Mes bien chers Caribous,
Et voilà le nouveau chapitre! Je sais que beaucoup d'entre vous attendent avec impatience le week-end avec Stiles et Derek... et voici la première partie de celui-ci =D
Avant le chapitre, RAR Guest :
(que je fais pas souvent, je l'avoue... Mais vaut mieux tard que jamais!)
Le visiteur : MDR T'es radical toi! "Allez, il la tue, point à la ligne on en parle plus. Franchement!"
Merci pour ta review, tu me fais très souvent rire xD
Chlo : Ouaiiis, t'es la seule à avoir trouvé la référence! Je m'incline devant son savoir
(qui est le mien du coup... C'est super narcissique en fait xD) (La ville de Derry, dans "Ça" pour ceux que ça intéresse lol)
Oui, Stiles torse nu le trouble. Mais en même temps, qui cela ne troublerait pas?
Même en l'imaginant je suis moi-même troublée =D
Merci pour ta review, je suis ravie que le chapitre t'ait plu!
Voilà!
J'espère que le chapitre 9 va vous plaire =)
Bonne lecture!
Chapitre 9
Le trajet avait été plutôt silencieux. Enfin, du côté de Derek. Stiles, lui, n'avait pu empêcher sa bouche de s'ouvrir pour laisser sortir de longs monologues sans queue ni tête – bien qu'on ait rarement vu un monologue avec autre chose que des mots. À de rares moments, il avait bien tenté de faire participer son voisin à la conversation, mais à chaque fois qu'il le laissait parler, Stiles s'en prenait plein la tronche. Le loup était d'humeur taquine. Pas méchant mais...Si. Quand même, méchant. Derekien, en somme.
« ...pense qu'on devrait faire un test à partir de, je sais pas moi, vingt ans ? Tu sais, ce genre de questionnaire où on te pose plein de questions, comme ceux faits pour savoir si t'es un psychopathe. Y'aurait des questions du genre « Trouvez-vous acceptable de mettre votre enfant au frigo pour le punir ? » ou « Pensez-vous souvent à la zoophilie ? » ou bien « Aimez-vous l'andouillette ? ». Les gens répondraient et paf ! On saurait direct si telle ou telle personne a le droit d'avoir des enfants ! Aussi simple que ça ! »
Silence.
« Je suis pas certain que les trois questions se valent vraiment... » dit Derek, pas sûr de ce qu'il devait répondre. Ni même s'il devait répondre quoi que ce soit. Il jeta un rapide coup d'œil au conducteur tandis que l'idée de le clasher l'effleurait vaguement. Mais il préféra reprendre sa contemplation du paysage, le menton posé sur son poing. Encore des arbres. Toujours des arbres. Bon, en même temps, ils étaient dans un bois. Certes.
Stiles haussa les épaules et se pencha vers le brun l'air mystérieux– la voiture tressauta de peur en frôlant un pin. « Quelqu'un qui aime l'andouillette n'est absolument pas normal, crois-moi. » Il se remit face au volant et évita in extremis un écureuil un peu trop téméraire.
« Ma mère adore les andouillettes. » S'il n'avait pas eu aussi mal au cœur à cause de la conduite... sportive...de Stiles, Derek aurait sûrement laissé échapper un rire en percevant l'arôme de la gêne dans l'habitacle. Ou peut-être pas en fait. C'était Derek, ne l'oublions pas.
« Ah... Et ben...euh. Oh ! Regarde on est arrivé ! »
Les pneus crissèrent lorsqu'il appuya un peu brusquement sur la pédale de frein. Un nuage de poussière s'éleva autour d'eux et Stiles, qui avait eu légèrement peur de s'en prendre une quelques secondes plus tôt, ricana en voyant William – quelques mètres plus loin – tousser en lui lançant un regard sévère. Stiles fit un clin d'œil confiant à Derek qui avait observé l'échange, l'air désabusé et légèrement nauséeux. Stiles se détacha rapidement avant de sortir à la rencontre de Will. Il entendit Derek faire de même quelques secondes plus tard.
William, les yeux plissés par la lumière vive du soleil de midi, lui fit une accolade lorsqu'il l'eut rejoint. Il en profita pour lui glisser quelques mots à l'oreille.
« Alors, pas de harpie à l'horizon ? »
« Nope. Pas même l'ombre d'une plume. » Il y eut un instant de flottement. « Bah.. tu sais... Les harpies elles ont des ailes... »
« Hmm. » Il se détacha de Stiles, et lui lança un regard entre l'amusement et le dépit. « Cool. »
Une voix retentit soudain en provenance du garage, d'où dépassait le capot d'un 4x4 en parfait état qui aurait fait rougir de jalousie la vieille Jeep de Stiles. Si les voitures pouvaient rougir, bien sûr.
« Vous êtes enfin rentrés ! On vous attendait pour partir. » Une tête brune surgit de l'intérieur de la voiture, côté conducteur, et une paire d'yeux « Viens aider ta grande sœur chérie, Der'. »
« Aidez à quoi ? » Bougonna l'interpellé tout en s'avançant vers Laura qui lui offrait un grand sourire. « T'es pas capable de ranger tes affaires toute seule ? »
« Oh si. » Elle attendit que Derek soit à portée de bras pour lui attraper la main et le tirer vers elle. Déséquilibré, il atterrit entre ses bras qu'elle referma sur lui, lui coupant le souffle. « Mais je voulais faire un gros câlin à mon frère préféré ! »
Stiles explosa de rire, observant Derek se faire abreuver de mamours en ronchonnant, très vite suivi par William. C'était jouissif de pouvoir se foutre de lui sans craindre de représailles sanglantes. Enfin, non imminentes, en tout cas. En essuyant une larme au coin de son œil, Stiles se fit la réflexion qu'il était vraiment très bien tombé. Que finalement, Kate avait bien fait de se pointer à l'improviste, foutant en l'air les plans de Deaton. Il avait ainsi la possibilité de sauver toute une famille qu'il avait appris à connaître et à apprécier. Cora et son béguin pour lui – dont il n'était pas peu fier, se rappelant très bien son air revêche à son époque. Laura et sa bonne humeur contagieuse. Talia et Henry, un couple formidable qui l'avaient accueilli à bras ouverts, même s'il ne leur disait jamais – oh grand jamais ! – la vérité. Peter qui... Non. Pas Peter. William, qui était rapidement devenu un ami, leur relation ressemblant fortement à celle qu'il avait eu autrefois avec Scott – les câlins et autres choses de ce style en plus... dont Stiles aurait pu se passer. Mais, bon, un peu de réconfort dans cette époque de fous ne pouvait qu'être une bonne chose. Et Derek... Derek qui était toujours le même, les années n'y changeant pas grand chose. Enfin, pas tout à fait. Il était plus... sympa. Ouvert. Souriant. Normal, aussi. Il n'avait pas encore perdu toute sa famille dans des conditions atroces. Ce genre d'événement pouvait accessoirement vous gâter le caractère.
Ouais, c'était vraiment une époque de fous.
Une main sur son épaule le fit revenir au moment présent. Enfin, passé. Bref.
« Bon. » Commença William, un sourire toujours accroché aux lèvres. « Ben, à demain soir alors ? »
« Ouaip. »
William jeta un regard rapide sur le côté, en direction de la paire Hale dont une moitié tentait vainement de s'échapper. Puis, il s'engouffra dans l'espace personnel de Stiles, le faisant se tendre lorsque deux bras s'enroulèrent autour de lui, en mode pieuvre. Quand je vous parlais de câlins... Ce mec avait dû être un Teletubbies dans une autre vie.
« Pourquoi tu rigoles ? » Demanda Will, son souffle s'écrasant gentiment sur la joue de Stiles.
Seul un ricanement lui répondit et il abandonna, maintenant habitué aux bizarreries de l'Homme du Futur. Il serra un peu plus le corps de Stiles dans ses bras et ce dernier ce crispa, tentant maladroitement de s'échapper – la scène lui rappelant avec ironie celle dont il s'était moqué quelques instants auparavant.
« William... » commença Stiles, franchement pas à l'aise avec ces étreintes dont Will était friand dès qu'ils se trouvaient en compagnie de... ben de n'importe qui en fait. Heureusement, il le laissait dormir tranquille la nuit. Bien que... il se remémorait vaguement un corps chaud se pressant contre son dos quelques fois avant qu'il n'émerge, le matin. Mais c'était un rêve... William n'oserait jamais profiter de son sommeil pour lui faire des papouilles... N'est-ce-pas ?
…
Parlons d'autre chose voulez-vous ?
« Laisse-toi faire Stan' », Murmura William si bas que Stiles eut du mal à discerner toutes les syllabes. « Fais-moi confiance. »
« Confiance, confiance... » marmonna Stiles sur le même ton. « J'trouve ça un peu gonflé de la part d'un mec donc les mains se rapprochent dangereusement de mon cul ! »
Le corps de William fut parcouru de soubresauts tandis qu'il riait.
« Allez, fais pas ta vierge effarouchée et fais-moi un câlin. » Devant l'air buté de Stiles, les yeux de William flashèrent un instant du vert au doré. « Maintenant. »
Les bras de Stiles se levèrent brusquement et allèrent s'agripper à la nuque de William. C'est qu'il fait peur le loup-loup. Pour le romantisme on repassera ! William soupira contre sa clavicule, satisfait, et y déposa un léger baiser de ses lèvres trop douces pour être honnêtes – non, Stiles n'avait absolument pas frissonné, il le jurait sur la Bible... Et puis d'abord il voulait un avocat ! Puis, Will se détacha de son ami dont la couleur de peau s'était considérablement rapprochée de celle de la voiture de Laura.
Sans demander son reste, et n'ayant approximativement pas compris grand chose à ce qui venait de se passer – et si, cette phrase était parfaitement correcte – Stiles se dépêcha de s'éloigner pour retrouver Derek, assis sur les marches menant au porche, faisant la gueule. Rien d'inhabituel. Il tenta un sourire dans sa direction mais celui-ci l'ignora royalement, tandis qu'il fusillait son cousin d'un regard meurtrier. William lui fit un signe goguenard de la main avant de se glisser dans la voiture qu'avait sortie Laura. Le moteur s'ébranla et le 4x4 klaxonna deux coups secs avant de foncer vers le bois, direction Derry.
Au bout de quelques secondes, le regard de Stiles se détacha des phares qui s'éloignaient rapidement pour se fixer sur le brun, toujours assis à côté de lui. Il lissa son tee-shirt et son geste attira les yeux de son voisin qui se posèrent sur lui avec gravité. Il hésita une seconde, jaugeant l'air inhabituel de Derek. Celui-ci avait perdu son attitude bourrue et semblait maintenant un peu ailleurs. Finalement, Stiles se décida et lui tendit la main, dans l'espoir fou qu'il la saisisse pour se relever. Derek regarda sa main, puis son visage, et à nouveau sa main, et Stiles eut la désagréable impression qu'il allait rester dans cette position stupide sans que jamais l'autre ne réagisse.
Ses doutes furent balayés lorsqu'il sentit la main chaude et ferme de Derek se glisser timidement dans sa paume, la serrant légèrement pour prendre appui tandis qu'il se relevait. Au moment où leurs doigts se touchèrent, des frissons naquirent de ses ongles pour diffuser jusqu'à son ventre. Il croisa le regard surpris de Derek, apparemment aussi étonné que lui par cette sensation étrange visiblement partagée. Ou alors il est en train de se demander pourquoi mon cœur a décidé de faire des claquettes. D'ailleurs, s'il pouvait cesser, ça serait sympa. S'il-te-plaît. Stiles soupira, dépité, en se rendant compte qu'il marchandait avec l'un de ses organes. Il récupéra rapidement sa main devenue moite pour la glisser bien à l'abri dans sa poche de jean.
« Bon ben... » Il se racla la gorge en entendant l'intonation rouillée de sa voix. Arrête d'être bizarre Stiles... « On va faire nos sacs ? » Demanda-t-il gaiement à Derek dont le regard était toujours un peu perdu.
Finalement, le loup-garou laissa passer un léger sourire – ce qui fit un peu peur à Stiles – haussa les épaules et monta une à une les quelques marches qui menaient au manoir. Stiles resta en retrait une dizaine de secondes, tentant de ralentir les battements de son cœur qui semblait vouloir lui faire un concert de maracas. Et, Stiles, il aimait pas trop ça, les maracas.
Quelques heures plus tard
Que peut-on entendre un samedi après-midi, durant un beau mois d'octobre, en forêt ? Écoutez bien... Des oiseaux, bien sûr. Le bruissement du vent à travers les branches d'où commencent à tomber quelques feuilles ? Certes. Mais écoutez mieux, tendez l'oreille... Là, vous entendez ? Ce bruit ! Oui, cette sorte de renâclement, mélange entre le blatèrement du chameau et le geignement d'un bébé lama. Drôle de bruit pour une forêt... surtout pour une forêt de la côte ouest des États-Unis, où aucun chameau ni lama n'a jamais été répertorié. Si vous êtes de ceux qui pensent que ce genre de son ne peut pas être entendu dans une forêt, vous avez sûrement omis un petit détail. Tout petit, minuscule. Le voici : nous sommes à Beacon Hill. Et à Beacon Hill, il y a ...
« Stanley ! Bouge tes fesses ou on va jamais y être pour la nuit. »
Nouveau bêlement. Puis un soupir à fendre l'âme.
« Dereeeeek. » Stanley s'arrêta pour la énième fois et se pencha, les paumes luisantes de sueur tentant difficilement de s'accrocher à ses genoux emmitouflés dans un jean. « Derek. » reprit-il après avoir inspiré et expiré bruyamment et de nombreuses fois. « Je vais mourir si on fait pas une pause. »
Derek soupira, désespéré par l'attitude de Stanley, et se retourna pour parcourir les quelques mètres qu'il avait d'avance en sens inverse.
« On a fait une pause y'a quinze minutes, tête de nœud. » Fit-il en arrivant près lui. Il avisa avec un amusement certain son visage plus rouge qu'une tomate. Il lui semblait que sa sœur avait un rouge à lèvre « Aubergine » qui s'en approchait...
« Quinze minutes... Quinze minutes ! » Stanley se redressa et envoya ses mains au ciel, la tête penchée en arrière. « Je crois que tu te rends pas bien compte. Un quart d'heure, c'est pas loin de vingt minutes. Et vingt minutes, c'est presque une demi-heure. Et finalement, on se rapproche fortement de la bonne grosse heure ! » Il appuya son dos sur un arbre à sa portée et grimaça. A l'odeur, Derek devina que de la résine venait de se coller contre sa nuque. « Et quelle idée de faire de la randonnée ! Qui a décidé ça d'abord ? »
« Bah... Toi, en fait. »
« Non non non non non ! J'ai proposé du camping. Cam-ping. J'ai jamais demandé à mourir en marchant dans les bois sous une chaleur de plomb ! Si je meurs... » Il réfléchit un instant puis prit un air dramatique, le dos de la main reposant sur son front trempé. « Si je viens à mourir, considère ça sous ton entière responsabilité. Et je te raye de mon testament. »
« Ah, parce que je suis sur ton testament ? » Demanda Derek, ses lèvres s'ouvrant sur un sourire amusé. Il croisa les bras sur son torse. « As-tu au moins déjà fait un testament ? »
« Non... Mais ça revient au même ! »
« Ah. »
« Tout à fait ! » Il se décolla du pin qui voulait le retenir par son liquide mielleux – yeurk – lui arrachant avec un amour arbustif quelques cheveux, et passa devant Derek en de grandes enjambées. « Bon, tu te dépêches ? À faire des arrêts tout le temps, on va finir par prendre racine. »
Derek l'observa grommeler tout seul et secoua la tête, amusé par tant de mauvaise foi. Cela faisait à peine deux heures qu'ils étaient partis, et Stanley avait commencé à grincer des dents au bout d'une demi-heure. Bien sûr que Derek était conscient qu'il faisait une chaleur à crever, et qu'il ne devait son endurance qu'à sa condition lupine. Mais c'était bien plus drôle de se moquer de Stanley, qui n'avait apparemment pas l'habitude de marcher pendant très longtemps. Et puis, fallait bien qu'il se venge un peu pour toutes ces heures où l'autre s'était amusé à lui prendre la tête.
Un bruit de chute lui fit lever la tête – valait mieux garder un œil sur le sol si vous vouliez éviter de vous ramasser – et il ne put retenir un éclat de rire bref lorsque, dans son entrain renouvelé, Stanley s'affala de tout son long après avoir buté contre... quelque chose. À vrai dire, il ne comprenait pas vraiment pourquoi Stanley était tombé, le sol à ses pieds était totalement lisse. Derek hésita un instant à l'aider. Pour être franc, il trouvait ça bien plus sympa de l'observer tenter de se relever à grand renfort de gémissements douloureux. Cependant, lorsque le pantalon du maladroit accrocha une ronce au niveau du genou et que, en se tortillant de la sorte, la plante tira le vêtement vers le bas... Disons que les joues de Derek devinrent approximativement aussi roses qu'une jolie framboise. Et Derek niera toute sa vie avoir, de lui-même, évoqué une métaphore aussi ...gay.
Il fit rapidement quelques pas pour se rapprocher du garçon dont le pantalon n'avait de cesse de découvrir avec entrain la peau pâle. Et, non, Derek ne fixait absolument pas le grain de beauté qui venait d'être révélé. Quelle idée d'avoir un grain de beauté sur l'aine aussi, n'importe quels yeux auraient été attirés par ça !
Il prit d'office le bras qui se tendait en l'air, cherchant à agripper quelque chose pour lui permettre de se relever. À nouveau, une sorte de courant électrique le parcourut des pieds à la tête et il se fit violence pour ne pas lâcher la main qu'il venait de saisir. Déjà, parce que c'était pas super sympa – et même Derek savait qu'il fallait pas abuser des bonnes choses. Ensuite, parce que Stanley comprendrait direct que quelque chose allait pas. Et puis, pour finir, il avait peur qu'en le laissant tomber, son jean ne se baisse totalement. Et Derek n'était pas prêt à ça. Enfin... non. Non, Derek, n'essaie pas d'imaginer quoi que ce soit, t'es pas un pédé.
Finalement, Stanley réussit à se remettre debout et regarda étrangement Derek qui se fustigeait mentalement.
« Ça va ? » Demanda-t-il, une main posée sur l'épaule du loup, un air curieux dansant au fond des yeux.
« C'est à moi que tu demandes ça ? » Derek se décala légèrement et le bras de Stanley retomba. « Tu viens de te casser la gueule, c'est plutôt moi qui devrais te poser la question. »
« Ouais, mais bon, tu le feras pas. »
« C'est vrai. » acquiesça Derek, laissant de nouveau passer un fin sourire. Tu souris beaucoup trop Der- Oh ta gueule. « J'ai cru entendre un bruit, c'est tout. » Reprit-il pour justifier son soudain air bizarre.
« Ah. » Stanley hocha la tête silencieusement, attendant la suite. Qui ne vint pas. « Et ? Y'a un psychopathe dans la forêt ? À part toi, je veux dire. »
Derek voulut le frapper – gentiment, ça allait de soi – mais Stanley se déroba avec un grand sourire et repartit en direction de leur lieu de campement. Derek secoua la tête, amusé malgré lui, et s'apprêtait à le suivre lorsque le craquement d'une branche le fit se figer. Il tourna la tête à gauche, puis à droite, cherchant l'origine du bruit. Bien sûr, cela pouvait être n'importe quoi. Un sanglier, un écureuil. Même le choc d'une pomme de pin tombée de quelques mètres. Mais une impression bizarre le tirailla soudain. Comme une sorte... comme si...
Un grand cri le fit sursauter et il se tourna vers Stanley qui gesticulait dans tout les sens, cherchant – vu la nature de ses hurlements – à déloger une guêpe qui avait élu domicile dans son dos. Derek renifla et secoua la tête avant de combler la distance qui le séparait de l'abruti qui servait de copain à son cousin.
Elle chassa une mouche qui venait de se coincer dans ses mèches blondes, tel un insecte dans une toile d'araignée, avant de poser à nouveau son regard sur les deux gamins qui se trouvaient à une vingtaine de mètres d'elle. Kate plissa ses yeux verts qui renvoyèrent un éclat dangereux, les poings serrés. Ce gosse... une vraie plaie. Déjà à son époque, il était toujours en train de se mêler de ce qu'il ne fallait pas, fourrant son petit nez pointu de fouine dans des affaires qui ne le concernait aucunement. Mais maintenant il osait envisager changer son passé ! Bordel, mais pour qui se prenait ce petit salopard !
Elle fit quelques pas silencieux, veillant toujours à se placer dans le sens inverse du vent. Chez elle, la traque était une seconde nature. Elle s'assura de rester hors de vue des deux jeunes hommes qui s'enfonçaient plus profondément dans les bois et fixa sans le voir le fusil qu'elle avait apporté avec elle.
Cela faisait moins d'une semaine qu'elle avait fait ce putain de bond dans le temps... Après avoir vu, ébahie, le gamin Stilinski disparaître dans la cave, elle était partie en vitesse réveiller le vétérinaire qu'elle venait tout juste d'envoyer compter fleurette au carrelage. A l'aide de quelques outils de choix dont le cabinet regorgeait, elle avait fait cracher le morceau au type. Elle avait dû s'armer de patience, bien sûr, le noir avait l'habitude d'être malmené. Mais au bout du cinquième doigt qu'elle avait fait bouffer à ses saloperies de chiens, il avait cédé.
Il avait fallu à Kate quelques longues minutes pour se remettre de l'information – bordel, Des voyages dans le temps ! - et quelques tortures de plus pour s'assurer de le docteur ne lui racontait pas de connerie. Puis, elle l'avait forcé à mettre en place le sortilège. Trop épuisé physiquement et moralement, le docteur n'avait guère résisté. Elle était ensuite apparue en 2004, un peu désorientée. À vrai dire, le type lui avait dit que le sort devait la projeter en mars de la même année... Mais il ne lui avait fallu que quelques heures pour se remettre et élaborer un plan de défense. De défense, oui ! Contre cet abruti qui se faisait appeler Stanley.
Kate se retint de grogner en entendant le rire stupide du Stilinski. Elle avait passé ces derniers jours à le suivre, lui et son super pote William. Ce qu'il comptait faire lui était rapidement paru évident. Et putain de merde, ça lui plaisait pas du tout. Il lui fallait un plan pour contrer ses manigances. Et quelque chose de bien. Avec un peu d'imagination, elle pourrait réussir à tuer toute la famille Hale, et le gamin Stilinski en prime.
Kate leur jeta un dernier coup d'œil, les observant se chamailler pour savoir où planter la tente, puis se détourna et repartit dans le sens inverse à pas de loup. La nuit portait conseil. Foi d'Argent, elle ne le laisserait pas gâcher tout ce qu'elle avait accompli. Et si elle devait arracher quelques membres pour parvenir à ses fins, qu'il en soit ainsi. Mais pour ça, elle allait avoir besoin d'aide...
Re !
Alooooors! Plein de trucs dans ce chapitre, non?
Déjàààà, un sterek qui se met douuuucement en place.
Mais promis, je vous envoie un petit truc dans le prochain chapitre, et, léger spoil:
Y'aura du lourd, du très très lourd... (qui qui trouve cette référence?)
Mais pas tout de suite =DDD (que j'aime être sadique...)
Ensuiiiite, Kate! Et ouais, vous détestiez Kate la jeune, voici Kate la... moins jeune!
Deux pour le prix d'une! Je suis pas trooop sympa?
Moi je me trouve troooop sympa. Et j'aime trooooop dire trooooop =D
Et puis... euh bah non, rien. Je sais pas si j'ai mis des références. Lol j'suis grave. Si vous en trouvez, vous aurez un câlin magique virtuel. Hey, ça vaut le coup de chercher hein =D
Ah si! J'avais envie d'écrire un OS sur Stiles/Théo, parce que le dernier épisode m'a super inspirée (cette saison est beaucoup mieux que celle d'avant, après le nogistune (qu'était trop de la boulette), ça s'est gâté)
Du Sthéo donc. Vous en dites quoi? Ca vous plairait ou pas?
(bon c'est juste indicatif hein, étant donné que je suis méga lente et que je me consacrerai à mes deux fics)
Aller, je vous fais de gros bisous et à bientôt pour ceux qui lisent M-59, à moins bientôt pour les autres.
'Lys
