Hey ! Non je ne vous ai absolument pas oubliés, il s'est passé tellement de choses chez moi IRL, depuis les fêtes de Noël que j'ai été vraiment débordée. Il est hors de question que j'abandonne, si loin que je suis allée avec cette fanfic. C'est l'une des seules qui me motive à écrire, car je dois vous l'avouer, je n'étais plus vraiment aussi satisfaite d'écrire des fanfictions. Au travers de ce regard Atone m'a donner l'envie de voir jusqu'où je pouvais aller, tester mes limites et je suis vraiment désireuse de voir où tout ça va me mener. Rassurez-vous, vous aurez à nouveau tous les mercredis un chapitre, juré !
Je vous souhaite une Bonne année en retard (très en retard!) et je vous souhaite aussi, une bonne lecture. Attention, il risque d'y avoir de la casse après lecture ! Aussi, je vous remercie pour vos reviews, je suis touchée de voir qu'on s'y intéresse autant !
Cachée derrière l'arbre le plus proche, son cœur s'était emballé. Elle avait attendue qu'il s'en aille. Elle savait au fond d'elle qu'il le lui ferait regretter, mais la peur nous faisait souvent faire bien des choses. Elle s'éloignait du lieu après qu'il ait disparu de son champ de vision en prenant soin de passer inaperçue. Elle ne participerait plus aux repas, ni se ferait voir de la journée.
Comment pouvait-on lui faire cela, à lui. D'habitude si calme, il semblait un tant soit peu irrité. Très irrité. Il allait l'avoir. Son regard se fit plus noir, alors que ses yeux fixaient la table des bleus et bronzes. Une aura froide et menaçante insufflait autour de lui, qui convainquait les autres de ne pas lui poser de questions, ni même de lui parler. Sombres étaient ses pensées malgré son tempérament froid et calme. Le désordre qu'elle avait causé l'espace d'un instant lors de leur rendez-vous ne l'avait fait apprécier la rencontre, bien au contraire. Son sang brûlait dans ses veines, ne fit qu'un tour rapide alors que la colère le rendait ivre de vengeance. Il ne touchait pas à son assiette, trop obsédé par tout ce qui le rongeait. Cette fille lui tournait en boucle, bien que parfois, il oubliait.
Il se levait en même temps que les autres avant de rejoindre son dortoir.
Elle avait eue si peur du tournant qu'avaient pris les événements qu'elle s'était cachée dans son dortoir et qu'elle n'y avait pas bougé. Les rideaux de son lit étaient fermés, ayant pour seule lumière un maigre Lumos. Elle était restée une grande partie de la nuit éveillée, mais elle avait fini par s'endormir, à bout de forces. Ses rêves furent perturbateurs, plus que d'habitude. Tom était sans cesse l'élément perturbateur de ses rêves si bien commencés. Elle s'était réveillée tôt pour un dimanche. Entre la peur et l'envie de le rencontrer à nouveau, Charlotte piétinait, s'enlisait. Elle ne comprenait pas pourquoi la peur et l'envie de le revoir se mélangeaient si parfaitement dans sa tête.
Elle se vêtit de ses habits conventionnels. Un pull à col roulé noir, les manches un peu trop grandes, une jupe longue et plissée noire, des nylons épais. Ses chaussures vernies. Toute de noir vêtue. Le contraste avec sa peau était flagrant. Une fois habillée, elle descendait pour se rendre dans la Grande Salle. Ses pas lents ne suivaient pas ses pensées qui lui interdisaient de s'y rendre pour éviter de le croiser. Mais serait-il partit comme les autres à Pré-au-Lard ? Soulagée, elle se rendait compte qu'il n'était pas présent. Elle déjeunait alors paisiblement, puis, comme une claque mentale. Il fallait qu'elle s'excuse. Elle se levait et tentait de descendre dans les cachots en réfléchissant à comment elle allait s'exprimer.
Ses pas résonnaient dans le large couloir sombre et humide. Une odeur de potion mélangée à l'humidité donnait à l'endroit un sentiment de crainte. Au plus elle avançait, au plus elle regrettait d'être là. Elle pensait pouvoir faire demi-tour, lorsque par un geste soudain, son corps se retrouvait expulsé dans une salle vide. Son corps percutait le sol dans un fracas affolant. La douleur lançait dans tout son être. A quatre pattes pour se relever, la porte se refermait derrière-elle. Des pas lents remplissaient la pièce d'une aura de ténèbres. Son cœur s'affolait, bataillant dans ses tempes.
« Tu vas regretter amèrement d'être venue ici. »
Cette voix, elle la reconnaissait. Plus froide, comme leur première rencontre à la bibliothèque. Elle lui glaçait le sang. Elle se retournait, prête à reculer, les yeux écarquillés de surprise et de peur.
Enfin, elle avait une réaction, une vraie. Il pouvait enfin voir et lire dans ce regard vert déteint, sentiment d'avoir accompli quelque chose de considérable. Fier. Elle reculait, alors qu'il s'avançait vers elle. Elle n'aurait pas dû venir, alors pourquoi se donner tant de peine malgré la peur qu'elle ait à son égard ? Sachant pertinemment que les représailles seraient douloureuses ? Sa main vint inconsciemment se presser contre sa poitrine quasi inexistante.
« Je venais m-m'excuser… T-Tom… »
S'excuser ? Il s'arrêtait net à l'entente de ces mots. Nombreuses avaient été les fois où sa patience était mise à l'épreuve, allait-il lui pardonner ? Et qu'était-ce le pardon ? Le regard de Charlotte exprimait de la sincérité. Ce regard si inanimé et terne venait à le faire douter quand son regard se plongeait dans le sien. Elle heurtait un bureau de son dos, prise au piège. Il passait au-dessus d'elle, avant de s'accroupir. Il n'y avait là aucun contact physique, mais il avait pénétré son espace vital, rapidement et aussi brusquement que son sort d'expulsion.
Elle le regardait, perdue et surprise. Son cœur s'affolait et le rouge lui montait vite aux joues. La peur n'avait plus lieu d'être, elle faisait place à l'admiration, se noyant volontiers dans cette tempête qui était subitement apaisée. Ils n'avaient rien en commun, hormis la solitude certainement. D'elle-même, Charlotte se calmait. Il était étrange qu'elle ait peur de lui, mais cette peur était bizarrement réconfortante. Comment était-ce possible d'être serein face à une personne ou quelque chose qui nous faisait peur ? Charlotte avait une manière de penser bien complexe pour avouer ainsi cet effet qu'il lui procurait. Un sentiment de sécurité malgré qu'il venait de lui faire du mal. Son corps lançait encore à cause du choc. C'était également émotionnel, car non seulement avait-elle mal, mais elle ressentait aussi quelque chose s'infiltrer en elle, quelque chose qui ne l'avait jamais traversé.
« Que ferais-tu, pour te faire pardonner ? »
« Un nouveau rendez-vous, où je peux te promettre cette fois de ne pas disparaître. »
« Puis-je avoir confiance en toi ? »
« Crois-moi, je ne trahi jamais mes promesses. »
Son genou vint à la rencontre du sol, ainsi, un sentiment de dominance sur elle prit place en lui. Cette impression de supériorité qu'il adorait par-dessus tout. Elle le fixait, moins effrayée. Charlotte semblait, était, plus sereine avec ses yeux presque clos. Elle lui était docile, depuis le début. Elle s'était déjà pliée à ses pieds. Mais quelque chose n'allait pas, quelque chose d'inexplicable dont il n'avait pas encore la réponse. Était-ce cela qu'il cherchait ? Cette réponse ?
« Au prochain weekend, je te rejoindrais à ta table dès la première heure. Tâche de ne pas t'enfuir cette fois. »
Il la libérait et s'effaçait derrière la porte. Charlotte restait alors dans la même position pendant quelques minutes, fixant la porte, sa main toujours sur la poitrine. Difficilement, elle se levait râlant de douleur, puis s'évadait de ce lieu qui lui avait causé bien du trouble.
