Disclaimer : L'univers de One Piece appartient à Eiichiro Oda.
Note de l'auteur : Bonjour / Bonsoir à tous-tes ! Encore une fois, veuillez m'excuser de cette mise à jour vraiment, vraiment tardive. J'ai eu une période creuse qui m'empêchait d'écrire, mais je compte revenir petit à petit faire gonfler le chiffre des fanfictions One Piece avec mes écrits. J'espère que ce ficlet vous plaira. Il ne me satisfait pas à 100%, mais j'estime tout de même qu'il se suffit ainsi. Bonne lecture à tous-tes, et n'oubliez pas de laisser une review si ça vous a plu (ou pas) !
MARQUE
Koala
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Penchée sur la plus haute tour du repère des Révolutionnaires, Koala observait la blancheur candide de l'horizon. Tout autour d'elle, des dunes d'une pureté absolue, à peine tâchée par quelques pierres un peu plus grisâtres que d'autres. C'était un paysage époustouflant. L'air lui manquait, tant la perfection que lui renvoyait l'île enserrait sa gorge. La nature savait faire son travail ; seul l'homme l'entachait de son futile besoin d'améliorer ce qui n'avait pas besoin de l'être.
Ses pieds se balançaient dans le vide alors que ses mains s'accrochaient fermement au rebord du toit. Ses yeux accrochèrent le soleil qui disparaissait derrière les confins de l'océan. Il ne lui brûlait pas les yeux ; pas lorsqu'il se couchait.
Depuis toute petite, Koala avait toujours apprécié observer les coucher de soleil. Ils l'émerveillaient. Depuis les hauteurs de Marie-Joie, alors quelle frottait le sol par pur automatisme de survie, elle ne pouvait empêcher son regard de s'évader vers le ciel. Il accrochait le soleil en se laissant réchauffer par ses rayons endormis. Ils lui redonnaient de l'espoir. Parce que contrairement à elle, le soleil rayonnait encore. Et il ne s'arrêterait jamais de le faire.
A l'instar de celui fiché dans son dos.
C'est normal de pleurer.
Son sourire s'estompa à mesure que ses dents meurtrissaient sa lèvre inférieure. Elle se souvenait de ce jour dans ces moindres détails. Elle se rappelait de sa peau rougeâtre, comme teintée par le sang indélébile des Dragons Célestes qu'il avait tués pour les libérer.
Nous ne sommes pas comme eux.
Une larme coula le long de sa joue, rapidement suivie par une multitude d'autres. Oncle Tiger, Oncle Jinbei... Ils lui manquaient tous. Mais elle ne les avait pas oubliés. Elle gardait leurs sourires, leurs boutades et leurs rires gravés dans son cœur.
Pour l'éternité, qu'elle leur avait dit.
Et Koala pleurait, silencieusement, en se remémorant son séjour sur le navire des Pirates du Soleil. Elle pleurait tout son soûl, comme on le lui avait appris. Elle extériorisait ses sentiments, comme on le lui avait proposé. Elle se sentait si bien, si légère...
Jusqu'à ce qu'une main palmée effleura son épaule avec un peu trop de vivacité, lui arrachant un sursaut effrayé. Son cœur commença à tambouriner violemment contre sa cage thoracique, comme s'il souhaitait s'échapper de la prison que formait ses côtes. Ses doigts s'agitèrent, meurtrissant le bas de sa robe alors qu'elle en arrachait un morceau.
Elle commença à astiquer nerveusement le rebord de la gouttière, bien que rien ne le salissait ; la pluie ne s'abattait jamais dans cette région du monde. La poussière disparaissait des recoins d'une seule bourrasque. Mais Koala astiquait, comme si sa vie en dépendait.
— Je suis désolée. Je ne pleurais pas. Je ne pleurerais plus. Ne me tuez pas, s'il vous plaît.
Et ses ongles s'éclataient déjà contre le zinc, alors que du sang s'échappait de sa peau ouverte. De petites gouttes douloureuses, qu'elle feignait de ne pas sentir. Koala ravala ses larmes. Koala tentait de poursuivre sa tâche, bien même que les mains humides de Hack enlacèrent avec précaution ses poignets.
La peur lui nouait les tripes. La peur des coups, du fouet, des crachats, des mines dégoûtées. Des pistolets et des balles qui les gonflaient.
— Reviens dans le présent, Koala. C'est moi, Hack. Je ne suis pas comme eux.
Et les mots s'entortillaient dans son esprit, rejoignant ceux qu'un autre homme-poisson lui avait beuglé, alors qu'elle n'était qu'une gamine détruite par la fatalité.
— Je suis désolée, souffla-t-elle. Et cette fois-ci, ces excuses ne transpiraient pas la peur. Elles se tentaient d'un sourire alors que ses petits bras s'accrochèrent à la nuque de Hack.
De toute façon, ce n'était plus la griffe des Dragons Célestes, qui ravageait son dos. C'était le soleil, éclatant, planté en plein milieu du ciel, à illuminer l'univers de ses rayons mordorés. Il ne faillirait jamais à l'éclairer, parce que rien ni personne ne pouvait le lui ôter.
