui méritaient qu'on leur arrache des membres.

« Je compte sauver des gens. » Dit-il rapidement, pour ne passer laisser la moindre opportunité à l'autre chiant de le couper. « Pas mal de gens... Et si je pars maintenant, ils se feront carboniser par une cinglée. »

Silence.

« C'est une blague ? »

Il attendit que Stiles lui réponde, mais, que pouvait-il lui dire ? « Ahaha, bien sûr que c'est une blague, absolument désopilante d'ailleurs ! Quel boute-en-train je fais ! Palsambleu, je plaisante, je compte évidemment laisser des gens périr, c'est bien plus cocasse ! »... Stiles eut le temps de se demander pourquoi il parlait intérieurement comme un vieux – purée, sa moitié schizo était un pépé snobinard d'origine étrangère ! - avant que Deaton ne continue sur sa lancée :

« Avez-vous seulement écouté un mot de ce que j'ai dit tout à l'heure ?! »

« À propos de votre pote Hector ? »

« Lui-même. »

« Oui. Mais, écoutez Deaton, si j'ai merdé, je vous l'ai déjà dit, maintenant c'est trop tard. Je peux plus changer grand chose. Tout ce que je peux faire, c'est tenter d'améliorer ce qui peut l'être. Et sauver toute une famille rentre dans cette catégorie. »

Ils se fixèrent un long moment, se défiant du regard. Tous deux semblaient dire « Vas-y, contredis- moi si tu l'oses. » … Enfin, Deaton avait plutôt l'air constipé, mais c'était sûrement ce qu'il pensait de Stiles. Finalement, le vétérinaire soupira, comme rendant les armes tel Vercingétorix. Mais sans la moustache.

« Bien. D'accord. » Pour la seconde fois de la journée, Stiles fit le signe de la victoire. Mais discrètement cette fois-ci, par peur de se prendre une remarque dans les dents. « J'accepte de vous laisser un délai de... ? »

« Euh... » Stiles alla s'asseoir sur la table d'examen, les jambes battant l'air tandis qu'il réfléchissait. « Il me semble que leur maison a cramé en novembre, un peu après Halloween. Dooonc, si vous pouviez décaler votre sort d'un mois et des brouettes, ça m'arrangerait un peu beaucoup... »

Le regard de Deaton se fit pensif quelques instants, avant qu'il n'aille rapidement feuilleter le manuscrit qui attendait bien sagement que quelqu'un lui porte de l'attention. Pauvre grimoire délaissé... Il lui faisait un peu penser à celui des sœurs Sanderson... Mais en moins glauque, heureusement.

« Tu as de la chance mon bonhomme. » Stiles sursauta, interrompu dans son fredonnement de la chanson du film. Hey ! Bonhomme toi-même ! « Novembre est aussi un mois de Kri'in. Et la lune sera en bonne position le cinquième jour, à 22h35 si je ne me trompe pas. Mais je ne me trompe que très rarement. » Stiles ne réagit même pas, il commençait à se faire aux airs supérieurs que prenait le véto. « Nous ferons donc le rituel à cette date, sans différer ! Ou bien nous devrons attendre le mois de mai pour retenter le coup. Et il est hors de question que je vous laisse déambuler dans la ville aussi longtemps. Débrouillez-vous pour sauver vos gens avant cette date. Et pitié, ne provoquez aucun bouleversement cosmique. »

Stiles acquiesça avec un grand sourire et sortit de la pièce à grands pas, pressé de se retrancher dans un endroit calme pour concocter un plan digne d'un Stilinski. Oh, bien sûr, le cabinet vétérinaire était un endroit assez calme. Il avait l'habitude des aboiements à force de dormir aux côtés de Scott le chiot. Mais l'idée de rester si près du regard empli de dédain et d'arrogance de Deaton lui filait des frissons d'angoisse.

À peine sorti du bâtiment, il s'arrêta brusquement. Devant lui, des yeux verts profond le fixaient, un air partagé entre l'incrédulité et la méfiance. Stiles retint son souffle. Évidemment, comme il n'avait jamais de chance, un loup garou l'avait espionné pendant qu'il parlait à Deaton. Évidemment, grâce à sa super ouïe, il avait sûrement entendu une grande partie de leur discussion. Et évidemment avec son manque de bol surréaliste, il n'avait certainement pas tout capté... à part le fait que quelqu'un allait brûler sa baraque. Et, étant donné que Stiles était déjà au courant... n'était-il pas en train de déduire des choses qu'il ne fallait pas ?Il osa un regard timide vers le brun et frissonna. Ouaip, son raisonnement paraissait plutôt juste au vu de l'air terrifiant – et terrifié – qu'arborait le visage de William.

Stiles hésita quelques millièmes de secondes sur la conduite à tenir. Il pouvait retourner rapidement à l'intérieur du bâtiment, aux côtés du vétérinaire, s'en faisant un bouclier humain contre le loup... mais franchement, rien qu'à cette pensée, son corps se rebellait. Pitié, pas encore ! Semblait-il supplier.

Il pouvait aussi tenter de s'enfuir. Bon okay, cela revenait à faire de lui un gibier de choix.

Dernière possibilité : il restait immobile, priant pour disparaître. Hey, il avait bien fait un saut dans le temps, tout était possible !

« Bordel de...»

Will fit un pas vers Stiles tandis que ce dernier en faisait de même...mais vers l'arrière. Enfin presque, puisqu'il buta contre le mur de la clinique. Acculé, il attendit en plissant les yeux que s'abatte sur lui son destin, espérant seulement que ce ne soit pas trop douloureux. Mais il préféra baisser totalement les paupières lorsqu'un éclat doré surgit des yeux de son futur meurtrier.


Tadaa =D
Alors... Qu'en avez vous pensé? Je stresse O.O
Etant donné que je suis en vacances (AAAAAAAAAAAAAAAAAAH trop cool),
je mettrai beaucoup moins de temps à poster la suite. Je pars dans le sud
la semaine prochaine, mais j'ai quand même un accès internet donc tout va bien =)

Concernant ce chapitre, y'a 2 références (enfin je crois pas en avoir mis plus...
Avec moi on sait jamais lol) : une à une série et l'autre à un acteur...
Mais bon, je vous fais pas l'offense de vous demander de deviner qui ;)

Mes petites questions de fin de chapitre (allééé je sais que ça vous a manqué xD) :

- Kate vous a-t-elle manqué dans ce chapitre. Je suis sûre que oui,
franchement, un chapitre sans Kate, c'est un chapitre super chiant et
désolant. Promis je me rattapre au prochain (je vous entends déjà : Noooooooon xD)

- Aimez-vous Deaton? (Bon, ok, il est pas super sympa... pourtant je l'aime bien en vrai !)

- Que va-t-il arriver à Stiles? Va-t-il se faire manger par
un William en chal-colère? Est-ce la fin de cette histoire?
(ouais, je sais, ça serait un peu con xD)

- Aimez-vous les crevettes?

Aller, je vous laisse mes caribous, je vous aime et tout et tout,
mais je vais aller manger des cerises au soleil. Parce que, franchement, il fait
trooop beau et chaud, ça serait dommage de pas en profiter.

Bisou les moules (moules, caribous... faut que je me calme avec les surnoms... -_-)

Daelys, qui aime les cerises. Mais ça, je l'ai pas pas déjà dit
(eeet voilà, je vous ai mis Léa dans la tête, avouez =D)