Hey ! Et oui, déjà minuit passé ! Nous sommes mercredi et voici déjà le chapitre 2 ! J'hésite encore à poster les chapitre deux jours par semaines, histoire de ne pas vous faire trop attendre, il est vrai que ce serait plus simple comme ça. Cela me permettrait également de ne pas oublier (même si je n'ai pas une mémoire de poisson rouge) de poster ! Avant de vous laisser lire ce chapitre, je tenais à vous remercier d'au moins la lire. Il est vrai qu'on se dit souvent que ça va être trop niais ou pas assez à son goût. Mais je vous remercie vraiment pour les cliques, ça me motive !
Mathilde : Facebook paye ! Enfin ! Merci beaucoup pour ta review et je me souviens bien de toi héhé ! Si tu aimes déjà, je demande à voir comment tu pourras réagir aux prochains chapitres hihi. Un rêve bien audacieux en réalité, si il faut exploiter un maximum son caractère, c'est considéré comme chose totalement impossible, mais j'espère que tu comprendras plus tard comment sa vision de l'amour peut se transformer. Je te souhaite d'y arriver, plein de courage à toi !
Sur ce, je vous laisse avec ce second chapitre. J'espère juste que les fautes ne sont pas trop voyantes et que les mots sont bien tournés. Depuis le temps que je n'ai plus écris, j'ai peut-être un peu beaucoup rouillé ! Je vous embrasse et bien sûr, bonne lecture !
Cela faisait plus d'une semaine que c'était arrivé. Lui l'avait déjà oublié, mais elle non. Pourtant, elle passait ses soirées à la bibliothèque et il ne l'avait même pas vu. Pour un préfet qui soit disant avait l'œil… Au bout d'une semaine, ils avaient fini par s'oublier l'un et l'autre. Ou presque, bien sûr. Ce soir-là il était partit plus tôt que prévu et à tout son loisir, elle pouvait rester là, lire, prendre du plaisir. Abel sortait de l'étagère en face et posait ses poings sur les hanches. Il ne comprenait pas pourquoi cette petite aimait tant le goût du risque et durant la nuit. Mais il semblait qu'il s'était attaché à elle, car elle savait parler, elle savait de quoi elle parlait. Était-ce aussi sans doute la raison pour laquelle il voulait son bien.
« Mon enfant, il est tard, allez donc vous reposer… Vos cernes sont inquiétants. »
Son regard éclairé par la lune dévorait les mots inscrits sur le papier jauni à travers les âges, les iris illuminés par une lueur étrangère. Elle tournait la page, devant le regard inquiet du fantôme.
« Abel… Savez-vous pourquoi je suis ici depuis mon entrée à Poudlard ? »
Le fantôme secouait la tête en soupirant. Il le savait. Comme ce préfet qui venait ici, du moins, c'est ce qu'il pensait. La solitude.
Elle était rongée par ce sentiment d'infériorité, et de par son physique peu appréciable, elle était rejetée. Elle était invisible aux yeux des autres. Aussi, cela semblait qu'elle en usait fréquemment. Elle savait en faire usage, même le jeune concierge n'avait jamais remarqué sa présence, les professeurs, encore moins.
« Mais, mon enfant… »
« Abel, je vous en prie, n'allez pas prévenir ce préfet. Si vous le faites, je perdrais le seul ami que j'ai ici. S'il vous plaît, j'insiste. »
Elle avait réussi à détacher son regard du livre pour fixer le fantôme, une pointe de peur dans la voix et dans ses iris. Le fantôme ne savait pas ce qu'il s'était passé entre eux, mais l'enfant qu'il voyait à l'instant semblait apeuré, frêle. Il s'approchait d'elle, son corps argenté flottant gracieusement, les rayons de la lune le traversant. Elle reculait la tête inconsciemment alors que leurs visages étaient proches. A en juger par ce qu'elle voyait, il était mort jeune, dans ses quelques vingtaines d'années certainement. Un très ancien élève, vu qu'il était mort dans cette bibliothèque en faisant comme elle à quelques détails près il avait simplement voulu prendre un livre et toute l'encyclopédie de l'étagère s'était renversée. Sous les livres, il avait étouffé. Il avait certainement été un beau jeune-homme durant sa vie. Il avait de l'affection pour elle, cela n'en faisait nul doute à ses yeux et cette affection la touchait. Peut-être bien plus qu'elle n'y paraissait… Elle fermait les yeux, alors que le fantôme se rapprochait encore. Dans un simple murmure qui se voulait doux et tendre, le fantôme enchainait.
« Ne gaspillez pas votre santé, je serais toujours ici. »
Elle inspirait longuement, le froid du spectre au bout de son nez. Ils ne s'embrasseraient pas, c'était inconvenant. De plus la demoiselle était un être vivant, lui n'était plus depuis fort longtemps. Et ce n'était que de passage. Pour une fois, elle obéissait aux conseils de son ami fantôme et descendait de l'étagère en douceur. Les pieds sur le sol, elle relevait la tête vers Abel, qui lui sourit chaleureusement, et dans cet au revoir silencieux, elle disparaissait dans l'allée centrale.
Ce matin-là, elle s'était réveillée bizarrement plus sereine. Les cernes étaient toujours aussi présents, rien n'avait changé physiquement. Dans son habituelle invisibilité, elle s'était faufilée entre ses camarades dans les escaliers pour se rendre comme eux, à la Grande Salle. Sans précipitation, endormie, blasée. Pourtant, quelque chose la réveillait subitement en bas des escaliers. Bousculée par un corps masculin, elle fut forcée de relever les yeux sur cet écusson vert et argent, cousu d'un serpent. Elle relevait encore les yeux, encore un peu, pour découvrir deux tempêtes qui la fixait d'un air hautain et mauvais. La peur ne se lisait pas sur son visage, mais son cœur venait de rater un battement. Ils ne s'étaient rien dit, même pas une excuse. Son regard froid, contre un regard mi-clos et endormi. Ce n'était pas la plus belle des batailles. Cette petite chose qu'il avait oublié même l'existence était presque à ses pieds. Quel sentiment de supériorité. Il pourrait l'écraser, la rabaisser. Autant qu'il voulait. Pour elle, il était celui qui lui avait fait du mal, qui était celui qui l'avait tordu. Un monstre. Un serpent.
Ils entrèrent ensemble, sans se lâcher du regard, puis se séparant chacun de leur côté. Elle s'effaçait dans la foule, jusqu'à ce qu'il la perd de vue. Il soupirait et s'installait à sa place habituelle à côté d'un de ses camarades, ou plutôt, une. Eileen Prince était une Serpentard étrange, qui l'aidait de temps en temps pour un devoir en Potions. Cette élève s'avérait être brillante malgré son physique peu abordable. Elle déjeunait paisiblement, lisant un livre à ses côtés. Il penchait la tête sur le côté, légèrement, puis s'éclairci la voix.
« Excuse-moi… »
Les yeux noirs de la demoiselle se levaient sur lui, incrédules.
« Tom. Quel plaisir de te voir à cette heure. Que veux-tu ? »
« Je cherche une réponse à ma question, peux-tu m'aider ? »
« Tout cela dépendra de quoi il s'agit. Je t'écoute ? »
« Une fille chez les Serdaigle. Toi qui passe souvent dans la bibliothèque et qui n'oublie aucun visage, pourrais-tu me confier l'identité de cette fille là-bas ? »
Il montrait à Eileen la demoiselle énigmatique chez les Serdaigles, toujours aussi endormie devant son assiette, comme si elle allait tomber tête dans ses céréales. Il était certain qu'elle allait lui fournir une réponse correcte, mais celle-ci fronçait ses épais sourcils. Mauvais signe.
« Hélas, Tom, je ne vois pas de qui il s'agit. Je ne l'ai jamais croisée à la bibliothèque. Je suis navrée. »
« Pourrais-tu chercher son identité de ton côté ? »
« Et bien… Oui, si tu veux. »
« Merci Eileen. »
Pourquoi voulait-il savoir son prénom ? Eileen pensait qu'il était certainement tombé amoureux ou quelque chose comme ça… Ce n'était de toute façon pas ses affaires. Après le déjeuner, ils allèrent en cours, qui furent des plus normaux. Le soir venu, Tom se mit en route pour sa ronde tardive. Il ne passerait pas à la bibliothèque, mais bien malgré lui, il y sera mené. Car au détour du couloir, une petite silhouette noire encapuchonnée traversait le couloir du deuxième étage. Il la suivit, discrètement, se faufilant dans le couloir. Il entrait dans la bibliothèque, plus sombre que d'habitude, la lune ayant disparue. Il s'avançait alors dans l'allée centrale, fixant le haut des étagères, certain qu'il l'y trouverait. Bientôt, il se retrouvait face au fantôme. Celui-ci d'ailleurs, eu un regard mauvais sur le préfet des Serpentards.
« Savez-vous où puis-je trouver la fille ? »
« Tu la trouvera un peu plus loin… Aussi, je te conseille de faire attention à elle. »
« Je ne compte aucunement lui faire du mal. »
Tout pour charmer et rassurer. Le fantôme d'Abel Longdorth n'était pas rassuré, bien au contraire, mais il avait rendez-vous avec la Dame Grise et il n'aimait pas se faire attendre, surtout pour discuter de lecture. Il répondait d'un simple signe de tête et disparaissait. Ses yeux orage avaient suivi le fantôme, puis se tournaient vers le bout de l'allée. Il aurait tout de même pu lui dire comment elle s'appelait… Quoi qu'il en était, il marchait lentement, voguant ses iris de gauche à droite vers le plafond. Quelques livres volaient, mais rien d'inquiétant, c'était calme comme toujours. Son corps se stoppait violemment, lorsqu'il la rencontrait à nouveau. Elle fermait un livre, sucette en bouche et allait en prendre un nouveau lorsque son regard croisait celui de Tom. Plus rapidement, sa voix le traversait.
« Vas-tu encore me conseiller de descendre ? »
« Seulement si tu ne réponds pas à ma question. »
« Et qu'elle est-elle ? »
« Qui es-tu ? »
« Vu ton statut, tu aurais très bien pu demander autour de toi. Mais j'imagine qu'on ne t'a pas plus aidé que cela. »
« Dis-moi qui tu es. »
Sa voix fut plus impatiente, plus sèche. Il détestait attendre. Il détestait tout simplement qu'on ne lui obéisse pas. Son regard ne la lâchait pas. Elle passait une main sur son front, visiblement consternée.
« Et que vois-tu ? »
« Je ne t'ai pas permise de poser de questions. Réponds. »
« Tu ne sais pas, cela t'agace. J'aimerais savoir ce que tu perçois de moi. Avant que je ne te réponde. »
Elle changeait chaque fois de pied pour danser, si bien que cela en était presque déstabilisant. Il soupirait d'agacement.
« Tu sembles être plus jeune. Tu es dans la maison Serdaigle. »
« Et c'est tout, oui. », elle changeait de jambe pour à nouveau les croiser, « Mais je ne suis pas plus jeune que toi, ni plus âgée. Nous sommes dans la même année, vois-tu. La raison pour laquelle tu viens ici pour me voir est bien étonnante… »
Il la regardait, visiblement de plus en plus irrité. Il voulait son nom, son prénom, il voulait tout. En le voyant s'impatienter, elle soupirait silencieusement, par le nez.
« Tu veux savoir mon prénom ? Très bien. Charlotte. »
Et maintenant, la laisserait-il tranquille ? Elle rêvait certainement, mais l'espoir faisait vivre, non ? Insatisfait, mais soulagé d'avoir obtenu ne fut-ce qu'une petite réponse, il s'avançait un peu dans le rayon, à se retrouver juste en dessous d'où elle était perchée. De haut, il la regardait d'un œil plus attentif. Ses jambes fines étaient cachées par des nylons épais, elle semblait être maigre, à la limite du raisonnable. Cette apparence négligée ne la rendait pas plus agréable à regarder. On la qualifierait de moche, si elle avait des sourcils aussi épais que Eileen. Elle le regardait à son tour, le froid les envahissant tous les deux au même moment.
« Descends. Maintenant. »
Son ton autoritaire lui arrachait un frisson. Sans vouloir reproduire l'événement de leur première rencontre, elle s'exécutait. Et fut heureuse de toucher le sol de ses pieds et non avec son dos. D'ailleurs, il lui faisait encore bien mal. Elle regardait le sol, de son regard inexpressif et totalement désintéressé de ce qui l'entourait, jusqu'à relever les yeux et croiser deux iris orageuses la fixer de très près. Elle reculait, tandis qu'il avançait, jusqu'à ce qu'elle percute l'étagère de son dos. Une tête en plus qu'elle, il se penchait, leurs corps presque en contact, ce qui lui fit rater un battement. Si il la touchait… Ne fut-ce qu'une fois… Mais il ne le fit pas. Qui voudrait toucher une chose pareille ?
« Charlotte… »
Ce ton employé, froid et sombre lui arrachait un sale frisson le long de l'échine. Il faisait peur oui, très peur, ce garçon. Charlotte l'observait sans rien dire, son regard toujours et éternellement aussi endormi. Que lui voulait-il ? Il se reculait, puis tournait les talons pour disparaître dans l'allée centrale. Elle restait un instant là, incapable de bouger, fixant le chemin. Il était étrange. C'était la seconde fois qu'ils se rencontraient réellement pour parler ne fut-ce que pour ses passages nocturnes dans la bibliothèque. Mais il y avait quelque chose qui clochait. Pourquoi elle ? Cette disgracieuse et invisible Charlotte de Serdaigle ? …
