XV. Pleine Lune et poussière d'étoile
- Remus, tu n'as aucun droit sur moi !
- Elle a raison.
- Sirius, ça ne te regarde absolument pas.
- Et comment que ça me regarde ! Ca fait plus de six ans que t'es un de mes meilleurs potes ! Je suis le seul qui connaît son secret, à part James, Dumbledore et maintenant Lou ! Je t'ai aidé depuis que je le sais chaque mois, chaque nuit de pleine Lune ! Et ça ne me regarde pas ?
Remus fusilla son ami du regard. Sirius haussa les sourcils et croisa les bras d'un air boudeur.
- J'ai dit que je t'aiderais dès que je le pourrais, et je tiendrais parole ! trancha Lou, comme pour mettre un terme à la conversation. D'accord ? Je suis contente que ce soit clair. Parce que c'est clair, n'est-ce pas ?
- Limpide ! assura Sirius d'une voix mielleuse. Tu as parfaitement raison de prendre tes propres décisions. Tu es assez grande pour ça. Pas vrai, Moony ?
- Puisque je vous dit que c'est trop dangereux ! s'obstina Remus.
- Tu as déjà dis ça deux fois, pour les deux derniers mois, et je n'ai pas insisté ! protesta Lou, furieuse. Mais maintenant, c'est à moi de choisir ! Et pourquoi ce serait trop dangereux, si ça de te dérange pas trop de justifier ?
- Parle moins fort ! grommela Remus en désignant un groupe de troisième année qui discutaient, assis près du lac, non loin de là où étaient assis Sirius, Lou et lui.
- Je parle aussi fort que je veux ! s'emporta la brune. Explique-moi seulement en quoi c'est dangereux !
- Si tu voyais les traces de griffures, de morsures que Sirius et James avaient, les lendemains matins des soirs de pleine Lune ! Je suis trop dangereux, je ne me rends absolument pas compte de ce que je fais ! Je risquerai de te blesser. Je suis incontrôlable…
- Crétin ! C'est justement pour ça qu'elle veut t'aider !
- Sirius, je t'ai déjà dit de ne pas te mêler de ça.
- Je m'en mêle si je veux !
- A ce que je sache, c'est mon « petit problème de fourrure » ! s'emporta Remus en s'efforçant de contrôler sa voix. Ca n'a rien d'un jeu où on se dispute pour y participer ou non ! Ce n'est pas vous qui vous êtes fait mordre par un loup-garou à cinq ans ! Pas vous qui subissez ça chaque mois depuis cette nuit-là ! Pas vous qui souffrez des transformations !… Enfin si, justement. Et c'est ce que je veux éviter !
Sirius baissa les yeux et ne trouva rien à répondre. Lou ouvrit la bouche plusieurs fois, puis la referma.
- Mais je veux t'aider, moi ! lâcha-t-elle à mi-voix. Je désire vraiment t'aider ! Ce n'est pas pour m'amuser ! Je sais que c'est difficile… Si ma présence peut te rendre un peu plus humain…
- C'est pas que je refuse ton aide, mais…
Il y eut un bref silence.
- …j'ai peur pour toi, acheva Remus en détournant le regard.
Elle le regarda fixement.
- Je ne veux pas te blesser… Je pourrais te faire très mal, un accident est vite arrivé…
- Et si je m'en fiche ?
- Moi, je ne m'en fiche pas. Pas du tout, même.
- C'est ma vie, pas la tienne !
Il fronça les sourcils. C'était un combat perdu d'avance.
- Très bien, céda-t-il dans un soupir.
Lou se tourna vers Sirius et lui adressa un sourire rayonnant.
- Je crois que ma force de persuasion m'étonnera toujours.
Il lui rendit son sourire.
- Allez, fais pas la tête, Mumus ! gloussa Lou en déposant un baiser sur sa joue. Tu verra, on va réussir à s'amuser. Ton problème de fourrure, je vais en faire une partie de plaisir.
Elle se leva, et ne se rendit pas compte que le teint de Remus avait nettement rosi. Sirius, lui, le remarqua, et ne manqua pas de le relever.
- Sensible à son charme, Mumus ? lui glissa-t-il alors que Lou s'éloignait d'un pas joyeux vers Lily et James, qui s'embrassaient un peu plus loin, allongés sur l'herbe.
- Quoi ? balbutia-t-il. Je… non !
- Bien sûr…
- Qu'est-ce que tu sous-entends ?
- Qui ? Moi ? Rien ! On dirait juste que les couples se forment…
- De quoi ? Ah, oui… Tu dois vouloir parler de toi et Alexia…
- Quoi ?
- Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi tu es tellement accro à cette fille ! lança Remus, faussement dédaigneux. Par rapport à toutes celles qui sont à tes pieds, elle n'est pas terrible…
- Elle est très belle comme elle est ! protesta Sirius. Et elle, elle a de la personnalité ! Elle est intelligente, mignonne, sympa, et…
Il rougit en se rendant compte de ce qu'il disait. Remus lui sourit railleusement.
- En effet, les couples se forment.
- La ferme, Mumus.
- Au moins, moi, elle me donne un surnom affectueux ! Tu as quoi, toi ? Sirinouille ? Sirinouchet ? Sirinou ? Pad'pad' ?
- J'ai dit la ferme ! grogna Sirius. Ca veut tout simplement dire qu'elle n'est pas assez niaise pour me donner un surnom ridicule ! Elle m'appelle par mon fabuleux prénom, et c'est tout !
- Ouais. C'est toujours ce qu'on dit quand on est vexé.
- Un mot de plus et tu passera cette nuit sans moi.
- Je n'ai pas besoin de toi !
Il y eut un silence. Sirius haussa un sourcil.
- Tu va te dépatouiller comment, mon petit Mumus d'amour, avec un cerf et une louve ?
- J'ai fait avec un cerf et un chien. Pas bien différent d'elle, le chien. Et je te signalerais au passage qu'avant de vous connaître, chaque mois, je me débrouillais tout seul. Je souffrais en silence. Tout seul. Donc au pire, tu vois, je peux encore éviter de vous massacrer tous les trois. Si tu refuses de m'aider, ça fera déjà un de moins qui se réveillera demain matin avec des courbatures et des blessures partout !
De nouveau, un silence. Sirius soupira et fit une moue boudeuse.
- Plus y'en a qui partagent ta douleur, moins tu as à la supporter tout seul. Je serais là, comme chaque nuit de chaque mois depuis que je sais…
- …ce que je suis… et que je suis un monstre, compléta Remus avec un sourire triste.
- Si tu veux vraiment savoir ce que tu es, Remus John Lupin, je vais te l'apprendre. Tu es un mec formidable, un de mes meilleurs amis, intelligent, gentil, facile à vivre, toujours prêt à rendre service, un élève sérieux et poli, et tu as un certain charme qui plaît beaucoup à certaines filles. Et je ne suis pas gay, ajouta-t-il avant que Remus puisse ouvrir la bouche. Je suis là juste pour la scène de réconciliation-sans-dispute-au-préalable débordante de guimauve et d'amitié.
Remus resta quelques instants perplexe, puis sourit.
- Merci.
- Je suis là pour ça.
- Faut pas qu'on s'emporte pour ces filles. Ca ne durera pas, de toutes façons. Si c'est vraiment sincère, ça peut pas durer.
- Ouais, soupira Sirius avec sagesse. Le premier amour d'adolescence est rarement celui qui perdure toute notre vie !
- De toutes façons, rien ne finira.
- Pourquoi ?
- Parce que rien n'a commencé.
- Question de temps.
- Ca te plairait, toi ?
- De quoi ? Sortir avec Alexia ? Ben, ouais… Enfin, elle est sympa et tout, j'aime bien son côté différent des autres, genre Je-ne-pense-pas-qu'aux-fringues-à-l'apparence-et-aux-mecs-et-je-suis-une-glousseuse-professionnelle-oui-monsieur-élue-pouf-de-l'année. Mais je sais pas si… enfin voilà. Et toi ? Lou ?
- Ben… franchement, ouais.
- Mon petit louveteau serait-il amoureux ?
- Ose répéter ça à voix haute et ton petit louveteau va devenir un vilain grand méchant loup et tes bijoux de famille en souffriront.
- Quelle menace ! railla Sirius. Quand Mumus se rebelle…
- Si tu n'avais pas compris, en gros, c'était un conseil qui voulait dire « Tais-toi ».
- J'avais saisi. Non mais, plus sérieusement…
Il se pencha légèrement vers Remus, ses joues rosirent et il baissa les yeux.
- Ca fait quoi, exactement ?
- De quoi ?
- Être… enfin tu sais…
Il se tut un moment.
- Putain, ce que je peux haïr ce mot.
Remus sourit.
- Amoureux ?
- Ouais, voilà.
- Pourquoi tu « hait » ce mot ?
- Je sais pas. J'ai pas l'habitude d'en parler, ou de l'être. Ca ne me ressemble pas du tout.
- Ben je sais pas.
- Quoi tu sais pas ?
- Ce que ça fait. Je sais même pas si je le suis.
- Pff…
Un court silence s'installa, pendant lequel les deux garçons fixaient un point inexistant au milieu du lac.
- Pourquoi on se prend la tête pour ces filles ? lâcha soudain Sirius.
- Tu viens de répondre à ta propre question.
- Explique.
- Si on se prend la tête pour elles…
- Ah ouais.
- Eh ouais.
- Pff…
Nouveau silence.
- Mumus ?
- Hmm ?
- C'est chiant, l'amour.
- Comme tu dis.
- On va s'en sortir, tu crois ?
- Peut-être.
- Et si on devenait gay ?
Remus se tourna brutalement vers son ami.
- Pardon ?
- Ben oui. On aurait pas à se compliquer la vie…
Sirius se prit une tape sur la tête.
- Même pas en rêves, Black.
- Je déconnais.
oOoOoOoOo
- Prête ?
Lou acquiesça d'un signe de tête.
- Parfait.
Remus lui sourit et l'entraîna par la main à l'orée de la Forêt Interdite.
- On va y aller, lâcha-t-il avec un sourire triste. Attendez-moi ici deux secondes…
Puis il disparut entre les arbres.
- Quoi ? s'exclama Lou. Dans la forêt ?
- Oui, répondit James avec un sourire. Au début c'était que dans la Cabane Hurlante mais on a prit l'habitude de se balader un peu partout, quand on arrive bien à le contrôler. Combien de fois ça a faillit foirer, n'empêche…
- Hein ?
- Ouais, approuva Sirius. Y'avais des nuits où il était vraiment déchaîné. On s'est prit des coups de griffes, j'avais encore les marques dans le dos des mois après…
- Si vous essayez de me faire flipper, laissez tomber.
- T'as entendu la demoiselle, Jamesie ? Laisse tomber.
- Attention, ça casse.
- T'es con, James.
- Toi aussi.
- Alors ?
Ils se tournèrent vers Lou qui les fixaient, impatiente.
- Alors quoi ? répliqua Sirius.
- On y va ou pas ?
Il se tourna vers James.
- Elle est folle. Elle a envie d'y aller. Dans la forêt.
Il resta un moment là, à fixer la brune qui soutenait son regard, une lueur de défi dans les yeux.
- Décidément, elle me plaît.
- Tu ferais mieux de ne pas dire ça quand Remus n'est pas loin, lui chuchota James assez bas pour que Lou n'entende pas. Il est d'un possessif, ces derniers temps…
- Ne t'inquiète pas, elle ne m'intéresse pas dans ce sens, mais je veux dire… Elle a un côté taré que j'aime beaucoup.
- Je comprends. C'est pour ça qu'il est dingue de cette fille. Remus a un faible pour les psychopathes.
Sirius haussa un sourcil. James lui sourit.
- C'est la face cachée de sa personnalité.
- Il cache bien son jeu, gloussa Sirius.
- Bon, on y va, oui ? s'enquit Lou pour la deuxième fois.
- Deux secondes, on attend que Remus revienne ! répliqua James. Commence pas à faire ta diva !
- Je ne fais pas ma diva, mais j'aimerais juste qu'on m'explique exactement comment ça se passe ! protesta-t-elle vivement.
- Il n'y a rien à expliquer, soupira Sirius. Ca se passe, c'est tout. C'est imprévisible et complètement aléatoire. De temps en temps il est calme, de temps en temps il est comme fou… Pas de plan, pas de préparation. Mais c'est ça qui est excitant, non ? ajouta-t-il avec un sourire amusé.
- C'est vrai, renchérit James. Ce serait beaucoup moins marrant si tout était planifié à l'avance.
- C'est un loup-garou ! lâcha Lou à mi-voix. Vous ne pouvez pas faire comme si de rien était !
- Et pourquoi pas ? rétorqua James. Il est comme les autres, non ? C'est juste un petit problème de fourrure ! Un défaut parmi les autres, rien de plus. On ne va pas s'inquiéter pour ça. Ah tiens, le voilà qui revient !
En effet, Remus sortait d'entre les arbres, le bas de son jean lacéré par les ronces. La nuit commençait à tomber.
- On peut y aller ! lança-t-il joyeusement.
Il semblait ravi. Lou s'en inquiéta – à sa place, les soirs de pleine Lune, elle serait tout sauf enjouée. Elle supposa que ce devait être dû à une quelconque bonne nouvelle ou autre chose dans ce goût-là et remarqua soudain en sursautant qu'un gros chien noir et un cerf se tenaient fièrement devant elle.
- Woa ! s'écria-t-elle en réalisant leur présence. C'est vous ? Sirius ?
Le chien noir pencha la tête.
- James ? C'est toi ?
Le cerf se baissa et lui donna un doux coup de corne. Elle éclata de rire.
- C'est trop fort ! Mais pourquoi vous vous transformez maintenant ?
- Toujours un peu avant ma métamorphose, expliqua Remus. Ca permet de commencer à s'habituer, tu vois ?…
Elle acquiesça d'un signe de tête et se transforma à son tour. Une louve d'un gris sombre aux yeux violets était maintenant assise face au garçon qui lui adressa un sourire radieux.
- T'es encore plus belle en loup, souffla-t-il en rougissant légèrement.
Une jolie teinte rosée s'installa sur le museau de la louve.
- Hum… Bon, en attendant que la Lune soit complètement pleine, je voudrais juste voir comment tu te débrouille. Enfin, ta force. Pour au cas où ça se passerait mal…
Elle le dévisagea un moment d'un regard perçant, puis trottina vers un arbre proche. Elle se mit sur ses pattes arrière et, avec de violets coups de pattes, elle le lacéra. Il la regarda d'un air impressionné. Dès quelle eut fini, elle se tourna vers lui, l'air de dire « Satisfait ? »
- Parfait, assura-t-il en souriant. Mais évite quand même de me faire la même chose qu'à ce pauvre arbre si jamais ça tourne mal… Enfin, je préfère ça à ce que tu sois blessée, mais quand même !
Il jeta un coup d'œil inquiet au tronc dont des bouts d'écorce massacrés gisaient au sol. Puis il leva les yeux vers le ciel ombrageux. Lou suivit son regard. La Lune se dégageait de derrière un nuage…
oOoOoOoOo
- Plutôt pas mal pour une débutante !
- Merci, Sirius.
- Je suis d'accord. Tu t'es bien débrouillé.
- Merci, James.
- Je suis crevé.
- Merci, Remus, pour cette charmante remarque qui n'est pas un compliment ! lança Lou avec un sourire. J'admet que c'est assez fatiguant.
Ils étaient tous les quatre allongés sur l'herbe du parc, à quelques mètres de la forêt, reprenant leur souffle.
- Par rapport aux autres fois, c'était comment, ce soir ? demanda-t-elle. Je veux dire… c'était normal ou plus dur ? Ou plus simple ? Plus douloureux ? Plus amusant ? Tu t'es senti comment…
- Plus humain. En ta présence, précisa-t-il avec un sourire.
- Et moi, mois humaine. Depuis le temps que je n'avais pas eu l'occasion de me transformer utilement…
- J'arrive toujours pas à croire que t'as dit ton secret à une fille, lâcha James.
Remus le toisa d'un regard noir.
- Ce n'est pas juste une fille parmi les autres, lui répliqua-t-il à voix basse pour que Lou n'entende pas.
- Oui, approuva Sirius. C'est comme si tu disait à Lily que tu étais un animagus !
- Ca n'a rien à voir ! trancha Remus. Il y a une grande différence entre être capable de se métamorphoser en un animal et être un monstre…
- Un loup-garou, rectifia James.
- Qu'est-ce que vous marmonnez dans votre coin ? grommela Lou.
- Rien, répondit Sirius. Bon, tu viens, Jamesie ? On va laisser les amoureux tranquilles…
- La ferme, cracha Remus en rougissant.
Ils s'éloignèrent en riant, laissant Lou et Remus seuls. Un silence gêné s'installa. Il lui jeta un regard furtif et remarqua un mince filet de sang qui coulait le long de sa joue.
- Tu es blessée ? s'exclama-t-il en se redressant pour s'asseoir.
- Quoi ? s'étonna-t-elle en s'asseyant à son tour. Je…
- Là !
Il passa son doigt sur le visage de la jeune fille et frissonna au contact. Il brandit sous ses yeux son doigt sanglant.
- Regarde !
- Ah ! Bah c'est rien ! J'ai du m'écorcher sur une branche…
- Il faut aller tout de suite à l'infirmerie !
- Remus, le jour se lève à peine ! soupira Lou. Tu en fais des tonnes… Pomfesh va me cuisiner pour savoir comment j'ai fait pour m'entailler la joue alors que j'étais censée être dans le dortoir à dormir tranquillement. De plus, j'ai aucune envie d'aller à l'infirmerie pour ça !
- T'as envie de quoi, alors ? s'enquit-il sans quitter des yeux le sang qui s'écoulait lentement le long de la peau pâle.
Il remarqua que la joue qu'il fixait rosit soudain, puis s'approcha.
- Envie de faire ça…, murmura-t-elle.
Il réalisa alors que Lou se penchait vers lui, un sourire timide aux lèvres. Il se rendit compte que ces mêmes lèvres se posaient sur les siennes. Il écarquilla les yeux, sans savoir quoi faire. Puis la réponse vint d'elle même. Il captura sa bouche dans un baiser passionné. Ses mains allèrent se placer automatiquement dans les longs cheveux sombres. Il sentit les bras de Lou s'enrouler autour de son cou. Il ferma les yeux pour mieux apprécier. Soudain, elle interrompit le baiser, beaucoup trop vite à son goût. Il ouvrit les yeux et vit le regard de la brune pétiller. Il sourit.
- Le jour se lève, fit remarquer Lou sans bouger ses bras de place – ils avaient l'air de très bien s'y plaire. Je préfère la nuit.
- C'est pour ça que t'en a gardé un peu dans tes yeux ? questionna-t-il à mi-voix.
- Quoi ?
- Va y'avoir un orage, bientôt.
- Pourquoi ?
- Le ciel va gueuler. Tu lui as prit des étoiles. Tu les as réduit en poussière. Et t'as gardé tout ça rien que dans tes yeux.
Elle rougit sous le compliment et ne répondit rien.
- Je trouve ça magnifique.
Elle se mordit la lèvre et sourit.
- Faut qu'on rentre, souffla Remus.
- Pas tout de suite ! répliqua-t-elle avec une moue adorable. Encore cinq minutes…, ajouta-t-elle en se penchant à nouveau vers lui.
Il sourit à son tour et l'embrassa. En quelques jours, deux couples qui se forment. Un baiser sous les étoiles, un alors que l'aube se lève. C'était trop beau pour durer…
