Aie ! Aie ! Vite ! Je suis en retard ! Je suis vraiment navrée de poster à cette heure le chapitre 4, ma vie me prend tant de temps. Grrr. Avant de commencer à lire, j'aimerais répondre aux reviews.
Choii-chan : Mais-mais OMG ! Merci ! Je ne m'y attendais tellement pas ! –Si, si je le jure, c'est vrai !- Je peux donc te compter parmi les fans de cette fic ! Je te remercie pour les reviews que tu as laissé, ça me motive à avancer avec cette fic ! Ah Charlotte, en fait, je trouvais que ça lui allait vraiment bien, surtout de comment je l'imagine physiquement. Un prénom banal huhu. Tu voulais la suite ? La voilà !
Je vous souhaite une bonne lecture ! Et plein de bisous !
Elle était perchée, les jambes croisées. La lune se reflétait sur son visage, illuminant sa peau blanche. Elle rayonnait, de son apparence presque fantomatique. Elle ressemblait à un rêve, ou plutôt comme un livre à la couverture dépareillée, mais qu'une fois ouverte, dissimulait une lecture qui apportait de larges frissons le long du dos. Elle était le mystère et la pureté. Il la regardait, une lueur scintillante dans ses yeux difficilement percevables au vu de son caractère physique fantomatique. Il n'était pas pervers, mais il était comme poussé à vouloir tenter de la toucher, de frôler son visage endormi. Il avait peur qu'elle tombe au vu de sa manière de s'être endormie. Elle semblait paisible et sereine. Il ne comprenait pas pourquoi elle n'avait pas dormi ces deux derniers jours. Elle était aussi devenue un peu paranoïaque, à toujours demander si on ne l'avait pas suivie, si personne n'était passé à la bibliothèque. Il était inquiet. Visiblement très inquiet. Il avait comme l'impression que le garçon de Serpentard y était pour quelque chose dans l'histoire. Et cela ne lui plaisait pas du tout.
Il s'était rapproché d'elle, sans s'en rendre compte. Il voyait à présent mieux les traits de son visage, qui lui semblaient irréels. Peut-être était-il sous une influence quelconque alors que cette jeune fille n'avait rien d'attirant. Pourtant, si son cœur pouvait encore battre, il battrait la chamade, il s'emballerait. Il se penchait, encore un peu. Elle fronçait les sourcils un léger instant, puis sans nulle autre perturbation, son visage revenait serein. Il sourit, charmé de cet acte si adorable.
« Charlotte… ? »
Une voix douce, pour éviter de la faire sursauter. Ses yeux s'ouvraient sur lui, et son regard si éteint d'habitude devint scintillant. Le fantôme d'Abel l'avait toujours apaisé, qu'importent les situations. Elle s'était toujours sentie en sécurité. Elle se relevait lentement, toujours dans son regard clair et transparent, alors qu'il reculait, perdu dans son regard vert.
« Il serait temps de retourner dans votre chambre, n'est-il pas ? »
« … Vous avez raison. »
« Attendez… »
Elle s'apprêtait à descendre, mais elle s'arrêtait à la parole du fantôme. Elle le fixait alors qu'il se rapprochait. Doucement, sa tête transparente se rapprochait. Les yeux de la demoiselle se fermèrent, alors que le froid la transperçait dans tout le corps. Ils ne s'embrassèrent pas, mais il avait passé sa main à travers sa joue. Une sensation bien étrange, comme si son cœur s'était arrêté de battre et que le froid glacial l'avait pénétré. Il se reculait d'elle, un sourire sur les lèvres.
« Bonne nuit, mon amie. »
« Bonne nuit, mon ami. »
Espérant qu'elle puisse dormir avant le lendemain. Mais de toute façon, la fatigue la regagnerait bien rapidement. Le lendemain, Charlotte devait se lever. Ce fût tôt qu'elle descendait à la Grande Salle. Un regard en biais vert la table des verts et argents, et immédiatement, son regard croisait le sien. Un sourire satisfait étirait ses lèvres. Il la rejoignait lorsqu'elle posait son corps sur le banc à sa table. Face à elle, il ne lui dit rien, il avait juste envie d'être là et de la perturber un peu plus.
« As-tu bien dormi ? »
Elle ne répondait que par un regard. Il se redressait légèrement, inspirant longuement, l'oxygène se mélangeait à son parfum, quelle délicate senteur avait-elle.
« Dis-moi, que sont ces cernes sous tes yeux ? »
« A tes dépends, tu dois bien le savoir. »
« J'avoue que ta perspicacité me joue des tours. »
Quelque chose les encerclait, une tension invisible, mélangée à la peur. Elle n'aimait pas cela, car au fond, elle pensait qu'il voulait vraiment lui offrir de l'attention. Mais vraiment, tout au fond d'elle. Et cela effrayait Charlotte. Pour lui, elle n'était rien. Juste un jouet avec lequel il pouvait tester toutes sortes de choses. Son air neutre et froid revenait, alors qu'il attendait qu'elle finisse de manger.
« Tu es prête ? »
Elle déposait sa cuillère et se levait en guise de réponse. Il se levait à son tour, l'observant. Ils marchèrent comme cela, lentement, droit devant eux sans se dire un seul mot. Jusqu'au bout de la table, ils se rejoignirent. Heureusement, il ne fut aucunement tactile. Ne supportait-il pas de toucher les autres ? Oui, c'était effectivement cela. Les toucher le rebutaient. Être toucher était pire. Il croisait les mains derrière son dos, tandis qu'elle, les gardait le long de son corps. La porte menant à l'extérieur ouverte pour les laisser passer, elle resserrait son écharpe et son manteau. L'hiver approchait doucement et pour le mois de novembre qui s'écoulait lentement, la température baissait régulièrement. Il engageait la marche, et Charlotte le suivit. Tom Jedusor, le préfet des Serpentards. D'après ce qu'elle avait appris de lui à ses dépens, il n'aimait pas qu'on le contredise, ou qu'on se rebelle contre son autorité. Il était impatient et incroyablement effrayant. Et malgré la peur, elle le trouvait très charismatique, tel un leader. Il avait tout pour l'être et il l'était. Il s'arrêtait, une fois dans l'herbe fraîche et humide, endroit où il s'installait. Elle le suivait dans son mouvement, croisant les jambes. L'un à côté de l'autre, à une distance raisonnable, ils ne se disaient rien. Elle était intimidée face à lui, que doucement ses joues s'empourprèrent un instant. Elle avait accepté son rendez-vous oui, elle n'avait pas eue d'autres choix à vrai dire. Pourquoi elle…
« Je veux te connaître, Charlotte. »
Elle s'en doutait fort bien qu'il avait envie de la connaître. Mais elle n'était pas certaine de savoir quoi lui dire de toute façon.
« Qui es-tu ? »
Une question bien trop large, aux différentes possibilités. En même temps, mentir ne faisait pas partie de ses plans, mais si c'était pour qu'il lui lâche les pieds, alors elle oserait. Elle regardait devant elle, tandis qu'il l'observait du coin de l'œil.
« Tu veux tant savoir alors que la réponse est évidence… Je suis telle que suis, non ? »
« Cela ne répond pas à ma question… »
« Tu cherches la logique Tom, alors que la réponse est plus évidente qu'elle n'y paraît. »
Il commençait à prendre son mal en patience. Alors qu'il se tournait vers la place où était assise Charlotte et après un certain temps dans ses réflexions, il s'aperçu qu'elle venait encore de lui échapper.
