Salut salut !

Eh j'suis rapide ! Bon, ok, pas tant que ça. Mais j'ai mis moins de 3 mois pour poster la suite, je trouve que c'est pas mal xD
J'ai pas grand chose à vous dire avant de vous laissez lire, à par que ma bêta Cathouchka est trop la meyeure =D

Ah si : merci pour vos review elle me vont droit au coeur, j'ai envie de vous faire des bisous bisous moelleux à tous =DD

Voilà, ça, c'est dit.
Bonne lecture!


Chapitre 7

Deux semaines plus tard... Enfin, par rapport au chapitre précédent. Du coup on revient au présent. Dans le passé. Bon, on se comprend.

Il essuya paresseusement une goutte d'eau qui tentait vainement d'échapper à son coup de serviette. Après s'être assuré d'être parfaitement sec, il s'écroula sur le drap de bain pour s'y étendre de tout son long. Il poussa ensuite un long soupir de bien être et tourna la tête sur le côté en entendant un petit rire.

« Tant que ça ? » S'amusa William en descendant légèrement ses lunettes de soleil sur son nez, le regard illuminé d'une lueur goguenarde.

« Ouaip. » Répondit Stiles dans un sourire qui se transforma vite en bâillement. « Tu m'as épuisé ! » acheva-t-il en remettant sa tête dans l'axe de son corps. Il passa une main fatiguée sur sa nuque, grimaçant en sentant déjà venir les courbatures.

Note à lui même : ne plus essayer de couler un loup-garou.

« On recommence quand tu veux. »

William accompagna sa phrase d'un clin d'œil suggestif avant de remonter ses lunettes, et Stiles se permit un léger rougissement, priant pour qu'il passe inaperçu dans l'ombre du feuillage. Il n'était toujours pas complètement à l'aise avec la drague ouvertement explicite que William s'amusait à mener. Même s'il était pratiquement sûr que c'était pour déconner. N'est-ce-pas ?

Les deux jeunes hommes se turent quelques secondes, appréciant les rayons du soleil qui filtraient ça et là à travers les branches. Une coccinelle vint se poser sur le bras de Stiles et il joua avec elle durant un petit moment, la faisant passer d'une main à l'autre tandis qu'il repensait au moment où William avait découvert la situation particulière dans laquelle Stiles se trouvait. On pouvait dire qu'il avait bien pris le fait que son « invité » vienne du futur. Très bien, même...

« Bordel de... »

Stiles s'adossa au mur, les yeux fermés, attendant sa pénitence en tremblant – ce qu'il n'avouerait jamais. Un Stilinski ne tremblotte pas comme une fillette. Il oscille, à la rigueur. Mais, au bout d'une longue minute, ses paupières se relevèrent d'elles-mêmes, alors que les coups se faisaient attendre. Impatient – pas qu'il ait envie de mourir prématurément, mais quand même, c'était un peu longuet – il jeta de nouveau un regard au loup-garou devant lui.

Et là, ce fut la surprise.

Point de colère chez le loup-garou. À vrai dire, les sourcils froncés et le regard – bien vert, et non plus doré – dans le vague, il paraissait surtout perdu. Jusqu'à cet instant où son œil s'éclaira, comme traversé par une soudaine illumination. William vissa ses yeux aux siens et s'exclama d'un air enjoué :

« Trop cool ! »

Le cerveau de Stiles se mit en pause quelques instants, et on était en droit de se demander si celui de William n'en avait pas fait autant. Pour sortir ce genre de réflexions dans un moment pareil, fallait bien avoir perdu tout sens commun, non ?

« Doooonc... tu viens du futur ? Comme Marty ? » Demanda le loup surexcité en se rapprochant de Stiles, toujours figé,. à petits pas sautillants – et flippants.

Pour être franc, ce William-ci était presque plus effrayant que le loup-garou poilu auquel il avait cru devoir faire face. C'est vrai quoi, Stiles voyait des créatures surnaturelles tous les jours et se pensait plutôt calé dans ce domaine. Mais un mec qui était super content – voire euphorique, n'ayons pas peur des mots – de savoir qu'on lui mentait depuis des jours et qui ne voyait pas trop d'inconvénients à ce que le menteur en question soit d'une autre époque... nan, ça il savait pas franchement comment le gérer.

« Euh...ben oui. » Que pouvait-il répondre d'autre ?

William secoua la tête, comme doutant encore de ce qu'il venait d'entendre. En même temps, c'était plutôt compréhensible. C'était comme raconter à une personne tout à fait normale que les loup-garous existent. Impensable.

« Du coup, tu t'appelles pas Stanley ? »

Vraiment ? Le type venait de découvrir que son invité avait voyagé dans le temps et la première chose à laquelle il pensait, c'était qu'il lui avait très probablement menti sur son prénom. Stiles se répétait mais... ce mec était franchement bizarre.

« Euh... Non... » William paru tellement soulagé que Stiles se demanda un instant s'il avait bien compris la question. « Je m'appelle... » Il réfléchit quelques secondes. Serait-ce une bonne chose de lui donner son prénom ? N'avait-il pas assez chamboulé la « cosmicité » de l'univers ? Ou un truc du genre... ? « Je m'appelle autrement, mais je pense que c'est mieux de garder ça pour moi... ? »

William hocha la tête et sourit.

Il avait ensuite passé les heures suivantes à lui poser toute sorte de questions concernant le futur alors qu'ils se baladaient dans la ville. Les extra-terrestres étaient-ils venus nous faire un coucou ? Est-ce Derek était toujours avec Kate-la-Louche « Pitié, dis moi que non ! » Est-ce que l'Hoverboard existait enfin ? Bien sûr, Stiles n'avait même pas répondu au quart de celles-ci, parfaitement conscient de l'impact que pourraient avoir ses paroles si jamais William était tenté d'aller en parler à quelqu'un. C'était peu probable, mais on ne savait jamais.

Puis, était venu le moment fatidique :

« Et, du coup, Stan', pourquoi tu es ici ? »

Ils s'étaient arrêtés de marcher et se berçaient maintenant tranquillement sur les sièges d'une balançoire, devant le manoir Hale. Le vent, qui faisait frémir les feuilles, leur apportait une brise tiède et agréable, et le chuintement de la vieille balancelle générait un bruit de fond apaisant. Stiles fouilla d'un pied le mélange de petits graviers de rivière sous ses chaussures, prenant le temps de réfléchir avant de répondre. C'était plutôt rare chez lui, assez pour que cela soit nécessaire de le noter.

« Accident de parcours, j'aurais dû revenir en mars 2012. Il y a eu... un problème. » Il repensa à l'entrée en fanfare de Kate dans la cave de Deaton et leva les yeux au ciel. Fallait toujours qu'elle se la ramène celle-là.

« C'est le cas de le dire. » Se moqua William, un sourire complice aux lèvres.

Stiles répondit par un léger rire et continua sur sa lancée :

« À la base, je t'avoue que c'est même pas moi qui devais venir mais un ami, loup-garou lui aussi. Je suis sûr que vous vous seriez bien entendus tous les deux. Encore une fois, on n'a pas toujours ce qu'on veut... » soupira-t-il dramatiquement.

Un silence songeur accueillit ses mots. Puis William reprit la parole :

« Et du coup, j'ai vingt-huit ans à ton époque... » Il secoua la tête, comme incapable de s'imaginer avoir cet âge là. Et pour cause, pensa tristement Stiles. « Comment je suis ? Sans rentrer dans les détails, hein ! » Précisa-t-il rapidement « Mais juste...j'ai quelqu'un dans ma vie ? Je suis heureux ? »

Et comme Stiles était Stiles, il parla avant même que son cerveau ne puisse analyser les conséquences de sa réponse. Eh, il avait déjà fait un méga effort les heures précédentes, il n'était pas Dieu non plus !

« Je sais pas, je t'avais jamais vu avant ces derniers jours. »

Il ne se rendit compte de sa bêtise que lorsque le balancement du siège de William s'arrêta brusquement et que le loup-garou se tourna vers lui rapidement – sa nuque n'avait sûrement pas dû apprécier...

« Comment ça tu me connaissais pas ? Tu connais Derek et Kate, même Peter, mais pas moi ? » Il fit une pause, en haussant un sourcil, cherchant à comprendre le pourquoi du comment. « Comment c'est possible ? »

Stiles ouvrit grand les yeux, se traitant intérieurement de tous les noms. Stupide, stupide, stupide.

« Euh... Je sais pas.. » Oulà, tu commences mal Stiles ! « Tu dois habiter... ailleurs.. ? »

« Je dois...habiter ailleurs ? » Répéta le loup-garou en fronçant le nez, son front s'ondulant sous le geste. « T'as pas l'air d'en être sûr ! Comment tu peux ne pas savoir si j'habite toujours à Beacon Hill ? » William plissa encore plus les yeux, son regard perdu disparaissant derrière ses sourcils.

Tandis que Stiles balbutiait des explications plus qu'improbables – Stilesques – les prunelles de William se voilèrent, une peine profonde teintant son regard. L'instant fut si fugace que Stiles, immergé dans son monologue, ne s'en aperçut pas.

« Laisse tomber. » Conclut-il soudain, interrompant Stiles d'un signe de main apaisant. « De toute façon, c'est pas bien de connaître son avenir. » Devant l'air ahuri de son invité, il lui sourit en ajoutant un clin d'œil avant de se détourner pour se diriger vers le porche du manoir. Après quelques pas, il se retourna vers Stiles qui n'avait pas bougé et l'encouragea du regard à le rejoindre.

Stiles avait finalement accepté de coucher dans la chambre de William – après avoir exigé qu'elle soit un minimum rangée. Du moins suffisamment pour lui permettre de trouver le lit – pourtant assez grand pour héberger trois, quatre personnes. Il avait rencontré – à nouveau – le père de Derek et son oncle, sa mère, ses sœurs. Bref... toute la maisonnée. Il s'était demandé une seconde si c'était réellement une bonne idée mais... Foutu pour foutu...

Au point où il en était, Stiles avait fini par avouer à William qu'une catastrophe allait se produire, et qu'elle était causée par Kate. Il n'avait pas besoin d'en savoir plus, mais avec ces informations, Stiles espérait que William pourrait l'aider à empêcher les Hale – et donc lui-même – de mourir. Car, Stiles ne se prenait pas pour plus balèze qu'il n'était, il savait bien qu'aucun soutien ne serait superflu pour contrer cette psychopathe qui servait de copine à Derek.

Ils avaient donc élaboré un super plan qui consistait, en gros, à éloigner le plus possible Derek des serres du vautour pernicieux, alias la couguar malfaisante, aka Kate Argent. William avait d'abord proposé avec un enthousiasme non dissimulé de lui arracher les membres et de les enterrer aux quatre coins du pays. Bien que l'idée plaise plutôt à Stiles, il avait dû se résoudre à admettre que ce n'était peut-être pas le meilleur moyen d'arriver à leurs fins. Trop compliqué, ils auraient tous les Argents aux fesses et puis, surtout, trop salissant.

« Et donc... Quand-est-ce que tu comptes appliquer tu-sais-quoi sur tu-sais-qui ? » demanda subitement William, sortant brusquement Stiles de ses pensées.

Stiles sourit et suivit des yeux l'insecte rouge et noir qui avait décidé de voler de ses propres ailes. Porte toi bien, petite coccinelle, méfie-toi des araignées et ... Voilà qu'il se mettait à parler aux insectes... il se déprimait lui-même.

« Je ne compte rien faire avec Voldemort, espèce de cochon ! » William lui administra une légère bourrade – enfin, une bourrade de loup-garou quand même... Autant dire qu'il s'affaissa de tout son long mais se releva très dignement – ou presque – et jeta un regard hautain au brun avant de reprendre. « Il faudrait déjà que ton cousin m'apprécie. Ce qui, je te le rappelle, n'est pas gagné du tout. »

En effet, après s'être vaguement intéressés au démembrement de Kate, ils s'étaient demandé quelle serait la meilleure façon de l'éloigner du « petit brun » – Stiles adorait appeler Derek ainsi dans sa tête... Oui, c'était peut-être puéril, mais il avait bien le droit de profiter un peu que diable !

Trois possibilités s'étaient alors offertes à eux.

Premièrement, William avait proposé de rendre Derek jaloux. De Stiles. Apparemment, Derek était plutôt proche de Will, et ce dernier avait laissé entendre que ça ne lui plairait que moyennement qu'on lui vole son cousin. Du coup, il serait plus disposé à passer du temps avec lui plutôt qu'avec la Moche. Alors Stiles et William s'étaient rapprochés durant ces deux semaines, au point de ne se quitter que pour aller aux toilettes. Et encore, William avait des blagues plutôt douteuses parfois... Cependant, malgré le mal qu'ils se donnaient pour le rendre jaloux, Derek semblait si énervé qu'il repoussait William au profit de sa petite ami. Gros fail, du coup.

Venait ensuite le plan B : Faire ami-ami avec Derek. Bon, okay, c'était très très mal barré. D'autant que Stiles n'avait jamais eu de discussion calme et posée avec Derek à son époque, où tout était « normal », alors maintenant...En fait, cette idée venait de William, et Stiles n'avait malheureusement pas réussi à le convaincre de la probabilité proche du zéro qu'elle avait de fonctionner. Mais Will était plutôt persuasif, surtout quand il faisait ses yeux de loup-garou super méchant. Et là, vous vous demandez : Mais pourquoi, tout simplement, ne pas impliquer davantage William ? C'est vrai quoi, il suffisait que celui-ci aille discutailler tranquillou avec Derek et lui explique point par point pourquoi il ne devait pas passer tout son temps avec Kate. Ben oui, trop facile ! Eh bien, voilà pourquoi : William avait déjà tenté maintes et maintes fois cette approche, mais rien n'y avait fait. Ça avait même empiré les choses : Derek était de ceux qui préfèrent faire exactement l'inverse de ce qu'on leur demande de faire. Il fallait donc changer la donne : que cela soit quelqu'un d'autre, préférentiellement extérieur à la situation, et avec plus de subtilité. Si, si, Stiles pouvait être subtil quand il le voulait !

Et enfin, le plan C, le préféré de William, impliquait une hache, des cordes et de l'azote liquide. Mais Stiles espérait ne pas devoir arriver à une telle extrémité. Ne serait-ce que parce que l'azote liquide coûtait fort cher.

« Je compte aller le voir ce soir... pour une fois que Kate n'est pas scotchée à ses basques, j'vais en profiter... Qu'est-ce-que t'en penses ? » Reprit Stiles en se relevant, frissonnant un peu. Le soleil de début octobre était parti se les dorer ailleurs.

William l'imita et ramassa les affaires laissées à terre.

« J'en pense que c'est une bonne idée. Je resterai pas trop loin, au cas où Derek réagisse... de sa façon habituelle. » Puis, lui adressant un sourire plein de dents, il mit sa serviette autour de sa nuque avant de s'éloigner du lac pour retourner au manoir.


Elle enfourna une grosse cuillerée de purée dans sa bouche et fit éclater sur son palais les morceaux de pomme de terre qui n'avaient pas été broyés lors de la préparation. La purée de sa mère était vraiment la meilleure. Elle rit lorsque son père fit une grimace pour imiter son air heureux.

« Stanley, pouvez-vous me passer le plat de viande s'il vous plaît ? »

« Bien sûr. » Il prit le plat que lui tendait Laura, la remerciant d'un sourire et l'amena à portée de main de sa mère.

« Merci. »

Cora finit sa bouchée et se tourna vers Stanley, attendant impatiemment que celui-ci finisse de répondre à son cousin pour continuer l'histoire qu'il avait commencé quelques minutes avant. Pour une fois qu'on s'occupait un peu d'elle ! Bon, elle exagérait peut-être... Mais Stanley était super cool. Depuis qu'il était là, il avait toujours un truc drôle à raconter, et il était jamais ennuyé par les questions qu'elle posait. Contrairement à son frère Derek. Et puis, en plus, il était trop beau.

Finalement, Cora dut tirer un peu sur sa manche pour accaparer l'attention de Stanley, toujours en train d'écouter son cousin lui chuchotant quelque chose à l'oreille. Will était cool, lui aussi, mais ça l'énervait des fois qu'il soit toujours collé à Stanley. Parce qu'elle pouvait pas l'avoir pour elle toute seule. Stanley la regarda de ses yeux marron clair et sembla se souvenir qu'il n'avait, effectivement, pas fini son histoire.

« Et là, il m'a dit : « Vas-y, je te regarde. » Et il m'a passé le pistolet. Comme ça. »

Cora écarquilla les yeux, la bouche entrouverte.

« Et t'as tiré ? » S'enquit-elle, haletante, pressée de connaître enfin la fin.

Stanley bomba le torse.

« Bien sûr ! » Cora le fixa, ses grand yeux marrons affichant un air de profond scepticisme. Le visage de William apparu à côté de celui de Stanley, affichant approximativement la même tête qu'elle. Ce qui la fit sourire. « Bon, ok, j'ai pas osé, je suis une poule mouillée. » Avoua-t-il en s'affaissant comiquement sur son assiette heureusement vide.

Cora éclata de rire et Stanley pouffa à son tour. Mais elle s'arrêta bien vite lorsqu'elle se rendit compte que les bruits de couverts avaient cessé. Elle regarda les membres de sa famille. Tous avaient les yeux rivés sur son grand frère, dont l'air supérieur devait sûrement les énerver. Elle, en tout cas, ça l'énervait toujours. Cora soupira. Qu'est-ce-qu'il a encore fait ?

« Excuse-toi tout de suite, Derek. » ordonna son père en s'essuyant la bouche du revers de sa serviette, ses gros sourcils se rejoignant sur son nez.

« Oh, ça va. » Derek leva les yeux au ciel et sourit, narquois. Mauvaise idée... « C'était pas méchant. Avouez qu'il a une tronche de débile quand même... » Il croisa les bras devant lui, comme pour se protéger des regards que les adultes posaient sur lui.

« On ne parle pas comme ça, surtout à un invité. » intervint leur mère. Oulà, si maman s'en mêle...

Derek roula des yeux, un air énervé remplaçant peu à peu son attitude moqueuse.

« Mais qu'est-ce-que vous avez tous avec ce type ? » Il se leva et jeta sa serviette sur la table. « Bah, allez-y, adoptez-le si vous l'aimez tant votre Stanley. Ça n'empêche pas que c'est un con ! »

Cora ouvrit la bouche de stupeur. Malgré le caractère grognon de son grand frère, elle ne l'avait jamais entendu répondre comme ça à leurs parents. Et surtout pas en disant des gros mots...

Derek partit ensuite rapidement de la pièce, avant que quelqu'un n'ait l'idée de réagir à ses paroles. Puis son père se leva brusquement de table. Il va se prendre une de ces raclées... Elle ne savait pas si elle devait avoir de la peine pour lui ou bien se dire que c'était bien fait. Après tout, il avait insulté son futur petit-copain !

Avant même que son père ne fasse un pas, Stanley sortit à son tour de table et lui fit un petit geste rassurant avant de se précipiter derrière Derek. Ah bah d'accord ! Maintenant elle en était sûre, elle détestait son frère.


Il monta précipitamment les marches qui conduisaient à l'étage, pressé de ne plus entendre les remarques réprobatrices des membres de sa famille. Nan mais n'importe quoi ! Il avait eu le malheur de prononcer quelques mots n'allant pas dans le sens « Youhou, Stanley est parfait, célébrons sa grandeur » et toute sa famille s'était retournée contre lui. C'était pas sa faute, à lui, si ce type avait constamment un air stupide sur le visage. Et puis il était tout le temps collé à William, ça ça l'énervait plus que tout. Toujours en train de chuchoter, de se toucher, de... Derek gronda, ses yeux devenant légèrement bleutés.

Depuis la veille, les mots de Kate ne cessaient de passer en boucle dans sa tête. Ils couchent ensemble... Ils couchent ensemble... C'était révoltant. Dégoûtant. Écœurant même. Rien qu'à les imaginer... Derek frappa sa tête contre la porte de sa chambre, devant laquelle il s'était arrêté. Il n'avait pourtant jamais eu de problème avec les pédés. Chacun son truc. Mais là... Beurk. Il ignora la petite voix qui lui chuchotait une histoire à propos d'une certaine mauvaise fois, et préféra se concentrer sur les pas précipités qui approchaient de sa position. Derek soupira en entendant la respiration hachée et les battements de cœur désordonnés du nouvel arrivant. Comme si j'avais besoin de ça.

Derek fit volte face au moment où le type arrivait près de lui et il lui lança un regard mauvais. Stanley ne se démonta cependant pas et tenta un sourire contrit.

« Je suis désolé que tu te sentes mis à l'écart, c'était pas mon intention. » Commença-t-il en reprenant son souffle. « Mais t'as pas à être jaloux... »

« Je suis pas jaloux. » La voix de Derek était sans appel, et Stanley hocha la tête en regardant ailleurs.

« Ok, tant mieux. »

Le silence revint et Derek se demanda si la conversation était terminée, et auquel cas, s'il pouvait se casser. Et puis, avait-il besoin d'une permission pour s'en aller ? Il faisait ce qu'il voulait, il était encore chez lui aux dernières nouvelles, non ? Fier de ses réflexions, il tourna le dos au plus vieux, prêt à s'enfermer dans sa chambre pour la nuit, mais Stanley reprit la parole et Derek se résolut à l'écouter, bien élevé comme il était.

« Tu sais... y'a certaines idées qui sont franchement mauvaises. » Derek haussa un sourcil. Qu'est-ce-qu'il allait encore raconter comme connerie. « Par exemple, moi, j'ai un voisin qui me saoule tous les matins à laisser son chien gueuler dehors. Des fois je me dis : « Et si je lui mettais un coup de pied ? Ça le calmerait. » Mais je le fais pas. Tu sais pourquoi ? » Derek continua de le fixer sans rien dire. « Parce que c'est une mauvaise idée. »

Stanley se tut et Derek chercha vainement un sens à ce charabia. N'en trouvant aucun, il se résigna à intervenir.

« Et ? »

« Et ben toi et Kate, c'est pareil. Une mauvaise idée. »

Derek resta comme deux ronds de flan. C'est une blague ? Il se fit violence pour ne pas arracher la gorge de ce taré. Il préféra se déchaîner sur la porte qu'il claqua violemment au nez de Stanley, qui avait fait un pas vers lui au moment où il rentrait dans sa chambre. Dans les dents, tête de gland.

Il ricana en entendant le son étouffé d'un juron de douleur et alla s'installer sur son lit, sortant de sa poche de jean son portable. Il parcourut rapidement ses contacts et hésita quelques minutes à envoyer un sms à sa petite-amie. Ce fut le son d'éclats de rire dans la chambre de son cousin qui le décida.

« Tu me mank deja. Sont ts cons ici. »

Il garda son téléphone près de lui en attendant la réponse de Kate et s'appuya contre le mur qui séparait sa chambre de celle de William. Sans parvenir à s'en empêcher, il écoutait tous les bruits provenant de la pièce voisine. Il les entendait discuter vivement tout en se déshabillant pour aller se coucher, et il s'envoya une baffe mentale lorsque son cerveau essaya d'imaginer la scène. Mais qu'est-ce-qu'il avait ce soir ?

Le vibreur de son téléphone le rappela à l'ordre.

« Tu me manques aussi. Tkte pas, ils seront pas toujours là pour te faire chier. Je t'aime. »

Derek fronça les sourcils en lisant la phrase du milieu mais retrouva le sourire grâce à la dernière. Puis il s'enfonça tout habillé dans ses draps et posa la tête sur l'oreiller, essayant vainement de ne plus entendre son cousin chuchoter à l'oreille de Stanley.

Cette nuit là, il rêva d'un regard ambré rieur et de grains de beauté virevoltant sur une peau pâle.


Le 4 octobre 2004, une route déserte à quelques kilomètres de Beacon Hill.

Un flash bleuâtre, presque électrique, déchira la nuit, faisant fuir les quelques écureuils téméraires, encore à la recherche de derniers glands pour parachever leurs réserves d'hiver..

Au milieu de la route cernée d'arbres se trouvait maintenant une profonde crevasse formant un cercle parfait. En son centre, une étrange forme sombre se tenait immobile, parcourue de petites étincelles blanches. Au bout d'une dizaine de minutes, l'ombre s'étira, révélant le corps longiligne d'une jeune femme. Elle tourna quelques secondes sur elle-même, jaugeant l'endroit où elle venait d'apparaître, les yeux plissés. Puis, un sourire victorieux étira ses lèvres tandis qu'elle enjambait la faille formée par son arrivée pour disparaître dans les ténèbres de la forêt.


Niark niark niark... Vous vous y attendiez à celle-là? Je suis trop fière de ma sadicitude =D

Alors, verdict? J'ai bien aimé écrire ce chapitre, j'espère que vous avez autant apprécié le lire =)
Je n'ai pas casé de référence ici, enfin je crois pas.
Par contre, en relisant le chapitre 6, je me suis rendue compte qu'il n'y avait pas deux mais trois références! De la folie!

- Les soeurs Sanderson : Hocus Pocus
- Everything comes with a price : Once upon a Time
- Dylan : Bah notre petit chéri Dylan O'brien =D

Des hypothèses pour le prochain chapitre?
Je peux vous dire qu'il y aura Stiles (normal, hein),
Derek (jusque là tout va bien),
Kate (mais laquelle! That is the qoueztione!)
et... un autre, un guest lol
A vos paris !

Voilà, je vous fait de gros bisous mes caribounets,
et je vais me coucher. Demain, c'est le départ direction Ile de France. J'espère qu'il pleut pas là bas -_-

A plouch =D

'Lys, qu'adore lire vos commentaires... mais elle dit ça, elle dit rien... =D

PS: Le prochain chapitre que je publierai sera sur M-59. J'essaie d'alterner dorénavant =)