Bien le bonjour. Voici la suite de l'histoire ! Je pense que vous devez pensez qu'Edward est vicieux... !
Merci à Caliste pour ta rewiew. Effectivement j''espère aussi ne pas mettre un an pour écrire la suite ! =) Et Roy est ... Et bien... Il est très préoccupé xD
Je vous informe au passage, chers lecteurs, que j'ai réécris les anciens chapitres. Ils sont mieux étoffés et plus sympathiques à lire. Je l'espère !
Bonne Lecture !
Edward fut le premier à arriver au chalet. Il déboutonna sa doudoune et l'accrocha au nouveau porte-manteau (réparé par les soins d'Alphonse). Son petit-frère l'observait, presque impatient qu'il parle car plus il regardait Edward et plus il le trouvait étrangement silencieux et...Satisfait. Riza pointa le bout de son nez du couloir;
"- Le Colonel arrive. Je le vois, informa-t-elle tout en disparaissant de nouveau"
Cette femme était méticuleuse. Elle observait les alentours avec autant d'ardeur que les gardes postés à l'extérieur (pendant ce temps, Jean et Breda jouaient au mistigri.*) La fatigue ne semblait pas l'atteindre. Edward s'approcha de son petit-frère en lui lançant un regard plein de mystères et détourna les yeux au plafond quand Roy Mustang passa le pas de la porte. Celui-ci semblait passablement en colère et leur passa devant comme une fusée. Il alla informer Riza de l'état des lieux vers le repère A et disparut dans sa chambre. Alphonse envoya un regard interrogateur à son frère. Edward qui ne cessait de sourire l'attrapa par l'épaule et ils s'assirent sur le canapé du salon. Doucement, Edward se pencha vers lui;
"- ... Tu ne vas jamais me croire...lui dit-il, perdant son sourire"
Le blondinet se sentit soudain très angoissé. Il claquait ses talons contre le sol et devenait rouge de la tête aux pieds. Lui-même ne semblait pas croire ce qu'il venait de faire. Alphonse le regardait impatiemment,les yeux pleins d'espoir;
"- Dis-moi !"
Son grand-frère semblait passer d'une expression à l'autre. Il était content. Puis il était ravagé.
"- J'ai... "
Il posa sa main contre sa poitrine d'un air effarouché.
*C'est moi qui ai fais ça ?!*
"- Je l'ai..."
Alphonse avait une furieuse envie d'aller attraper la suite de sa phrase au fond de sa gorge et le pressa d'avantage à voix basse afin que le Colonel ne les entendent pas. Enfin, Edward releva les yeux du vide sur le visage de son frère;
"- Je l'ai embrassé."
Alphonse écarquilla les yeux, surpris. Il connaissait son frère pour sa spontanéité et son manque de réflexion dans les situations pressantes. Il savait qu'Edward était quelqu'un de direct. Il se battait avec la fureur d'un lion et la gymnastique d'un singe. Il pouvait se retrouver contre un ennemi plus grand, plus fort mais il aurait toujours l'audace de combattre. Mais, ça ?! Si Alphonse aurait dû imaginer que son frère ferait ça de son plein gré...
"- C'est la première fois que j'embrasse quelqu'un..., souffla Edward soudainement conscient
- Bon je l'ai aussi un peu provoqué, marmonna t-il aussitôt le plus doucement possible"
Son petit-frère passa du choc à l'évidence. Il le gratifia d'un sourire;
"- Comment as-t'il réagit ? lui demanda t-il en se tortillant les doigts"
Le chaperon rouge esquissa une moue boudeuse;
"- Pas très bien..."
Alphonse sembla perplexe.
"- Comment ça ? Pourtant tout à l'heure quand Riza lui à parlé il a ...
- Il a dit quoi ?! répliqua Edward, prit d'une curiosité viscérale"
Son petit-frère essayait de se rappeler en détails les paroles du Colonel. Il remonta les épaules d'un air contrarié, se promettant d'aller faire un petit détour par la chambre du Colonel pour avoir osé repousser son grand-frère. Edward fut étonné de le voir ainsi et posa une main réconfortante sur son épaule;
"- Eh ! Ça va ?
- C'est pas juste, reçut-il en réponse"
Edward pencha la tête sur le côté. Il voyait Alphonse se raidir de secondes en secondes. Il ne supportait pas de voir son petit-frère en colère. Il souhaitais qu'il soit à jamais un homme heureux, chaleureux et plein de tendresse. Il lui murmura;
"- Al... T'inquiète pas."
L'interpellé se tourna vers lui, un regard plein de tristesse. Mais Edward lui renvoyait un sourire rayonnant;
"- T'inquiète pas, répéta t-il avec plus de conviction, tout va bien se passer."
Son petit-frère encra ses yeux dans les siens afin d'y lire la sincérité. Soudainement, Edward se leva pour s'étirer.
"- Bon... Je vais me pieuter. Tu devrais aussi vu qu'on prend le tour de garde de 11 heures.
- J'arrive dans un moment lui répondit-il en se levant à son tour, je vais finir de trier la nourriture dans la cuisine."
Edward lui lança un regard curieux pendant quelques secondes et décida qu'il ne relèverait pas le ton mystérieux de son petit-frère.
"- A tout à l'heure, alors, lui dit-il en se dirigeant dans sa chambre."
Alphonse attendit que sa porte soit clause pendant quelques minutes avant de passer devant une Riza concentrée sur la fenêtre de dehors.
"- Vous devriez aller vous reposer, Lieutenant, murmura t-il, plein d'inquiétude"
La jeune femme se retourna vers lui, son fusil contre l'épaule gauche. Elle le gratifia d'un sourire maternelle;
"- Merci Alphonse, mais je vais rester encore un peu. Toi, va lui parler."
Le blond fut surpris par la fin de sa phrase.
"- Vous avez entendu ? demanda t-il
- Bien-sûr, souffla t-elle"
Alphonse descendit les marches et se dirigea vers la chambre du Colonel Mustang. Déterminé, il frappa poliment à la porte et ne rentra que quand il entendit le son de la voix du grand brun. Il tourna la poignée d'un coup sec et planta ses iris dorées devant lui. La pièce était plongée dans la pénombre avec comme seule source de lumière, une bougie sur la table de chevet. Le Colonel était allongé sur le dos dans son lit, une main couvrant ses yeux. Alphonse s'approcha et se stoppa devant lui;
"- Pourquoi ? demanda t-il simplement"
Seul le son de sa voix était clair dans la pièce. Le tissu se plia sous le poids de Roy qui s'asseyait au bord du lit. Il releva la tête, mécontent, pour observer son interlocuteur. Il put lire dans les yeux d'Alphonse que celui-ci n'était pas prêt de s'en aller tant qu'il n'aurait pas des réponses. Ce fut pourtant Alphonse qui reprit la parole;
"- Vous nous aviez dit que son aveu vous avait soulagé et que vous vous étiez comporté comme un imbécile avec lui. Ce sont vos propres mots ! Quand Riza vous a demandé pourquoi vous étiez si glacial avec lui, qu'avez vous répondu ?"
Alphonse serra les poings. Roy répondit à son regard avant de soupirer;
"- J'ai dis, commença t-il, que ce n'était pas vos affaires."
Le blondinet en face de lui soupira aussi, comme s'il s'adressait à un enfant. Puis il fit le tour de la pièce, le poing contre son menton;
"- Je résume... Dites-moi si je me trompe. Mon grand-frère vous aimes. Et il est évident que vous l'aimez aussi."
Roy déglutit et se redressa en direction d'Alphonse. Celui-ci poursuivit sans s'en rendre compte;
"- Il vous avoue tout et vous l'évitez. D'accord, je ne pardonnes pas le fait qu'il vous ai frappé mais... J'ai aussi vu son cou."
Alphonse se retourna vers lui, suspicieux. Sa manière de le regarder donnait l'impression au Colonel qu'il était un adolescent qui serait rentrer trop tard après une soirée. Le cadet Elric cassa la distance qu'il y avait entre eux et lui demanda gentiment;
"- Pourquoi êtes vous si glacial avec lui ?"
Le grand brun se massa les tempes tout en tournant le dos à son interlocuteur. Alphonse n'était pas du genre à lâcher la grappe, ni même à s'énerver comme son grand-frère. Roy se sentait cerné par la raison du plus jeune. Ce garçon qui avait passé sa jeunesse dans une armure, sans corps et sans jamais avoir eu l'occasion de toucher quelqu'un, de sentir quelqu'un ou d'embrasser quelqu'un... Était pourtant la personne la plus apte à venir lui parler de toutes ces choses au valeur inestimable. Car justement, Alphonse connaissait le prix de la solitude. Le Colonel se retourna vers lui et calmement il décida de tout lui avouer.
"- Je ne peux pas..."
*Comment dire ? Etre avec ton frère ? Sortir avec lui ? Rien que d'y penser, je trouve ces mots inappropriés.*
"- Je ne peux pas ...faire... ça, avec lui. finit-il par dire."
Alphonse le regardait, choqué par ses mots. Visiblement, ils s'étaient mal compris. Alphonse avait l'air d'avoir une image distinctive en tête de lui et son grand-frère dans un lit. Aussitôt Roy leva ses mains gantés en l'air;
"- Oh ! Oh ! Pas ça ! Non, je parle d'être avec lui. Ensemble ! ..."
Il l'avait enfin dit. Les mots lui avaient brûler la gorge. Alphonse, soulagé de comprendre un peu mieux ravala sa salive correctement. Il toussa, gêné et lui répondit d'un air serein;
"- Pourquoi vous ne pourriez pas ?"
Il esquissa un sourire angélique et sincère;
"- Je trouve que vous feriez un couple détonnant."
Roy se mit à rire. Il admirait l'innocence et la sincérité du cadet Elric, après tout ce qu'il avait vécu. Alphonse baissa les yeux au sol et se dirigea vers la porte de la chambre. Il les releva vers son aîné;
"- Je ne saisis sans doute pas toute la complexité de cette histoire, Colonel mais je pense que l'amour sincère ne se rejette pas."
Il lui sourit. Roy fronça les sourcils;
"- Tu nous a bien regardé ?
- Oui, répondit Alphonse aussitôt, il est vrai que vous êtes brutaux."
Il semblait dépité. Puis il se gratta la tempe d'un air embarrassé;
"- Pour être honnête ce n'est pas le plus choquant. Le plus drôle c'est que vous êtes vie...
- Eh Oh ! Fais attention quand même !"
A son plus grand étonnement, Roy se mit à rire. Et Alphonse rit aussi. Soudain, il ouvrit la porte;
"- Si vous avez encore des doutes sur les sentiments qu'il a pour vous, sachez qu'il est sincère. Je l'ai vu. Et... J'ai vu combien ça lui pesait. Je vous prierais, Colonel, de réfléchir à ça. Car je vois aussi combien ça vous pèse. Je sais que vous n'êtes pas une personne qui aime faire souffrir les autres. Je vous connais depuis assez longtemps pour savoir que vous êtes droit et sincère. Et je pense savoir que..."
Il planta ses yeux plein de tendresse dans ceux du grand brun qui l'écoutait attentivement.
"- ...Je pense savoir que vous avez en réalité peur, vous aussi, rajouta-il, car vous êtes toujours en train d'élaborer des plans. Et mon grand-frère n'en faisait pas partit. Vous l'avez rejeté. Mais imaginez comment vous pourriez être heureux. Ensemble."
Roy resta pantois. Il n'en revenait pas qu'Alphonse puisse être si... Si mature.
"- Bonne nuit, Colonel."
Alphonse le gratifia d'un clin d'œil et disparut derrière la porte. Le grand brun alla se rasseoir sur son lit, les bras accoudés sur ses genoux. Avec les propos d'Alphonse, Roy en oubliait pourquoi il rejetait Edward à cet instant. Subitement, il avait très envie d'aller le voir et le serrer dans ses bras. Il se rua sur sa porte et sortit de sa chambre en trombe. Il passa devant Alphonse sans un regard et ouvrit la porte de la chambre voisine. Ce que Roy ne voyait pas était le sourire ravi du cadet Elric. Riza jeta un coup d'œil dans leur direction et Alphonse lui répondit par un rire léger.
La porte de la chambre Elric se referma d'un coup sec. Alphonse remonta les escaliers pour se poster aux côtés de Riza et il lui demanda, gêné mais heureux;
"- Je suis désolé mais, c'est possible de dormir dans votre chambre ce soir ?"
*Le mistigri est un jeu de carte qui consiste à piocher dans le jeu de son adversaire afin de trouver tout les doubles (roi de pique = roi de trèfle) en laissant qu'une seule carte sur la table face cachée. Celui qui est en possession du double mystérieux est le mistigri (le perdant)
A bientôt pour le prochain épisode. =P
