Très bonne lecture à tout les lecteurs qui lisent cette histoire pour la première fois ou à ceux qui la découvre dans sa réécriture.

Rewiews ? :P


Alphonse se réveilla en trombe le lendemain matin alerté par l'orage qui tonnait toujours aussi fort, mais aussi par le petit blond qui dormait paisiblement à ses côtés en prenant toute la place. Le cadet Elric n'avait bien-sûr trouvé aucune banque à une heure avancée de la nuit. D'ailleurs, il avait raccompagné Jean dans l'unique but de laisser son frère et monsieur Mustang en paix. Il balança un regard vagabond sur l'horloge de la petite chambre d'amis avant de secouer la tête de son frère aîné.

« - Debout ! Murmura t-il, t'es encore en retard ! On est Jeudi ! »

Mais aucun signe qu'il ne l'ai entendu. Il le secoua donc plus fort, à tel point que le corps de son frère pivota pour tomber du lit. Instantanément, Edward fut réveillé ! Les sens en alerte, il se releva d'un bond avant de fusiller la pièce du regard. Il tomba nez à nez avec le cadre photo représentant Maes et Roy puis se calma un peu. Cependant la voix meurtrière de son cadet le rappela à l'ordre;

« - T'es en retard, pour la deuxième fois... Pourquoi le Colonel est pas venu te réveiller ? »

L'alchimiste de métal observa mélancoliquement la porte de la petite chambre avant de se lever pour s'habiller et de soupirer;

« - ...Peut-être parce qu'il est surement en train de dormir lui-même ! Ce serait pas vraiment étonnant ! »

Il entendit vaguement son frère s'enrouler de nouveau dans les couvertures et s'exclama aussitôt:

« - Hey ! Tu devrais te lever toi aussi ! Tu travail pas, c'est sûr, mais profite-en pour passer à la banque ! J'aimerais pouvoir au moins dormir dans mon lit ce soir... »

Alphonse marmonna, la voix légèrement étouffée par le coussin qui lui voilait le visage;

« - ...Genre... Je suis sûr que tu te sens déjà comme chez toi, ici... »

Edward lui envoya son propre traversin dans la figure avant d'entendre son cadet grogner (Alphonse n'est pas du matin);

« - Aller, dépêche-toi Frangin...Et Laisse moi profiter de mon sommeil... »

Après avoir mis sa veste, l'aîné passa la porte de la chambre, un demi-sourire aux lèvres. Il ne pouvait pas se permettre de déranger Alphonse un peu plus. Il savait combien les nuits avaient été longues pour lui autrefois et se sentait guérir lui-même en le voyant dormir... Passant dans un couloir qui menait à la salle de bain, il vit une porte entrebâillée d'où la lumière du jour avait réussie à s'infiltrer. Il observa une masse sombre bouger dans des draps et poussa la porte pour y pénétrer sans même crier gare !

« - Colonel ! Réveillez vous ! »

Imperturbable, leditColonel ne semblait pas l'entendre. Le blondinet attrapa donc les draps du bout du lit et les retira d'un coup sec. Un corps émergea enfin. Roy se redressa dans son lit, mécontent, les yeux encore peu habitués au jour.

« -...C'est quoi cette manière de faire intrusion dans la chambre des autres, bon sang ? »

Il termina sa phrase en baillant et tourna lentement la tête vers sa table de chevet. Edward n'eut même pas le temps de lui répondre, car il voyait déjà les aiguilles sur le cadran de sa montre en argent ouverte. Il se précipita dans la salle de bain sous le regard satisfait du blondinet...


Roy n'avait pas eu le temps de repenser aux événements de la veille depuis son réveil. Contraint de se poser sur la chaise face à son bureau directement après son arrivé au QG, ses esprits devaient être occupés à se concentrer sur son travail. Mais il n'y arrivait pas. Pas tout de suite. Il regrettait. Bon sang ! Il regrettait ! Qu'est-ce qui lui avait prit de l'embrasser et de l'enlacer comme ça ? Et dire qu'il lui disait juste avant de l'embrasser qu'il ne voulait pas d'Edward...

Roy se prit le visage dans ses mains tout en retenant sa respiration. Comment faire... Comment faire pour le repousser à nouveau ? Était-ce seulement une solution ?

Il c'était bien résigné à devoir vivre avec les sentiments plus qu'ambigus qu'il avait pour le jeune homme, mais jamais il n'avait pensé qu'un jour ils en arriveraient là tout les deux. Il devait à tout prix remettre les « choses » en ordre. Par simple manie, il attrapa un stylo entre ses doigts et commença à fouiller sur son bureau pour y trouver une feuille à gribouiller. C'était bien là, sa seule manière de pouvoir se défouler sur quelque chose puisqu'il ne pouvait pas bouger... Mais son regard s'arrêta brutalement sur un document cacheté. Une demande en son nom... Pour... Oh ! Il l'avait oublié celle-là ! Il se leva alors de son fauteuil comme piqué par une abeille et s'en alla trouver Riza.

« - Lieutenant ! Contactez Edward et dites-lui de venir immédiatement dans mon bureau ! C'est urgent, vu la date de la convocation... »

Elle s'exécuta à la seconde qui suivit sans même demander de plus amples détails alors que Roy s'adossait contre le mur de son bureau d'un air...Soulagé ?

Quelques minutes plus tard, Edward déboula dans bureau sans frapper. C'était une habitude à reprendre après tout... De plus, il semblait frustré.

« - Je vous manquais déjà pour que vous interrompiez mon travail ? »

Edward n'avait plus d'utilité à en apprendre plus sur l'alchimie. Mais c'était un jeune homme curieux. Cela faisait quelques temps qu'il s'était remis à la lecture des livres de la bibliothèque de Central City. Le fait d'être dérangé en pleine lecture l'énervait. Il alla s'asseoir sur le fauteuil en face du bureau et attendit patiemment bien que très peu réjouit. Le grand brun lui tendit alors le document cacheté sans même lui adresser la parole. Edward s'en saisit avant d'en lire les quelques lignes qui se couraient après. Son regard devint d'abord insaisissable, puis soudain son expression colérique devint plus ou moins haineuse.

« - Vous vous foutez de moi ? Je croyais que cette inspection au nord était un simple prétexte pour m'éloigner ? Est-ce toujours le cas ? »

Il y a quelques jours, Roy avait rédigé une demande de mission pour Edward afin de l'éloigner de lui dès qu'il avait compris que les sentiments du blond étaient réciproques aux siens. Il l'avait d'ailleurs fait parvenir au jeune homme mais celui-ci avait alors déboulé dans son bureau, lui avait hurlé dessus et donner une gifle...Bon, Roy aussi avait crier...

Edward se redressa sur le fauteuil, comme prêt à lui bondir dessus. Le silence de Roy semblait vouloir en dire long sur cette hypothèse. Mais il ne voulait pas paraître défaillant. Il en avait suffisamment marre de ne pas pouvoir saisir les pensées de cet homme qu'il aimait.

« - Je ne saisit pas... dit-il très calme.»

Toujours pas de réponse. Roy scrutait le papier qui reposait à présent sur son bureau. Comme hier soir, il se sentit partagé. Il ne souhaitait plus éloigner le blondinet et il ne voulait pas souffrir de ce qui pourrait se passer par la suite. Son hésitation le rendait fou. Il ne savait plus se qu'il voulait. Le Colonel sentit le regard meurtrier de son vis-à-vis.

« - ...J'ai comme la vague impression que vous vous payez ma tête depuis le début ! »

...Un ange passa littéralement. Roy aurait bien voulu lui dire que ce n'était pas le cas. Mais le garçon ne semblait pas comprendre à quel point il se départageait entre ses sentiments pour lui et sa promesse. Edward haussa la voix, prêt à bouillir;

« - Répondez, bordel de mer...

. - ALEX ! cria Roy pour se faire entendre »

Il avait fermé les yeux de frustration. Il avait craqué. Roy ne pouvait se résoudre à l'éloigner... Il poursuivit plus doucement;

« - Alex-Louis Armstrong me remplacera ici. Le Lieutenant Hawkeye, le lieutenant Havoc, le sous-lieutenant Breda, ainsi que ton frère t'accompagneront... Et moi... »

Le blondinet ne répondit pas. Il restait surpris.

« - Je serais là, poursuivit Roy, car mes capacités en alchimie de feu peuvent être utiles contre l'ennemi à Briggs... »

Le grand brun semblait posé. Sérieux. Pourtant quelque chose dans sa voix sonnait faux. Un piège ? En tout cas, le petit amoureux fit comme s'il ne se doutait de rien.

" - ...Et … On y restera combien de temps ? Demanda-t-il"

- Autant de temps qu'il le faudra pour aider les forces militaires à repousser l'ennemi dans leurs tranchées...Le Commandant Armstrong à d'abord refusé notre aide mais elle a du admettre que sa position s'affaiblissait. Nous logerons en dehors du QG pour garder notre effet de surprise. Il faudra apporter des vivres pour au moins deux semaines et beaucoup de vêtements chauds. »

Il marqua une pause pour voir si le garçon le suivait, puis continua;

« - Pense aussi à adapter tes auto-mails... »

Roy qui se convainquait par ses propres mots, s'autorisa un sourire en direction du jeune homme;

« - Non ce n'était pas pour t'écarter... »

La frustration de Roy commentça à regagner du terrain. Il se sentait prit à la gorge.

« - Tu peux commencer à aller te préparer, dit-il posément, fais tes bagages et préviens ton frère que s'il le veut, il peux venir. Tu as un jour devant toi. Dépêche toi. »

Malgré tout, pour Edward cet entretien fut... Bizarre. Il ne fut pas mécontent de savoir qu'il serait accompagné de son frère et de Roy, mais... Quelque chose l'avertissait au plus profond de lui... C'était quoi cette nouvelle manière de s'adresser à lui ?...


Vous le saurez dans le prochain épisode !