Merci pour votre suivis et votre attente !
Encore un nouveau chapitre ! Bonne lecture !
Rizzoli & Isles
Chapitre 8
Jane n'arrivait pas à dormir, trop de choses pesaient dans son esprit. En quelques heures elle venait de découvrir une grande partie de la vie de Maura et malheureusement il n'y avait rien de beau. Tout ce qui composait le passé de Maura n'était que peine, souffrance, abandon, maltraitance, coup, rejet et solitude. Jane se demandait comment pouvait-elle être encore cette merveilleuse personne après tout ce qu'elle avait vécu. Comment son cœur pouvait encore contenir de la bonté après n'avoir reçu que haine et dégoût.
Il était 4 heures du matin et Jane ne dormait pas. Après le départ de sa mère, elle était tombée dans un silence de mort, Maura dormait à cause du sédatif, les seuls bruits qui résonnaient dans la pièce étaient ceux dus aux machines. De temps en temps une alarme brisait le rythme des bips, la respiration de Maura ralentissait trop, puis elle reprenait à nouveau de l'air.
Jane aurait pu jurer qu'à chaque fois son cœur cessait de battre jusqu'à ce que Maura respire de nouveau. L'ignorance et l'attente la déchiraient, mais pour rien au monde elle ne quitterait cette chambre sans Maura.
Encore une alarme et cette fois le corps de Maura se tordait légèrement, Jane se leva et s'approcha d'elle. Une main dans la chevelure blonde et l'autre caressant délicatement une joue encore brûlante et Jane soupira lourdement.
Tu dois respirer Maura ! Jane la regardait avec espoir. Tu dois lutter contre cette fièvre ! La belle italienne s'asseyait délicatement sur le bord du lit, s'assurant de ne rien déplacé. Tu dois vivre !
Jane n'avait pas remarqué que Susan c'était réveiller au son de l'alarme, elle regardait silencieusement la grande brune.
Je ne sais pas si tu m'entends, mais j'espère que mes mots atteindront ton cœur ! Jane inspira profondément. Tu es exceptionnelle Maura Isles ! Tu as vécu l'enfer et pourtant ton âme est intacte ! Jane traça du bout du doigt le petit sourcil bien dessiné de l'œil droit de Maura. Je sais que tu crois fermement chaque mot que cette femme a pu te répéter inlassablement pendant toutes ces années. Maintenant elle traçait la courbe de son nez. Tu es sa fille après tout, un enfant prend les mots de ses parents pour vérité. Jane soupira alors que son doigt se promenait maintenant sur sa joue. Mais elle avait tort Maura ! Tellement tort. Jane dégagea l'oreille de Maura et du bout du doigt suivait chaque courbe, chaque bosse de celle-ci. Tu n'as pas tué ton père, il a donné sa vie pour toi, voilà la différence ! Si je pouvais te convaincre de cela je . . . .
Mais Jane n'eut pas le temps de terminer sa phrase toutes les alarmes retentissaient dans la chambre. Jane paniquait et Susan ouvrit la porte de la chambre et appela à l'aide. Seulement dans tout se vacarme, un bruit retenait l'attention de Jane.
Sur l'écran devant-elle de l'électrocardioscope, des chiffres tombaient en chute libre alors que la courbe des battements de cœur de Maura ralentissait à chaque seconde. Son cœur s'arrêtait lentement et Jane la sentait lui glisser entre les doigts.
En une fraction de seconde, plusieurs personnes entrèrent dans la chambre, ils débranchèrent Maura de tous ces appareils et l'emmenèrent loin de Jane. Elle était restée figer, son esprit était resté bloqué sur cette courbe.
Susan qui était de retour dans la chambre s'approcha de Jane et posa une main sur son épaule, mais elle ne bougea pas et regardait l'écran noir fixement. La rouquine décida de contacter Angela malgré l'heure, car sa fille avait besoin d'elle.
Le téléphone sonna deux fois avant qu'une voix endormie décrocha.
Angela?! Demanda Susan.
Susan ?! Maintenant bien réveiller, Angela se leva rapidement du canapé où elle avait fini par s'endormir. Maura va bien ? Et Jane ? Demanda-t-elle dans l'urgence.
Vous devriez revenir rapidement, Maura vient d'être emmené d'urgence au bloc et votre fille est en état de choc je crois !
Avant d'avoir une réponse, Angela raccrocha à l'autre bout de la ligne. Elle laissa une note sur la table de la salle à manger, elle attrapa sa veste, son sac et quitta la maison précipitamment.
En moins de 10 minutes elle entra comme une tornade dans l'hôpital et monta immédiatement à l'étage ou se trouvait la chambre de Maura, dans le service pédiatrique. À bout de souffle et paniquer elle entra dans la chambre. Jane était toujours debout et Susan était à côté d'elle.
Angela se plaça devant sa fille, elle attrapa son visage et releva sa tête, Jane cligna des yeux à quelques reprises avant de revenir à elle. Maman ?!
Angela tira sa fille contre elle et l'entoura de ces bras, dans une étreinte ferme. Ma chérie ! Murmura-t-elle.
Jane sanglota alors qu'elle réalisait ce qui venait de se passer. J'ai vu son cœur ralentir maman ! Elle était en train de mourir sous mes yeux ! Jane serrait sa mère de toutes ses forces.
Après trois heures de larmes, Jane c'était finalement endormi dans les bras de sa mère. Quelqu'un était venu donner des nouvelles de Maura aux trois femmes. Ils étaient obligés d'opérer Maura immédiatement, car le liquide dans sa plèvre compressait de trop ces poumons et l'empêchait de respirer normalement. Mais la bonne nouvelle était qu'il n'y avait pas d'infection, donc le chirurgien n'avait qu'a simplement le ponctionner.
Les heures passaient lentement pour Angela, l'attente était une torture, et l'ignorance était une douleur. Jane gémissait et s'agitait dans son sommeil. Angela la berçait et la réconfortait à chaque fois.
Les portes de la chambre s'ouvrirent en grand et dans un bruit fort. Le lit de Maura fut ramené dans la pièce. Le lit bloqué, ils rebranchèrent immédiatement le respirateur, ainsi que les différents appareils. Jane s'était réveillé aux premiers bruits et regardait silencieusement la petite blonde toujours en vie.
Le médecin demanda à Susan de sortir afin de discuter de l'état de santé de Maura, mais celle-ci refusa.
Vous pouvez parler devant elles, elles font partie de la famille. Affirma Susan.
Angela remercia Susan d'un signe de tête pour le geste, mais surtout pour sa fille.
Le médecin acquiesça. Nous avons réussi à vider presque toute la plèvre, elle porte encore un rodons afin que le reste du liquide se vide. Sa saturation est plus élevée, elle est encore sous respirateur seulement pour l'aider jusqu'à ce que le traitement pour l'infection dans ces poumons commence à agir. Le médecin s'approcha de Susan. Les prochaines semaines seront importantes, elle devra garder une bouteille d'oxygène près d'elle en cas de suffocation. Elle devra rester sous surveillance constante.
Le médecin baissa la voix, sa posture devenait plus grande et un peu plus menaçante. Il fronça les sourcils. Cette enfant porte d'étranges marques. Il vit Susan ouvrir la bouche, il s'empressa de préciser. Je ne parle pas de celles due à son accident, je sais faire la différence entre un accident et des coups donnés par quelqu'un.
Angela prit un pas en avant et parla fermement et pour la première fois très sérieusement. Elle n'est entrée que très récemment dans nos vies. Angela regarda avec tendresse la petite blonde inconsciente. Elle ne revivra plus jamais la vie qu'elle a menée jusque-là ! Personne ne lèvera jamais plus la main sur cette enfant !
Le médecin hocha la tête avant de sortir de la chambre. Jane pleurait de nouveau, elle alla lentement jusqu'à Maura. Elle posa délicatement une main sur sa joue. Son pouce se promenait sur la douce peau. Tu es une battante ! Je suis fière de toi !
Le reste de la nuit se passa calmement. Jane c'était endormi la tête poser sur le lit de Maura, main dans la main. Angela avait veillé sa fille tout le temps et Susan faisait des allers et retours entre la chambre et la cafétéria. Alors que le soleil était déjà levé, Susan parla enfin.
Que vais-je faire lorsqu'elle sortira d'ici ? Se demanda Susan.
J'aimerais vous proposer quelque chose ?! Demanda Angela. Susan acquiesça, alors elle se lenca. Je souhaiterais qu'elle rentre avec nous lorsqu'elle sortira de cet hôpital. Susan la regarda la bouche ouverte. Je suis certaine que vous avez remarqué l'amour que Jane porte à Maura. La rouquine hocha la tête. Ma fille ne voudra pas la laisser seule un seul instant, surtout en sachant que sa vie est encore en danger et pour être honnête, je me suis attaché à Maura. Angela regarda la petite blonde avec tendresse. Cette merveilleuse jeune femme a volé mon cœur ! Laissez-moi la prendre à la maison quelques jours, le temps qu'elle se remette, vous pouvez venir à tout moment et continuer à veiller sur elle. Angela soupira. Je ne connais pas sa mère et ignore ses intentions envers sa fille, mais actuellement Maura a besoin d'attention, d'amour et sécurité.
Vous avez raison ! Soupira Susan. Je ne veux pas la ramener chez elle encore moi non plus. Vous savez sa mère n'est pas un monstre, son mari était toute sa vie, le perdre si brutalement a été un choc pour elle. Il lui fallait un coupable et malheureusement elle a choisi sa fille. Elle est en colère et amère, elle est furieuse contre lui, mais il n'est plus là alors elle a reporté sa colère sur la dernière chose qu'il a faite avant de mourir, sauver sa fille. Susan soupira. Je sais que cela ne justifie pas son comportement, mais elle s'est perdu dans son chagrin, elle a blessé sa fille et c'est blesser aussi.
Un appareil se mit à sonner, rapidement une infirmière entra, elle regarda l'appareil qui sonnait avant de quitter la chambre. Peut-être deux minutes plus tard, le médecin entra. Il examina Maura. Jane s'était réveillé et regardait avec crainte la scène.
Le médecin se tourna vers les trois femmes avec un sourire. Elle essaye de respirer toute seule ! Avec l'aide de l'infirmière, il retira le tube dans la gorge de Maura. Après deux tentatives, Maura inspira finalement. Sa fièvre est tombée, il va lui falloir du temps pour que l'infection disparaisse complètement mais, elle est en bonne voie de guérison. Elle respire toute seule et l'épanchement à cesser. Il posa un masque à oxygène sur le nez et la bouche de Maura afin de l'aider à respirer.
Le médecin regarda Susan et Angela. D'ici la fin de la journée, si les poches ne remplissent plus, nous allons la remmener au bloc opératoire et lui retirer les redons. Et si elle ne fait aucune rechute, vous pourrez la ramener chez elle demain soir ! Lorsqu'elle se réveillera, si elle a du mal à parler, cela est normal, avec un peu de temps tout redeviendra normal.
Les trois femmes se jetèrent sur lui a sa grande surprise, elles le remercièrent encore et encore. Il quitta la chambre les joues rouges.
Jane embrassa immédiatement le front de Maura. Elle avait retrouvé un doux sourire et l'espoir brillait à nouveau dans ces yeux.
Il était presque midi et Angela avait convaincu sa fille de manger afin qu'elle soit en forme lorsque Maura se réveillerait enfin. Jane mangeait à côté du lit de Maura, ne voulant pas s'éloigner d'elle un seul instant. Angela et Susan étaient assises plus loin, elles discutaient tranquillement entre elles.
Un soupire et Jane leva les yeux, Maura s'agitait dans son lit, ses paupières bougeaient alors qu'elle cherchait à les ouvrir. Jane immédiatement alla près d'elle et lui attrapa la main.
Maura ouvrit doucement les yeux, elle se sentait perdue, la lumière du jour était trop forte pour ces yeux et elle fronça les sourcils alors qu'elle clignait des paupières à plusieurs reprises. Une douce chaleur entourait sa main et elle baissa les yeux, elle vit une main tenir la sienne et caresser délicatement la peau au-dessus. Maura suivis du regard l'avant-bras, le bras, l'épaule, le cou pour finalement tomber sur de doux yeux bruns et un tendre sourire.
Jane était là, elle était avec elle. Maura resserra ces doigts autour de la main de Jane, celle-ci pouvait la voir plisser les yeux et soudains son cœur se gonfla et l'amour l'envahissait. Même si elle ne pouvait pas voir le sourire de Maura derrière le masque, elle savait qu'il se trouvait là. Instinctivement elle se pencha et embrassa le front de la petite blonde. Bonjour ma belle au bois dormant ! Je suis tellement contente que tu ouvres enfin les yeux.
Le regard de Maura se posa sur Angela, ces yeux brillaient encore plus, puis elle regarda Susan et rapidement son sourire tomba, ces yeux brillaient alors que les larmes s'accumulaient lentement, sa respiration devenait de plus en plus difficile, Maura arracha son masque et hurla.
Pourquoi es-tu là ! Maura regarda Jane à bout de souffle. Elle t'a tout raconté ?! Tu sais maintenant que je suis un monstre, Tu sais que je l'ai tué, je l'ai tué ! Tu vas partir ! Elle hurlait de désespoir, Elle regarda de nouveau Susan. Pourquoi es-tu venu ? ! Pourquoi ? J'aurais dû mourir ! J'aurais préféré mourir ce jour-là !
Elle tomba dans le lit, ces poumons sifflaient, l'air n'entrait plus, l'obscurité l'encerclait lentement. Jane se jeta sur elle et reposa le masque sur son visage, mais elle voyait que Maura ne cherchait pas à respirer. Jane furieuse attrapa le visage de Maura entre ses mains et la força à la regarder.
La ferme ! Hurla-t-elle à plein poumon. Jane vit le choc dans les yeux de Maura, elle garda sa voix ferme, mais plus douce. Tu n'as pas tué ton père ! Maura détourna les yeux, mais Jane n'était pas prête à abandonner. Regarde-moi ! exigea-t-elle. Maura ne respirait presque plus, le temps lui manquait. Elle t'a menti ! Tu ne l'as pas tué, il a donné sa vie pour toi ! Il a choisi de sauver son enfant. Jane voyait les larmes rouler sur les joues de la blonde. Maura il t'a fait le plus beau cadeau et tu l'as honoré, il serait tellement fier de toi ! Maintenant respire ! Sa voix était plus profonde et plus rauque. Respire Maura, pour moi !
Malgré la tempête dans son esprit, Maura luttait afin de respirer à nouveau, elle essayait d'inspirer. Sa poitrine la brulait vraiment fort, elle porta la main sur ces poumons et ferma les yeux. Jane posa sa main au-dessus de celle de la blonde et tira la main de Maura sur sa poitrine. Avec moi Maura ! Respire avec moi !
Angela et Susan serraient leurs mains fermement, elles retenaient leur souffle et regardaient les filles avec peur et espoir.
Jane finalement sentit la poitrine de Maura se soulever doucement, elle soupira de soulagement en la voyant prendre de petite respiration, elle luttait afin de faire entrer de plus en plus d'air dans ces poumons. Les deux femmes se levèrent et s'approchèrent du lit de Maura, elles avaient les larmes aux yeux. Angela embrassa le dessus de la tête de la blonde et Susan posa une main sur son genou.
Je suis heureuse de te revoir chérie ! La maman italienne donna un chaleureux sourire à Maura.
Pourquoi ne m'a tu pas appeler Maura ? Demanda doucement Susan.
La blonde la regarda un moment, elle voulait parler, mais son corps refusa alors elle leva les mains et commença à signer. Après son accident, elle avait appris le langage des signes afin de communiquer et Susan avait été avec elle à chaque étape de son apprentissage et avait appris aussi.
« Elle a hurlé tellement fort, elle a dit que j'étais une mauvaise fille ! Je voulais vraiment, mais . . . » Maura baissa les yeux, elle sentit une petite pression venant de la main de Susan et la regarda de nouveau. « Tu as déjà renoncé à beaucoup de choses à cause de moi, je ne voulais pas te déranger ! »
Susan attrapa le menton de Maura et la regarda droit dans les yeux. Si je ne voulais pas être avec toi, je serais partis il y a bien longtemps Maura. D'un geste de la main elle éloigna une mèche de cheveux blonds. Depuis ces 10 dernières années je te considère comme ma fille ! J'ai eu si peur Maura ! Pleurait la rouquine. J'ai cru te perdre !
« Cela fait moins mal lorsqu'on espère plus, lorsqu'on attend plus rien des gens qui nous entourent. Être seule c'est plus facile. »
Susan soupira, elle réalisa combien Maura avait peur d'avoir mal, elle avait peur d'être à nouveau rejeté. Je sais que c'est plus facile, mais je ne suis pas elle, je ne veux pas partir Maura ! Je t'aime plus que tu ne l'imagine ! Je sais que tu as mal, mais tu as le droit d'être heureuse, tu as le droit d'être aimé et choyer ! S'il te plaît ne repousse pas ceux qui t'aiment ! Supplia Susan.
« Je ne sais pas si je le peux ! » Avoua-t-elle en baissant la tête.
Mais tu l'as laissé entrer dans ta vie ! Reprit Susan avec espoir.
Maura releva la tête, elle savait que Susan parlait de Jane et rapidement la regarda. Angela tenait sa fille dans ces bras et elles regardaient silencieusement leur échange. Les yeux de Jane plaidaient pour elle, la suppliant d'écoutait ce que la rouquine lui disait.
Sans quitter Jane des yeux, elle répondit. « Oui je l'ai fait, elle me faisait tellement peur au début et puis je me suis senti en sécurité près d'elle. Ma logique me disait de fuir aussi vite que possible, mais . . . »
Susan regarda Jane qui essayait de comprendre leur discussion, mais elle ne connaissait pas le langage des signes et n'avait qu'une partie de la conversation. Mais ton cœur voulait être accepté et être aimé. Et je dois avouer que tu as choisi la personne la plus dévouée que je n'ai jamais vue ! Susan avait un grand sourire alors que les joues de Maura et de Jane prenaient une légère teinte de rouge.
Maura regarda sa nounou plus sérieusement. « Tu veux bien parler pour moi ? » Susan acquiesça et Maura se tourna vers les Rizzoli.
« Je suis désoler, je ne voulais pas te faire peur. On se connaît à peine et pourtant tu es toujours là ! Merci pour tout Jane. »
Jane se rapprocha d'elle. Je t'ai dit ce jour-là que je te montrerais tout ce que l'amitié a à offrir !
« Merci pour tous ce que vous avez fait Angela ! »
Celle-ci secoua la tête. Tu n'as pas à me remercier ma chérie ! D'ailleurs avec Susan, nous avons décidé que tu viendrais à la maison pendant quelques jours. Maura secoua la tête et levait les mains, mais madame Rizzoli ne permettait pas qu'on la contredise. Il n'y a pas à discuter jeune fille ! Nous prendrons soin de toi et tu es encore trop fragile.
S'il te plaît Maura ! Supplia doucement Jane.
La blonde ne pouvait pas refuser, la moue et le regard de Jane avaient démonté son argument. Elle acquiesça simplement.
Angela souriait brillamment, elle embrassa les filles rapidement. Je dois rentrer à la maison et tout préparer pour ton arrivé, le médecin a dit que tu pourrais sortir demain. Je reviendrais ce soir ! Elle quitta rapidement la chambre.
Susan embrassa Maura. Je vais préparer tes affaires à la maison, je vais également prendre un peu de repos et manger un morceau, je reviens dans quelques heures. Appel-moi si tu as besoin de quelque chose Jane ! Elle quitta la chambre.
Jane s'asseyait à côté de Maura, celle-ci s'écarta un peu et tira Jane pour qu'elle s'installe près d'elle. Elle avait vu Jane tenter de cacher un bâillement, et ces yeux étaient cernés. Elle tira la brune plus près contre elle et l'enlaça tendrement. Maura n'était pas du genre à toucher et encore moins tenir quelqu'un dans ces bras, mais avec Jane cela semblait naturel.
Merci ! Jane posa une main sur le cœur de Maura. Je suis heureuse que tu ailles mieux ! Elle ferma les yeux et sombra immédiatement dans le sommeil. Maura susurra doucement. Je suis heureuse que tu sois là ! Merci de ne pas m'avoir abandonné. Et elle s'endormait aussi.
Les heures avaient passé vite et une petite voix réveilla délicatement la jeune brune. Jane ouvrit les yeux et vit un doux sourire devant-elle. Après avoir frotté ces yeux, elle réalisa que c'était l'infirmière, Sarah, qui l'avait amené à Maura la première fois. Elle était penchée vers elle.
Quelle heure est-il ? demanda-t-elle dans un bâillement.
Il est 18 heures, je dois emmener Maura pour son opération !
Jane se releva dans l'urgence. Quoi ?! Pourquoi ? demanda-t-elle en regardant son amie paisiblement endormie à côté d'elle.
Hey ! Sarah posa une main sur son épaule. Elle va bien, nous allons retirer les redons, comme ça tu pourras la ramener demain. Répondit L'infirmière dans un doux sourire.
C'est vrai ? Demanda Jane dans un grand sourire.
Oui ! Elle aida Jane à sortir du lit, avant de s'écarter. Celle-ci se pencha à son oreille. À tout à l'heure, je t'attends ici ! Avec cela elle embrassa la tempe de Maura et la regarda disparaître de la chambre.
En moins de deux heures, Maura était de retour dans la chambre et Jane avait repris sa place dans le fauteuil à côté du lit. Angela et Susan étaient revenues dans la soirée, afin de rester près des filles. Maura avait mangé un peu pour la première fois en deux jours, Jane était heureuse.
Mais le corps de la petite blonde était épuisé et elle avait passé la soirée à somnoler. À contre cœur Jane avait accepté de rentrer chez elle cette nuit-là, Sarah l'infirmière lui avait assuré qu'elle prendrait bien soins de Maura et Angela lui avait promis qu'elles reviendraient très tôt le lendemain matin. Susan quant à elle restait près de la petite blonde.
Ce fut vers 19 heures que les femmes Rizzoli quittèrent l'hôpital le cœur serrer. Jane avait cessé de parler après avoir franchi le seuil de la porte de chambre de Maura. Son sourire était tombé et elle semblait lointaine. Angela avait tenté à quelques reprises de faire parler sa fille, mais elle n'avait eu pour seul réponse des mouvements de tête.
Arriver à la maison, Jane monta directement à sa chambre. Son père qui était à la maison plus tôt ce soir-là, était inquiet que sa fille l'avait à peine embrassé et était restée si silencieuse et calme. Il alla rejoindre sa femme qui s'activait dans la cuisine.
Angela ?! Demanda-t-il d'un ton bas et profond. Pourquoi Janie est dans cet état ?
La maman Rizzoli se retourna et fit signe à son mari de la suivre dans le jardin, ils prirent place sur les marches du perron. Angela soupira. Je ne sais pas par où commencer. Elle regarda droit devant elle. Jane a une nouvelle amie !
Frank regarda sa femme. Tu parles de cette petite blonde ? Demanda-t-il.
Angela tourna vivement la tête vers lui surprise par ces mots. Comment le sais-tu ? Elle examina attentivement son mari.
Je les ai vus dimanche en ville ! Les yeux de Frank brillaient alors qu'il se souvenait. Elles étaient dans le parc ! Il regarda sa femme, il lui prit les mains, il pouvait voir l'inquiétude dans les yeux de celle-ci. À ce moment-là, il savait que le doute qu'il avait eu venait d'être confirmé. Notre fille est amoureuse n'est-ce pas ? Son ton était lisse et sans émotion.
Angela trembla légèrement, elle avait peur que son mari rejette Jane. Oui ! Chuchota-t-elle.
Frank soupira, il regardait leurs mains enlacer ensemble. Je ne peux pas dire que cela m'a réjoui ! Commença-t-il. Mais si tu l'avais vue ! Il souriait tendrement. Notre fille était radieuse, elle riait, s'amusait tellement avec cette jeune fille. Angela avait maintenant un doux sourire aux mots de son mari. Je suis resté à les regarder un moment, Jane a montré beaucoup de tendresse envers cette fille, beaucoup d'attention ! Jamais je ne l'avais vue ainsi avec quelqu'un d'autre !
Je sais, rencontrer Maura l'a changé ! Angela resserra ces doigts autour des mains de son mari. Elle se confie beaucoup à moi, elle est plus ouverte et plus heureuse ! Je sais que notre enseignement refuse ce genre d'amour, mais si tu voyais l'amour entre ces deux-là ! J'ai accepté et je soutiens notre fille, peu importe qui elle aime !
Frank attira sa femme dans une étreinte, c'était la première fois qu'il montrait autant de tendresse à Angela depuis quelque temps maintenant. Je sais ma chérie et je la soutiendrais aussi ! Il embrassa la tête de sa femme qui se blottissait encore plus en lui. Parle-moi de cette fille, il semblerait qu'elle a aussi tourné la tête de nos fils ! Riait-il doucement.
Angela ricana doucement. En effet et pour être honnête, elle a aussi volé mon cœur ! Angela soupira et se mit à pleurer doucement, elle avait retenu ces émotions longtemps afin de soutenir sa fille du mieux qu'elle le pouvait et le confort que lui apportait Frank était tout ce qui lui fallait pour se laisser aller.
Hey ! Que se passe-t-il ? Demanda-t-il inquiet.
Mon Dieu Frank ! Souffla-t-elle d'une voix étranglée. Comment peut-on faire du mal à un enfant ? Comment peut-elle être si merveilleuse après ce qu'elle a vécu ?
Chute ! Frank caressait le dos de sa femme. Raconte-moi !
Angela raconta toute l'histoire de Maura à son mari, elle pleurait et s'étranglait parfois sur certains mots. Elle lui avait parlé de son arrivé à leur maison à moitié morte, leur voyage à l'hôpital, la peur, l'attente et l'histoire de l'enfance de Maura. Lui aussi avait échappé une larme pendant le récit de sa femme. Il l'avait consolé et réconforter comme il le pouvait.
Je suis heureux que tu aies proposé qu'elle vienne chez nous quelque temps et je viendrais avec vous la ramener à la maison demain ! Annonça Frank alors que sa femme se calmait lentement. Angela l'embrassa passionnément.
Merci ! Souffla-t-elle le baiser rompu. Rentrons maintenant ! J'ai un dîner à préparer.
Et pour Jane ? demanda Frank.
Laissons-lui du temps et de l'espace ! Elle est simplement inquiète de ne pas être près d'elle. Demain elle retrouvera son sourire. Affirma Angela an se levant accompagné de son mari.
