Nda : Whoa j'ai failli oublier de publier ! Enfin bref on s'en fiche, voilà la suite et j'espère qu'elle vous plaira mes petits amis.
Bonne lecture ! :D
Chapitre 5
J9 – Dimanche
Vers dix heures du matin, Newt était au téléphone avec Minho, appuyé contre la table :
- Ça se passe bien, vraiment. Tu avais raison. Quoi le parc ? Ah oui la fête du printemps, je comptais y aller de toute manière. Et toi comment ça se passe av-
Thomas, qui sortait juste du lit, venait de débouler dans la pièce et lui vola momentanément la parole. Vêtu d'un simple jogging qui lui servait de pyjama et d'un casque audio sur sa tête complètement décoiffée, il gigotait dans tous les sens sans se préoccuper de Newt qui l'observait d'un air perplexe.
- Newt ? Dit Minho à l'autre bout du fil.
- Oui pardon, c'est juste que Thomas est en train de danser à moitié nu dans le salon.
- Ça lui arrive. Ça veut dire qu'il est de bonne humeur.
Newt pouvait parier que la musique qu'écoutait Thomas était Thrift Shop de Mackelmore, car le son était tellement fort qu'il l'entendait d'où il était. Lorsque le brun se rendit compte que Newt l'observait il lui fît coucou avec un grand sourire, dévoilant ses belles dents blanches.
- Je te laisse Minho, Tommy monte sur le canapé et ça je ne peux pas laisser passer.
Le maniaque n'hésita pas à raccrocher au nez de son ami pour crier à Thomas de descendre ses pieds pourris de son canapé. Il s'approcha et attendit les mains sur les hanches, tel une mère attendrait que son enfant descende d'une attraction. Comme réponse Thomas se tourna vers lui et tout en continuant son play-back, plaça ses deux mains à l'arrière de son crâne et offrit un superbe déhanché à son seul et unique spectateur.
Newt était plié en deux, son colocataire était un vrai clown quand il s'y mettait. Mais il devait avouer que pour un clown, le mouvement circulaire de son bassin était plus sexy que ridicule.
Thomas rejoignit le blond dans son fou rire et descendit enfin du canapé. Après quelques minutes pour se calmer, Newt demanda :
- Tu veux faire un tour en ville ? C'est la fête du printemps aujourd'hui. Et puis Minho m'a chargé de te montrer le parc, il pense que tu aimerais courir là-bas.
Thomas le dévisagea un moment en clignant des yeux, puis il enleva son casque et lui demanda de répéter, ce qui les plongeant une seconde fois dans une crise de rire.
ooo
Une fois dans la voiture, Newt fît un rapide tour de la ville en présentant chaque lieu à connaître, tel un agent touristique.
Il s'agissait d'une vaste ville connu pour son ancienneté qui offrait de charmants quartiers à caractère unique, ainsi que de vielles bâtisses honorables par leur solidité à travers les âges. Mais elle était aussi connu pour sa fête du printemps, où pour l'occasion la verdure et les floraisons étaient abondantes dans chaque allée et chaque coin de rues, donnant à la grande ville un air champêtre.
Thomas ouvrit sa fenêtre et mit sa tête à l'extérieur savourant l'air frais qui fouettait son visage ainsi que l'odeur de l'herbe qui envahissait la ville. Il écoutait d'une oreille distraite le monologue touristique de Newt, trop émerveillé par la beauté de l'endroit. Il remarqua très vite que beaucoup d'habitants portaient en ce jour une couronne de fleur.
- C'est une coutume locale la couronne ?
- Oui c'est pour fêter le printemps que les gens la porte.
- Nous aussi on fête le printemps, fît remarquer Thomas en regardant avec insistance Newt pour lui faire comprendre ce qu'il sous-entendait.
- T'en fais pas, je t'en achèterais une si tu veux.
- Et pour toi aussi !
Newt exprima son agacement par un claquement de langue contre son palais, néanmoins il ne dit pas non.
Ils passèrent devant l'université et Newt en profita pour faire l'éloge. Ce dernier fût ensuite surpris de voir que l'hôpital tenait encore debout vu comment il était délabré. Puis vint le tour de « la boulangerie de la pétasse ».
A l'entente de ces derniers mots Thomas tourna vivement la tête vers lui, intéressé. Mais le blond balaya ses propos de la main, lui intimant de faire comme s'il n'avait rien dit. Alors il obéit, et lorsqu'il retourna la tête vers le paysage il poussa un « whoa ». Il dû carrément sortir la tête de la voiture pour apercevoir le sommet du monument tandis que Newt le regarda faire avec amusement.
- Mais elle est énorme votre église ! S'exclama Thomas en ramenant sa tête à l'intérieur du véhicule, les cheveux en pétard à cause du vent.
- C'est une cathédrale Tommy.
- Je ne l'avais jamais vu d'aussi près, c'est impressionnant.
Quelques minutes plus tard ils se garèrent et Newt fît visiter à Thomas les étroites ruelles qui changeaient souvent de niveau par de petits escaliers. C'était un vrai labyrinthe, mais c'est ce qui faisait le charme de ce que Newt appelait le « cœur de la ville ». Enfin ils débouchèrent sur une gigantesque place, peuplée de têtes fleuris.
Il y avait beaucoup de monde aujourd'hui et pour cause, au jour du printemps étaient organisés des activités et des jeux ouverts à tous. Il y avait des enfants courants un peu partout, des groupes d'adultes discutant aux baraquements de dégustation en tout genre, mais aussi des jeunes adolescents assis en cercle à même le sol.
- Ne me perd pas de vue Tommy, comme tu le vois il y a de la foule. Le parc est de l'autre côté, je te propose de manger là-bas il y aura moins de monde, ça te vas ?
- Oui, oui. Je te suis.
Newt lui sourit et ils allèrent dans un premier temps dans une baraque qui proposait de quoi manger et boire, ils achetèrent de quoi pique-niquer et partir cette fois ci en direction du parc. Thomas était sous le charme de la joie et de la générosité qui flottaient dans les airs, il se léchait les lèvres enivré par l'odeur des mets appétissants.
A un moment il demanda à Newt de faire halte afin qu'il puisse regarder les petites animations, dont un spectacle de marionnette auquel il avait particulièrement accroché. Contrairement au blond qui le tira fort par le bras afin qu'ils continuent leur chemin.
En entrant dans le parc, Newt s'arrêta à un petit stand qui vendait des couronnes de grosses fleurs aux couleurs pâles.
- Une couronne s'il vous plaît.
- DEUX couronnes, corrigea Thomas juste derrière lui.
La marchande, brune aux yeux clairs qui trouvait le couple de garçon vraiment mignon sourit et leur vendit deux de ses plus belles couronnes. Le brun saisit les deux couronnes tandis que son colocataire payait.
Lorsque Newt vit Thomas, son sourire franc et ses roses azurées mélangées aux petites pâquerettes blanches perdues dans sa chevelure sombre, il le trouva plus qu'adorable. Mais ne voulant pas paraître aussi ridicule que la marchande devenue rouge comme une tomate, il détourna les yeux.
- A ton tour Newt.
L'interpellé leva instinctivement les mains pour stopper celles de Thomas qui apportait dangereusement la deuxième couronne à sa tête.
- Les bras le long du corps, ordonna fermement le brun.
Thomas s'avança très près de lui pour lui placer correctement la couronne sur ses cheveux de blé. Plus il s'avançait, plus Newt trouvait son pouls bruyant. Sans oublier où était diriger son regard, il aurait dû fixer un point invisible au-dessus de l'épaule de Thomas. Mais non.
Son regard restait figé sur ses lèvres entrouvertes. Le blond n'avait qu'à faire un pas et il goûtait à ces lèvres que Thomas mordillait sans s'en rendre compte, leur faisant prendre une teinte rosé encore plus désirable. Un frisson incontrôlable le secoua lorsque le brun recoiffa certaines de mèches blondes sur son front.
- Et voilà. Ça te va bien, je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas en porter.
- Je ne sais pas. Peut-être parce que j'ai l'impression d'être ridicule.
- Ce n'est qu'une impression je t'assure, tu es très beau, le rassura Thomas avec un clin d'œil aguicheur.
Newt se força à sourire et profita que l'autre garçon lui tourne le dos pour afficher une mine soucieuse. Il passa une main sur son ventre et se pinça la peau espérant calmer les papillons qui n'avaient cessés de voler depuis que Thomas s'était approché de lui.
C'est à ce moment que Newt réalisa qu'il était grave dans la merde.
ooo
C'est au pied d'un gros chêne que Thomas et Newt s'arrêtèrent pour manger. Le parc était calme malgré le monde qui s'y trouvait, chacun semblait respecter les autres, le bruissement des arbres et le chant des oiseaux.
Ça contrastait avec l'ambiance de la place songea Thomas, mais cela semblait convenir à Newt qui croquait dans son sandwich. De toute façon, il avait bien compris que sur ce point-là ils étaient différents : Newt aimait les endroits calmes et évitait soigneusement les activités de groupe. Contrairement à Thomas qui aimait l'agitation provoqué par la joie, et n'hésitait pas à parler aux inconnus comme s'il parlait à des amis.
Mais surtout il n'appréciait pas rester assis sans rien faire, c'est pour cela qu'après s'être rempli l'estomac il ne put s'empêcher d'enquiquiner Newt. Il finit par retirer sa couronne fleurit et se leva pour faire des figures pittoresques pendant que l'étudiant restait assis à cause de sa jambe blessée. Suite à de nombreuses chutes il arriva enfin à marcher sur les mains sous les applaudissements de son colocataire qui eut un jolie apperçu de son buste musclé.
Le souffle court par toutes ses acrobaties Thomas s'écroula près de Newt. Il respira à plein nez l'odeur de l'herbe et apprécia la fraîcheur de l'air caressant son visage, le ciel sans nuage laissait la liberté aux rayons du soleil d'attiser sa peau. C'était parfait, il se sentait bien et serein.
Au bout de quelques minutes, il se mit à rire tout seul, piquant la curiosité de Newt.
- Pourquoi tu ris ? Demanda-t-il en rigolant lui-même.
Oui, le rire du brun était très contagieux.
Thomas se redressa et imita la position en tailleur de son vis-à-vis.
- C'est un souvenir un peu idiot. Je ne pense pas que ça soit très intéressant.
- Mais si, vas-y raconte ! S'exclama Newt, à présent excité.
- Quand j'étais petit je faisais toujours chier mes parents pour qu'on aille goûter dehors. J'adorais les gaufres, les crêpes, les smoothies et par-dessus tout je vénérais les glaces. Un hiver, les glaces me manquaient cruellement, tu ne peux même pas imaginer, mais mon père voulait que j'en mange que l'été. Il me disait que de toute façon les glaciers n'étaient pas ouverts en hiver. Du coup je faisais des caprices pour un rien, parce que j'étais triste.
Newt regarda Thomas avec des yeux attendris, il avait pitié du petit Tommy qui pleurait pour avoir sa glace en plein hiver.
- Quelque jours avant noël, alors qu'il neigeait dehors, maman m'a habillé chaudement et m'a emmené en ville. Je faisais la tête comme toujours, mais j'avais quand même accepté de lui tenir la main. Nous avions pas parlés jusqu'à arriver au banc devant le lac gelé. Il n'y avait quasiment personne dehors, on était seul. Je me rappelle très bien de son sourire lorsque je lui ai demandé ce qu'on faisait ici, ensuite elle a sorti deux grosses glaces emballées qu'elle avait achetait au supermarché. Tu ne peux pas savoir à quel point j'étais heureux, mais aussi étrange que cela puisse paraître, la première chose que j'ai faite en voyant la glace, n'était pas de la saisir, mais d'enlacer ma mère. Je ne l'avais jamais serré aussi fort dans mes bras. Après elle m'a regardée, avec ses grands yeux ambrés que j'ai hérité, et elle m'a dit : « Tu ne diras rien à papa, c'est notre petit secret ».
- Elle est adorable, tu t'entends vraiment bien avec ta mère ?
- Ouais, elle a toujours était là pour moi.
- Elle habite toujours dans ta ville natale avec ton père ?
- Oui mais pas avec mon père, ça fait longtemps qu'il est partit lui. Maintenant parle-moi de toi, tu n'aurais pas un souvenir à me raconter ? Demanda Thomas.
- Il n'y a pas grand-chose à dire tu sais, à part que ma mère est une perfectionniste et une maniaque.
Newt se coupa et jeta un coup d'œil à Thomas, s'attendant une remarque, mais ce dernier se contenta de sourire et de lever les mains pour faire comprendre qu'il n'avait rien à dire. Alors il continua :
- Elle est du genre à vouloir tout contrôler et étant jeune elle a voulu contrôler ce que j'allais devenir en tant qu'individu, que ce soit mes amis, mes études, mon comportement. On a eu beaucoup de différends et de longues périodes de froid bien que je savais qu'elle faisait ça pour moi. C'était un peu … compliqué à ce moment. Mon père est beaucoup plus souple, comme mes grands-parents qui ont toujours étaient supers avec moi, mais ils n'allaient jamais à l'encontre de ma mère. Et quand elle pense avoir raison je peux te dire qu'elle ne lâche pas le morceau, jamais je ne lui présenterais Minho.
Les deux garçons rigolèrent, puis ils continuèrent à parler d'eux, s'écoutant avec attention, et le même désir de tout savoir sur l'autre. Ils ne virent pas le temps passer et c'est vers six heures du soir qu'ils décidèrent de rentrer. En marchant, Thomas remit sa couronne de fleurs qu'il affectionnait tant, puis posa une dernière question à Newt qui le titillait depuis un moment :
- Tu peux m'expliquer ce que t'a fait la fille de la boulangerie pour que tu refuses d'y mettre les pieds ?
D'abord on ignora sa question. Alors il continua de parler :
- La blonde. C'est la fille des propriétaires n'est-ce pas ?
Thomas compris que c'était un sujet plus délicat qu'il n'aurait cru lorsqu'il vit la mine embarrassé de Newt.
- Si tu ne veux pas en parler, je peux compr-
- Oui. Oui c'est la fille des propriétaires. Elle s'appelle Sonya et on était ensemble il y a quelques mois.
- Je suppose que ça s'est mal finit.
- Disons qu'elle n'a pas été correcte avec moi.
- Elle a l'air si gentille pourtant, les gens du quartier on l'air de bien l'aimer.
Newt eu un sourire crispé.
- C'est ça le truc. Moi aussi je pensais ça, tout le monde pense ça au début. Une vrai crème, douce et rigolote. Mais Sonya fait partie de ses personnes qu'il faut avoir qu'en tant que connaissance. Quand tu observes ses amis ou ses petits copains, ils changent tous le temps, car ils se rendent compte, comme moi, qui elle est réellement et qu'elle est loin de la petite blonde innocente et polie. Ce n'est qu'une image qu'elle donne, un masque pour attirer la confiance des autres.
- Tu lui avais donné ta confiance ?
- Une confiance totale, murmura tristement Newt en plantant son regard dans celui de son ami.
- Qu'est-ce qu'elle t'a fait ? Demanda Thomas sur un ton froid, ressentant une soudaine colère pour la jeune femme à qui il avait si souvent souri et complimenté.
Newt jeta un bref coup d'œil à sa jambe blessé avant de répondre :
- Je me suis confié à elle, je lui ai expliqué certaines choses sur moi, des choses que peu de gens savent. Je me rappelle même avoir chialé dans ses bras ce soir-là. Quand j'y repense je me dis que je lui ai donné l'arme pour m'abattre. A partir de ce moment-là elle s'est senti supérieure à moi, et abusait de mes faiblesses que je lui avais moi-même avoué. Sonya est comme ça, elle s'arrange toujours pour avoir un coup d'avance sur les autres. En connaissant les faiblesses et les tords de chacun par la confiance que l'on lui donne aveuglement, elle nous tient au creux de sa main, nous manipule à sa guise. Et elle adore ça.
- Vous êtes restés combien de temps ensemble ?
- Huit mois. Heureusement que Minho était là pour me pousser à rompre, car même si elle me faisait du mal, je restais amoureux tu sais.
- Ça n'a pas dû être facile. Si j'avais su je n'aurais pa-
- C'est bon Tommy, ne t'inquiète pas. C'est pour que tu saches pourquoi je t'envoie là-bas à ma place, je veux la croiser le moins possible.
- Je comprends.
Tout en traçant leur chemin vers la place, ils continuèrent à discuter, à se livrer.
Après coups, Newt réalisa tout ce qu'il avait avoué à Thomas. Lui qui gardait ses pensées au fond de son esprit et se méfiait sans cesse fût surpris de voir avec quelle facilité il s'était ouvert à lui. Cependant, il ne s'en souciait guère.
Il avait confiance en Thomas, son colocataire et ami.
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J'aimerais particulièrement remercier Naitia et toutes les autres qui l'on utilisé les dernières fois et m'ont réchauffé le cœur.
