XIX. Souvenirs et tarte aux myrtilles
- Ou la fois où Jamesie avait coincé ce type de Serpentard dans un placard à balais avec Anna Standen.
- T'as été sadique sur ce coup-là, James.
James sourit, attendri devant l'air offusqué de Remus.
- Ben quoi ? grogna le lycanthrope. C'est vrai ! Elle avait une tête de bouledogue, des lunettes difformes et des boutons plein la face ! Sans compter le fait qu'elle ai une bonne centaine de kilos en trop et qu'elle ait des idées perverses en tête dont certaines incluaient probablement un placard à balais ! Le pauvre, il a dû passer les minutes les plus douloureuses de sa vie…
Tous partirent dans un grand éclat de rire sous le regard inquiet de Remus qui semblait dire « Quoi ? J'ai dit quelque chose de mal ? ». Lou plongea sa main dans le paquet de Dragées Surprises de Bertie Crochue posé par terre avec beaucoup d'autres sucreries, au milieu du petit cercle que formaient les six adolescents. La salle commune était vide, un feu faible servait plus à éclairer la pièce qu'à les réchauffer, car les nuits de ce début de juin étaient plutôt douces et chaudes. Dans ce coin de la salle commune, il y avait un canapé et deux fauteuils bien moelleux et confortables.
Remus était tranquillement lové dans un fauteuil, un livre ouvert sur ses genoux auquel il ne prêtait aucune attention. Lily était assise sur les genoux de James, assis lui-même sur le canapé face au feu. Affalé sur toute la place restante du canapé en question, Sirius s'enfournait des Chocogrenouilles par dizaine. Installée dans une position tordue sur le deuxième fauteuil, Alexia riait avec enthousiasme. Et enfin, allongée par terre sur le ventre, ses jambes battant régulièrement le vent, Lou recrachait par terre le cadavre d'une Dragée au charmant goût de poubelle. Classique mais toujours efficace pour provoquer la répulsion.
- Je dois dire que la fois où on a balancé des œufs dans la salle commune des Serpentard rivalise assez, dit soudain Sirius en examinant une carte Chocogrenouille. Oh, je savais pas que le mec qui avait inventé la pratique du sortilège de désillusion avait sa propre p'tite carte perso ! C'est sympa pour lui. Quel exploit.
- Comment vous avez fait pour entrer ? s'étonna Alexia. Personne ne connaît le mot de passe à part eux !
- On s'est contenté de se glisser derrière un type qui entrait à ce moment-là, expliqua James avec indifférence. C'était facile.
- J'oubliais que tu avais la faculté de te rendre invisible à tout moment, ironisa Lily. Comment vous avez fait ?
- Ooh, mais ça, c'est une autre histoire, chérie…
- Allez, dis-moi !
- Tous les contes de fées ne sont pas bons pour une Princesse, répliqua-t-il gentiment. Il est préférable de garder certains secrets. Je te le dirais un jour, si tu es sage. Si tu promet de m'épouser et d'avoir deux ou trois gamin avec moi plus tard.
- Tu rêve réalité, Potter. Si ça se trouve, dans trois secondes, tu vas mourir. Ou dans un an. Ou deux. Ou plus. On aura pas eu le temps de vivre. Profite du moment, pour l'instant, ok ?
- Si tu insiste, soupira-t-il avec un sourire.
Elle enroula ses mains autour du cou du brun et l'embrassa pour faire taire la mélancolie de son regard. Sirius les toisa un moment, hésitant visiblement. Puis il se leva pour aller embrasser Alexia, ignorant ses cris de protestation. Il revint s'asseoir en se léchant les lèvres, satisfait.
- Ca me démangeait. J'aime pas quand vous vous collez devant moi.
- Qu'est-ce qu'on disait, déjà ? lança Remus.
- Ah oui, nos pires boulettes ! s'écria James, prit d'une illumination, touché par la grâce, en s'écartant légèrement de la rouquine.
- Je pense qu'on est tous d'accord finalement pour le coup vicieux du placard a balais, conclut Lou avec un sourire amusé.
- Qui vote pour le placard à balais ? chantonna Sirius à la cantonnade.
Quatre mains se levèrent. Les propriétaires des autres étaient trop occupés pour l'instant, vagabondant avec délice dans des cheveux noirs en bataille ou se baladant tranquillement le long de hanches fines, en redessinant le contour.
- Eho ! s'exclama Sirius en les éloignant délicatement l'un de l'autre. Vous êtes d'accord avec Lou ?
- C'est à quel sujet ? bafouilla Lily, agacée d'être dérangée.
- Laissez tomber.
Ils haussèrent les épaules et reprirent leur occupation sans protestation. Evidemment.
- Bon, on fait quoi ? demanda Remus en se recroquevillant un peu plus dans son fauteuil.
Le feu s'éteignait petit à petit. Lou se pencha pour tenter de le raviver un peu. Elle contempla d'un air satisfait les flammes qui s'élevaient de plus belle. Alexia les fixait, pensive.
- Vous vous rendez compte, quand même… Dans quelques semaines, tout sera fini… Définitivement. Toutes ces années passées ici, ces moments dans ce château. Ces souvenirs…
- Une page qui se tourne, conclut James dans un élan de sagesse. C'est la vie.
- Ouais mais quand même ! renchérit Sirius. Tout ce qu'on a vécu ici… Jamesie, tu te souviens du jour de notre arrivée ? Quand Mc Go a posé le vieux chapeau tout bousillé sur ta tête. J'essayai de croiser ton regard pour t'encourager mais t'étais trop occupé à fixer une rousse assise pas très loin de moi…
Il lança un clin d'œil à Lily, qui éclata de rire.
- Tu es tombé sous le charme dès le premier jour ? s'enquit-elle d'une voix théâtral, posant le dos de sa main sur son front, battant des cils. Suis-je donc si irrésistible ?
- Plus que tu ne peux l'imaginer, Princesse.
Elle rit de nouveau et se pendit à son cou.
- Qu'est-ce qu'on disait, déjà ? reprit Remus. Ah oui. Poudlard. C'est vrai, on a passé la moitié de notre vie ici quasiment, ça laisse des marques… Je crois que ça va vraiment me manquer.
- J'avoue ! souffla Sirius. Tous ces passages secrets, ce dortoir, cette salle commune, la Grande Salle aussi, les profs… non, peut-être pas les profs, en fait.
- Tu te souviens, un jour, on a passé toute une nuit blanche à récurer chaque coin du bureau de Mc Go à la brosse à dent…
James sourit en évoquant ce souvenir. Sirius éclata de rire.
- Quelle sadique…
- Elle nous a pas lâché du regard de toute la nuit, pendant des heures, assise dans un coin avec son regard vicieux… Pendant qu'on en chiait à deux heures du mat à frotter chaque millimètre carré du sol avec une brosse à dent, elle, elle sirotait tranquillement son thé dans une petite tasse écossaise…
- Quelle femme cruelle…
- Elle arrêtait pas de nous critiquer à chaque fois qu'il manquait un petit grain de poussière ici où là, ou une petite tâche microscopique. Tout ça pour quoi déjà ? … Ah oui ! Ca me revient ! On avait juste tartiné un peu de pudding sur les murs du bureau qu'on a dû nettoyer… Rooh, pas de quoi faire toute une histoire !
- Quelle emmerdeuse…
- Remarque, ça m'étonne qu'on ai écopé d'une simple petite colle pour le coup des chocolats à la St Valentin. Dumby a dû l'influencer pour alléger la sentence. Ca m'étonne quand même qu'elle ai cru que quelqu'un avait pensé à elle pour cette fête. Je crois que c'est la prof qu'on martyrise le plus... La pauvre, c'est quand même la directrice de notre maison, on est méchants... Mais... Tu crois qu'elle a pensé que c'était Flitwick, ou quelqu'un du genre ? Elle est pas si vieille… Ou peut-être a-t-elle opté pour le fait que ce soit Dumbledore en personne qui lui ai fait des avances au moyen de chocolats ?
- Quelle romantique…
Sirius ponctuait chaque remarque d'un signe de tête approbateur. James était perdu dans ses pensées, un sourire rêveur sur les lèvres.
- Je les imagine bien ensemble. Quoique Dumby soit légèrement beaucoup trop vieux pour elle… Ce serait légèrement ridicule. Ca me fait des frissons rien que d'en parler. La chaire de poule. Dumby et Mc Go se bécotant dans un couloir…
- Quelle horreur !
- Vous pouvez pas parler d'autre chose ? interrompit Lou, une moue de dégoût sur le visage.
Les autres éclatèrent de rire.
- J'imagine mal Dubledore en pleine action, s'esclaffa Sirius. Je sais même pas si il est marié. Il a même peut-être jamais eu de petite amie.
- Ou peut-être qu'il est gay, suggéra Remus. Saura-t-on jamais ?
- Mumus ! s'offusqua Lou. Je te défends de penser à des choses pareilles !
- Ben quoi ? se défendit-il, vexé. C'est possible, non ? Je ne l'ai jamais vu avec une femme de son âge… Enfin, j'ignore s'il y a encore beaucoup de femmes de son âge potentiellement acceptables sur Terre.
- J'approuve Lou sur sa remarque de tout à l'heure ! lança soudain Alexia pour couper court à la conversation, qui virait beaucoup trop glauque à son goût. On parle d'autre chose. Rappelez-vous qu'il est complètement cinglé mais trop intelligent pour n'être rien d'autre qu'un vieux fou. Il peut sans problème savoir de quoi on est en train de parler si l'envie l'en prend, et s'il le découvre… J'imagine mal sa réaction.
Les autres acquiescèrent, accueillant sa réplique d'un grand éclat de rire.
- Bon, on parle de quoi, alors ? s'enquit James. Je m'ennuie, moi.
- Je sais pas. On a qu'a faire des conneries ?
- Très original, Sirius ! rétorqua Lily avec un sourire moqueur. Personne dans cette pièce n'en attendait moins de toi !
- Néanmoins, c'est une bonne idée ! soupira Lou en se levant. Tout le monde debout, mes cocos. On va foutre le bordel.
Sirius éclata de rire et bondit joyeusement du canapé.
- J'aime cet état d'esprit ! s'écria-t-il avec allégresse.
Il se planta devant le fauteuil de Remus, lui arracha le livre des mains et le balança par terre. Sans écouter ses protestations outrées, il lui empoigna le poignet et le força à se lever. Lily se leva à son tour et entraîna James par la main, lequel se laissa faire sans broncher, tout content.
- Je suppose qu'on ne me laisse pas le choix, soupira Alexia alors que tous se tournèrent vers elle.
Elle était la seule restée assise. Sa moue suppliante ne réussit qu'à provoquer les rires de Sirius, qui la tira du fauteuil de sa main libre – l'autre tenant toujours Remus. Puis il se tourna vers James.
- Tu voudrais pas aller vérifier dans le dortoir si le champ est libre ? lui demanda-t-il avec un sourire explicite.
Les filles échangèrent un regard, pommées, tandis que James déposait un rapide baiser sur les lèvres de Lily et montait quatre à quatre les marches du dortoir. Il redescendit quelques minutes plus tard, fourrant un parchemin dans sa poche ainsi que sa baguette.
- C'est bon, on peut y aller, personne dans les environs. Au pire, on fera des vérifications de temps en temps.
- Parfait ! s'exclama joyeusement Sirius. Quoi ? ajouta-t-il, étonné, à l'adresse des filles qui le regardaient fixement. Ah ! Non, c'est rien, juste une petite technique pour savoir si le champ est libre. Pour les conneries, se crut-il obligé d'ajouter. Oh, non, vous ne saurez pas. C'est un secret…
Son sourire joyeux et les intonations volontairement mystiques de sa voix n'eut aucun effet sur elles. Alexia et Lily haussèrent un sourcil sceptique en même temps, et Lou baissa les yeux.
- Je pensais qu'on se disait tout, fit-elle remarquer d'un ton vexé.
- Pas les secrets des Maraudeurs, Darling ! répliqua Sirius en lui ébouriffant les cheveux.
Il attrapa Alexia par l'épaule, ignorant les cris de protestation de Lou qui tentait de recoiffer ses longs cheveux sombres.
- Bon, on commence par où ? s'enquit Remus en retroussant ses manches.
- Pardon ? s'étonna Lily. Oh, je vois ! Tu es à trois cent pour cent avec eux, toi ! Dire que tu m'as toujours répété que tu tentais de les raisonner ! T'es aussi tordu qu'eux ! Je t'ai cru ! Je te croyais sérieux !
- Il l'est ! répliqua James en souriant à Remus. Mais comment son caractère pouvait-il rester intact après tant d'années avec nous ?
- Et je propose qu'on commence par Mc Go ! conclut Sirius alors qu'ils sortaient tous les six dans le couloir.
- Encore ? La pauvre... Quelle technique ?
- Classique, Jamesie. Commençons par les œufs…
Les trois Maraudeurs échangèrent un sourire complice et, attrapant chacun une fille par le bras, coururent vers les cuisines.
- Eh ! s'écria Alexia, surprise. Sirius, lâche-moi, tu me fais mal ! Arrête-toi, enfin !
- James, où est-ce que tu m'entraîne ? soupira Lily, habituée à ce comportement depuis le temps qu'elle sortait avec lui.
- C'est le chemin des cuisines, Princesse, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué !
- M'appelle pas comme ça, c'est débile, j'te l'ai déjà dit !
- Ah ? Moi j'aime bien.
- Je sais, mais toi, tu es con, Potter.
- Je t'aime, Lily.
- Moi aussi, je t'aime, abruti.
Il sourit, sans s'arrêter de courir. Quelques minutes plus tard, ils s'arrêtèrent, essoufflés, devant les cuisines. Sirius chatouilla la poire. Une dizaine d'elfes de maison apparurent, à leur service.
- Qu'est-ce que ce sera, ce soir, Messieurs et Miss ? s'enquit une des petites créatures en s'inclinant très bas.
- Comme d'habitude, répondit James. Cette fois, par contre, nous prendrons de la tarte aux myrtilles et un peu de chocolat fondu en plus.
Les elfes s'activèrent, gambadant à droite et à gauche. Une minute plus tard, trois d'entre eux brandissaient fièrement un énorme panier.
- Votre commande ! couinèrent les elfes.
Quand Remus prit le panier en les remerciant gentiment, ils s'inclinèrent jusqu'à effleurer le sol, respectueux. Lily remarqua du coin de l'œil un pot de chocolat fondu, la tarte aux myrtille commandée, des œufs, de la poudre vert pomme, des scroutts à pétard vivants et un peu de caramel. Elle redoutait le pire, venant des garçons, mais sourit quand même, attendant avec impatience de découvrir jusqu'où ils poussaient leurs limites.
- Et… euh… il serait possible d'avoir un ou deux Suçacide ? demanda Lou avec un sourire.
Trois secondes plus tard, un paquet de sucreries s'agitait sous ses yeux.
- Merci ! chantonna-t-elle.
- C'est nous qui vous remercions de pouvoir être utiles, Messieurs et Miss ! répliquèrent en chœur les elfes, s'inclinant de nouveau.
Ils partirent d'un pas joyeux. James s'arrêta soudain.
- Je vous rejoins, allez-y, j'en ai pour trois secondes ! leur lança-t-il.
Remus sourit.
- Mais bien sûr, on te retrouve tout à l'heure devant le bureau de Mc Go, évidemment ! répondit Sirius. Allez, les chéries, on se bouge un peu si on veut avoir le temps de s'éclater aux dépends des truies.
- Tu veux dire « d'autrui » ? répliqua Lily.
- Ouais, mais c'est plus marrant, comme ça.
Elle soupira devant tant d'imbécillité. Lou pouffa et Alexia leva les yeux au ciel. Ils marchèrent tranquillement quand James débarqua, à bout de souffle, derrière eux.
- Le professeur Vector a des insomnies dans le couloir de défense contre les forces du mal, signala-t-il rapidement. Où alors il a simplement des envies de balades nocturnes. On devrait peut-être prendre un de nos… raccourcis.
Sirius acquiesça silencieusement et entraîna les filles derrière une tapisserie représentant un vieux sorcier replet qui jouait du banjo à un cheval à pois bleus.
- Eh, où on est, là ? grommela Lily. Il fait tout sombre.
- Shhht… avance et tais-toi.
- J'avance si je veux, Potter. Réponds-moi.
- Je l'ai dit, c'est un raccourci.
- Je ne le connaissais pas !
- Normal, c'est censé être une sorte de… passage secret. Tu vois le genre ?
- Ah ouais. C'est cool. Et ça débouche où, ton passage secret ?
- Couloir de métamorphose, répondit-il d'un ton dégagé. Maintenant, tu marche sans rien dire.
Elle obéit silencieusement. Un peu plus tard, ils sortaient de derrière une autre tapisserie, plus loin dans le château.
- Pff, il fait une chaleur dans ton raccourci, c'est pas possible ! souffla Alexia en s'auto ventilant.
- Oh, désolé que ça t'ai perturbé, Darling ! s'exclama Sirius en faisant une révérence moqueuse. Toi qui est si sensible…
- La ferme, Black.
- Boudeuse, fit-il remarquer en l'attirant vers lui.
- Emmerdeur ! répliqua-t-elle en attrapant sa nuque.
Il sourit et l'embrassa.
- Euh… ça vous dérangerait de faire ça plus tard ? soupira James. C'est pas que ça dérange, mais on a du boulot, là…
Sirius le fusilla du regard mais se détacha sans protester. La nuit de folie commença alors, parsemée de fous rires, saupoudrée de jurons hurlés, parfumée au chocolat fondu.
oOoOoOoOo
Le lendemain, personne dans le château hormis James, Sirius, Remus, Lily, Alexia et Lou ne comprirent la raison de tout cela.
Pourquoi le professeur Dumbledore se tortillait-il ainsi ? Quelle était la raison de la fureur matinale de Mc Gonagall ? Quel malheur s'était abattu sur Flitwick pour qu'il sanglote de la sorte toute la journée ? Et bien d'autres encore… Eux, le savaient.
Il étaient d'ailleurs les seuls à savoir, et ils en riaient. Car personne ne pouvait se douter qu'ils avaient réussi à glisser des bouts de tarte à la myrtille dans le caleçon du vénérable directeur – non, il n'avait pas eu une illumination dans la nuit lui ordonnant de se mettre à la salsa. Personne ne savait qui avait tartiné la plus belle robe du professeur de métamorphose, celle avec les motifs écossais, d'œufs dégoulinants et plus collants que la Glue Eternelle – non, elle n'avait pas décidé de balancer des heures de colles à tout le monde pour la plus infime raison, furibonde. Personne n'imaginait que le bureau de Flitwick avait été ravagé, bousillé, inondé par une mare violente ensorcelée de chocolat fondu – non, il n'avait pas reçu un hibou le matin même annonçant la mort de son hamster, Tofu, qu'il avait confié à sa plus vieille tante.
Et enfin, personne n'avait aucune idée de la façon dont Severus Rogue s'y était prit pour débouler dans la Grande Salle au petit déjeuner en hurlant, un scroutt à pétard paisiblement perché sur ses cheveux longs et gras. Mais eux, le savaient. Et ils étaient tous les six partis dans un fou rire incontrôlabe. Parce qu'on est pas sérieux quand on a dix-sept ans.
