Caribou, Caribette,
En ce jour de gloire (ne me demandez pas en quoi c'est un jour de gloire, j'en sais fichtrement rien), je vous délivre la parole de Dieu.
... Je suis complètement tarée, je sais xD
Voici donc la suite. On arrive près de la fin, vous vous rendez compte? De la folie, je vous le dis!
RAR Guest :
Le Visiteur : Tu vas me dire (ou pas) : "Nan mais j'lui dit de répondre sur mon compte en MP, et elle, elle continue à répondre en Guest. L'attardée"
Tu sais pourquoi? Parce, nom d'un p'tit bonhomme, je suis pas sûre que tu sois la même personne que sur M-59
Mdr ouais j'ai l'air gogole à dire ça, surtout si c'est vraiment pas toi. Bon, okay, je suis certaine à 90% Mais ça ne suffit point!
Breeef : Tu es vraiment pas sympa. J'veux dire, à part tuer toute une famille, qu'est ce qu'a fait Kate pour mériter tant de haine?
Oh oui, les chiens ont mangé, et ont a-do-ré! Un plat de gourmets =D
Ah bah merde, j'ai fait un personnage tellement cool qu'on préfère que Stiles finisse avec lui xD J'espère que ce chapitre va te faire changer d'avis ;)
(et ouais, William est so sexy dans mon esprit. Une sorte de mélange entre Ian Somerhalder et Logan Lerman.)
Bisou bisou!
Quentin : Mais que d'éloge! Tu veux me faire prendre la grosse tête c'est ça, avoue! Pour que je puisse plus enfiler mes T-shirt. Pff, c'est pas gentil.
MERCI! Merci =D Je suis ravie que mes histoires te plaisent. J'en profite pour répondre à ton commentaire pour Ton Alpha :
Pour l'instant je ne compte pas faire de suite, je m'attarde sur mes deux histoires d'abord.
Mais j'ai un TS en tête où, peut-être il pourrait EVENTUELLEMENT avoir du Sciam ;)
Sinon : Je dédie ce chapitre à ma bêta Cathouchka qu'est super rapide. Mais genre ultra. Merci =D
Bonne lecture les gens!
Chapitre 10
Stiles pencha la tête sur le côté, plongé dans ses pensées. Depuis une demi-heure bien obèse, il observait Derek se débattre furieusement avec la toile de tente que Stiles avait eu la très bonne idée d'emporter avec eux. On est prévoyant ou on l'est pas. À la base, Derek n'avait strictement rien envisagé d'emmener. Nada. Ok, c'était un loup garou. Ok, la vie en forêt à la dure, ça devait certainement le connaître. Ok, il pouvait manger Bambi et se recouvrir de poils contre la fraîcheur de la nuit... Mais quand même ! Stiles, lui, n'avait oublié ni les marshmallows à faire griller, ni son petit oreiller de poche. Vous savez, le truc qu'on vous refile lors d'un long vol en avion… Oh, vous pouvez vous moquer, Stiles tenait à son confort et en était plutôt fier.
Assis sur une pierre d'une cinquantaine de centimètres de large, au bord du lac à côté duquel ils avaient décidé de bivouaquer, il regarda Derek se tordre dans une position... intéressante pour relier une baguette de structure à une autre. Ses yeux se fixèrent aux doigts du loup, devenus rouges sous la pression. Son regard se fit lointain quelques instants tandis qu'il repensait à sa réaction plus tôt dans la journée. Lorsque son cœur avait raté un battement – puis les avait enchaînés un peu trop vite à son goût – au contact de la peau de Derek. En y songeant, il avait l'impression de se retrouver dans un bouquin à l'eau de rose que certaines filles appréciaient tant. Mais si : lorsque la fille touchait accidentellement les doigts du beau jeune homme mystérieux – souvent brun d'ailleurs, on voyait pas tellement de blond ténébreux... blondophobie quand tu nous tiens – et que son corps était parcouru d'un puissant frisson de désir, eh bien...
Rien à voir.
Déjà, il était un mec. Un vrai, un fort, un viril. Avec une sacré paire de... Oui, bon bref, un vrai mec quoi. Et puis, il n'était pas gay, merci bien. Malgré tout ce que les gens pouvait penser, même si Stiles voulait impérativement savoir s'il plaisait aux mecs, il préférait largement les filles. Et puis... s'il devait tomber sous le charme d'un homme, ça serait sûrement pas Derek. Non mais, suffisait de le regarder ! Toujours en train de frapper tout ce qui bouge – bon, okay, surtout sur Stiles – et de grogner constamment ! Pas un seul sourire !... Bon, Malia n'était pas franchement plus joyeuse que son cousin, du coup on aurait pu se dire que c'était son style de personnes. Les chiants moroses et méchants. Ça pourrait, oui.
Mais non. Définitivement, non.
Bon.
Peut-être qu'il avait imaginé embrasser Derek. Une fois. Ou deux. Cinq fois grand max. Mais, hey ! Ce mec était un fantasme sur pattes – donc à ce qu'on lui avait dit – c'était tout à fait normal ! D'ailleurs, ça voulait rien dire, tous les mecs devaient sûrement avoir ce genre d'idée. Voire même, le faire. Juste pour passer une sorte de test. De si-j'essaie-pas-je-saurai-jamais-comment-c'est-mieux-les-filles-mais-en-fait-je-préfère-pas-tenter-parce-que-je-sais très-bien-qui-je-suis ou un truc du genre. Il était pratiquement sûr que c'était une des étapes indispensables à la connaissance du soi. Et quel que soit le nom de ces épreuves, Stiles les avait réussies haut la main. Il était 100% hétérosexuel. Voire même 200%. Il avait été amoureux de Lydia pendant des années bordel ! Du coup, il avait frissonné au contact de Derek parce que... parce que c'était euh... l'effet Derek. J'te touche, tu frissonnes, c'était son slogan. Voilà tout.
Le loup-garou se pencha encore un peu plus pour visser un machin noir à... un truc noir, et son tee-shirt roula sur son flanc. Tiens, voilà une preuve de plus ! Si Stiles avait vraiment été attiré par Derek, il serait forcément en train de rougir devant la peau dénudée. Nonobstant, il ne pouvait totalement détacher son regard de cette parcelle légèrement dorée, qu'un rayon de soleil avait décidé de caresser, pile là où l'os de la hanche saillait légèrement en une invitation à... Stiles se racla la gorge et secoua la tête. Il fait chaud par ici non ?
Un grognement plus sonore que les autres lui fit reporter son attention sur Derek. Enfin, vers la partie haute de l'individu. Celui-ci lâcha brutalement la toile verte par terre et la gratifia d'un coup de pied rageur, avant de finalement croiser les bras et de la fixer avec le regard le plus méchant qu'il ait eu en stock. Celui que son futur-lui réservait habituellement à Stiles, en fait. Mais, étant donné que la victime de cette œillade meurtrière se révélait n'être qu'un malheureux objet inanimé, l'air de Derek était plus drôle qu'autre chose. Stiles ne parvint donc pas à retenir un ricanement aussi étouffé que malvenu et les yeux de Derek changèrent d'objectif. Ils se focalisèrent sur le pauvre humain totalement innocent.
« Ça t'amuse peut-être ? » Dit-il sèchement, ses yeux lançant des éclairs super méchants. Si un éclair pouvait être méchant, bien sûr.
Stiles ferma immédiatement la bouche.
« Heu... Du tout. » Arrête de sourire Stiles, t'es pas crédible. « Dooonc, » continua-t-il en se relevant de la Pierre de la Réflexion, « hmmmm, t'as bientôt fini ? »
« Ouais, ça se voit pas ? » Demanda Derek, en lui lançant un regard furieux. « D'ailleurs, vu qu'il y a plus rien à faire, tu prends la relève, » lâcha-t-il abruptement en se détournant du massacre qu'était devenu leur lieu de camping. « j'en ai marre de ce truc. Et puis, c'est à toi de le faire de toute façon. »
« Et pourquoi ça ? » Répondit Stiles, outré. « J'ai jamais fait de camping moi ! »
Un silence accueillit ces paroles. Derek se retourna, plissant les yeux.
« Tiens donc ? » Commença-t-il lentement. « Et avec ton oncle alors ? »
Stiles se mit à rougir et entreprit de balbutier une explication pourrie. Oui, même lui admettait que, parfois, certaines de ses justifications manquaient de fond. Mais juste un peu. Avant même qu'il ne puisse trouver un mensonge éclaircissant au moins partiellement ce qu'il venait de dire, il vit Derek soupirer et lever les yeux au ciel. Puis il se pencha pour récupérer la toile de tente et lança un regard impatient à Stiles, semblant apparemment attendre qu'il vienne l'aider. Mais celui-ci le fixa quelques secondes, pesant le pour – dormir au sec, pas se faire arracher la tête par un loup mécontent – et le contre – se moquer de Derek, se moquer de Derek... Moui, bon...Y a pas photo. Quelques pas suffirent pour aller le rejoindre. Il tenait à la vie.
À deux, il réussirent – au bout d'un temps certain, il est vrai – à disposer les barres extensibles au sol et à les placer au niveau des trous cerclés de métal de la toile. Mais qui a eu la superbe idée de prendre un truc aussi compliqué ?… Oui, bon, okay, c'est moi, mais ça aurait très bien pu être quelqu'un d'autre ! Après des efforts colossaux – surtout de la part de Derek, Stiles de son côté préférant simuler un effort – ils fixèrent sommairement le tout et s'écartèrent de quelques pas pour admirer leur œuvre en silence.
« C'est normal que ça tremble ? » Demanda Stiles en levant un sourcil.
Une question parmi tant d'autres. Il aurait aussi pu l'interroger sur l'aspect extérieur de la tente, qui ne ressemblait en rien à... bah, à une tente. Et aussi sur...comment deux personnes allaient-elles pouvoir tenir dans un espace d'un mètre carré à tout péter ?
Derek n'eut guère le temps de répondre. Un des embouts frémissaient de plus en plus violemment, courbé proche de rompre. Sans plus attendre il sortit de son encoche et l'armature se tendit brusquement balançant la toile dans les airs, comme catapultée lors de l'assaut d'un château fort. Elle décrivit une superbe parabole pour atterrir...enfin amerrir... en plein milieu du lac, à une dizaine de mètres de leur campement. Ou non campement, du coup.
Les deux jeunes hommes restèrent interdits quelques instants, fixant d'un air éberlué le tissu vert qui flottait nonchalamment à la surface de l'eau, avant de finalement sombrer dans les profondeurs du lac, non sans produire un gargouillis peu engageant. Stiles ne savait pas s'il devait rire ou pleurer. Derek ne lui laissa pas le temps de choisir. Son voisin l'entendit émettre un drôle de son et tourna vivement la tête vers lui. Il put observer ses épaules secouées de soubresauts et son visage penché vers l'avant, la main posée sur son front. Stiles faillit lui demander s'il allait bien, s'il ne souffrait pas trop – fallait dire qu'il commençait à lui faire peur – quand un grand rire sorti de la gorge du brun. Stiles le regarda, ébahi, glousser comme il ne l'avait jamais vu faire... Ce qui était précisément le cas, en fait. À son époque, il n'avait jamais surpris Derek à faire plus que grimacer gauchement une risette. Ici, il était parvenu à le faire sourire, réellement sourire, mais jamais davantage. Il avait d'ailleurs fini par se dire que le loup n'était génétiquement pas programmé pour la rigolade. À croire qu'il avait tort.
Stiles détailla la mine détendue de son voisin. C'était dingue ce qu'une expression pouvait changer un visage. Ses yeux gris-vert brillaient d'un éclat joyeux, et il semblait... plus... Stiles ne savait pas trop. Plus accessible ? Plus sympathique ? Plus... Beau. À cette pensée, le ventre de Stiles émit un drôle de bruit.
Bon, peut-être 97% hétérosexuel.
La nuit était tombée brusquement. Rien d'inhabituel pour un soir d'automne. Les flammes du feu, allumé par Derek en réaction aux innombrables plaintes de Stiles, se reflétaient sur les tissus colorés des sacs de couchage, installés de part et d'autre du foyer. Allongé sur son lit de fortune, le fils du shérif profitait de la douce chaleur, les yeux à demi fermés. Un déplacement d'air à un mètre de lui amena les effluves d'un parfum qu'il avait appris à connaître ces derniers jours. Il entendit Derek jeter quelque chose dans le feu – sûrement quelque morceaux de bois, il se prit à espérer que ce ne soit pas d'innocents petits lapins – puis il sentit qu'on s'asseyait à ses côtés sur le sol nu.
« Qu'est-ce-que t'as prévu à manger ? » Demanda le loup après quelques secondes de silence.
Stiles ouvrit les yeux pour trouver Derek, le regard plongé dans les braises, comme fasciné. Ce Derek-ci, contrairement à celui de son époque, paraissait apprécier l'élément. À vrai dire, il n'y avait pas de raison pour qu'il en fut autrement. Pas encore... Stiles secoua la tête. Arrête ! De toute façon, il allait tout arranger, personne ne mourrait. Ce week-end en tête à tête était en partie prévu pour ça.
Stiles croisa le regard interrogatif de Derek et s'aperçut qu'il n'avait pas encore répondu. Il attrapa vivement son sac, abandonné derrière lui, et en sortit un paquet de guimauves bien blanches, qu'il montra fièrement à son voisin. Ce dernier observa le sachet de sucreries cinq secondes avant de reporter son regard sur Stiles.
«Et c'est tout ? » Demanda-t-il, ses sourcils se haussant légèrement.
Stiles secoua la tête, un grand sourire scotché aux lèvres, et sortit un second paquet du sac, victorieux. Derek regarda les chamallows puis Stiles, puis les chamallows. Enfin, ses yeux se fixèrent sur l'humain et se teintèrent d'exaspération.
« C'est une blague ? »
« Ben... Non. Pourquoi, t'aimes pas les marshmallows ? » Osa timidement Stiles en tripotant un des paquets.
Derek soupira longuement et jeta la tête en arrière. Pourtant, malgré son air désespéré – que Stiles ne comprenait pas vraiment, c'était super bon les chamallows – un petit sourire venait érafler ses lèvres. Il s'autorisa quelques instants de calme pour finalement se redresser et tendre le bras vers Stiles, dans l'optique d'attraper un des sacs.
Lorsque leurs mains rentrèrent en contact, le fameux slogan de Derek fit à nouveau parler de lui. Le brun se figea, les doigts toujours sur ceux de Stiles, et plongea ses prunelles dans les siennes, remarquant à peine que le sachet avait glissé à terre.
Du côté de Stiles, c'était la panique générale. Son cœur avait encore une fois choisi de jouer du tambourin – ce qu'il comprenait, le tambourin, c'est super cool – par contre ses poumons avaient décidé que c'était beaucoup plus sympa de ne plus s'emplir d'air, et sa peau le picotait désagréablement au niveau des joues et du cou, là où elle semblait prendre la phrase « rouge est la nouvelle tendance » beaucoup trop à cœur. Avoir une peau fashion-victim n'était pas spécialement charmant.
Derek continuait à le fixer étrangement, et Stiles ne pouvait se résoudre à lâcher ces iris si fascinantes. Ils restèrent dans cette position étrange durant une bonne minute. Puis Derek fronça les sourcils et huma l'air autour de lui, brisant l'instant figé.
« Ça sent pas le cramé ? »
Stiles sembla revenir à lui. Il secoua la tête et plissa le front lorsque l'odeur âcre lui parvint aux narines. Il baissa les yeux.
« Les chamallows ! »
« T'as pas entendu un truc ? » Chuchota une voix affolée de l'autre côté du foyer, éteint depuis déjà une bonne heure.
« Non. » Répondit Derek, les yeux toujours fermés. Court, net, précis. De quoi dissuader quiconque de continuer à parler.
Ou presque.
« Je suis sûr que si. » Recommença Stanley au bout d'une petite dizaine de secondes.
« Non, dors. » Grommela Derek en réponse. Il se tourna sur le côté, dos à celui qui avait décider de gâcher sa nuit. En plus du repas.
« Tu veux pas aller vérifier ? »
Derek laissa un grondement enfler du fond de sa gorge, coupant la chique à cet emmerdeur pour un petit moment. Minuscule moment.
« Je pense que y'a un lapin qui me fixe depuis les fourrés. » Reprit Stanley d'une petite voix. Derek l'entendit bouger et l'imagina en position assise, le regard apeuré tourné vers l'orée du bois.
« Un lapin ? » La voix de Derek reflétait clairement un mélange d'agacement, d'étonnement et... bien malgré lui, un certain amusement.
« Ouais, du genre euh... lapin-garou. On n'en parle pas assez, mais c'est plutôt courant dans les environs. »
Silence.
« Dis, je peux venir près de toi ? »
« Non. »
Silence.
« S'il-te-plaît ? »
Derek soupira d'exaspération et Stanley y vit apparemment une invitation. Derek l'écouta se lever, prendre son sac de couchage et contourner les braises froides à pas de loup pour s'affaler à ses côtés. En lui envoyant un gentil coup de coude dans l'œil, bien sûr. Derek grogna de nouveau mais ne fit aucune remarque. Il y eut un silence de quelques minutes, et le loup-garou s'imagina bêtement que Stanley commençait à s'endormir. Erreur de débutant !
« T'as déjà été amoureux ? »
Derek faillit s'étouffer avec sa salive. C'était quoi cette question stupide ? Il fit volte face. Son voisin, étendu sur son sac de couchage, fixait pensivement le ciel étoilé. Derek attendit qu'il continue, mais il semblait perdu dans son monde. Le loup soupira et s'installa dans la même position que lui pour observer la grande ourse au-dessus d'eux. Il réfléchit quelques instants, ne sachant pas vraiment quoi répondre.
« Ça dépend. » Souffla-t-il après un moment.
« De quoi ? »
« De ce que t'entends par « amoureux ». »
Il entendit une longue inspiration.
« Eh ben... Quand tu peux pas t'empêcher de penser à cette personne, quand même en dormant elle t'obsède. Lorsque tout ce que tu veux c'est qu'elle soit heureuse et qu'importe ce qu'il faut faire pour que ça arrive. » Stanley soupira. « Voilà ce que j'entends par « amoureux ». »
Nul ne parla durant une bonne minute. Derek analysait silencieusement les paroles de Stanley, tentant d'ignorer la boule qui grossissait dans sa gorge.
« Elle s'appelait Paige. » Derek sut que son voisin avait tourné la tête vers lui sans un mot. « Je suppose que mon cousin, qui se mêle de tout, t'as parlé d'elle. »
Le silence fut des plus éloquents. Derek prit une longue inspiration et se mit à parler presque sans s'en rendre compte.
« C'était y'a un an. Elle faisait de la musique, moi du basket. On n'avait rien en commun et pourtant... Elle m'a repoussé les premiers temps et- je sais même pas pourquoi je te parle de ça ! » S'énerva tout d'un coup Derek en s'asseyant brusquement.
Et c'était vrai. Il ne comprenait vraiment pas ce qui le poussait à lui raconter sa vie. Il ne parlait jamais de lui, surtout pas de cette partie si douloureuse de sa vie. Et encore moins à des inconnus comme ce Stanley.
« Parce que ça m'intéresse ? » Proposa Stanley d'une voix basse qui, sans qu'il ne le comprenne vraiment, le calma instantanément.
Derek avait déjà remarqué cet état de fait plusieurs fois. Même si ce mec était le plus souvent insupportable, il y avait quelque chose chez lui qui l'apaisait. Ce qui était vraiment étrange puisque, la plupart du temps, ce type faisait tout pour l'énerver. Et pourtant, c'était plus fort que lui, pas moyen de lui en vouloir. C'était en partie pour cela qu'il l'avait défendu contre les remarques blessantes de Kate. Et aussi pour ça qu'il avait accepté – enfin, n'avait pas refusé – de le suivre dans cette idée stupide de camping sauvage. Il y avait même certains moments où... Il ne pouvait pas l'expliquer, il se sentait... proche ? C'est stupide, Derek.
« Hmm. » Grommela-t-il. Il se rallongea et lança un coup d'œil à côté de lui, où Stanley le fixait, le haut de son corps rehaussé par son coude. « Bref, on n'avait rien en commun, mais on est quand même sortis ensemble. Et... au bout de quelques mois... disons que ça s'est pas super bien fini. »
« Pourquoi ? »
« Je... »Il hésita à nouveau, pas franchement sûr de ce qu'il voulait dire. De ce qu'il pouvait dire. « On était trop différent. »
Le garçon hocha la tête et n'ajouta rien, ce qui surprit légèrement Derek. Après tout, ce mec était tellement bavard la plupart du temps qu'il lui donnait mal au crâne. Et là, il se taisait. Stanley se remit face au ciel pour sembler se perdre à nouveau dans la clarté de de la voie lactée, particulièrement visible cette nuit.
« Et Kate ? » reprit Stiles après une longue pause. « Tu n'es pas amoureux d'elle. »
Derek sentit son corps se tendre en saisissant le ton assuré de Stanley. Ce n'était pas une question. Il serra les dents.
« Bien sûr que si. Je l'aime. » Répondit-il froidement, la mâchoire contractée.
Malgré le ton rude qu'il venait d'employer, son voisin ne parut pas s'apercevoir de la pente glissante sur laquelle il s'élançait. Il continua, d'un ton sans appel.
« Pourquoi tu ne l'as pas dit avant alors ? Lorsque je t'ai posé la question, tu as tout de suite pensé à Paige. Pas à Kate. Donc, tu ne l'aimes pas. »
Derek vit rouge. Il se redressa et se pencha dangereusement sur Stanley. Il s'en fallut de peu que ses yeux ne flashent rageusement d'un éclat bleu électrique.
« Je sais pas ce que vous avez contre elle, toi et William, mais ce que je sais c'est que vous commencez sérieusement à me casser les couilles. » Siffla-t-il méchamment.
« Elle est mauvaise Derek. » Stanley ne semblait pas voir les signaux d'avertissement que Derek s'évertuait à lui lancer. Ou alors, ce taré s'en fout royalement. « Elle va te faire du mal. Beaucoup de mal. »
« Ferme ta gueule ! »
Sa voix résonna sur l'eau du lac, faisant frissonner les arbres. Il posa sa paume sur le torse de Stanley et appuya avec force, lui coupant la respiration. Il approcha son visage du sien et s'arrêta à quelques centimètres de celui-ci. Ignorant les pulsations rapides de leurs deux cœurs, il vissa son regard aux pupilles écarquillées de Stanley.
« Je t'interdis de parler de Kate. Tu ne sais rien. Rien du tout ! »
Ensuite, il poussa le corps de Stanley pour reprendre sa position et se rallongea brutalement en lui tournant le dos. Un long silence suivit ce coup d'éclat. Il entendit Stanley reprendre sa respiration et se masser le haut du thorax. Derek sentait son regard peser sur lui, et son corps se crispa encore un peu plus lorsqu'il perçut la main du type approcher de son épaule. Ses yeux, d'un bleu métallique, brillèrent dans l'obscurité. Finalement, le bras de Stanley ne l'atteignit pas. Il préféra ramener sa main sur son torse en s'allongeant.
Derek ferma les yeux et, bien malgré lui, la voix de Stanley résonna dans son esprit. Tu ne l'aimes pas.
Bibidibabidibouya!
Alors alors! Il se passe des trucs hein =D
Et c'est pas fini ;)
Dans le chapitre 11 (qui arrivera plus vite que vous ne le pensez hihi... bon pas genre ce soir hein, mais mardi ou mercredi, on verra!) encore tout plein de scène Sterek, parce que je vous aime =D
Et aussi de la FDP (Folle Dingue Psychopathe... Eh oh, Skouare Enix, tu sens la dédicace ou pas? xD) : Kate vous manquait, la revoilà!
Est-ce que y'a des référence ici... Hm. Euh en écrivant la dernière phrase de Derek, j'ai pensé à un certain Johnny, ça vous fait tilt?
Je vous fait de gros gros bisou, j'ai hâte de savoir ce que vous avez pensé de ce chapitre =D
'Lys, qui s'en va écrire un nouveau chapitre, niark niark niark...
