Nda : Bien le bonjour la populace ! Comment vous portez vous ? Tout d'abord un grand merci à ceux qui mettent des reviews toutes mignonnes qui me réchauffent mon petit cœur, vous ne pouvez pas savoir à quel point ça fait plaisir d'avoir des messages gentils en rentrant du boulot :') Et bon courage à tous ceux qui passent le bac en ce moment, que la force du Newtmas soit avec vous.

Bonne lecture ! :D


Chapitre 4

Thomas avait ce qu'il voulait, l'eau brûlante aspergeait son visage pour rouler ensuite sur ses muscles fatigués, la brume qu'il inspirait autour de lui réchauffait ses poumons avec douceur. Il avait sa douche tant convoitée, néanmoins il ne trouvait pas la paix à laquelle elle était liée.

Sa dispute avec Newt tournait en boucle dans sa tête. Ça n'aurait jamais dû arriver, il s'en voulait de s'être emporté de la sorte et maintenant il était certain que son colocataire le détestait.

Thomas sortit de la salle de bain et alla se changer dans sa chambre, la pièce juste en face. Il passa lentement ses bras dans son haut, retardant la confrontation avec Newt. Il frottait encore ses cheveux à l'aide de sa serviette quand une odeur le frappa de plein fouet. Sans réfléchir, il se précipita dans la pièce à vivre, n'osant croire à ce qu'on lui préparait.

Déboulant comme un dératé, il faillit percuter Newt et la casserole pleine de sauce bolognaise qu'il avait entre les mains. Heureusement, il s'arrêta à temps et regarda avec surprise le garçon amener la nourriture sur la table. Jusqu'à ce que celui-ci s'approche de lui et dise sur un ton amusé :

– Fais pas cette tête, c'est juste des pâtes. Je sais que c'est ton plat préféré.

– Comment tu le sais ?

– J'ai mes sources.

Thomas n'eut pas de difficulté à deviner qu'il avait demandé à Minho.

– Tu ne devrais pas faire ça, pas après ce que j'ai fait tout à l'heure.

– C'est bon Tommy, je me comporte comme un con depuis que tu es arrivé, je l'avais amplement mérité.

Thomas s'attendait à tout, même à un poing dans la figure, mais pas à des excuses.

En savourant leurs pâtes bolognaises, ils discutèrent et Thomas comprit pourquoi Newt avait été si nerveux et en colère de ne pas avoir son nouveau disque dur. Et Newt comprit pourquoi Thomas avait pété les plombs en l'entendant crier.

Leur journée avait été pourrie, pour l'un comme pour l'autre.

Newt avait expliqué qu'il avait passé ses deux heures de pause déjeuner à refaire le devoir détruit avec le disque dur. D'après ce que Thomas avait comprit, l'étudiant avait besoin d'un nouveau disque dur pour pouvoir y sauvegarder tous les documents nécessaires pour son exposé de demain, et le présenter au professeur. Ensuite ce fût à Thomas d'expliquer les problèmes liés à son nouveau collègue.

Pour la première fois, ils prirent le temps de se parler clairement, de s'écouter, de se confier, et Thomas n'en pouvait être qu'heureux. Un poid sur leurs épaules s'envola, les faisant tous les deux soupirer d'aise.

La barrière entre eux venait de s'effriter.

ooo

Avant d'aller définitivement se coucher, Newt toqua à la chambre de Thomas et lui dit du seuil de la porte :

– J'ai un ami qui fait une fête samedi, je peux demander à ce que tu viennes. Ça te fera du bien après ta semaine de boulot et comme ça tu pourras rencontrer d'autres personnes.

Thomas qui était assis sur son lit en aurait sauté de joie, s'il y avait bien quelque chose qu'il ne refuserait jamais c'était bien une fête (et de la nourriture !).

– Ça serait avec plaisir !

– Super, mais tu dois savoir que cette soirée est spéciale.

Le brun pencha légèrement la tête en signe d'interrogation.

- C'est une soirée à déguisements imposés.

J8 – Samedi

En début de soirée, Newt entra dans l'appartement les bras chargés de bricoles pour son propre déguisement que Alby lui avait imposé, et il ne fût pas surpris de voir une grosse boule de poils roux sur le canapé. En l'entendant arriver, la tête de l'animal se tourna vers lui, le sourire jusqu'aux oreilles.

Décidément, le costume de renard collait parfaitement à Thomas.

– Patiente encore un peu, je me prépare et on y va, dit Newt en s'enfermant dans la salle de bain.

Thomas avait hâte de découvrir le déguisement de son colocataire, il avait bien essayé de lui faire avouer mais Newt avait été muet comme une tombe. Il resta donc une bonne trentaine de minutes à attendre, tournant en rond dans l'appartement à jouer avec ses douces oreilles de renard.

Lorsque Newt sortit enfin de la salle de bain, Thomas se précipita vers lui. Dans sa hâte il s'emmêla les jambes et se retrouva face contre terre à goûter le sol (heureusement qu'il avait été nettoyé par Newt le matin même). Il se redressa, s'asseyant sur sa queue rousse en frottant son front. Soudainement, il fût éblouit par l'être devant lui.

Newt était vêtu de blanc, sa peau était pâle comme de la porcelaine, ce qui faisait ressortir ses pupilles sombres qui semblaient si noires en cet instant. On aurait dit que l'on avait soufflé de la poussière d'argent sous son regard et sur ses cheveux où reposait une couronne de plume immaculées.

– Un cygne blanc, murmura Thomas avec admiration.

ooo

C'est Newt qui les emmena en voiture chez Alby, il se demandait combien de cafés avait bu Thomas avant de partir en le voyant du coin de l'œil sautiller d'impatience sur son siège. Si les rôles avaient été inversés, Newt aurait eu la trouille de se retrouver à une soirée entière avec des gens qu'il ne connaissait pas du tout, contrairement à l'autre énergumène à ses côtés.

Devant la porte de la maison, Thomas insista comme un enfant pour faire retentir la sonnette en se dandinant déjà sur le fond de musique qu'il pouvait entendre. Mais il s'arrêta net et poussa une exclamation de surprise lorsque Dark Vador lui ouvrit.

– Salut Alby, dit Newt nullement surpris par le déguisement de son ami. Je te présente Thomas.

Alby retira son masque obscur en voyant l'expression du garçon : un curieux mélange de crainte et d'admiration, comme s'il craignait que le véritable personnage de la saga Star Wars soit devant lui et puisse le buter à tout moment.

– Enchanté Thomas ! C'est bien que tu aies joué le jeu, dit-il en effleurant les poils roux du déguisement de renard.

– Merci de m'avoir laissé venir.

Dès qu'il pénétra dans l'habitat, Thomas su qu'il allait passer une bonne soirée. La joie et les rires régnaient dans cette grande maison emplie de sourires tous aussi charmants les uns que les autres. Alby avait installé des jeux de lumières illuminant les nombreux personnages qui se déchaînaient sur la musique entraînante. Thomas y repéra Toad, Maléfique, Capitaine Hadock, Michael Jackson et une bite géante.

Newt se chargea de lui présenter quelques amis, mais se rendit vite compte que c'était totalement inutile. Le renard se débrouillait à merveille en allant naturellement vers les autres et leur parlait comme s'ils se connaissaient déjà.

C'était la première fois qu'il pouvait observer le comportement de Thomas avec autrui, et il réalisa à quel point le jeune homme était naturellement sociable. Mais aussi à quel point ils étaient différents. C'était peut-être pour ça que leur début de relation avait été plus compliqué que l'amitié récente de Thomas et la bite géante qui ne se connaissaient que depuis seulement 40 secondes et se tapaient déjà des fous rires monstrueux.

Newt regretta soudainement d'être passé à côté de ça avec Thomas, d'être aussi distant et méfiant. A l'avenir il se promit de s'ouvrir à lui, car il avait vraiment envie d'être son ami.

Thomas quant lui était totalement en train de profiter sans se soucier du blond, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas fait la fête et Newt avait raison, ça lui fît un bien de fou de décompresser et de se lâcher.

Il s'éclata à faire danser les gens et supplia le roi de la pop de lui apprendre le moon walk légendaire. Il ne se doutait pas que Newt passait le plus clair de son temps à surveiller ses faits et gestes du coin de l'œil. Il comptait ses verres d'alcool et vérifiait qu'il ne faisait pas trop de bêtises, comme s'il était sous sa responsabilité.

Minuit passait et la soirée vivait toujours, certains avait déjà la gueule bien alcoolisée et commençaient à faire des discours comme quoi c'était pas gentil d'être méchant et que les chats finiront par gouverner notre société.

Heureusement la majorité était encore sobre, c'était le cas d'Alby qui décida que c'était le bon moment pour lancer une musique douce et lente. Des sifflements retentirent puis nombreux furent ceux qui s'allièrent pour se balancer ensemble, avec tendresse et légèreté.

Alby qui ne voyait pas Newt se bouger pour trouver une partenaire, le poussa gentiment pour l'encourager. Le blond lança un regard agacé à travers le masque de son ami de longue date. Il resta donc là, jusqu'à ce que quelqu'un lui tapote l'épaule.

Il se retourna et tomba sur une jeune fille qui, lui sembla-t-il, était une amie que Minho lui avait déjà présenté. Contrairement à lui elle était habillé de noir et ses yeux ainsi que ses lèvres étaient de charbon. Elle lui proposa d'aller danser en inclinant adorablement la tête, faisant palpiter sa couronne de plumes de cygne noir sur ses cheveux de jais.

Newt se sentait incapable de dire non à ce sourire, alors il l'accompagna au milieu des autres couples et les imita en plaçant ses mains sur la taille de la jeune fille. Au début il restait assez crispé, mais au fil des notes ses muscles se détendirent et il prit goût à leur slow.

Certaines personnes ne se gênèrent pas pour prendre en photo les deux cygnes réunis, car il fallait avouer que les deux contraires étaient sublimes. Newt aurait voulu s'arrêter à la fin de la première chanson, mais sa partenaire n'était pas du même avis et continuait à s'accrocher à ses épaules.

C'est un raclement de gorge près d'eux qui leur fît cesser leurs mouvements.

– Vous permettez ? demanda Thomas.

Newt bénit intérieurement son colocataire, il avait probablement perçu sa détresse et était venu lui prêter main forte. Le blond fît un pas en arrière et lui offrit la main de la jeune danseuse qui adressa un grand sourire séduisant à Thomas. Ce dernier lui renvoya son sourire et lui prit sa main.

Newt senti le soulagement l'envahir, puis disparaître d'un coup lorsque le renard lâcha la main du cygne noir pour se poster devant lui. Sans demander une quelque permission, il apporta les mains de Newt sur sa taille et posa les siennes sur ses épaules.

– Tu te fous de moi ?

– Pas du tout, répondit Thomas d'une voix très calme et sérieuse.

Newt senti ses joues chauffer lorsqu'il réalisa ou était posées ses mains.

– Pour le coup, je préférerais que l'on échange les rôles, dit-il faiblement.

Les lèvres de son vis-à-vis s'étirèrent dans un sourire amusé, avant d'échanger les positions de leurs bras. Cette fois Newt fût mal à l'aise, non pas parce que ses doigts touchaient le corps de Thomas, mais parce que les mains de ce dernier glissèrent jusqu'à ses hanches.

Son cerveau était focalisé sur ce détail alors qu'il y avait bien plus important, comme ce corps entier qui venait se frotter contre le sien dans leur balancements. Ils collèrent leurs joues l'une contre l'autre et Newt en profita pour murmurer à l'oreille du brun :

– Les renards bouffent les cygnes, tu te rends compte à quel point c'est ridicule.

– Si tu savais comme je m'en fous. J'ai bien le droit de danser avec mon colocataire si je veux.

Newt roula des yeux à cette obstination. Il remarqua que beaucoup de gens les regardaient, on pouvait lire dans leurs yeux que la combinaison surprenante du renard et du cygne les laissait perplexes.

Alors qu'avec la fille il avait été prêt à s'endormir debout, à présent il faisait gaffe à ne pas respirer trop fort. Il était en train de se demander pourquoi la situation le perturbait tant lorsque Thomas lui chuchota :

– Merci Newt.

– Pour quoi ?

– Merci d'avoir fait en sorte que je vienne.

– Il y a pas de quoi, c'est Alby qu'il faut remercier.

Et Minho aussi, mais ça c'était un secret.

La fin de la chanson arriva bien plus vite que Newt l'aurait pensé, et les deux garçons se décollèrent, un sourire accroché aux lèvres.

Un blanc se forma où ils se contentèrent de se regarder sans rien dire, jusqu'à que la bite géante se jette sur Thomas pour lui raconter quelque chose d'une importance capitale. Il était évident que cette personne était complètement bourrée quand il parlait de théorie du complot par les reptiliens. La musique forte et rapide étant revenue, Newt se dit que c'était le bon moment pour s'éloigner.

Thomas aurait voulu le retenir, au lieu de ça il fût contraint d'écouter les propos insensés de la bite géante. Lorsqu'il devina qu'elle allait dégueuler il l'emmena en urgence aux toilettes. Après avoir expliqué de la manière la plus simple et claire possible qu'il était important de bien viser en vomissant, il laissa le pauvre garçon se débrouiller et revint dans le salon. La musique continuait à faire bouger les corps inépuisables des invités, mais Thomas n'était plus d'humeur à danser.

Il chercha une petite tête blonde avec qui il aurait bien aimé discuter, en vain. Il demanda alors des informations à Dark Vador qui était occupé à déplacer un corps inerte au sol qui gênait le passage.

– Si tu ne vois plus Newt c'est qu'il est dehors, informa Alby. Il s'éclipse tout le temps en fin de soirée.

– D'accord, merci.

– Pas de problème.

Thomas traversa la foule puis la cuisine, pour ensuite atteindre la petite terrasse extérieure qui séparait la maison du jardin. Il trouva en effet un cygne blanc assit à même le sol, seul, le regard dirigé vers le ciel étoilé.

– Je peux m'asseoir ? demanda simplement Thomas.

Le regard de Newt se déporta sur le nouveau venu.

– Oui bien sûr.

Le renard imita la position de Newt en frissonnant de froid. Sa présence ne changea pas l'occupation de Newt qui était d'observer le ciel. Thomas le regarda faire, et en profita même pour détailler son visage qui semblait encore plus argenté avec l'éclat de la lune. Lorsque Newt tourna doucement la tête vers lui il détourna les yeux, comme s'il avait été pris en faute.

– Ne te sens pas obligé de rester avec moi, va t'amuser, tu es là pour ça, dit le blond.

– C'est bon, je préfère rester avec toi. Pourquoi tu restes à l'écart ?

– Tu sais les fêtes, ce n'est pas vraiment mon truc. Je viens juste pour voir quelques amis, et au bout d'un moment, toute cette agitation ça me gave.

– En plus d'être un maniaque tu es asociale ?

– C'est la vérité mais je tiens à dire que je t'emmerde quand même.

Le brun lâcha un rire, puis demanda :

– A part le slow tu ne danses pas ?

– Il faut que j'évite de trop solliciter ma jambe, tu sais.

Automatiquement, Thomas regarda le membre en question. Il n'avait jamais remarqué que Newt était blessé. Il demanda :

– Tu veux qu'on parte ?

Newt fût assez surpris par cette question. Thomas et Minho faisaient la fête de la même manière, en riant fort et en dansant avec n'importe qui, mais Minho ne proposait jamais à Newt de partir plus tôt parce qu'il voulait continuer à s'amuser jusqu'au bout qu'importe l'ennui de son ami. Thomas quant à lui était sensible à son avis.

– Tu ne veux pas continuer à faire la fête ?

– J'ai déjà bien profité, et je ne veux pas t'obliger à rester.

– C'est ton dernier mot ?

Thomas hocha la tête et ils partirent donc en remerciant Alby. Newt, qui avait prit la précaution de ne pas boire d'alcool, prit le volant. Thomas était tout sage à côté de lui, avachit sur son siège. Il regardait le paysage défiler par la fenêtre, les paupières couvrant ses yeux de plus en plus longtemps à chaque battement de cil.

Dès qu'ils rentrèrent ils se souhaitèrent bonne nuit et se jetèrent sous leurs couvertures. Thomas s'endormît presque aussitôt sur cette pensée qui le fît sourire :

La barrière entre eux s'était enfin brisée.

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Les choses changent entre ces deux-là .. qu'est ce que vous en pensez ?