Bonjour ! Oui, vous ne rêvez pas, j'ai viens bien pour poster la suite de l'histoire ! =)

En tout cas, une chose est certaine, je suis immensément ravie d'avoir reçue toutes ces rewiews qui sont très très très utiles et qui font plaisir à un point, si vous saviez.

J'espère avoir autant d'inspiration pour les prochains chapitres qu'avec celui-ci. Je vous souhaite une bonne lecture. Ed n'a pas fini =)


Edward alla aplatir sa main de chair contre son visage en soupirant. Il sentait les larmes défiler sur ses joues. Elles étaient brûlantes et acides. D'abord silencieuses. Son souffle était coupé à force de combattre ses pleurs. Il glissa le long du mur et pleura doucement, dissimulé sous ses mains.

Quand le souffle vint à lui manquer encore une fois, il inspira le plus silencieusement qu'il put. Mais à cet instant, il ne se préoccupait plus de savoir si oui ou non quelqu'un le surprendrait dans cet état. Il ne se reconnaissait plus. Ou alors...Il ne se connaissait pas comme ça. Il entendit des pas arrivés et se suspendre à l'entrée de la cuisine.

"- Ed... fit la voix inquiète d'Alphonse"

Pour Edward, ce fut à la fois un soulagement et une torture de le savoir là. Il ne souhaitait pas que Alphonse le voit ainsi, au plus loin de sa manière d'être. Mais il avait envie de tout déballer. Juste là. Maintenant.

Alphonse s'approcha et se mit à genoux à côtés de lui.

"- Qu'est-ce qui ne va pas, frangin ? demanda t-il doucement"

Il déposa sa main réconfortante contre l'épaule de son aîné pendant qu'Edward tentait au mieux d'étouffer son chagrin. Il cessa de respirer quelques secondes en relevant la tête vers son petit frère et faisait des gestes avec ses mains, comme pour tenter de d'expliquer quelque chose de complexe. Quand il vit qu'il n'y arriverait pas, il se leva brutalement en bredouillant;

"- Je... Désolé ! Je suis désolé... Je suis désolé..."

Il quitta la pièce en courant, obligé de traverser le couloir qui menait au salon et du salon à la porte d'entrée.

Jean, Riza et Breda le fixèrent longuement jusqu'à ce qu'il s'efface derrière la porte d'entrée.

"- Il est... sorti... murmura, abasourdit, le fumeur invétéré."

Alors que Riza se levait, prête à aller le repêcher dehors, elle fut interrompue par Alphonse qui attrapait son manteau et celui d'Edward à la volée. Il les gratifia d'un signe de la main qui se voulait rassurant et poursuivit son frère.

Dans le silence froid de la pièce, Riza tourna la tête en direction du Colonel. Il était dos à elle, penché de nouveau sur la radio comme si de rien n'était.

Ce qu'elle ne voyait pas, c'était son expression douloureuse au visage. La jointure de ses doigts blanchissaient contre le bouton de la radio qu'il tournait. Sa mâchoire était crispée et aucun son ne pouvait décemment en sortir.

*Je ne peux pas ! Je ne peux pas ! C'est un gosse... C'est ma réputation , c'est mon travail. Celui de toute une vie ! Je ne peux pas... Faites qu'il passe à autre chose, par pitié.*

Il soupira de frustration à force d'entendre "frrrrrzzzzfrrrrr" et ferma les yeux. Il sentait les trois paires d'yeux derrière lui qui enflammaient son dos. Mais il ne pouvait se résigner à poursuivre dans la voie qu'il avait pris, ce soir-là, dans la chambre d'amis...

*Notre petit secret...*

Il se frotta le visage à l'aide de ses deux mains et se leva brusquement pour prendre son manteau.

"- Lieutenant Hawkeye, occupez-vous de la radio. Je vais le chercher..."

Malgré l'hésitation dont elle fit preuve un peu avant, Riza s'exécuta.

Roy passa le pas de la porte d'entrée en mettant la dernière manche de sa veste chaude. Il s'attendait à devoir faire des kilomètres avant de retrouver les frères Elric dans la neige et le froid mais fut surpris de les surprendre quelques mètres seulement de là. Ils étaient tout les deux assis dans la neige et Alphonse tentait en vain de convaincre son frère de rentrer. Celui-ci claquait des dents tout en se passant de la neige sur ses joues rouges. Son regard était loin. Très loin.

Roy ne savait pas d'ici, si c'était de la colère, de la tristesse ou peut-être bien de la folie. Il n'allait pas attendre longtemps pour le savoir. Le grand brun se fraya un chemin jusqu'à eux contre le vent et en effectuant de grandes enjambées dans la neige.

"- Alphonse ! appella t-il d'une voix paternel"

L'interpellé se redressa et le vit approcher. Il tourna la tête vers Edward et lui murmura à l'oreille;

"- S'il te plaît, frangin, rentre... Reste pas là."

Roy arrivait à leur hauteur. Il se pencha vers Alphonse;

"- S'il te plait, Alphonse, laisse-moi lui parler."

Le cadet Elric le regardait comme s'il lui laissait le bénéfice du doute. Alphonse n'était pas dupe et il savait tout. Il se redressa sur ses deux jambes. Dernier rempart entre lui et son frère. C'est ainsi que Roy se rendit compte qu'Alphonse faisait sa taille.

"- Je sais pas à quoi vous jouez...commença le jeune Elric, et tant qu'il ne me donnera pas plus de détails, on va dire que cela ne me concerne pas. Mais..."

Il se rapprocha un peu plus du Colonel. Dans les yeux d'Alphonse se lisait la plus pure des sagesses.

"- Ne détruisez pas tout. Contrairement à ce que vous pensez, ce que vous faites n'est en rien bénéfique."

Il s'avança pour se retrouver aux côtés de Roy;

"- Ni à l'un...Ni à l'autre."

Et il continua sa route jusqu'au chalet. Roy fut sonné par ces quelques paroles. Alphonse lui adressait rarement la parole. Cela donnait encore plus d'impacts à ses mots.

Il inspira profondément et baissa les yeux sur Edward. Celui-ci n'avait pas bougé. Ses mèches blondes lui collaient au visage à cause du froid.

Le grand brun se posta devant lui, s'accroupit et l'attrapa par les bras pour tenter de le relever. C'était sans compter sur Edward qui n'était pas consentant du tout.

Le blondinet serra les dents et donna des coups de pied dans les genoux du grand brun afin de lui faire perdre l'équilibre. Dès que ce fut fait, ils retombèrent tout les deux dans la poudre blanche et terriblement froide. Mais Edward ne s'arrêta pas là. Fou de rage, il continua à donner des coups de pied dans la direction de son supérieur afin de l'éloigner de lui le plus possible.

Roy encaissa. Il parvint à se remettre debout entre deux coups de pieds et se faufila aux côtés d'Edward. Il l'attrapa par la chemise et lui hurla au visage;

"- Je sais ! Bon sang, je sais que tu es en colère ! Je sais que je t'ai fais du mal ! Je t'ai dupé !

- Je t'ai dupé, rajouta t-il dans un souffle"

A ces derniers mots, Edward se stoppa net. Il le regardait littéralement de travers. Son visage exprimait "meurtre". Roy sentait son cœur moisir dans sa poitrine. Oui il l'avait dupé quand il lui avait fait comprendre qu'ils seraient ensembles. Mais non, il n'avait pas mentit. Lui aussi l'aimait. Il l'aimait.

"- Je te...commença Roy dans soupir d'hésitation, je... T'aime."

L'expression "meurtre" s'était envolé. Mais le regard haineux était toujours là, teinté d'incompréhension. Sans le laissé réagir, Roy poursuivit, colérique;

"- Oui, je t'aime !"

La main d'Edward Elric vint heurter son visage. Et puis l'autre. Et encore. Edward le giflait carrément par à coup. Roy referma ses mains contre les bras d'Edward pour ne pas le laisser partir et fermait les yeux par réflexe contre les coups.

"- Laisse-moi parler !

- Non ! répliqua enfin FullMetal."

Roy secoua les épaules d'Edward comme une poupée de chiffon afin de le faire cesser et rajouta par dessus sa voix;

"- Tu vas me laisser parler !"

Il ne sentit plus que le vent sur son visage, signe que Edward avait arrêté. Roy rouvrit les yeux et fixa le jeune homme. Leurs souffles saccadés s'entremêlaient.

"- Je m'exprime mal avec toi, reprit doucement Roy, écoute... En réalité, je suis vraiment... Je t'aime vraiment tu sais, mais... Je ne peux pas être avec toi et..."

Il aperçut le blondinet ouvrir la bouche pour répliquer. Avant qu'il ne puisse le faire, il rajouta plus fort;

"- Et je sais que tu veux pas m'entendre à ce sujet ! Mais tu pourras me faire la vie dure autant que tu voudras pendant ce séjour. Je ne céderais pas."

Son regard s'était fait de braise. Edward haletait toujours après avoir frapper son supérieur. Il le fixait toujours avec fureur. Il avala difficilement sa salive et lui demanda, résigné et posé;

"- Pourquoi tu es venu ?

- Quoi ? demanda Roy, interloqué"

Edward balaya une des mains de Roy qui tenait toujours son chemisier avec son auto-mail. Le froid combiné au métal eu un effet douloureux contre les doigts de Roy qui lâcha prise.

"- Pourquoi tu es venu ?! répéta Edward plus fort."

Roy frotta ses doigts et répondit, fautif;

"- J'ai... Je ne voulais pas que tu penses que je t'éloignais.

- Mais c'est pourtant bien ce que tu faisais ?

- Oui.

- Et tu es venu ?

- Je suis là.

- Tu joue avec moi, cracha Edward en se relevant vainement puisqu'il glissa contre la neige.

- Non, répondit Roy à la hâte."

La situation était intense pour lui. Il aimait Edward. Mais il ne voulait pas être avec lui. Mais il voulait le toucher.

Il voulait l'embrasser. S'il faisait cela, il emportait avec lui ses espoirs d'atteindre un jour le sommet de cette tour militaire...

Il voulait les deux.

Mais il ne pouvait pas... Puis Roy eu une idée.

Et si Edward démissionnait ? Ainsi, il ne serait plus un "chien de l'armée" et il serait plus libre de le fréquenter en dehors du pavillon militaire sans que personne ne le sache. Ravi de cette idée très hâtive, il se tourna vers Edward, plein d'espoir !

Il attrapa de nouveau le jeune homme par les bras et approcha son visage du sien;

"- Démissionne !"

Edward esquissa une moue de dégoût;

"- Quoi ? Tu veux me virer maintenant ?!

- Non ! répliqua le brun, je veux que tu démissionnes. Tu ne sera plus à la botte de l'armée et nous pourrons nous voir... Cette fois, nous pourrons."

Ce que Roy ne savait pas, c'est qu'il avait déjà perdu la confiance d'Edward. Celui-ci était trop troublé pour comprendre qu'il était sincère.

Prit dans son élan d'espoir, Roy chevaucha Edward et l'embrassa passionnément. Il entrava les limites de sa bouche pour un contact plus chaud encore.

Edward, choqué, réagit avec quelques secondes de retard. Il voulut le repousser, mais la carrure du Colonel était de marbre. Il détourna son visage pour échapper au baiser, mais Roy le coinça bien vite en mettant ses mains de chaque côté de son visage.

Ne voyant aucune issue, Edward gémissait et retenait ses larmes. Des larmes d'incertitude. Il avait peur. Car il n'avait plus confiance. Dans un geste de détresse, il envoya son auto-mail dans l'épaule du Colonel. Celui-ci eu la réaction estompée, car il s'arracha brutalement des lèvres d'Edward à cause de la douleur provoqué par celui-ci.

Le blondinet se releva soudainement glissant et se redressant aussitôt et mit une certaine distance entre lui et Roy. Il se retourna vers lui et le fixa droit dans les yeux;

"- Comment veut-tu que je te fasses confiance ? Bouffon Lunatique !"

Edward se détourna vers le chalet, laissant Roy cogiter.

*Oui...Comment...?*

Ce fut à son tour de prendre un peu de neige et de se la passer sur le visage pour rafraîchir ses joues rouges. Il ferma les yeux et esquissa un sourire mélancolique.