Par des fans de Détective Conan...
Crossed Destinies,
Où les deux univers se rencontrent.
Crossed Destinies
[Arc 3 "Rum"]
Chapitre 19
Sur le coup, elles se cachèrent. Postine et Méli étaient mal.
Il y avait une chance que Nijima les voit. Ce serait mauvais pour eux, elles savaient qu'il était un scientifique fou de l'Organisation. En balayant la salle du regard, et après avoir compté le nombreux de braqueurs, la situation semblait peut-être pas si désespéré que ça. Méli reconnu Masumi Sera dans le tas, avec Ran, tandis que Postine abandonna l'idée de prévenir Subaru/Eyto, trop occupé en ce moment.
Elle pouvait blâmer la personne qu'elle cachait aux yeux de tous, c'était la principale raison de l'absence de certains. Mais d'un autre côté, il était aussi le seul à pouvoir contacter Orie puisqu'ils s'étaient rencontré. En la prévenant, peut-être pourrait-elle les aider ?
Postine tapota sur son téléphone. Silencieusement. Méli pouvait voir le petit texte qu'elle avait envoyé à son "Papouuuu~", demandant de prévenir Orie, la position des braqueurs, et l'endroit du braquage. La réponse fut immédiate et très courte : "Ok." Elle étira un sourire niais et ria intérieurement, il était si occupé que ça ?
L'autre solution aurait été Miriam, mais avec la police, c'était inutile d'espérer quelque chose. C'était l'Organisation, elle avait besoin de personnes s'y connaissant, et il n'y avait que Miriam dans la police qui était au courant.
- Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Méli.
- Il a dû prévenir Orie. Je... je sais pas ce qu'ils vont faire. On devrait s'occuper d'un ou deux des hommes pour prêter mains fortes.
Méli acquiesça.
Postine, tout en restant accroupis, s'avança dans l'ombre d'un pas lent. Elle profita d'un moment de brouhaha pour attacher ses cheveux, lui permettant de ne pas être repéré par la faute d'une mèche tombante après une course. Méli suivait ses pas, tout en surveillant Masumi qui devait se retenir de pratiquer son Jeet Kune Do, à côté d'une Ran tout aussi excitée à l'idée d'envoyer au tapis ces hommes. Elles pourraient le faire, sans doute, quand la situation aura fortement évolué, dans l'autre cas elles seraient tuées.
Les deux jeunes filles prirent l'escalator. La vue était dégagée, et l'étage surplombait le rez-de-chaussée avec des vitres en guise de barrières, une magnifique petite galerie marchande. D'autres hommes étaient en haut, et pillaient ensemble les bijouteries et magasins d'alcools. Soit ils voulaient de l'argent, soit ils allaient picoler avec Mélanie.
Postine s'installa derrière le comptoir de la bijouterie à sa droite. D'un geste violent, elle mis KO un homme d'un coup de genou en plein estomac. Méli récupéré son pistolet mitrailleur.
- C'est bizarre. Le but de l'Organisation est tout de même de rester inconnu de tous. Pourquoi prendre de si gros risques ? s'étonna Méli.
- Et surtout, pourquoi s'armer ainsi ? Ce n'est pas leur genre de venir dans un lieu public armées jusqu'aux dents, compléta Postine.
Elles sourirent.
- Il y a sûrement une aile de l'Organisation connu exprès pour.
Seulement, le fait de s'être baladé simplement dans une bijouterie tout en mettant KO un homme déclencha l'alarme. Les braqueurs, en panique, s'étaient réunis à l'étage où finalement, Postine et Méli furent repéré.
Très vite, ce fut une émeute.
Tout le monde courait pour sortir le plus rapidement, tandis que la police arriva sur les lieux avec le rythme habituel -s'ils pouvaient venir avec le café et le donuts...-. Les deux jeunes femmes se tapèrent un sprint jusqu'à l'un des couloirs menant aux toilettes, évitant de justesse une pluie de balles. L'une d'entre elles toucha Méli au genou, qui trébucha et tomba en avant, mais à l'abri.
Postine tira son amie dans les toilettes.
- Ça va ? demanda-t-elle.
- Oui oui, rassura Méli. « Ça fait bizarre de se prendre une balle, je t'avouerais. »
Elle sourit.
« Oui... ça fait bizarre, quand on est pas habitué. » pensa-t-elle, avec un peu de regret.
Elles étaient cependant étonnées. Personne ne venait.
En dépassant sa tête des WC, elle put voir Masumi et Ran faire le ménage. Un hélicoptère survolait la zone. Et puis, en regardant vers le toit, qui était de base en vitre, désormais brisé, elle remarqua la présence d'un homme qui plongea des hommes en noir sur le toit dans un état de sommeil profond.
- Il est venu ? s'étouffa Méli, en respirant difficilement suite à la douleur.
- Ce n'est pas lui, répondit sa camarade.
« Il nous a envoyé un mercenaire ? » pensa-t-elle.
Tout se passait bien.
Masumi se sépara de Ran et se rendit dans les locaux du centre-commercial, où elle rencontra enfin Nijima qui tentait de s'échapper discrètement des lieux. Elle jeta son chapeau sur le bureau du directeur, en fermant la porte, puis se jeta sur sa cible.
Nijima para son coup. Le pied de la lycéenne toucha le bras du scientifique, qui la saisit de ses 5 doigts, avant de répliquer d'un coup dans les intestins.
- J'vais t'buter ! cria-t-elle.
Elle tenta de le toucher, mais ses coups de poing étaient esquivé de justesse. Il avait ce sourire moqueur sur le visage, qui l'énerva encore plus profondément que possible. Elle tenta un coup fatal, en grimpant sur son genou pour lui assimiler un coup violent.
Mais... il l'avait senti venir.
D'un geste aussi rapide que violent il balaya son unique jambe sur le sol et répliqua d'un coup de pied en pleine cote, suivit d'un coup sur le flanc droit. Masumi fut projeté sur la bibliothèque, puis tomba sur le sol, des livres d'alchimie -ou des romans à la con- s'écrasant sur sa tête.
- Tu as beaucoup de chance, Tantei-san. Je suis un homme occupé. Ne t'avise plus jamais de fourrer ton gros nez dans mes affaires ! averti-il.
L'adolescente tenta tout de même de se relever, mais sans succès. Elle ferma les yeux et se laissa guider dans un sommeil profond, épuisée, et blessé d'un combat difficile avec un homme dangereux.
Elle savait... qui ils étaient.
En quelques minutes, ils ne restaient plus grande trace de l'affrontement qui avait eu lieu dans le centre commercial, sous les dernières lumières fonctionnant encore. La police rédigea son rapport, et rapidement, ils furent tous évacué.
Comme elle s'en était douté, Orie avait bien été prévenu. C'était elle qui, sous un e-mail, avait envoyé un mercenaire. Elle aurait pensé que l'homme en question aurait suffi, mais peut-être que l'alarme avait finalement bien tout fait capoté. Méli observa, depuis l'ambulance, la rue. Elle pouvait voir la personne en question, quittant la scène depuis le carrefour suivant.
Elle soupira.
- Tu montes ? demanda Méli.
- J'ai des choses importantes à faire, désolé... mais je viendrai te voir plus tard ! promit-elle.
L'ambulance se dirigea maintenant vers l'hôpital, laissant Postine seule.
Sous l'influence de la colère, elle tapa son poing contre un lampadaire à proximité.
« Si ça continue comme ça... elle... elle sera... »
X
Il était minuit. La neige continuait de tomber sur la ville.
Certes, il y en avait bien moins qu'avant, puisque la chute de neige s'était calmé, mais cela pouvait être dérangeant. Ça n'empêcha pas pour autant Gin de rouler dans une rue qu'il connaissait très peu. Il patrouillait à Beika, devant une certaine résidence... celle de Kudo Shinichi, actuellement habité par Subaru Okiya.
Des hommes quittèrent la demeure, avant de monter dans un van. L'homme en noir, à bord de sa voiture de même couleur, reprit sa route difficilement.
- Il n'y avait rien, alors, Aniki.
Midori, alias Tynaria, soupira.
- Ce que tu peux être naïf. Ils sont justes parti.
Gin sourit sadiquement.
- Mais ils ont laissé un indice précieux. Le cheveu était bien tiré d'une perruque, et les empreintes sont bien réelles. Akai Shuichi et son collègue étaient bien ici il y a quelques heures encore, râla-t-il.
Tynaria semblait assez surprise.
C'était bien sa vaine. Gin agacé, c'était rare. Mais ce Akai devait être la seule personne réussissant à le mettre dans cet état, ça, c'était bien connu.
- Et Rum ? Où est-il ? demanda Vodka.
Gin haussa les épaules.
- Sûrement en train de se promener dans le coin, répondit Tynaria.
Ils n'avait pas remarqué que, depuis le toit de la maison du professeur Agasa, deux ombres les regardaient à présent s'éloigner. Une silhouette qui semblait féminine, et un homme qui devait sûrement avoir les mains dans les poches.
« Idiots... » pensa-t-il.
