Hey ! Oui c'est moi ! Après avoir réfléchis, je pensais avoir fait une grosse bourde, mais en réalité, je ne suis pas arrivée si loin dans la fanfic pour revoir cette ligne temporelle. Donc ! C'est avec joie et soulagement que je vous donne le chapitre 11 ! Comme j'ai été beaucoup occupée ces derniers temps, je n'ai pu continuer à écrire la fanfiction et j'ai perdue mes mémos. Mais de toute façon, je sais comment cela doit se passer, tout est ancré dans ma tête hihi.

Choii-chan : Ouiii tellement ! Je suis désolé, je pensais que ça prendrait moins de temps que prévu, et et voilà. Pardon !

Nebelsue : UNE EXPRESSIOOOON ! Omg, une infection aux carottes xD ! Cela dit, oui, ce n'est pas si bête ton idée. Après tout personne ne sait pourquoi il a choisit ce pseudonyme.:)

Zetsusoku : Je... Lorsque j'ai lue ton commentaire j'ai eue un élan de... Comment dit-on ? Bref, ça m'a embaumé le cœur de joie. Cela fait tellement plaisir de constater que je n'abuse pas, que je ne fait rien (ou presque rien) de faux. C'est tellement agréable de lire ce genre de commentaires, c'est motivant, ça donne envie de continuer, ça renforce l'envie. J'espère que tu apprécieras encore, car cela risque de durer longtemps !

Bonne lecture tout le monde !:)


Il évitait la Grande Salle le plus possible. Depuis les derniers jours, il était pris de remords. Secoué de pensées, la culpabilité résistait. Il avait beau se dire qu'elle n'était rien, qu'elle préférait ce Serpentard à lui, il n'arrivait pas à faire abstraction au souvenir de ce visage. Les traits de la tristesse, ces larmes, la colère. Il s'en voulait, férocement. Kennel soupirait en regardant l'horizon qui était profilée devant lui.

Non ce n'était pas qu'il s'inquiétait mais il se demandait, quand allait-elle revenir ? Elle avait passé ses derniers jours de vacances isolée, à l'abri du reste du monde. Avait-elle dormi ? Avait-elle mangé ? Si Charles savait que c'était de sa faute et celle de Kennel, le Gryffondor serait certainement fou de rage. Il n'avait pas peur d'affronter le jumeau de son rat, mais parmi les meilleurs, Charles était un des maîtres en Duels de Sorciers et cela ne l'enchantait aucunement. Allez savoir ce qui lui traversait la tête à l'instant précis. De savoir qu'elle n'était pas venue lui dire simplement qu'elle allait bien l'enrageait. Et il savait qu'il avait fait une faute qui lui avait coûté les semaines, les mois même à s'obstiner sur elle. Des excuses ? Quel était ce mot ? Il le devrait, à un moment où un autre et que ce soit envers Charlotte ou Charles –qui finirait bien par savoir ce qu'il était arrivé, Il devrait jouer de ses mots pour coincer entre ses mailles du filet le Lindon. Tom soupirait, incapable d'avaler une bouchée de plus à son repas. Il se levait et disparaissait de la Grande Salle, sur les nerfs.

La pièce commençait à se remplir des vacanciers qui allaient, après le week-end, reprendre les cours. Cela avait été exténuant pour les frères Lindon, qui étaient ravis de revenir pour revoir leur sœur. Arrivés à la Grande Salle, ce fût avec stupéfaction qu'ils découvraient la table des Serdaigles sans Charlotte. Perdus, les garçons partaient à la table des bleus et bronzes. Le Gryffondor fût le premier à parler. Enfin, crier.

« Charlotte Lindon, ça vous évoque quelque chose ?! »

Le silence régnait d'abord en maître, pesant. Ils étaient incapables de répondre, ce nom ne leur parlait pas, les souvenirs de ce petit bout de féminité disparates. Puis, une petite blonde de quatrième année relevait le regard sur lui, intimidée. En bégayant, la petite répondait.

« E-elle est restée d-dans le do-dortoir… »

Le regard menaçant de Charles était plus noir que d'habitude, ses yeux sur la petite blonde. Sifflant de haine, il répondait froidement.

« Va me la chercher. Il est dans son intérêt de descendre. » « O-oui… »

Elle se levait en vitesse et courut aussi vite qu'elle pouvait. Sa sœur allait passer un sale quart d'heure. Si elle avait sauté les repas durant l'absence de ses frères, Charles ne pourrait pas le lui pardonner cette fois. Il ne savait pas réellement ce qu'il s'était passé, Charles était en colère car il avait pensé que Charlotte sautait simplement les repas.

Charlotte avait fui. Depuis cette altercation au premier étage, elle n'avait plus osé sortir de la chambre. Les elfes de maison lui apportaient son assiette tous les jours. Elle avait eue peur, elle était également en colère. Kennel et ses méchancetés, Tom qui avait essayé de la toucher alors qu'il lui avait fait du mal. Elle était bien trop perturbée pour se retrouver du jour au lendemain face à eux. La petite blonde entrait dans le dortoir et découvrait le seul aux rideaux fermés de la pièce. Elle s'approchait, timidement et prenait la parole.

« Ch-Chalotte Lindon ? »

« Que me veux-tu ? »

La voix froide faisait partie de cette famille ? La petite blonde se le demandait. De plus, la Serdaigle qui croupissait derrière les rideaux portait un timbre de voix très particulier. Elle s'approchait encore un peu, jouant avec ses index.

« Un garçon demande à te voir… Et il a l'air… en colère… »

Et puis, elle se souvenait. Charles. Aaren. Ses frères étaient revenus de leurs vacances, avec le reste de l'école. Charlotte soupirait, les genoux contre sa poitrine la tête dans l'interstice de ses genoux. Elle n'était pas du genre à mentir. Après un instant de réflexion et sachant ce dont son frère était capable de tout pour venir la récupéré, elle se levait et sortait de son lit. La petite blonde reculait, effrayée de la Serdaigle. La Lindon était devenue l'ombre d'elle-même, plus encore qu'elle ne l'était avant. Elle chancelait, les pieds sur le sol. Elle descendait donc avec la troisième année, s'agrippant à la rambarde pour éviter de trébucher dans les escaliers de marbre. A quelques marches du hall, elle se stoppait, raidie. Elle croisait à nouveau ce regard, qui lui avait resserré le cœur. Ils se fixaient durant un long moment, avant qu'il ne reprenne sa route vers les cachots. Charlotte savait ce pourquoi Tom réagissait ainsi, du moins, elle pensait. Elle baissait les yeux et reprenait son chemin.

Charles n'avait pas bougé, il était resté là et patientait en tapant du pied. Aaren restait inexpressif, bien qu'inquiet. Ils la voyaient arriver et lui fonçaient dessus à vive allure. Charles levait l'index, menaçant vers elle, tandis qu'Aaren tentait de calmer le jeu.

« TOI. Tu vas m'expliquer ce POURQUOI tu n'étais pas à CETTE table ? »

« Calme-toi Charles... »

« Charles… »

« TU vas m'expliquer !? »

Elle relevait les yeux sur lui, les sourcils froncés. En voyant son regard mi inquiet, mi en colère, elle baissait rapidement les yeux.

« C'est Carpenter, c'est ça ?! »

« Tom et lui… Ils se sont disputés et Kennel… »

Il n'y avait pas besoin d'en dire plus pour que Charles comprenne. Il lâchait sa valise qui percutait le sol avec brutalité. Les poings serrés et déterminé, il sortait de la Grande Salle. La hargne pouvait se voir sur son visage tant et si bien, que tous se poussaient pour le laisser passer. Il retrouvait le Gryffondor rapidement, assis sur un banc de la cour intérieure.

« CARPENTER ! TU VAS PAYER TON AFFRONT ! »

Kennel se levait brusquement du banc. Il levait les mains, inquiet de son futur face à Charles qui était entré dans une rage folle. Il empoignait le Carpenter, qui démontrait une peur certaine dans le fond de son regard.

« A-attends Lindon ! Ce n'est pas ce que tu crois ! »

« Tais-toi mécréant ! Et dire que ma sœur était ravie de te connaître un peu plus et tu t'es moqué d'elle ! Salaud ! »

Le poing du Lindon partait d'un geste rapide et sec, percutant avec brutalité la joue de Kennel. Le Gryffondor se laissait tomber en arrière, les fesses sur le sol. La douleur lancinante lui décrochait des spasmes et son visage était déformé par la souffrance. Charles tournait les talons, il n'en avait pas fini, non. Il avait un autre compte à régler. Il revenait dans la Grande Salle en poussant les élèves audacieux qui se tenaient sur son chemin. Il s'avançait dangereusement de la table des Serpentard, sous le regard effaré de Charlotte qui l'avait suivi avec Aaren. Elle n'avait bien sûr pas suivi assez rapidement Charles pour l'avoir vu frapper Kennel, mais elle s'en doutait. Aaren revenait près de Charlotte et lui prenait la main.

Un Serpentard se retournait et fixait Charles en soulevant un sourcil.

« Tu veux quoi ? »

« Je cherche Tom Riddle. Et si tu as une information à donner, tu la donne. Sinon, tu fermes ta bouche, c'est clair ? »

« Il est descendu aux cachots. Que lui veux-tu exactement ? »

« Ce ne sont pas tes affaires. »

Il tournait les talons et filait dans le sens opposé, Charlotte le suivant finalement. Ses petits pas rapides, elle le suivait jusque dans les cachots. Dans le couloir sombre et humide, elle se décidait à lui parler.

« Charles ! Tom n'y est pour rien, il ne m'a rien fait ! »

« Ce n'est pas ça le problème ! Je lui avais dit de faire attention à Carpenter ! »

« Il l'a fait ! »

Il était là, devant la porte de sa salle commune lorsqu'il les vus arriver. Charles s'approchait jusqu'à lui faire face. Ils avaient tous les deux la même taille, et se fixaient droit dans les yeux.

« Tu pourrais m'expli-… »

« Je n'ai rien fait. Je voulais protéger Charlotte. »

« Il m'a défendu Charles. Je t'assure. »

« Il n'y a pas que pour cela ! Pourquoi ma sœur est restée cloîtrée dans sa chambre !? »

« Elle a eue peur. »

Le visage de Charlotte se transformait. La surprise s'emparait de ses traits d'une manière plus inhabituelle. Charles ne voyait pas son visage, occupé à être lui-même surpris par la révélation de Tom. Le Serpentard restait inexpressif, alors qu'il connaissait cette réaction. C'était, au fond de lui, encore troublant de voir Charlotte autant réagir de la sorte.

« Il l'a touché ? »

Et Charles avait parfaitement compris. Tom qui avait laissé son regard sur Charlotte, revenait sur son frère. Il fermait les yeux en signe d'affirmation et le Gryffondor ne put s'empêcher de se crisper. Il se reculait, froidement.

« Tu dois comprendre qu'on ne touche pas ma sœur. »

« Je lui ai d-. »

« Parce que Charlotte est encore pure. »

Comprenant la phrase, qui pouvait être retournée sous un autre sens, Charlotte rougissait telle une tomate trop mûre. Peut-être était-ce une des raisons pour lesquelles on ne la touchait pas. Pour elle, ce n'était que pour le simple fait qu'on lui avait fait du mal, rien d'autre.

« Tu pourrais te taire… »

« Pure ? »

« … Bon ! L'histoire est réglée ! Je vais manger ! »

La conversation détournée, Charles affichait un grand sourire niais et tournait les talons. Charlotte restait là, plantée encore rouge. Tom s'approchait d'elle, doucement. Arrivé à sa hauteur, elle relevait le visage vers lui, intimidée.

« Je suis… »

« Vas-tu me laisser encore une fois ? »

« Non Tom. »

« Je suis la seule personne à m'occuper de toi à présent. »

« Et tu resteras le seul. »

« Allons manger. Ta mine est déplorable. »

Une étincelle naissait dans le regard vert de la demoiselle, alors qu'il lui souriait. Faiblement, mais il lui souriait. Son cœur ratait un battement, avant de s'élancer à folle allure. Elle était envoûtée, un charme dont inconsciemment, elle s'enfonçait. C'était une sensation à double tranchant, la peur d'être trahie, la peur d'à nouveau avoir mal et c'était en même temps une sensation tellement agréable. Elle avait l'impression de revivre. Non, de vivre. A ses côtés, son cœur battait, ses joues s'empourpraient et l'adrénaline explosait dans le fond de son ventre. Des papillons, des chatouillis.

Cette révélation sur sa ''pureté'' ne l'inquiétait guère. Mais cela ne le laissait pas indifférent, oh non. Cela était la chose en plus à rajouter dans son optique ; la savoir encore en fleur pouvait lui offrir l'opportunité d'être encore plus possessif sur elle. Ils allaient ensemble à la Grande Salle et se quittaient pour s'installer à leurs tables respectives.

A la fin du repas, Charles retrouvait sa sœur pour l'embrasser sur la joue. Il se penchait à son oreille et lui murmurait quelques mots avant de partir.

« Sois plus ouverte avec Tom. Lui au moins n'est pas comme cet idiot de Carpenter. »

Charlotte hochait une unique fois de la tête. Au fond, les prochains jours pourraient être beaucoup plus agréables…