Bonjour, voici un gros très gros chapitre, j'ai du le couper parce qu'il devenait imposant !

Merci de vos commentaires !

Bonne lecture !


Rizzoli & Isles


Chapitre 6

Jane avait le cœur qui battait la chamade alors qu'elle sortait de sa voiture. Il était 19 heures 30 et elle n'avait donné aucune nouvelle à sa mère. Elle savait qu'elle allait se faire fortement remonter les bretelles. Et si son père était là, la punition serait terrible. Avec une profonde inspiration, elle passa le seuil de la porte d'entrer.

Elle se dégonfla immédiatement, ils étaient tous présent, autour de la table à manger, commençant le repas.

Les mains dans le dos, la tête baissée, Jane avança timidement vers ses parents. Et bien sûr comme elle l'avait prévu, ils lui passèrent un sacré savon. Mais le pire fut lorsque son père lui hurla dessus qu'elle était privée de sortis jusqu'à nouvel ordre. Elle avait supplié, elle avait tenté de s'expliquer, mais son père ne l'écoutait pas.

Alors elle se referma, Pas un mot ne sorti de sa bouche pour le reste de la soirée. Elle se perdit dans ces pensées et agissait comme un fantôme. Après avoir terminé ces taches, Jane alla s'assoir sur le perron.

Angela avait remarqué le comportement si différent de sa fille. Habituellement elle aurait fait une scène pour être punis, après avoir passé sa colère elle aurait fini par revenir avec tout le monde regarder le football avec son père ou embêter ces frères.

Mais pas cette fois, elle c'était replier sur elle-même. Elle n'avait pas lutté, au désespoir d'Angela, elle venait de voir sa fille s'éteindre. Elle décida de la rejoindre sur le perron et avoir une discussion avec elle. Elle prit place à côté d'elle.

Dis-moi ce qu'il ne va pas Jane ?! Demanda calmement Angela.

Elle soupira lourdement avant de fermer les yeux et de passer les mains dans ces cheveux. Sa mère l'avait écoutée, elle l'avait soutenu, elle l'aimait inconditionnellement alors elle comprendrait surement. Je ne l'ai pas fait exprès d'être en retard tu sais ! Sa voix était fragile et tremblante. Après ce qui s'était passé hier, je savais qu'il y avait de grande chance pour que je ne la voie pas ce matin !

Maura ?! Demanda Angela, d'un ton neutre.

Oui ! Jane regardait ces pieds. Même si elle est forte, je sais qu'elle aussi incroyablement fragile et me voir aujourd'hui aurait été difficile pour elle !

Mais tu espérais de la voir ? Demanda Angela. Sa fille était extrêmement différente lorsqu'elle parlait de Maura. Elle devenait une jeune femme, une adulte, une fille amoureuse.

Oui ! Elle soupira de nouveau. Quand l'heure du déjeuner à sonner, j'avais perdu espoir de la voir. J'avais besoin de calme et de temps pour moi alors je suis sorti manger dans la cour. Jane releva la tête et commença à jouer avec une mèche de cheveux. J'ai entendu de la musique, c'était joli, alors je suis allé voir qui jouait.

Angela examinait attentivement sa fille et remarqua immédiatement le petit sourire qui se forma sur ces lèvres.

Elle était là ! Elle jouait du piano. Son sourire venait de disparaitre et faire place à une tristesse. Maman ! La voix de Jane se brisa alors qu'une boule se formait dans sa gorge et que les larmes commençaient à s'accumuler dans ces yeux. Comment quelqu'un de si jeune peut souffrir autant ? Elle regarda sa mère dans les yeux.

Le cœur d'Angela se serra. La douleur dans les yeux de sa fille lui faisait mal. Elle attrapa les mains de Jane. Avant qu'elle ne puisse répondre, Jane continua.

Comment peut-elle être si briser alors que sa vie ne fait que commencer ? Elle devrait être insouciante, elle devrait rêver, elle devrait aimer, elle devrait être heureuse . . . Jane renifla alors que les premières larmes couraient sur ces joues. Si tu l'avais entendu maman ! Lorsqu'elle s'est mise à chanter ! Ce n'était pas ces mots, mais tout ce qu'elle ne disait pas qui ma briser le cœur. Elle a si mal maman, elle est si seule !

Jane se jeta dans les bras de sa mère. Celle-ci pleurait en silence.

Je ne pouvais pas la laisser toute seule comme ça ! Quand je l'ai touché elle ressemblait à un animal traqué ! Je l'ai convaincu de me suivre et je l'ai emmené dans mon refuge.

Angela fut surprise de la confession de Jane, elle savait que sa fille partait dans un endroit isoler afin de se calmer lorsqu'elle était furieuse ou frustrer, mais elle n'avait jamais emmené personne là-bas.

Jane pleurait encore plus fort. Maman ! . . . . Maman ! Elle semblait l'appeler désespérément. Angela resserra son étreinte et berça doucement Jane.

Je lui ai dit de tout laisser sortir, qu'elle devait laisser sa douleur et tout le reste sortir, qu'elle était seule et que personne le jugerait ! Oh mon Dieu maman ! Si tu l'avais entendu ! Angela s'attendait au pire, mais surement pas à cela.

Elle n'a pas hurlé, elle n'a pas frappé partout, elle s'est contenté de chanter !

Angela regarda sa fille surprise, cette fille n'était vraiment pas comme les autres.

C'était pire tu sais ! C'était plus douloureux, c'était plus terrifiant ! Elle chantait avec son cœur, avec son âme, avec tout ce qui est-elle ! Ça m'a fait tellement mal, parce qu'elle a crié à sa façon tout ce qui lui faisait mal, tout le désespoir qui l'envahissait. Ton cœur se serait brisé si tu l'avais entendu !

J'ai attendu qu'elle finisse et elle s'est allongé dans l'herbe. Je me suis installé à côté d'elle et je l'ai réconforté comme j'ai pu. Je l'ai convaincu de me faire confiance, de me laisser lui montrer le bon côté de la vie. Elle s'est blotti contre moi et nous nous somme endormie.

Angela était stupéfaite, sa fille avait volontairement pris quelqu'un dans ces bras et depuis qu'elle avait rencontré cette fille, Jane était plus proche avec elle. Elle se confiait facilement à Angela au plus grand bonheur de celle-ci.

On s'est réveillés tard, je l'ai ramené au lycée et je suis rentré immédiatement, je ne l'ai pas fait exprès maman, je te jure, je ne voulais pas rentrer si tard !

Angela caressa la chevelure de sa fille et l'écarta d'elle doucement. Elle vit la tristesse dans les yeux de sa fille, elle ne disait pas quelque chose. Dis-moi ce qui te dérange.

Maura m'a demandé de lui faire visiter un peu la ville demain après-midi et j'ai accepté. Jane baissa les yeux. Je lui ai promis que je ne la rejetterais pas comme tous les autres !

Et tu penses que si tu ne la rejoins pas demain elle va penser que tu ne veux pas être avec elle et fuir loin pour ne plus revenir ?! Angela réfléchissait.

J'en suis sûr ! Elle a surmonté sa peur pour me donner une chance, si je ne viens pas à notre première sortie elle va m'en vouloir et je n'aurais pas de nouvelle chance !

Jane regarde-moi ! Demanda Angela fermement. Lorsque sa fille la regardait, elle se lança. Tu as 17 ans, dans quelques mois, tu auras 18 ans. Tu deviens une jeune femme indépendante, alors je te propose de nouvelles règles. Jane écoutait attentivement sa mère. Tu peux rater le diner le soir à condition que tu me préviennes avant, ton couvre-feu sera à 9 heures 30 en semaine et 11 heures le week-end. Tu es responsable et sérieuse donc je te donne une chance, mais si tes notes à l'école tombent ou que tu désobéis à ces règles tout revient comme avant !

Jane regardait sa mère la bouche ouverte, elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle venait d'entendre.

Le lycée se termine bientôt, tu vas devoir prendre ton envole, ta propre vie en main et même si je préfèrerais te garder près de moi pour toujours, je ne veux pas que tu commences difficilement dans la vie ! Angela prit le visage de Jane dans ses mains. Il en va de même pour ta vie amoureuse ma fille ! Je voudrais te garder comme lorsque tu avais 5 ans, mais c'est impossible, tu grandis et je suis heureuse que tu te confis à moi, la confiance va dans les deux sens ma fille !

Jane pleurait de nouveau. Je t'aime maman !

Moi aussi mon bébé ! Angela embrassa la joue de sa fille. Tu sais que tu t'engages dans une relation difficile ! Mais si tu décides de continuer je veux que tu sache que je te soutiendrais quoi que tu décides !

Je l'aime maman ! Je l'aime vraiment, c'est la première fois que je ressens quelque chose d'aussi fort !

Très bien ! Tu devrais préparer tes affaires pour demain si tu veux l'impressionner ! Angela ne put retenir son rire en voyant le plus grand et le plus idiot des sourires sur le visage de sa fille.

Celle-ci je jetai dans ces bras en l'embrassant encore et encore. Merci ! Merci ! Merci !

Jane rentra rapidement dans la maison, elle fit demi-tour et passa la tête dehors. Je peux la ramener à la maison demain si elle accepte ?

Angela rayonnait. Bien sûr ma chérie, je serais heureuse de la rencontrer !

Je t'aime ! Avec ces derniers mots, Jane disparut dans la maison.

Angela soupira de contentement, l'idée que sa fille en aime une autre avait été plutôt difficile à accepter en vérité, mais lorsqu'elle avait vu le sourire sur les lèvres de sa fille lorsqu'elle parlait de cette Maura et l'éclat dans ces yeux, elle avait reconnu l'amour véritable. Comment pouvait-elle s'interposer, après beaucoup de recherches sur internet et de lecture, elle eut une autre vue sur l'homosexualité et les ravages que cela pouvait causer dans une famille lorsque les parents rejetaient leur enfant par manque de compréhension. L'amour ne se choisit pas, l'amour n'a pas de sexe ! Il vous foudroie tout simplement, et Angela savait que lutter ou rejeter les sentiments de sa fille l'éloigneront ou pire la blessera pour toujours.

Maintenant elle était prête à aimer sa fille comme elle était et surtout à la soutenir quoi qu'il puisse arriver.

La nuit de Jane avait été courte et le dimanche matin avait été trop long. Elle tournait en rond dans la maison, les minutes étaient trop longues, l'attente était insupportable et Angela qui avait observé sa fille ne pouvait retenir son sourire. Jane avait choisi de porter son plus beaux jeans bleus, elle portait une chemise blanche par-dessus avec les premiers boutons ouverts qui laissait apparaitre un top bleu en dessous. Elle portait sa plus belle paire ne Nike blanche.

Elle arpentait la salle de long en large. Sa patiente commençait à atteindre ses limites.

Angela regarda l'horloge, il était 13 heures 30. Elle s'approcha de sa fille. Pourquoi ne pars-tu pas maintenant ? Elle arrivera peut-être en avance !

Jane souriait brillamment, elle embrassa sa mère et sortie comme une fusée de la maison. Elle monta en voiture et prit la direction de l'école. En 15 minutes elle était garée. Elle descendit de voiture et jeta un coup d'œil rapide aux alentours, Maura n'était pas encore arrivée. Elle ferma sa voiture et déambula autour du véhicule.

Un puissant rugissement lui fit relever la tête. Un puissant engin approchait, sur lequel une magnifique jeune fille se trouvait. Maura portait un jean bleu nuit serrer, sa veste en cuir noire couvrait pratiquement tout le haut de son corps, mais alors qu'elle se garait près de Jane, celle-ci pouvait voir un top blanc en dentelle en dessous. Elle avait changé de bottes, celles-ci étaient noires et simples.

Maura arrêta la moto et dégagea la béquille. Elle retira son casque et pour le plus grand plaisir de Jane, son incroyable chevelure tomba autour d'elle. Ces cheveux atteignaient le bas de son dos, de splendides boucles couraient sur toute leur longueur.

Maura descendit et s'approcha de Jane, elle était un peu nerveuse mais ne le montrait pas. Jane s'approcha d'elle avec un grand sourire.

Bonjour Maura ! Elle se pencha et lui embrassa délicatement la joue.

Surprise au premier abord, elle lui souriait doucement. Bonjour Jane !

Jane ouvrit sa voiture et fit signe à la blonde de prendre place. Celle-ci acquiesça et prit dans le siège passager. Rizzoli contourna rapidement la voiture et monta en voiture. Avant de démarrer, elle se tourna vers son invité. Le meilleur endroit de cette ville pour un milk-shake au chocolat et un scone est « chez Ally ! » Elle se lécha les lèvres en prévision et cela fit rire Maura.

Jane fut surprise de l'entendre rire ainsi, Maura était belle lorsqu'elle riait et Jane vit la plus belle chose qu'elle n'avait jamais vue. La seule et unique fossette présente sur sa joue gauche.

Il me tarde de découvrir cela ! Répondit avec enthousiasme Maura.

Avec un grand sourire Jane démarra la voiture et prit la route en direction du café. Pendant le trajet, Jane avait envie de poser mille questions à sa nouvelle amie, elle voulait tout découvrir d'elle. Mais même si Maura se montrait plus confiante, elle savait qu'elle devrait prendre son temps.

Elle se racla la gorge. Où vivais-tu avant de venir à Boston ? Demanda Jane. Un rapide coup d'œil sur sa droite et elle vit la tristesse traverser rapidement le visage de Maura.

J'étais en pensionna en France ! Soupira Maura. Ma mère m'y a envoyé alors que j'avais 10 ans.

Jane pouvait entendre la souffrance dans sa voix. Elle décida de changer de sujet. En France ! Tu as découvert beaucoup de choses magnifiques ? Elle vit un petit éclat dans ces beaux yeux noisette.

C'est un beau pays ! J'ai découvert Paris, si tu avais vu le Louvre ! Tu savais que l'origine du département de peintures remontait à la volonté de François premier ! Il voulait créer dans son château de Fontainebleau une galerie de peinture comme celle qu'on pouvait admirer dans les palais d'Italie ! Maura réalisa qu'elle venait de se lancer dans l'un de ces monologues un peu trop chargé d'information. Elle baissa la tête et marmonna un « désoler ».

Jane était restée à l'écouter la bouche ouverte, elle pensait que Maura était intelligente, mais là elle en était sûre ! Déjà en cours de chimie elle avait été incroyable. Voyant l'embarra de Maura, elle parla rapidement.

Waouh ! Je pensais que tu étais intelligente, mais je n'imaginais pas autant ! Elle donna un doux sourire à Maura.

Celle-ci surprise la regarda. Ça ne t'ennuie pas ? Demanda-t-elle inquiète.

Non, pourquoi ça devrait ? Demanda Jane confuse.

Et bien la plupart du temps les gens me trouvent étrange ou ennuyeuse ! Répondit doucement Maura.

Moi je trouve ça intéressant ! Elle eut pour réponse un beau sourire.

Jane se gara dans une petite rue et descendit de la voiture, suivie par Maura. Elles entrèrent dans un petit café qui ne payait pas de mine à première vue, mais une fois à l'intérieur, l'atmosphère était chaleureuse. Jane avança vers le comptoir.

Face de crapaud ! Hurla un garçon.

Jane immédiatement serrée les dents et les poings. « Joe Grant ! Parfait, pour gâcher une super journée ! » À contre cœur elle s'approcha de lui. Salut Joe ! Que fais-tu ici ? Demanda-t-elle.

Je travaille ! Avec arrogance il se pencha sur le comptoir. Tu sais Rizzoli, les pâtisseries ne sont pas recommandées pour une ancienne obèse ! Tu ne voudrais pas retrouver tous les kilos que tu as réussi à perdre ! Il souriait comme un idiot.

Jane voyait rouge, elle avait envie de le frapper de toutes ses forces et lui faire ravaler ces paroles et surtout son sourire stupide. Mais avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, Maura passa devant elle.

Joe se redressa immédiatement. Oh ! Bonjour ma jolie ! Il regarda Jane puis de nouveau Maura. Qu'est-ce qu'une si jolie fille que toi fait avec ce crapaud ?

Maura l'attrapa rapidement par le col de sa chemise et le tira vers elle. À seulement quelques centimètres de son visage, elle parla calmement, mais ces yeux, s'ils avaient pu l'auraient tué.

Il avala bruyamment la boule qui c'était former dans sa gorge et écoutait attentivement cette petite blonde. Je te prierais d'être plus respectueux envers cette jeune femme ! Elle l'éloigna un peux sans pour autant relâcher sa prise sur Joe et avec un regard de mort le regarda de haut en bas avant de revenir à ses yeux.

Il était tétanisé et sa bouche tomba à ses premiers mots. À en juger par ce que je vois, l'avenir n'est pas très réjouissant pour toi ! Tu devrais profiter des cheveux que tu as encore, la calvitie précoce tu connais ? Demanda-t-elle. Profite de ton charme tant que tu l'as encore ! Et avant de porter un jugement sur quelqu'un assures-toi de ne pas te tromper ! Elle devient une magnifique jeune femme et l'avenir ne fera que l'embellir ! Maura le tira plus près de nouveau. Je me fais bien comprendre ? Demanda-t-elle.

Il hocha simplement la tête. Maura relâcha sa prise et il se redressa rapidement. Nous souhaiterions commander deux milk-shakes chocolat et des scones !

Il acquiesça vivement encore tremblant.

Merci ! Répondit-elle avant de se diriger vers une table.

Jane n'avait pas bougé, elle regardait Maura s'éloigner la bouche grande ouverte ! « Avait-elle vraiment entendu Maura prendre sa défense ? L'avait-elle vraiment entendu dire qu'elle était magnifique ? A-t-elle vraiment fait fermer sa gueule à Joe ? » Et surtout, « Putain qu'est-ce qu'elle était sexy comme l'enfer ! » Hurla l'esprit de Jane. Après quelques secondes, elle secoua la tête et rejoignit Maura à la table, elle s'installa sur la banquette en face d'elle et continuait à la regarder.

Maura regarda finalement Jane et vit son expression de surprise. Quoi ?! Demanda-t-elle un peux gêner par le comportement qu'elle venait d'avoir. Elle n'aurait jamais réagi ainsi avant, mais entendre ce crétin parler de Jane de cette façon l'avait énervé.

Merci ! Répondit simplement Jane.

Maintenant rougissante, elle détourna le regard et marmonna un « de rien ».

Joe leur apporta leur commande et avec un sourire pour Maura il s'éloigna rapidement. Jane qui l'avait vue ne put s'empêcher de rire.

Quoi ? Demanda Maura confuse.

Jane se calma un peu et regarda Joe, il avait les yeux rivés sur Maura. Je crois que tu lui plais !

Avec une grimace de dégoût, elle se tourna vers Joe et celui-ci se détourna rapidement lorsqu'il réalisa qu'il avait été pris à regarder. Oh ! Elle regarda Jane surprise.

Je crois qu'il aime les filles un peu rudes ! Elle éclata de rire.

Maura fronça les sourcils. Arrête de rire ! Gronda-t-elle. Il n'a aucune chance, je n'aime pas les crétins prétentieux ! Maura goûta à sa boisson et elle souriait brillamment. Hum ! C'est délicieux !

Jane là suivi avec plaisir, cette après-midi était encore mieux que ce qu'elle avait imaginé.

Alors as-tu eu des problèmes hier soir ? Demanda Maura avant de prendre une bouchée de scone.

Oui et non. Répondit Jane. Maura la regarda perplexe. J'ai eu le droit à un sacré savon à mon arrivée, mais à la fin, ma mère a décidé de me faire plus confiance. Jane avait un doux sourire en repensant à la discussion avec sa mère.

Maura se demandait à quoi pouvait bien ressembler la mère de Jane, sa mère n'était pas un modèle et elle n'avait jamais vu à quoi ressembler une vraie maman qui prend soin et aime son enfant.

Jane remarqua l'air lointain de Maura et se demanda à quoi elle pensait. Une pièce pour tes pensées ? Demanda finalement Jane.

Maura répondit franchement sans s'en rendre compte. Je me demandais à quoi ressemblait une mère aimante ! Elle imaginait Constance plus douce, plus attentionnée, plus présente.

La phrase de Maura brisa le cœur de Jane. Tu n'as plus ta mère ? Demanda-t-elle doucement.

Maura réalisa soudain ce qu'elle avait dit et d'un ton plus ferme qu'elle ne l'aurait voulu et répondit froidement à Jane. Elle est vivante !

Jane se crispa au ton de Maura, mais décida de changer de sujet. Que dirais-tu de marcher, un peu plus loin se trouve le parc ?

Maura réalisa qu'elle venait de blesser sa seule amie. Je suis désolé. Elle se leva et regarda Jane. J'en serais heureuse.

Jane paya et elles quittèrent le café. Perdues chacune dans leurs pensées, elles se dirigeaient vers le parc. Jane attrapa le bras de Maura et la tira avec elle. Elle entra dans le parc de jeu et prit place sur l'une des balançoires et fit signe à la blonde de prendre celle d'à côté. Elles se balançaient en riant.

Maura avait l'impression de retrouver l'insouciance et les plaisirs d'une enfance qu'elle n'avait pas eue. Elle riait aux éclats, au plus grand plaisir de Jane.

Partageant des rires, des explications scientifiques, des histoires de Jane, les filles passèrent les prochaines heures à s'amuser tout en se promenant dans le parc.

Salut ! Une voix les interpella.

Les filles se retournèrent et Jane reconnu Frost. Il les avait vus passer et était plus qu'heureux de pouvoir rencontrer cette mystérieuse jeune fille.

Salut Frost ! Que fais-tu là ? Demanda-t-elle un peu déçu qu'il vienne les interrompre et un peu énerver qu'il regarde Maura avec envie.

Je travaillais sur mon ordi et je vous ai vus passer ! Avec son plus beau sourire, il se tourna vers Maura. Bonjour, je m'appelle Barry Frost ! Il tendit une main vers elle.

Dans un doux sourire elle le salua. Enchanter de te rencontrer, moi c'est Maura Isles.

C'est moi qui suis enchanté ! Reprit-il. Lorsque Maura se mit à rougir, il bomba un peu plus le torse. Il prit place à sa gauche. Alors comment trouves-tu notre lycée ? Demanda-t-il au grand désarroi de Jane.

Tenter de faire la cour à une fille lorsque vous en êtes une, est difficile, mais en plus lorsque vous ignorer s'il y a la moindre chance que celle-ci puisse ressentir la même chose est encore pire. Alors ajouter à cela, les plus beaux garçons qui lui courent après et vos chances sont quasi nul !

À part quelques idiots, je dois admettre qu'il est prometteur. Elle regarda Jane avec un beau sourire.

C'était dans ces moments-là que Jane retrouvait le courage de ne pas abandonner.

Frost regarda sa montre avant de se tourner vers la blonde. Aimerais-tu te joindre à moi pour une pizza ? Demanda-t-il un peu nerveux. Nous pourrions faire plus ample connaissance.

Maura rougissait, elle était flattée par l'offre et la gentillesse de Barry et pour être honnête, elle le trouvait beau. Ça aurait été avec plaisir, mais je passe ma journée avec Jane aujourd'hui, pourquoi pas un autre jour ? Demanda-t-elle timidement.

Un peu déçu, il fut content de l'offre. Pourquoi pas lundi après les cours ? Nous faisons nos devoirs et je t'emmène manger après ? Demanda-t-il avec espoir.

Avec plaisir ! Répondit-elle.

Super ! S'écria-t-il soudainement. Il les salua alors qu'il courait déjà loin. Salut Jane ! hurla-t-il. À lundi Maura !

Il disparaissait rapidement. Jane regarda Maura un moment avant de parler. Je crois que tu viens d'avoir un rencart !

Maura la regarda surprise, elle n'était pas sûre d'avoir compris tout ce qui venait de se passer.

Tu crois ? demanda-t-elle.

Jane éclata de rire. Même si elle n'aimait la tournure que prenaient les choses, elle ne pouvait pas s'empêcher de rire aux réactions de Maura.

Pourquoi tu ris ? demanda Maura un peu agacer. Elle n'avait jamais accepté un rendez-vous avant, laisser quelqu'un s'approcher un peu trop d'elle la terrifiait, alors un petit ami ! Elle soupira lourdement dans la réalisation de ce qu'elle avait accepté.

Jane remarqua l'inquiétude de la blonde, elle posa une main sur son épaule. Hey ! Qu'est-ce qui ne va pas ? Demanda-t-elle doucement.

Maura baissa la tête. Je ne suis jamais sortie avec personne avant.

Il faut une première fois à tous Maura ! Et puis se n'est que des devoirs et une pizza. Jane se maudissait intérieurement, elle aurait voulu dire à Maura, qu'elle devrait annuler et ne pas se lancer, mais au fond tout ce qu'elle souhaitait c'était la rendre heureuse.

Jane regarda sa montre, il était 18 heures. Voudrais-tu manger à ma maison se soir ?

Maura ne la regarda pas et bougeait nerveusement sur place.

Jane attrapa son menton et la força doucement à la regarder. Tu n'as pas à avoir peur, je serai avec toi !

D'accord !

Les filles reprirent la route en direction de la voiture de Jane. Elles retournèrent au lycée afin que Maura puisse prendre sa moto, ainsi elle pourrait repartir plus facilement chez elle à la fin de la soirée. Elles arrivèrent une demi-heure plus tard à la maison de Jane. Alors qu'elles s'avançaient dans l'allée, des cris venant de la rue derrière attiraient leur attention.

Jane reconnu immédiatement la voix de son frère et se mit à courir rapidement. Maura lui emboîta le pas. Elles trouvèrent Tommy au milieu de la route, encerclé par 5 garçons. Il avait la lèvre en sang et un bleu à l'œil gauche.

Angela qui avait été alerté par les cris, était maintenant sur le perron et regardait la scène une main sur sa bouche.

Jane se jeta sur son frère alors qu'un de ces agresseurs levait le poing pour le frapper à nouveau. Maura lui attrapa le poignet et d'un mouvement rapide le repoussa loin. Jane avait caché son frère derrière elle.

Cinq contre un c'est équitable ! Parla Maura.

Jane se raidit et trembla. La blonde venait de changer de ton, la dernière fois qu'elle l'avait entendu, elle avait frappé trois garçons. Son visage doux avait fait place à une expression de défi. Sa posture était plus imposante et agressive. Sa voix plus grave faisait trembler de peur et son regarda assombris était terrifiant.

Celui qu'elle avait repoussé se rapprocha. Écoute fillette, on n'est pas là pour toi, alors si tu ne veux pas pleurer je te conseille de partir. Il avait fait un signe de tête à ces copains et tous se rapprochaient lentement.

Jane ! Se contenta de dire Maura. Mais celle-ci savait ce qui allait arriver. Au premier coup de pied de la blonde, elle s'écarta avec frère. Elle repoussait les assaillants.

Un tomba au sol en pleurs après reçu un coup de pied entre les jambes, le second s'enfuyait après avoir pris un crochet du droit dans la mâchoire. Un coup de pied dans les genoux du troisième et ils se calmèrent.

Maura s'approcha du chef et le toisa. Je peux vous botter le cul toute la journée s'il le faut ! Jane était stupéfiée par la vulgarité de Maura si polie habituellement. Tirez-vous rapidement et ne vous approcher plus de lui !

Le garçon hocha la tête avant de se sauver avec ces copains.

Jane se jeta dans les bras de Maura et l'enlaça. Celle-ci surprise au début, retourna l'étreinte. Angela s'approchait rapidement. Merci Maura ! Chuchota Jane dans son oreille.

Les filles n'avaient pas remarqué que Tommy et Angela les regardaient. Une toux et elles se séparèrent. Maura regarda la femme et vit une ressemblance avec Jane, réalisant qu'elle se trouvait surement devant sa mère elle baissa la tête de honte.

Ils rentrèrent tous dans la maison et Angela commença à paniquer en voyant son fils. Jane tentait de la calmer. Maura s'approcha de lui maintenant assis dans le canapé. Il la regardait avec admiration et vénération.

Je peux ? demanda-t-elle.

Il acquiesça. Heureux d'être touché par sa sauveuse.

Jane et Angela qui venait de l'entendre se sont arrêtés et regardait silencieusement.

Maura attrapa le menton de Tommy et examina sa lèvre. La coupure n'est pas profonde. Elle se tourna vers Jane. Aurais-tu une trousse d'urgence ? Demanda-t-elle.

Jane alla rapidement à la cuisine et revint avec une petite mallette rouge. Elle la donna à Maura et prit place près de son frère. Angela n'avait pas bougé, elle était stupéfaite.

Maura commença à nettoyer la lèvre de Tommy délicatement avant de poser les deux petites bandes qui refermeraient la plaie. Une fois fini, elle examina son œil. Il était gonflé et presque noir maintenant. Délicatement elle touchait les os. Pas de fracture ! Elle regarda Tommy. Tu as de la chance ! Mais tu vas avoir un beau bleu pendant quelques jours !

Il souriait stupidement.

As-tu mal ailleurs ? Demanda-t-elle.

Il porta la main à ces côtes. Délicatement et avec l'aide de Jane, elles soulevèrent son t-shirt. Un bleu commençait à se former sur ces côtes gauches.

Merde Tommy ! Grogna Jane.

Langage Jane ! Réprimanda Maura dans un sourire.

Jane se mit à rire. C'est toi qui dis cela ! Rafraîchie moi la mémoire s'il te plaît, qui a dit « Je peux vous botter le cul toute la journée s'il le faut ! » Jane imitait la voix de Maura.

Non ! Je n'ai pas dit ça ! Souffla-t-elle choquer.

Le frère et la sœur hochèrent la tête en cœur et souriaient.

Oh ! Je ne m'en suis même pas rendu compte. Elle se pencha en avant afin de mieux voir les côtes meurtris de Tommy.

C'était super-sexy ! Chuchota Tommy.

Maura le regarda avec un petit sourire. Jane roula simplement des yeux.

Pas de fractures ! Maura se redressa et les regarda.

Il se pencha en avant et l'embrassa sur la joue. Merci ! Moi c'est Tommy !

Maura rougissait. Enchanter, je m'appelle Maura.

Angela sortie de sa torpeur et s'approcha d'eux.

Merci pour ce que tu as fait pour mon fils. Maura se leva rapidement et se tourna vers Angela. Et pour Jane.

Maura baissa la tête et jouait avec ces pieds. Dans un murmure elle répondit. Je suis désolé.

Angela fronça les sourcils dans la confusion. Jane se leva et posa une main sur l'épaule de Maura. Je l'ai invité à manger avec nous.

Tu as bien fait ! Maura regarda la maman avec surprise. Elle ne s'attendait pas à cette réaction. Elle avait été jeté à la porte plus d'une fois parce qu'elle avait défendu quelqu'un et qu'une fille de sa classe ne devrait pas se conduire ainsi.

Jane mena Maura dans la cour, tandis qu'Angela s'occupait de Tommy.

Elle revint quelques minutes plus tard dans la cuisine et vit les filles assises silencieusement dans l'herbe.

Maura fut la première à briser le silence. Pourquoi ta mère ne m'a pas jeté dehors ? Demanda-t-elle.

Angela écoutait attentivement la discussion. Jane surprise regarda son amie.

Pourquoi voudrais-tu qu'elle te jette dehors ? Demanda Jane confuse.

J'avais rencontré une fille à Paris, elle était gentille et nous avions passé la journée à se promener et rire. Je pensais qu'elle était devenue mon amie. Seulement lorsque nous avons été agressés par un voleur, j'ai agi sans réfléchir. Maura soupira et elle replia ces jambes contre sa poitrine. Il avait frappé Marie au visage et j'ai vu rouge. Je l'ai frappé, je crois qu'il ne s'attendait pas à cela du coup il s'en enfuit.

Jane caressa doucement le dos de Maura.

J'ai ramené Marie chez elle, elle a raconté immédiatement à sa mère ce qui s'était passé et ce que j'avais fait. Elle a hurlé sur moi que je n'étais pas quelqu'un de bien et que je devrais avoir honte de mon comportement, elle m'a interdit de revoir sa fille avant de me jeter dehors.

Le cœur d'Angela se sera, elle soupira de tristesse. Elle voyait ce que sa fille lui disait. Dans la rue au milieu de la bagarre, elle avait vu sa force, son courage, son côté rebelle. Mais une fois qu'elle avait passé le seuil de la maison, la jeune fille en dessous de la carapace, du masque de dur, venait d'apparaître.

Angela pouvait voir la petite fille fragile, l'enfant effrayer. Elle pouvait voir l'immensité de sa tristesse dans ce doux regard. Une grande solitude émanait de cette petite blonde et cela brisait son cœur. Angela Rizzoli venait de tomber sous le charme de Maura Isles.

Cette femme aurait dû avoir honte de son comportement Maura pas toi ! Jane caressa doucement sa joue alors qu'elle voyait les premières larmes tomber. Tu as surement sauvé la vie de sa fille.

Alors pourquoi je me suis senti honteuse ? Pourquoi m'a-t-elle traité ainsi ? Demanda Maura en pleure.

Jane soupira. Il n'y a pas que des gens bien dans ce monde tu sais. Certains se comportent mal.

Oui je le sais ! Maura cacha son visage dans ces genoux.

Angela prit place à côté de Maura et donna un doux sourire à sa fille. Maura !

Celle-ci sursauta à la voix d'Angela et se replia sur elle-même.

Je sais que ce n'ait pas la meilleure façon de se rencontrer, mais s'il te plaît ne regrette pas ce que tu as fait. Délicatement elle posa une main sur la chevelure blonde. Elle sursauta à la sensation.

Je comprendrais que vous ne vouliez pas qu'elle soit mon amie. Maura soupira. Je ne vous en voudrais pas, je sais que je ne suis pas quelqu'un bien.

Angela qui pleurait maintenant tira la petite blonde dans une forte et tendre étreinte. D'abord crisper, lentement elle se détendit et enlaça la maman. Maura pleurait fortement et Angela commença à la bercer.

Une question, une simple question lui déchira le cœur.

Ça ressemble à ça un câlin de sa maman ? Demanda une petite voix.

Oui chérie ! Ça ressemble à ça ! La voix d'Angela se brisa. Tu as protégé mes enfants Maura ! Je ne pourrais jamais te remercier assez pour cela. Elle embrassa le dessus de sa tête. Tu es la bienvenue chez nous et pour toujours !

Elle sentit de petits bras l'entourer et la serrer fort. Angela souriait à cette sensation.

Merci madame Rizzoli !

Angela mon ange ! Appelle-moi Angela. Elle attendit patiemment que la petite fille dans ces bras se calme pour la libérer. Lorsque Maura la regarda enfin elle déposa un doux baiser sur son front avant de se lever et de laisser les deux filles seules.